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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 17:59

J’avais commencé un article sur Stéphan Linou qui donnait ceci (Je vous le sers avant qu’il soit trop tard).

Adorables ceux qui se présentent sans étiquette. Surtout lorsqu’ils en ont eu une.

Jusqu’ici les « sans-étiquette » appartenaient à la droite cachée. Le phénomène fait tâche d’huile, lié à l’absence de colonne vertébrale politique, à l’opportunisme, à l’appétit du pouvoir ; surtout destiné aux nigauds.

Les « sans-étiquette » entendent faire de la gestion, les autres étant supposés jouer à la marelle.

Les « sans-étiquette » font cohabiter la carpe et le lapin, ceux qui pensent ceci, les autres qui pensent le contraire.

Les «sans-étiquette » sont pour aujourd’hui ce dont ils étaient contre hier. Cela dépend du vent. Et le vent souffle fort à Castelnaudary.

J’avais continué, fustigeant son égocentrisme, le « je » intempestif qui vire parfois au nous, sans arriver à percevoir si c’était pluriel de majesté où condescendance faite à l’équipe. Allez savoir !

J’avais commencé à me moquer de son programme dans lequel il laissait entendre qu’il ne savait encore s’il allait créer une « haute technologie de l’agroalimentaire ou la santé ».Si lui ne le sait pas qui peut le savoir ?

Un peu plus loin il était question de valeurs républicaines de respect. Certainement voulait-il dire autre chose sans arriver à l’exprimer. Boileau disait « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ». Plus vraisemblable, il lui fallait placer un couplet sur la République. Cela se fait.

Pourtant, un peu plus loin, la République prenait un coup dans les gencives lorsqu’il proposait de démanteler l’architecture républicaine du territoire national. Tiens ! dit-il, faisons du département de l’Aude la 3ième roue du carrosse Toulouse. Sans s’interroger un instant qu’ainsi les Pyrénées-Orientales se trouveraient du coup isolées, contraintes à lorgner du côté de Barcelone. En fait, ce bon républicain aspire, comme tous les libéraux, à s’inscrire dans le cadre d’une grande région économique et à participer à la mondialisation. Les partisans d’une économie de proximité ont du souci à se faire avec un olibrius pareil.

Les temps sont durs à Castel !

http://www.ladepeche.fr/article/2014/03/14/1839111-castelnaudary-stephane-linou-un-programme-sage.html

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 06:27

Dimanche 16 mars, Mélenchon s’exprimait sur France-Inter, à l’émission Tous politiques sur divers sujets dont ceux évoqués en titre.

http://www.dailymotion.com/video/x1hmb87_16-03-2014-tous-politiques_news

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 07:02

Ma grand-mère, l’ariègeoise, aurait dit, à la vue de ces Pieds Nickelés (1), « Ils ont tellement le fion serré qu’un grain de millet ne passerait même pas ».

Il y a peu encore, le sieur Perez jouait le fier à bras, faisait le matamore devant une presse aux petits oignons pour lui. On allait voir ce qu’on allait voir. Parlant des candidats de la liste « Carcassonne, la citoyenne », il s’exprimait en ces termes : "Ils ont fait une erreur et ils vont la payer"(1). Depuis, les mêmes sont promus au rang de « cousins germains » (2). Pourquoi ?

1ier temps, la fédération audoise du PS commande un sondage qui se révèle pas bon pas bon du tout : l’ex camarade Perez montre ses biscotos, il pense d’un claquement de langue renverser la vapeur. 2ième temps, les voyants de la sortie clignotant de plus en plus au vert, changement de braqué : il beurre la tartine. Ceux qui étaient jusqu’ici : « Ces gens là », « les diseux », « les sectaires » qui, à l’entendre, « courraient l’aventure », après tout ils ne sont pas si infréquentables que ça, voire même ils seraient dignes d’intérêt. Mais vous avez déclaré, souvenez-vous sieur Perez : «Nous occuperons l’espace de la gauche jusqu’au centre droit» (3), ce qui, pour un socialiste est inconvenable. Occupez donc!

***

Mais c’est ailleurs qu’il faut chercher la défaite prochaine ou à venir de Perez et des « socialistes ».

Soyons attentif à cet échange entre Albert Sarraut (vieux et grand leader du parti radical) battu jadis par Georges Guille (celui qui a construit la SFIO dans l’Aude et que les socialistes du jour ont oublié). Sarraut demande à Guille pourquoi il a été battu. Réponse : « parce que vous n’étiez plus que des élus, avec vos députés, vos conseillers généraux…nous nous avions des sections. Et quand le combat s’est déclenché …nous avions des militants, vous n’aviez que des clients». « Le vieux Sarraut répond « Tu le connaitras un jour ce que j’ai connu ! Et Guille de constater : « le vieux Sarraut avait raison, le parti maintenant n’est plus qu’une série d’écharpes et le prochain coup de vent balaiera les écharpes ». (p263) (4).

A un autre moment Guille, qui ne se fait plus guère d’illusion sur l’évolution de son parti qu’il quittera d’ailleurs lorsque Mitterrand s’en emparera pour en faire le PS, déclarera : «…trop de socialistes bavardent de socialisme sans essayer de l’approfondir. Je mets en cause l’absence de culture socialiste. On ne forme plus de socialistes, on embrigade des agents électoraux. Là où il y avait des militants, il n’y a plus que des clients. Le notable venu par idéologie abandonne peu à peu l’idéologie pour ne faire que de la clientèle (p345) (4) ».

