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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 08:49

Z’aiment pas les livres à Douzens ? La question m’est ainsi posée.

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Z’à Douzens, z’aiment les livres comme partout ailleurs.

Mais, comme partout ailleurs, le petit voyou fleurit. Individu le plus souvent livré à son sort, mal ou pas tuteuré.

Il faut dire que la réforme Peillon qui, dès le milieu de l’après midi, laisse désœuvré et sans encadrement quelques jeunes, n’arrange rien. Cependant, il a été jugé jadis, avec grande satisfaction, que c’était : ‘une bonne réforme’.

Il faut dire aussi que les parents, pas tous fort heureusement, ont souvent du mal - quand ils en éprouvent la nécessité – à tenir leurs gamins, car pour cela il faudrait qu’eux-mêmes aient été éduqués ; ce qui est de moins en moins le cas tant l’autorité bienveillante et ferme, parentale et scolaire, fout le camp.

Bien sûr, ce n’est pas Daesh détruisant l’antique Palmyre, mais il y a de cela dans l’intention même si cela n’est pas perçu. Ce n’est pas non plus anecdotique, pas un fait divers pour figurer dans le journal à cette rubrique. C’est révélateur d’un mal plus profond, de l’absence de réflexion qui fait que l’héritage culturel ne fait guère plus sens, du fait qu’on devient parent sans autre préoccupation que d’ajuster tenon et mortaise.

J’arrive d’un milieu où le livre était rare. Très rare. J’ai toujours en tête le titre du 1ier livre que je me suis acheté, avec mes sous : 08/15 La révolte du caporal Asch de H. H Kirst (un des premiers livres de la collection J’ai lu). Le bonheur que j’ai éprouvé à posséder ce véritable trésor qui me donnait à comprendre que je rentrais enfin dans le temps et l’espace de la condition humaine. De ceci, l’époque semble bien passée.

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  1. http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/18/2367905-la-bibliotheque-municipale-vandalisee.html
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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 09:34

Les espagnols appelaient jadis le football : el balon pié. Ceci avant de se rendre à la mode saxonne.

Et c’est bien de prendre son pied qu’il s’agit avec la coupe d’Europe de foutballe. Pied pour les uns, pied pour les autres, mais combien différents. C’est que les bonheurs procurés par le foot sont nombreux ; pas toujours où on les attend. Finalement, chacun peut trouver son compte à l’évènement ; c’est ce qu’il y a de bien. Et pour prendre son pied, pas la peine de se prendre la tête. Voyez un peu avec la petite illustration musicale.

Mélenchon a bien raison de penser que la France, où se déroule la Coupe d'Europe, est appelée à devenir le pays le plus peuplé du continent.

*

Petite illustration musicale :

https://www.youtube.com/watch?v=ZrcX10HYMww

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 08:12

Républicains espagnols, juifs, gitans, harkis et autres populations, sont passés par le camp de Rivesaltes de 1939 à 1964 (et plus). Aussi, le mémorial (1). Pour ne pas oublier.

S’il convient de ne pas oublier, il convient tout autant de ne pas méconnaître dans l’acte de mémoire cette attitude appelée repentance qui consiste à se repentir de l’ignominie passée pour mieux commettre celle du jour, quitte à se repentir de cette dernière dans quelques décennies.

Dans quelques années certainement élèvera-t-on à Sangatte une stèle à la mémoire des irakiens, afghans, libyens, syriens et africains. A moins que ce ne soit dans l’île de Lampedusa. Où dans cette autre île : Nauru où, moyennant finances, dans des camps qui n’ont rien à envier à celui de Rivesaltes, l’Australie sous-traite les migrants asiatiques.

Dans quelques années, également, nous repentirons nous aussi d’avoir conduit des politiques qui ont amené des populations nombreuses sur les routes de la migration.

La place faite aujourd’hui au camp de Rivesaltes ne peut occulter que d’autres camps d’internement, de concentration, nombreux, existèrent partout en France (2). Comme on ne peut occulter que les harkis libérés des camps de d’internement ont été relégués, dans ce qu’on appelle une ségrégation au long cours, à l’écart de tous, dans des villages en ruines ainsi pour ce qui concerne le seul département de l’Aude à La Pradelle, Saint Martin-des-Puits, où au hameau du Bosc sur la commune de Villeneuve Minervois dans l’Aude.

