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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 11:37

Ne manquez d’aller sur le lien pour écouter l’intervention de F. Ruffin au lendemain de son élection.

Exergue

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Source : http://la-bas.org/la-bas-magazine/reportages/Et-a-la-fin-c-est-lui-qui-a-gagne

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Pourtant, c’était pas gagné, il avait une dizaine de points de retard sur son adversaire macroniste.

« Le peuple à l’Assemblée ! », crie Ruffin. « Le peuple, c’est lui ! » Ses copains le charrient, c’est la fête, ah, Ruffin avec une cravate à l’Assemblée ! C’est pas tous les jours qu’un ancien reporter de Là-bas est élu député ! Mais le plus important, c’est de voir ceux qui l’ont élu. Le plus réjouissant, c’est le recul du FN dans la circonscription. Depuis des années, le rejet et le mépris de cet électorat par la gauche molle assurent le succès du FN. En pratiquant ce qu’il appelle le « populisme de gauche », Ruffin et sa bande ont tapé juste. Au premier tour, il a fait perdre 10 points au FN, et c’est sans doute une partie de cet électorat qui aujourd’hui l’envoie à l’Assemblée. Évidemment, les médias ont sauté sur l’expression « populisme de gauche » pour faire amalgame et s’opposer courageusement aux « extrémismes de tous bords ». Alors qu’il s’agit d’une chose très simple que, dans sa hâte à s’embourgeoiser, la gauche a laissé tomber depuis longtemps : être avec le peuple, défendre la classe populaire, lutter front contre front, classe contre classe, prendre parti, en commençant par les combats de chaque jour, ce qui se fait ça et là, à Saint-Étienne-du-Rouvray par exemple, c’est ce qui se faisait au temps du « communisme municipal ».

Cette énorme abstention (56,6 % des inscrits) exprime le rejet de cette fausse représentation démocratique. C’est avec 15% des inscrits que Macron est arrivé au pouvoir en annonçant le recours au passage en force au cours de l’été. Cette majorité aux pieds d’argile a le mérite d’être claire. La camp néo-libéral n’est plus de gauche ou de droite, il est à découvert. C’est le parti de la France de ceux pour qui ça va bien.

Mais plus de la moitié du pays est à l’abandon et à l’abstention. C’est là que le FN a prospéré, c’est là que la reconquête est possible, dès demain.

Daniel Mermet

 

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 22:11

Se mobiliser dans les urnes pour combattre le coup d’état social.

 

https://www.youtube.com/watch?v=jgVFB_eA_jA

 

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 15:38

Pour concourir au second tour des législatives, il convient d’obtenir 12,5% des inscrits.  

Une exigence pour renforcer le bipartisme qui n’a cessé de s’élever : 5% en 1958, 10% en 1967, 12,5% en 1978.

Une exigence sur les inscrits alors que pour les élections présidentielles il n’est tenu compte que des exprimés car s’il en était différemment, du fait du faible score obtenu par les candidats, leur illégitimité sauterait aux yeux.

C’est ainsi que E. Macron a été élu Président de la République en ayant pour socle véritable celui du 1er tour : 18,19% des inscrits (24,01% des exprimés).

 C’est dire que, ne représentant même pas 1 citoyen sur 5, grâce à des modes de scrutin très contestables, E. Macron va gouverner la France sans opposition à l’Assemblée nationale.

A moins que les électeurs, prudents, en décident autrement et ne s’éparpillent pas.

12,5% des inscrits pour être au second tour. Avec un candidat de gauche qui passe au 2ème tour des reports de voix pourront s’effectuer. Qu’on y réfléchisse. Il faut donc qualifier au 1er tour.

Exergue

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Source : https://francoiscocq.fr/2017/06/02/quand-lhegemonie-macroniste-pourrait-depasser-la-volonte-populaire/

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Selon l’enquête du Cevipof réalisée par Ipsos Sopra-Steria et rendue publique ce 2 juin, En marche ! et M. Macron pourraient faire une véritable razzia à l’occasion des élections législatives des 11 et 18 juin. A dire vrai, ce n’est pas impossible tant les effets pervers de la Vème République peuvent se conjuguer pour aller au-delà de la volonté générale et offrir un blanc-seing à M. Macron. Dès lors, si l’entraînement mécanique de système qui semble se dessiner si l’on en croit cette enquête devait se vérifier, nous en serions rendus à la situation ubuesque où l’adhésion au projet du Président n’a jamais été aussi faible avant et après l’élection mais où il sort pour autant avec une majorité hégémonique. La démocratie est décidément bien malade sous la Vème république.