(1)http://exergue.over-blog.com/2013/11/municipales-carcassonne-c-est-trop-d-honneur-monseigneur.html

(2) http://www.ladepeche.fr/article/2014/03/05/1832379-carcassonne-quand-la-gauche-municipale-a-mal-a-sa-gauche.html

(3) http://www.ladepeche.fr/article/2013/12/08/1770451-carcassonne-perez-je-dirai-ce-qui-est-impossible-a-faire.html

(4) « Georges Guille, Le socialisme au cœur » de Jacques Fleury

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 06:16

Paru sur PG11

Pourquoi la fédération audoise du PS a-t-elle commandé, en toute confidentialité, un tel sondage ?

Pour « … comprendre et analyser les évolutions de l’électorat du département » explique pudiquement Eric Andrieu, son premier secrétaire. Ce qui est l’aveu de l’état d’esprit plein de désarroi dans lequel sont immergés les pseudos socialistes locaux, du doute qui s’est emparé d’eux.

Soyons clair. La raison du sondage est simple. Hier plein de morgue, le PS a aujourd’hui peur. Peur de l’échéance prochaine que constituent les élections municipales. Election après élection, locale ou nationale, sa base électorale s’effrite et l’avenir s’annonce, pour ce parti en décrépitude, des plus incertains.

Qu’ « ils » aient besoin de comprendre, on le comprend. Comprendre n’est pas pour eux naturel. Qu’ « ils » décident d’un audit montre à quel point leurs méninges sont atrophiées, contrairement à celles de l’électorat qui, lui, a compris qu’il n’avait plus rien à attendre de l’incurie manifeste du PS à qui on doit la situation sociale et économique désastreuse dans laquelle se trouve le département et les audois.

Les barons « socialistes » jugent depuis trop longtemps que le clientélisme tient lieu de politique. Aussi ne se sont-ils pas préoccupés du développement du département et ont laissé progressivement se détricoter le tissu économique. La liste est longue des industries disparues, de Formica en passant par Myris pour en arriver à l’affaire dernière de Lur-Berri ; industries qui n’ont jamais été remplacées. Ils ont ainsi autorisé la destruction d’un savoir-faire qui, n’arrivant plus à s’employer, s’est perdu. Ces dernières années, alors que la crise viticole sévissait, aucun n’a été capable, n’a eu le courage d’un Ferroul pour s’opposer à la disparition de nombreuses exploitations viticoles, à l’anéantissement de près de la moitié du vignoble. Actuellement, ils accompagnent le démantèlement des services publics. Ici disparait un commissariat, là une maternité, ailleurs la poste est transformée en agence, … etc. etc. Pour cause de rentabilité libérale, l’égalité territoriale n’est plus la règle cardinale.

Les barons «socialistes », ayant la mainmise sur tous les postes politiques du département (députation, sénat, conseil général, municipalités), ont pensé qu’ils étaient indéboulonnables, qu’ils pouvaient tout se permettre, surtout se permettre de ne rien faire. Aussi n’ont-ils pas prêté attention, alors que c’était leur devoir, à la situation dans laquelle ils plongeaient les audois. L’Aude, département jadis riche, est devenue, à cause d’eux, un des départements les plus pauvres de France avec un taux de chômage record qui atteint toutes les couches sociales.

Ces derniers mois les barons «socialistes » ont voté la réforme Peillon qui voit pour la première fois une réforme nationale de l’éducation, dans son volet périscolaire, prise financièrement en charge par les communes, lorsque celles-ci le peuvent, ce qui déroge au principe républicain d’une école obligatoire et gratuite offrant à tous une égalité de traitement. Ces jours derniers encore, ils ont voté à l’Assemblée, sans sourciller, le budget de l’Etat qui fait payer, aux plus démunis des français et des audois, la note des cadeaux faits à la finance. Comme ils viennent de voter là, à l’instant, des restrictions sur le budget de la sécurité sociale. Hier, ils ont voté l’Ani, demain ils voteront pour le GMT qui nous liera, pieds et poings, à l’économie libérale comme le fait aujourd’hui l’Europe dont on nous avait appris qu’elle devait être sociale et celle des peuples et qui n’est, avec le concours des « socialistes » celle que des égoïsmes et des capitaux. La liste est longue des déceptions et errements que l’on doit imputer au bilan négatif de ceux qui n’ont de socialistes que l’étiquette.

Pour mesurer l’état de ruine dans lequel se trouve le département, il n’est que de porter le regard. Le centre des villes audoises comme la périphérie puent la paupérisation croissante. Les commerces disparaissent, les bâtiments sont lépreux, la saleté est partout,… . Les populations se font rares en fin de mois dans les commerces alimentaires car il n’est plus rien dans leur porte-monnaie pour acheter le minimum vital ; toutes choses que ne peuvent appréhender les cumulards qui appellent à l’effort sans jamais s’y astreindre personnellement. Les routes principales fleurissent de panneaux, que l’on croyait à jamais disparus, pour signaler les nids de poule en formation, quant aux chemins agricoles ils ne subissent plus l’entretien ce qui les rend de plus en plus impraticables.