***

***

  1. Émission : http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/emissions/la-voix-est-libre-languedoc-roussillon/emission-speciale-inauguration-du-memorial-de-rivesaltes.html
  2. chercher camp d’internement sur Wikipedia
  3. chercher hameau de forestage sur Wikipédia
  4. http://www.metropolitiques.eu/Le-logement-des-harkis-une.html
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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 09:19

Ils avaient :

  • La vitesse
  • La puissance
  • La percussion
  • Le grattage gagnant
  • La mêlée conquérante
  • La touche qui l’était tout autant
  • Les passes assurées
  • Le cadrage-débordement
  • La percée
  • De contrer les coups de pied tombés
  • De rester debout
  • De mobiliser et de consommer l’(les) adversaire(s)
  • D’assurer le soutien et une solution au porteur du ballon
  • Le gnac ou la gnaque (au choix)
  • De se jeter sur tous les ballons (on ne dit pas le mais les ballons) comme des morts de faim
  • De tenir la distance
  • L’esprit d’équipe
  • L’intelligence du jeu
  • ....

Bref, ils étaient sûrs d’eux, avaient la maîtrise des fondamentaux chers à Albaladéjo et la conquête du ballon qui autorise l’attaque et le gain.

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On aurait gagné s’ils n’avaient pas perdu. C’est ainsi qu’on s’exprime.

La lapidation est ouverte. Exercice d’exorciste.

Pauvre d’eux !

Ils n’ont pas démérité à l’image de Picamoles, Spedding, Fofana, mais il manquait ce qu’avaient les Blacks.

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Un beau match!

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Lomu n'était pas sur la feuille de match. Ouf!

https://www.youtube.com/watch?v=OsXTa7UCGlk&feature=player_embedded

https://www.youtube.com/watch?v=Judms69Zw8g

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 19:28

Pour changer un peu, et en passant, le contenu du blog : un article du journal Sud-ouest. Pour la vidéo, utilisez le lien.

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« Zélie et Nayral sont les créatrices de ce concept atypique de foodtruck, ces camions itinérants proposant des pauses-déjeuner d'un genre nouveau.

Les clients se placent sur un petit bureau pour rédiger leur bon de commande, qu'ils accrochent à une ficelle. Puis, ils pédalent pour actionner le mécanisme qui enverra le bon en cuisine. Les couverts, en porcelaine, sont dans des jardinières. On paye dans une boîte aux lettres, on récupère sa monnaie qui sort d'une gouttière et on fait soi-même sa vaisselle. Original, non ? »

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http://www.sudouest.fr/2015/10/15/bearn-un-foodtruck-insolite-va-voir-le-jour-2155491-4344.php

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 20:05

« Le premier qui, ayant enclos un terrain, s’avisa de dire, ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. Que de crimes, de guerres, de meurtres, que de misères et d’horreurs n’eût point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou comblant le fossé, eût crié à ses semblables : Gardez vous d’écouter cet imposteur ; vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre est à personne….. ». Ainsi commence la seconde partie du Discours sur les origines et les fondements de l’inégalité parmi les hommes de J.J Rousseau, en établissant les malheurs (et notamment la guerre sous toutes ses formes) sur l’apparition de la propriété.

Karl Polanyi, ne fait pas autre chose dans son livre La grande transformation –(étude faite sur l’Angleterre du 19ième siècle). Il montre que le capitalisme et ses méfaits naissent des enclosures qui sont la privatisation des biens communaux (survivance en France : les forêts domaniales) aux bénéfices de quelques uns, tandis que ceux qui sont dépossédés (avec le concours du Parlement) de la possibilité de pacage sont contraints d’aller louer leur force de travail aux propriétaires qui les ont spoliés de l’usage des biens communaux.

La guerre, l’oppression, les inégalités, et leurs avatars : la jalousie, la cupidité,… seraient donc concomitantes du phénomène de l’appropriation privée, de la propriété.

Un livre récent, Préhistoire de la violence et de la guerre (1) de Marylène Patou-Mathis, fait état des dernières connaissances sur les hommes préhistoriques et nous apprend que, contrairement à ce qui était admis jusqu’ici, ceux-ci ne se faisaient pas la guerre, que cette dernière apparait dès lors qu’on passe de la cueillette et la chasse à la culture du sol (les fruits dans la nature appartenant à tous, les produits cultivés seulement à ceux qui en font la culture), c'est-à-dire lorsque le bien commun qu’est la terre est privatisé. Pour témoigner de l’absence de guerre à ces temps là, les études scientifiques font apparaitre que les cadavres fossilisés ne portent pas de traces de violences guerrières (contrairement à ce qu’on pensait) mais de réparations médicales (trépanations,…).

Un autre livre : Une société sans père ni mari, les Na de Chine, de l’ethnologue Cai Hua fait état de la non propriété dans le domaine des relations sexuelles. Les Na ne font pas de la femme la propriété de l’homme (la femme acceptant ou pas au gré de son libre-arbitre les hommes qui se proposent à elle), ce qui a pour conséquences : l’absence de l’institution du mariage (faite chez nous pour l’accumulation des biens et leur transmission) et de la filiation (on ne peut savoir qui est le père chez les Na), l’absence de jalousie (phénomène culturel de nos sociétés dites modernes ?), l’absence (apparemment) du sentiment d’amour (considérant ce dernier point, il n’est pas inintéressant de méditer l’analyse de Sartre pour qui l’idéal d’amour est un désir de possession (de propriété ?) impossible à réaliser (le sujet convoité comme sujet se transformant illico en objet) non d’un corps qui ne serait qu’une dépouille mais d’une liberté comme liberté (3)). Et on s’interrogera sur le ‘ma’ femme et le ‘mon’ mari qui tout autant signifient le lien que la propriété.

La brevetabilité du vivant est encore l’appropriation privée du bien collectif (des ressources naturelles) qu’on souhaiterait inaliénable et incessible. Il conduit à déposséder, en leur en interdisant l’accès, les êtres humains de ce dont ils bénéficiaient naturellement depuis la nuit des temps dans une économie solidaire et d’échange. Ainsi la brevetabilité du vivant se présente comme une agression des entreprises contre l’humanité.

On imagine alors, dans ce mouvement sans fin qui a commencé par l’appropriation d’un lopin de terre, qu’un jour nous aurons à payer pour l’air que nous respirons dès lors qu’il sera accepté que celui-ci est ‘marchandisable’. Galéjade ? Pas si sûr ! Il suffit de penser que l’air, cette res communis, bien qui par sa nature ne peut-être approprié et appartient à tous, soit suffisamment pollué (quand on ne peut posséder on détruit) pour que nous ne puissions plus le respirer et qu’il nous soit vendu en bouteille (la technique existe).

La propriété apparait comme un fléau. Elle introduit les inégalités sociales, l’exploitation et la soumission des uns par les autres,…. Peut-on la supprimer ? C’est peu probable. Mais il parait évident qu’elle doit être contenue. Et d’abord dans sa taille et dans ses conséquences ; ainsi doit-on concevoir des entreprises à taille humaine. C’est là le domaine de la loi ; on aimerait penser que celle-ci fasse la part à tous et non à quelques uns.

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  1. http://www.hominides.com/html/references/prehistoire-de%20la-violence-et-de-la-guerre-0763.php
  2. http://next.liberation.fr/livres/1997/09/04/pas-de-papa-chez-les-na-dans-cette-ethnie-de-chine-occidentale-ou-la-liberte-sexuelle-est-la-regle-l_216386
  3. Voir : Introduction aux existentialismes d’Emmanuel Mounier

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 09:36

Putains de guerre’ est un documentaire, résumé ainsi par FranceTVPluzz : ‘C'est une loi de la guerre inavouable : partout où il y a des soldats, il existe une prostitution ouverte, encadrée ou même érigée en système par les forces militaires en présence. Au fil de leur enquête, les auteurs du documentaire ont mis au jour un mode de fonctionnement implacable, et qui semble inévitable, de 1945 à aujourd'hui. Un système souhaité par les armées, entretenu par les sociétés militaires privées, et couvert par l'OTAN et l'ONU. Que ce soit en Indochine, en Algérie, au Viêtnam, en ex-Yougoslavie, en Irak ou en Afghanistan, les contingents ne se sont pas contentés d'être de simples clients : ils ont parfois été les complices actifs des proxénètes’.

***

De la sorte formulé, le résumé est bien en deçà de ce qui est dit et montré.