Nul besoin d’un sondage pour comprendre que ce marasme subit de plein fouet par les populations ne pouvait conduire qu’à un rejet du parti solférinien qui ne peut invoquer, comme c’est l’usage facile, un prédécesseur à qui reviendrait la faute de la situation économique actuelle. Aussi peut-on dire que le Parti socialiste audois qui décline et justifie au niveau des communes la politique gouvernementale est responsable, comme l’est le gouvernement, de la montée en force du FN dont fait état le sondage.

On conçoit alors, à l’approche d’échéances électorales, sans qu’il soit besoin d’un sondage, pourquoi la fédération socialiste audoise serre les fesses. Le Parti solférinien doute avec raison de son avenir. Sans imagination, incapables, godillots, aux ordres de la rue Solférino, désormais à celui du gouvernement actuel dont on sait qu’il n’est plus socialiste, « ils » ont peur. Les pseudos-socialos crédités de 33% d’intentions de vote contre 35 au FN, auront réussi ce coup majeur et inédit dans l’Aude : faire d’un département historiquement de gauche un département de droite extrême.

Maudits soient-ils ! Qu’ils paient leur forfaiture ! Qu’on s’en débarrasse ! Et avec eux les communistes solfériniens !

http://www.lindependant.fr/2013/10/28/a-35-des-audois-prets-a-voter-fn-aux-prochaines-elections,1805510.php#xtor=RSS-5

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 15:53

Paru sur le site PG11

Ainsi, sieur Perez, décoche-t-il ses premières flèches sur le Front de Gauche. C’est dire l’importance qu’il lui accorde. La crainte qu’il en a.

C’est trop d’honneur, Monseigneur !

« Ces gens là ne nous ressemblent pas », dites-vous. Usant de cette expression méprisante et condescendante, vous faites penser à Fabius lors du débat qu’il eut jadis avec Chirac et dont il sortit minable.

Ces gens là ! Quelle pitié vous faites !

Que la populace vous importune, monsieur le baron, n’est pas fait pour surprendre. Et, ces gens là, rassurez-vous, n’ont pas le désir de vous ressembler, bien au contraire.

Mais dites donc, vous n’étiez pas si fiérot lorsque J-L Mélenchon est venu apporter son soutien aux Pilpa. Alors vous vous êtes vite déplacé sur le site des ouvriers en lutte, l’avez suivi, vous tenant 2 pas derrière lui, cependant vous collant à lui, muet, afin d’être dans sa lumière, engoncé dans votre loden qui coupait du froid tandis que les autres se caillaient les meules, vous étiez escorté de Garino dans son rôle de portefaix qui ressemblait tant à Arewell que vous paraissiez être Joe.

Ce sont des diseux, dites-vous, parlant du Front de Gauche. Effectivement, nous dénonçons votre incurie. Sous votre baronnie, la ville de Carcassonne qui n’était déjà guère reluisante s’est davantage appauvrie. Son économie est désormais exsangue. Les commerces continuent à fermer les uns après les autres.

Vous nous accusez d’être « sectaires ». Sectaire, comme vous le savez, ou plus vraisemblablement vous ne le savez pas, signifie intolérant. Intolérants nous le sommes. Nous ne tolérons pas que Carcassonne soit devenue cette ville morte que l’on vous doit, à vous et à votre prédécesseur, affublant ce dernier du qualificatif de républicain comme si la république pouvait s’accommoder de lui et ne pas être sociale.

Intolérant nous le sommes vis-à-vis de ceux qui ont renié le socialisme pour vendre l’Aude au Front national.

« Nous, on garde le parti communiste ». Mais gardez-le ! Ou plutôt, gardez Arewell et consort (désavoués à 83% par les militants du PC) qui ne sont plus communistes depuis longtemps, qui accompagnent le libéralisme autant que vous-même. Gardez ceux qui n’ont d’autre appétit que celui du strapontin et de la génuflexion.

Prenez, comme vous semblez d’ores et déjà l’indiquer, alliance avec l’UDI, vous finirez de vous achever.

Nous menaçant, vous dites: "Ils ont fait une erreur et ils vont la payer".

Aurions-nous fait un crime de lèse-baronnie ? Soufreriez-vous qu’on pense en dehors de vous, différemment de vous ? La liberté d’expression vous serait-elle intolérable ? Seriez-vous de ceux pour qui la démocratie ne vaut que pour autant qu’ils s’y trouvent satisfaits ?

« Ils vont le payer ». Rodomontades qui n’abusent que vous. Encombrement de gamin. Ils me le paieront, ils me le paieront, vocifère celui-ci congestionné par sa rage dans la cour de récréation, et tandis qu’il s’éloigne piteux dans son coin.

Vous avez encore, plagiant Léon Blum, cette formule : « Pendant qu’ils courent l’aventure, nous, on garde la maison ». Quelle maison ? Celle de Blum ? Certainement pas !

Blum s’exprima ainsi en 1920, au congrès de Tours, pour refuser l’Internationale communiste mais non point la maison socialisme comme vous le faites. Qu’avez-vous fait de l’Internationale socialiste ? Avec vous, elle s’est blairisée, papandréouidisée. Et il n’est pas une injonction libérale où vous et les vôtres à laquelle vous obéissez, le doigt sur la couture du pantalon.