Le documentaire surprend, non parce qu’il informe de l’existence des BMC (bordels militaires de campagne) mais par ce qu’il révèle, dans le détail, de l’industrialisation de la prostitution - y compris de très jeunes enfants et de mineurs -, industrialisation volontairement ignorée d’organismes supposés au dessus de tout soupçon, ainsi l’ONU dont une branche, l’Unicef, est en charge des droits des enfants, tant et si bien qu’au sein de ce ‘machin’ tout se passe comme si une main ignorait ce que fait l’autre.

On apprend ainsi que de 1952 à 1960 la prostitution est passée en Thaïlande, pour le repos du guerrier, de 20000 à 400000 femmes et enfants (on a parlé de ‘prostitutionalisation’ du tissu social), ce qui a conduit le FMI, à la fin des guerres en Asie du sud-est, à faire à ce pays la proposition inouïe suivante: reconvertir son économie en développant une industrie du loisir et du divertissement (tourisme sexuel).

Plus tard, les soldats de la Paix (Forces de l’ONU), intervenant dans l’ex-Yougoslavie, en Haïti,…, n’ont pas été en reste, alors même qu’il n’était plus question du repos du guerrier.

De Vigny, en son temps, s’était fendu d’un petit livre intitulé ‘Grandeurs et servitudes militaires’ ; on est loin du compte.

Il y a des choses que l’on sait, jamais au point de les savoir entièrement. Quant au soupçon, il est semblable à une porte qu’on ne pousse jamais.

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Documentaire : https://www.youtube.com/watch?v=WGQ_HAQUQxU

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 06:45

Editions Climats

Quand on renifle qu’un auteur est « bon », tant vaut-il le fréquenter ; même et surtout s’il s’agit de football car, celui-ci, mobilisant des milliards de personnes lors des coupes du monde, des milliers dans les stades, le phénomène est suffisamment important pour qu’on s’y attarde. Roger Garaudy disait en substance, au temps où il était au PC, (de mémoire) : on pourra dire tout ce qu’on veut de Johnny Halliday, il est incontournable.

Furtivement sont cités Hegel, Semprun, Gramsci, Camus,… ; cette observation à l’intention des intellectuels qui aurait du mal à condescendre à lire ce petit fascicule et qui se trouvent égratignés dans le bouquin.

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Il y a plusieurs façons de faire le choix d’un livre et de le lire. L’une est d’aller s’y trouver conforté ; ce n’est certainement pas toujours la plus judicieuse. Une autre c’est de s’y trouver dérangé ; et c’est là que l’on va vraisemblablement progresser.

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Note 8 (p 34 et 35) « Les Etats-Unis constituent une exception intéressante à la règle. D’une part, comme on le sait, c’est la seule société capitaliste développée où le football n’a pas pris racine (ce qu’il faut peut-être rapprocher de l’absence, symptomatique, d’un mouvement ouvrier révolutionnaire de masse) ; D’autre part, les essais contemporains pour y implanter par le haut le « soccer » s’y appuient avant tout sur les classes moyennes et la population universitaire. Il se pourrait donc que les Etats-Unis deviennent un laboratoire pour le football du futur, c'est-à-dire pour ce que le Marché global aura jugé profitable d’en faire ».

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 19:58

« Que sommes-nous prêts à accepter pour la beauté du spectacle ? »

Le fric ! Le fric ! Toujours le fric !

Et l’humain, là-dedans ?

Une analyse politique pourrait être faite ; ce soin vous est laissé.

Toutefois, à l’heure où nombre d’entre-nous vont se retrouver scotchés devant leur écran pour cause de « Mondial », n’occultez pas le fait qu’il y a au Brésil des manifestations car cet argent employé (dilapidé) aurait pu l’être pour faire reculer la misère, développer les soins et l’éducation.

Je sais mon propos culpabilisant…..soyez certain que je n’en suis pas navré.

Voir la vidéo proposée ci-dessous….et si vous n’êtes pas insensible à ce qu’elle dit, proposez la autour de vous.

Exergue

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Incarnation de l'effort, de l'excellence et de la réussite, les athlètes de haut niveau sont devenus des icônes modernes. A l'échelle mondiale, les compétitions qu'ils disputent constituent le plus fédérateur des spectacles. Pesant désormais 3% du commerce mondial, à l'égal des secteurs du textile ou de l'automobile, le sport de haut niveau est en effet entré, depuis trois décennies, dans l'ère du marché. Conséquences fréquentes : recours au dopage presque systématique, surmédicalisation constante, accélération des rythmes d'entraînement, réduction des temps de récupération ou de repos après blessure, obsession du record. Dans la course vers toujours plus de médailles et toujours plus de spectacle, combien de temps encore la performance à tout prix passera-t-elle avant la santé des athlètes ?