Votre crédo c’est le capital, la rentabilité, la flexibilité, l’accompagnement de la destruction des services publics sous prétexte de rigueur, …..(Nous reviendrons sur cela, en détail, au cours de la campagne municipale et européenne). Est-ce cela qu’aurait fait Blum ? Avez-vous oublié que sous son gouvernement les ouvriers obtenaient des droits arrachés aux patrons alors que sous le vôtre c’est tout le contraire ?

Allons ! Allons ! Un peu de tenue.

Vous dites être seul à représenter la gauche. Quelle gauche ?

Croyez-vous qu’on va vous croire alors que par votre vote vous soutenez la rigueur budgétaire, repoussez l’âge de la retraire, acceptez de voir détruire le Programme National de la Résistance,….

Certes vous êtes à gauche, à gauche de la droite, son aile gauche. Ce n’est que de ce point de vue géographique que vous pouvez revendiquer votre positionnement. Encore que ! Avec Valls ! Votre futur candidat aux présidentielles, on a des doutes.

La gauche, comme vous le savez au fond de vous-même, c’est le Front de Gauche.

Maintenant traduisons votre agressivité à l’encontre du Front de Gauche que vous semblez découvrir aujourd’hui après l’avoir longtemps ignoré.

Vous avez peur. Rien ne se passe plus comme avant. Vos militants ne renouvellent plus leur adhésion, pas plus que la confiance qu’ils vous font. Les électeurs, malgré le clientélisme qui était votre viatique, s’évaporent, se barrent. Vous sentez que la mairie vous échappe, que les élections européennes sont loin d’être à la portée de votre parti. Sur tout cela, nous y reviendrons.

J’oubliais. Par vos œuvres, vous n’avez réussi qu’une chose : faire monter le Front National dans l’Aude, terre socialiste. Quel exploit !

http://www.midilibre.fr/2013/11/22/l-entree-en-campagne-musclee-de-l-equipe-perez,787123.php

http://www.lindependant.fr/2013/11/23/jean-claude-perez-la-gauche-c-est-nous,1815820.php

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 11:12

Je vous parle d’un temps

Que les moins de 20 ans

Ne peuvent pas connaitre

Dans La Dépêche en ce temps là

Ecrivait Barsalou pas encore un JR.

***

Voici ci-dessous reproduit le 1ier texte filé à la presse lors de la conférence donné par les représentants de la liste : « Carcassonne la citoyenne ».

***

« CARCASSONNE LA CITOYENNE »

Pour une ville dynamique, solidaire, écologique, démocratique

Propositions du Front de Gauche*, d'Europe Écologie-Les Verts, et de l’Association Convergence Communiste 11.

Défendre une alternative à la politique d'austérité du gouvernement, faire barrage à la droite et à l'extrême-droite, combattre l'abstention et faire des municipales un moment de reconquête de la souveraineté du peuple, voilà ce que nous voulons faire !

Dans un contexte marqué par la poursuite de la crise économique, les politiques libérales et austéritaires conduites en France et en Europe accentuent l'exclusion et la précarité alors que les collectivités locales se voient imposer des charges accrues sans les moyens financiers.

Carcassonne a besoin de démocratie, de donner la parole au peuple, de le faire participer vraiment aux décisions qui le concernent. Il faut inventer ensemble des moyens, démocratiser la vie municipale, soutenir la vie associative en garantissant son indépendance, pour faire de la politique l'affaire de tous.

Carcassonne doit mettre en œuvre une autre politique des Services Publics : logement, santé, transport, eau, énergie… Nous refusons la marchandisation et la lutte de tous contre tous, nous mettrons à l'ordre du jour la gratuité des transports, la création d'un centre de santé et la construction et la réhabilitation de logements sociaux.

Carcassonne doit appliquer la règle verte. Les exigences écologiques seront prises en compte (logement, transport,…). Carcassonne doit mettre en œuvre sans attendre la transition énergétique que nous impose la crise écologique.

Carcassonne doit favoriser le développement économique en soutenant la relocalisation d'emplois, la synergie industrie/agriculture et la création d'entreprises qui génèrent des emplois solidaires dans le respect de l'environnement, des droits sociaux et de l'humain.

Carcassonne a besoin d'une nouvelle politique pour la culture qui doit être outil de liberté, d'émancipation, de lutte contre les inégalités, et favoriser le vivre ensemble, face à la « culture marchande » capitaliste. Nous souhaitons promouvoir la langue et la culture occitane et faire vivre intensément la diversité culturelle.

L'acte 3 de la décentralisation aggrave les baisses de dotation avec un impact sur les politiques locales. Ce sont des données à prendre en considération car elles réduisent les marges de manœuvre des communes. Il est décisif que les batailles menées par les municipalités se combinent, que des communes agissent ensemble, pour changer le rapport de force.

Nous lions mobilisations et élections, la rue et les urnes. Avec le mouvement social, avec celles et ceux qui se battent, nous voulons contribuer à la réponse politique dont nous avons touTEs besoin.

C'est pourquoi nous travaillons à une liste pour le premier tour, ouverte aux militantEs et aux forces qui se reconnaissent dans cette démarche. Nous voulons construire des propositions politiques concrètes (dont beaucoup sont déjà élaborées dans le secteur associatif et syndical) et une liste à travers des débats multiples avec les citoyenNEs, avec les associations et les syndicalistes, mais aussi avec toutes les forces politiques qui le souhaitent et veulent combattre les politiques d'austérité.