La critique TV de Télérama du 07/06/2014

Les sportifs sont des travailleurs comme les autres. C'est une vérité souvent oubliée dans le flux des performances et des commentaires que vient rappeler ce documentaire remarquable.

On peut difficilement faire fonctionner une industrie de 700 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel (3 % du commerce mondial) sans y sacrifier quelque chose. Pour Maurizio Vasino, ancien footballeur professionnel italien, ce sont les muscles, dont il perd l'usage depuis qu'il souffre d'une sclérose latérale amyotrophique (maladie de Charcot), causée par les microchocs à répétition sur la tête et l'abus de médicaments antidouleur. Pour Jutta Gottschalk, ex-championne de natation est-allemande, qui avalait parfois trente pilules dopantes par jour, c'est une fille née aveugle d'un œil. Pour Laurent Brochard, ancien cycliste français retraité depuis 2007, c'est plus simplement le fait, à 46 ans, de ne plus trop savoir quoi faire de sa vie.

On n'écoute jamais vraiment les sportifs : la première qualité du film de Deleu et Kellerman est de leur donner la parole. La quantité de témoignages, tous passionnants pour ce qu'ils disent de ce qu'il en coûte d'être au sommet, est impressionnante, de la joueuse de tennis Marion Bartoli au footballeur Gennaro Gattuso en passant par la sprinteuse Christine Arron. A leurs récits s'ajoute la richesse des informations et des explications scientifiques fournies par les réalisateurs. Et puis, il y a cette question qui nous vient à la fin, devant des images de Messi marquant un but : que sommes-nous prêts à accepter pour la beauté du spectacle ?

http://television.telerama.fr/tele/programmes-tv/sport-le-revers-de-la-medaille,78518321.php

La vidéo : http://www.arte.tv/guide/fr/049873-000/sport-le-revers-de-la-medaille

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 16:30

En ce début du mois de mai, c’est la foire à Tarascon sur Ariège, comme il en est une à Espezel sur le plateau perché de Sault, géographiquement situé entre Aude et Ariège, où les hérétiques d’antan sont appelés à devenir les mohicans de demain, réforme régionale oblige.

Chevaux de Mérens et de Castillon côtoient vaches locales dites des Pyrénées, grises et robustes, le poil ras, garanties bio, le bétail ici ayant fait pétition pour paître nonchalamment à l’alpage et non en stabulation comme il est ailleurs en fermes américaines de 1000 vaches et bientôt de 3000. Blondes d’Aquitaine, Limousines et Salers sont venues en voisines, point de racisme, ce qui laisserait supposer que les bêtes le sont moins que les êtres humains. Il est aussi des moutons et des chèvres, tous 2 de race Tarasconnaise ; des chèvres, un troupeau d’une dizaine de têtes lâché à la nature il y a quelques années, redevenu sauvage, ceci au sud d’Arignac, a été menacé d’extermination par les services administratifs - c’était le temps de la vache folle.

Du pont de l’Ariège qui court tumultueuse, tout au long de la rue montante, jusqu’au lieu de la fête d’été, des camelots aux étals fournis proposent leur marchandise ; le chaland poursuit son chemin, la crise libérale faisant partout son œuvre. Sur une place, non loin d’un étrange donjon, creusé d’une voûte gothique formant chœur, un groupe de musiciens se produit. Nous sommes quelques uns à regarder les danseurs et danseuses en habits d’antan, colorés, ceux des jours de fêtes certainement car on peine à imaginer qu’ils puissent être à l’usage des champs. Ce sont personnes âgées ; la remarque vient vite : disparus de la surface terrestre, qui les remplacera ? Eux aussi, appartiennent aux derniers mohicans. Mais il est une autre observation à faire. Ce sont danses collectives, danseurs et danseuses vont par deux pour se rejoindre en ronde. Assurément, une époque qui n’était pas la mienne car lorsque j’étais à danser le tango, le slow, la java, le mambo ou la marche, cela se faisait à deux, et avec quelques intentions partagées. Aujourd’hui, et cela depuis quelques décennies, chacun va de son côté, ignorant de l’autre. Il est là, en cette manière disjointe, un changement - une évolution ?- qui témoigne de celui du monde.

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