* Le Front de Gauche, à Carcassonne, ce sont : les Alternatifs, la Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique, la Gauche Anticapitaliste, le Parti Communiste Français, le Parti de Gauche et des apartidaires.

***

Et voici ce qu’il en a été dit (1) par « JR », le bien initialisé.

  1. http://www.ladepeche.fr/article/2013/11/09/1749037-carcassonne-front-de-gauche-et-eelv-font-liste-commune.html

***

Peut-on parler de journalisme, concernant JR ?

De caniveau assurément. Tout bien compris, l’ironie, ou ce qu’il pense être de l’ironie ou du mordant, traduit bien le malaise des « socialistes solfériniens», dont il fait partie à tenir compte, en filigrane comme il dit, du ton et du verbe de sa prose.

Des arguments, s’il tenait à donner son point de vue partisan, c’est ce qui manque à l’article. C’est ce qu’aurait fait Barsalou.

Mais également, tout aussi bien, à user de la métaphore, JR aurait été mieux inspiré d’emprunter à thème de la porcherie, il y aurait été plus à l’aise, qu’à celui du mariage et de la gestation qui exprime, ici encore en filigrane, au regard des derniers évènements (mariage gay,…) une incompréhension de l’époque et fait état d’un esprit réactionnaire.

Etre journaliste ne s’improvise pas.

***

Vous vous demandez certainement qui était Barsalou, Joseph de son prénom ? L’éditorialiste de La Dépêche, au temps où celle-ci avait une ligne politique de solide charpente.

Alors, le socialisme dans l’Aude avait nom Georges Guille, dit aussi, partout en France, le Robespierre du socialisme, et qui écrivit plus tard, de manière ô combien prémonitoire : « La Gauche la plus bête ».

Comme il y eut alors une connivence et une conjonction des talents, Barsalou-Guille, il y a aujourd’hui une connivence et une conjonction de la médiocrité JR et les barons socialistes du moment. Question d’époque !

***

Pour faire pendant au papier (torchon ?) de JR, voici ce qu’écrit plus sobrement le journaliste de L’Indépendant.

http://www.lindependant.fr/2013/11/08/carcassonne-le-front-de-gauche-eelv-et-convergence-communiste-font-liste-commune-pour-les-municiaples,1809797.php

***

Finalement, finalement, que faut-il retenir de tout cela ?

Que les « socialistes » et les « communistes » locaux d’obédience solférinienne ont les jetons et qu’il ne sera pas assez d’une presse complaisante à leur égard pour empêcher qu’ils soient boutés dehors. Hier, ils commandaient un sondage « confidentiel », puis le communiste de servitude appelait l’extrême-gauche à venir sur la liste Perez. Que proposeront-ils demain ?

En attendant, comme dit JR : « Verdict des urnes en mars prochain ».

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 07:16

Sieur Maugard, baron de Castelnaudary, ne va pas vous dire ce qu’il n’a pas fait, pas plus que ce qu’il a laissé se défaire. Non ! Sieur Maugard entonne ce chant aux paroles bien connues : « Demain, on rase gratis ».

Il sait qu’il habite le pays du vent. Celui qui emporte les promesses. Celui qui, croit-il, fait perdre raison aux chauriens. Mais non point ! Les chauriens ont la tête plantée sur les épaules, et la mémoire toute en longueur.

***

Castelnaudary, dit-il (1), pour empapaouter ses concitoyens, « est aujourd’hui la capitale du pays Lauragais, un territoire de 159 communes et 100 000 habitants, un pays qui, dans les 15 ans à venir, c’est inéluctable, va accueillir 40 000 habitants de plus, dont 3000, soit 1 000 familles à Castelnaudary. Le challenge est que ceux qui y vivent ne perdent rien en confort de vie et que ceux qui vont arriver y aient accès. On est là sur autre chose qu’une guinguette sur la Cybèle, un espace naturel protégé d’ailleurs. On agit en cohérence, à partir d’une stratégie d’ensemble qui repose sur une programmation pluriannuelle».

C’est pourtant sous le règne du sieur Maugard qu’ont été supprimés : la maternité, la chirurgie, le tribunal, le commissariat..., que l’abattoir a été fermé, que le tissu industriel s’est dégradé, que les commerces, les uns après les autres ont plié pour offrir au chaland vitrines poussiéreuses et repoussantes, toutes choses qui dénotent que la ville se meurt. De tout cela, il ne pipe mot. Mais de tout cela, sieur Maugard, baron de Catelnaudary, doit endosser la responsabilité.

Alors, Raminagrobis-Maugard invite au port des œillères, à regarder loin, loin, loin devant. Ce qui se passe aujourd’hui, il s’en fout.

*

Reprenons ce tissu qui est autant de sottises que de duperies :

  • « …dans les 15 ans à venir, c’est inéluctable, va accueillir 40 000 habitants de plus, dont 3000, soit 1 000 familles, à Castelnaudary ».

Il a vu ça où ? Dans le marc de café ?

  • « … dans 15 ans ».

Autant dire, ni demain, ni après-demain, ni l’année prochaine, ni les suivantes. Et vraisemblablement jamais. Et, dans tous les cas, pas avec Maugard.

  • « C’est inéluctable ».

Quelle certitude ! Quel aplomb ! Quelle outrecuidance ! Sûr qu’il a fait du bouquin « La démocratie des crédules » son bréviaire.

  • « 3000 habitants de plus » à Castel, soit « 1000 familles ».

C’est vrai qu’il y a de la place pour accueillir dans une ville mise à mal, détériorée, saccagée, après qu’il ait laissé les emplois se perdre et les travailleurs aller chercher du travail ailleurs.

Mais d’où il les sort ces 3000 habitants ? Des campagnes vidées de leurs forces vives ? D’un surplus de fornication des chauriens faisant de la chambre à coucher le cinéma du pauvre ?

  • « Le challenge est que ceux qui y vivent ne perdent rien en confort de vie et que ceux qui vont arriver y aient accès ».

Ce n’est pas un challenge, sieur Maugard, que de conduire une politique pour assurer du travail et à manger. Ce n’est pas à un jeu que vous devez vous inviter et faire participer la politique.

Il faut en parler aux chômeurs des abattoirs et à ceux de Lur Berry du confort de vie dans lequel ils se trouvent désormais grâce à votre inertie patente. En parler aussi aux commerçants qui observent leur chiffre d’affaire diminuer, tellement diminuer qu’il en est à mettre la clé sous la porte.

  • Castelnaudary « est aujourd’hui la capitale du pays Lauragais, un territoire de 159 communes et 100 000 habitants ».

Quelle capitale ?

Celle d’une région sinistrée, dans laquelle les communes, à travers la territorialité, perdent progressivement la maîtrise de leur avenir, les citoyens la possibilité d’exercer leur devoir inaliénable de choisir leur vie dans le cadre de l’exercice démocratique ? Sieur Maugard a-t-il expliqué ce qu’était la territorialité ou s’est-il bien gardé de le faire ?

Mais sieur Maugard est fier de Castel capitale, fut-elle en ruines, car une chose le préoccupe : le trône.

*

Va-t-on reprendre, paragraphe après paragraphe, le discours fascinant, grand-guignolesque de Maugard ? Non ! On va en laisser le soin aux chauriens à même de pratiquer l’exercice.

Cependant on observera l’exagération, l’inflation des expressions, quand ce n’est pas le mépris. Ainsi :

  • « désengorger l’hyper centre-ville », ce qui donnerait à penser qu’il a à Castelnaudary un trop plein économique, qu’on ne sait où le mettre.
  • « cette ville a un potentiel énorme ». Que ne l’a-t-il pas mis en œuvre plus tôt ?
  • « le taux de fiscalité, lui, est inchangé depuis 1996 », la « situation financière saine de la commune qui permet les investissements ambitieux de demain ». Evidemment à ne pas avoir investi hier, il se trouve avec un taux de fiscalité inchangé et des investissements à faire parce qu’il ne les a pas faits à temps.
  • « J’ai noté cette année que certaines personnes prenaient tout en note, je suis heureux de constater que nos projets sont une source d’inspiration pour certain, qui manquent d’idées ». « On est là sur autre chose qu’une guinguette sur la Cybèle ». Quel mépris des citoyens ! Pour te piquer des idées, il faudrait que tu en aies. A l’instant, tu es le trou noir de Castelnaudary.

A parler de demain, le sieur Maugard s’est bien gardé de parler d’aujourd’hui. Du présent. C’est bien dommage !

Il appartient à cette catégorie de politiques qui souhaitent être jugés sur leurs intentions, non sur ce qu’ils n’ont pas fait hier, qu’ils ne font pas aujourd’hui. On le comprend.

C’est pourtant sur un bilan qu’on reconduit un élu…..ou pas.

  1. http://www.ladepeche.fr/article/2013/10/23/1737420-castelnaudary-reunions-de-quartier-et-de-proximite.html

Suppléments

Petit rappel, déjà exprimé dans l’article sur Castillo http://exergue.over-blog.com/2013/10/municipales-castenaudary-jean-claude-castillo-fait-un-tabac.html, afin de montrer que le sieur Maugard n’a pas le désir de changer son fusil d’épaule :

« Et ceci ne permet en aucun cas à quiconque de me placer dans les personnes mécontentes de l’action globale du gouvernement de notre président François Hollande ».

Qu’on se le dise ! Et qu’on le répète !

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 03:54

Je ne suis guère friand des commentaires qui suivent un article de journal. Mais, après avoir lu la déclaration (1) de Jean-Claude Castillo dans La Dépêche du Midi, curieux, j’ai pris la peine d’aller y jeter un œil. Histoire de mesurer l’impact de l’un, la popularité de l’autre. Des fois que…

Camarade ! Je te le dis : tu fais un tabac. L’unanimité. Tu es l’homme du consensus. Tu ne peux rêver mieux ?

  1. http://www.ladepeche.fr/article/2013/10/22/1736397-castelnaudary-le-pcf-avec-patrick-maugard.html

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Tu dis : « A une très forte majorité nous avons choisi de travailler avec le maire sortant ».

A une très forte majorité. Combien étiez-vous ? 7, d’après mes infos. Certes : 6 sur 7, je te l’accorde, c’est une forte majorité. Mais, tu avoueras que ça ne fait pas grand monde. Continue ainsi, la prochaine fois (s’il en est une), ce sera l’unanimité ; tu seras tout seul.

Vous étiez donc une très forte majorité, mais combien y aura-t-il d’électeurs communistes à te suivre ? Y-as-tu pensé ?

*

Tu dis : « dans un rassemblement avec des socialistes, des communistes et des femmes et des hommes sans engagement dans un parti politique ».

Tu es bien le seul à penser que ce sont des socialistes.

Diable ! Certains « sans engagement dans un parti », dis-tu, mais pas sans idées politiques de droite assurément.

Tu n’étais pas bien dans le Front de Gauche ? Enfin ! Si tu y étais.

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Tu dis : « Pendant dix ans, la droite a gouverné le pays en divisant les gens, en favorisant la finance, en supprimant des services publics, en creusant les inégalités sociales et la dette du pays. Beaucoup de Français ont cru que le «changement, c’est maintenant» serait autre chose qu’un slogan de futur Président. La désillusion est grande : au gouvernement, le PS et ses alliés Europe Ecologie-Les Verts ne prennent pas les mesures attendues par leurs électeurs : retraites, impôts supplémentaires pour les plus modestes, la liste est longue des attentes déçues ».

Maugard te répond (2): « Et ceci ne permet en aucun cas à quiconque de me placer dans les personnes mécontentes de l'action globale du gouvernement de notre président François Hollande ».

C’est quoi que tu nous fais là ? Tu mets le pied à l’étrier pour permettre à ce maire satisfait de la politique gouvernementale de se perpétuer. Tu participes à sauver les barons solfériniens audois alors que nous faisons tout pour proposer une véritable alternative de gauche.

(2) http://www.midilibre.fr/2013/04/26/le-maire-repond-a-l-ump,686045.php

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Tu dis : « Si les défilés dans la rue mobilisent peu, colère et déception se mesurent à l’abstention massive des électeurs de gauche à toutes les élections partielles faisant le bonheur du parti de la haine et de la peur de l’autre ».

J’ai écrit (3): « Cependant de tels comportements sont nuisibles. Ils ne donnent pas confiance à l’électorat en besoin d’alternance à gauche. Pas de quoi s’étonner alors que l’abstention prolifère quand ces succédanés de communistes sont à se renier en collant à une politique qu’ils prétendent dénoncer. Qu’ils le veuillent ou non, ils alimentent l’antienne : « tous pourris » qui conduit des électeurs, qui ne savent plus à qui se vouer, à voter FN ; aussi, qu’ils ne viennent pas, plus tard, …, déplorer la montée en puissance du FN après en avoir fait le lit.

  1. http://exergue.over-blog.com/2013/10/les-communistes-solf%C3%A9riniens.html

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Tu dis : « Aussi, nous avons décidé de continuer à participer aux évolutions de la ville »

Faut-il te refaire la liste de tout ce qui a foutu le camp. Comme te dit Pierrequitousse dans les commentaires (1) : « La gestion calamiteuse d'il y a 20 ans, on s'en fout camarade!! ». C’est la gestion de Maugard qui importe dont il est question. Tu remontes à 1995, pourquoi pas à Mathusalem ?

Quant aux « évolutions » ( !?) de la ville auxquelles tu dis vouloir continuer à participer, j’ai l’idée d’en parler prochainement.

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Camarade : « Il n’y a pas loin du Capitole à la roche tarpéienne ».

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 00:17

Le sujet des articles précédents traitaient des communistes alimentaires. Peu nombreux, mais qui, de leur existence, perturbent cette belle construction qu’est le rassemblement des forces de gauche.

Il ne faut pas les confondre avec les camarades du PC

Pour garder son crédit au PC, il faut savoir distinguer entre ceux qui se réclament de lui à juste titre et lui font honneur et ceux pour qui le label est une couverture de camouflage.

Communistes fréchistes et solfériniens sont dans la lignée des communistes italiens qui, il y a quelques décennies, n’ont pas hésité à liquider leur parti pour continuer à recevoir leur picotin.

***

Je salue ici tous les nombreux communistes qui participent au Front de Gauche.

Plus particulièrement.

  • A Limoux, ils se sont réunis le 22 octobre avec le PG, la FASE, des non encartés, des communistes de ACC11 et le POI afin de rédiger la charte qui fixera pour la liste « A gauche pour Limoux » le cadre politique de son engagement pour les élections municipales de 2014.

Contact : @limouxagauche@laposte.net

  • A Quillan ils étaient présents le 17 octobre au siège du PC autour du camarade PC Alain Bonnery pour monter une liste qui affirme sa détermination de pouvoir s’exprimer sur la base de « l’Humain d’abord », réunion à laquelle participait Nadine Lhenoret représentant la Gauche Anticapitaliste. Ils vous invitent à partager les idées pour « ….un monde plus équitable » et « à vous engager sur la liste du Front de Gauche comprenant le PC, le PG, la gauche anti-capitaliste et de nombreux citoyens non encartés » ainsi qu’à les contacter au 04 68 20 90 36.

A ces résistants qui s’opposent à leurs pseudo-leaders qui ont choisi la voie de la collaboration avec le libéralisme, il convient d’apporter un salut fraternel. Ainsi aux camarades carcassonnais et narbonnais qui ont tranché sans crainte en faveur du Front de Gauche.

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Et, puisqu’on en est à donner quelques bonnes infos, se tiendra non loin de Castelnaudary, à Alzonne, le 29 octobre, à 18h15, à la salle polyvalente, une réunion du F de G ouverte à tous ceux qui pensent que l’on peut faire autrement, que l’on peut changer de politique en abandonnant le modèle capitaliste et libéral.

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 18:05

A Limoux, les conseillers municipaux communistes-solfériniens, qui viennent de renouveler leur soutien au maire, s’abstiennent lors du vote sur le projet de sécurité mettant en scène les citoyens vigilants, pour finalement annoncer dans un communiqué de presse (1) qu’ils regrettent tout ceci, tout en argumentant de la nécessité de cette participation citoyenne. Comprenne qui pourra !

On mesure l’état confusionnel dans lequel ils se trouvent, leur inaptitude à avoir une position claire qui leur appartient et à laquelle ils se tiennent.

Le maire, n’ayant cure de leur abstention, continue comme bon lui semble ; ce qui après tout est bien normal lorsqu’on a affaire à des chiffes molles.

Mesurant ainsi leur incapacité à résister au maire, nous voilà richement enseignés quant à la manière dont ils s’aplatiront au sein du nouveau conseil municipal si Dupré est réélu grâce à eux.

Marie-Ange Larruy tenait l’argument (1) pour justifier son abstention-adhésion suivant : « ...il y a une augmentation des cambriolages ». Je cherchais en vain un article de presse vieux de quelques mois dans lequel la gendarmerie interrogée répondait qu’il n’y en avait pas à Limoux et dans le limouxin pas plus qu’ailleurs, et même moins, et voilà qu’en date du 22/10/2013, je lis (2) dans L’Indépendant : « Aude : les cambriolages en baisse… mais par partout ». Et l’article de citer les zones à risque, dans lequel ne figure pas, bien entendu, Limoux. Alors ! Camarade Larruy, « il y a une augmentation des cambriolages », comme tu le dis, ou tu nous racontes des salades pour justifier ton abstention-adhésion ?

Au regard de ce qui précède pourquoi ne pas filer un petit coup de main à Marie-Ange Larruy afin quelle soit encore plus prévenante avec Dupré. Le préfet de l’Aude dit, je cite L’Indep : « Les maires ignorent souvent qu’ils peuvent être financés pour l’installation de caméras. Nous prévoyons d’affecter des emplois d’avenir pour le fonctionnement des caméras ».Qu’est-ce que tu en penses, camarade ? Des tunes pour avoir des caméras, c’est une aubaine ! Et en plus des emplois d’avenir. Parce que l’avenir est dans la surveillance, comme tu le sais. Et, quand tout le monde se surveillera, y aura plus de chômage. Fallait y penser.

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Donc, à Limoux, les communistes-solfériniens s’engagent sur la liste du maire sortant.

Sur quelle base ? Qu’ont-ils négocié ? Quelles sont leurs exigences programmatiques ? A quel niveau ont-ils installé la barre au-delà de laquelle, ils diront : niet ? Jusqu’à quel point acceptent-ils de collaborer et de se compromettre ? Les questions de décentralisation, territorialité, ont-elles été abordées ? Prendront-ils en compte les positions de Dupré dans sa fonction de député ou, comme maintenant, jugeront-ils que cela n’a pas s’importance ? Que feront-ils lorsque Dupré votera le GMT ?

On le voit, bien des questions que sont en droit de se poser les citoyens et, à ce jour, une absence de réponse qui ne présage rien de bon.

Il n’y a pas si longtemps, souvenons nous, Marie-Ange Larruy apportait son soutien (3) à ses camarades, élues communistes au conseil municipal de Carcassonne, qui refusaient de repartir avec les socialos et communistes fréchistes au prétexte, je cite (4) : « C’est la répercussion locale de la politique nationale menée par le parti socialiste ». Qu’est-ce que tu faisais là camarade, dans le public, pour te dédire quelques mois plus tard ?

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Finalement, ce qu’il faut retenir, c’est qu’après que le maire se soit assuré de leur concours pour tenter de se faire réélire moyennant la distribution d’un strapontin ici, d’une chaise pliante là, tout ça comme on distribue des carambars, après avoir servi de faire-valoir, les communistes-solfériniens joueront les potiches avec un savoir-faire peaufiné.

Camarade Larruy, et pour le coup camarade Castillo (Castelnaudary) dont je vais prochainement éplucher la déclaration de soutien à Maugard, je m’autorise à emprunter à Lénine, que vous devez connaître, ceci : « Quand il y a une volonté, il y a un chemin ».

  1. http://www.lindependant.fr/2013/10/19/trois-elus-s-abstiennent-sur-un-projet-de-securite,1802030.php
  2. http://www.lindependant.fr/2013/10/22/aude-les-cambriolages-en-baisse-mais-pas-partout,1803330.php
  3. http://www.ladepeche.fr/article/2013/06/28/1660629-carcassonne-ps-pc-c-est-la-rupture.html
  4. http://www.lindep.clients.sdv.fr/2013/06/17/municipales-le-pcf-ne-fera-pas-alliance-avec-perez-au-1er-tour,1765382.php

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