Selon les projections réalisées dans cette enquête, la République en marche (LREM) de M. Macron et ses alliés du Modem pourraient emporter entre 395 et 425 (!) sièges de la nouvelle assemblée. Quand on sait que la majorité absolue se situe à 289 sièges, on mesure les pleins pouvoirs qui seraient alors ceux de M. Macron.

Pourtant, les français n’adhèrent pas au projet présidentiel. M. Macron n’a ainsi recueilli que 24 % des voix lors du 1er tour de la présidentielle. Et encore seuls 40% d’entre eux disaient-ils alors le faire par adhésion. Dans l’entre-deux tour, souvenons-nous qu’ils étaient seulement 20% à souhaiter voir s’appliquer le programme du candidat soit moins que le score récolté quelques jours avant. Et aujourd’hui encore, selon l’enquête du Cevipof, ils ne sont que 37% pour souhaiter une majorité absolue à M.Macron ! D’où vient donc cette distorsion ?

Ne nous cachons pas qu’en politique la force va à la force. Dès lors qu’il est en situation de victoire, M. Macron voit s’agréger autour de lui une partie du corps électoral qui reconnait en la perspective de victoire une forme de réalisation personnelle à laquelle elle souhaite prendre part. Mais ce n’est pas suffisant pour expliquer le raz-de-marée qu’on nous promet.

La parodie démocratique qui s’est jouée dans l’entre-deux tours de la présidentielle produit les effets que ses initiateurs avaient programmé : le ralliement obligatoire sous peine d’excommunication et d’opprobre médiatique qui s’est joué durant 15 jours a créé un effet d’entraînement pour regrouper derrière M. Macron tous ceux que l’on a effrayés avec le pantin Le Pen pourtant rejeté 10 millions de voix plus loin ! Rassemblé derrière un berger, le troupeau était alors prêt à aller paître vers de nouveaux pâturages.

L’hagiographie macroniste depuis son élection participe également du processus : le discours du Louvre n’aurait rien à envier à Martin Luther King quand une poignée de mains est statufiée ou qu’une annonce de « fermeté » est prise pour argent comptant. C’est un concours de presse à qui mieux mieux pour savoir qui de cette cour sera le prochain favori du monarque présidentiel.

Il y a aussi la petite politique qui s’est avérée grande stratégie. En allant débaucher une partie de la droite, M. Macron ne s’est pas contenté de confier les leviers de commande du pays à celles et ceux qui sont les plus à même de mettre en œuvre sa politique de casse sociale et écologique. Il a aussi fait exploser ce qu’il restait de LR après l’affaire Fillon et en a annexé une large part. Toute possibilité d’alternative et d’éventuelle cohabitation s’en est trouvée instantanément évincée.

Restait la France Insoumise qui représente, au regard de l’état de décomposition du paysage politique, la seule force en dynamique à même d’endiguer la submersion macroniste. Mais cette fois, ce sont le PS, EELV et le PCF qui en prenant pour cible exclusive la France Insoumise sont devenus de fait les alliés objectifs de M. Macron. Ceux-là, vexés par la présidentielle, se sont lancés dans des calculs de recomposition pour les calendes grecques et s’entendent sur un seul objectif immédiat qui est d’essayer de briser l’élan de la France Insoumise.

Le mode de scrutin fera ensuite le reste. L’enquête Cevipof crédite LREM de 31% des suffrages mais de 70% des sièges ; A la proportionnelle intégrale, ils en auraient 179. On comprend mieux en quoi M. Macron entend se contenter d’instaurer « une dose de proportionnelle » quand une 6e République s’avèrerait si nécessaire…

Dans ce contexte, les perspectives pour les élections législatives changent du tout au tout. D’une non adhésion au projet de M. Macron et d’un désir de cohabitation au sortir de la présidentielle nous nous dirigerions vers une assemblée à la main entière du pouvoir. Malgré l’absence de volonté populaire pour une telle situation soulignée par l’enquête Cevipof, les conditions artificiellement créées conduisent à un reflux démocratique dont bénéficie l’électorat Macron qui lui reste naturellement mobilisé au sortir de l’élection. Le résultat que pourrait obtenir M. Macron à la législative comme à la présidentielle a ceci de paradoxal qu’il note un élan d’une frange citoyenne tandis qu’il tue le souffle démocratique global.

Dès lors, un sursaut s’impose pour ne pas laisser les pleins pouvoirs à ceux-là. Avec 15 députés Insoumis, nous pouvons demander une commission d’enquête parlementaire. Avec 58 députés insoumis, nous pouvons déposer une motion de censure. Avec 185 députés insoumis, nous pouvons demander l’organisation d’un référendum pour une 6ème République. Et avec 289 députés insoumis, nous pourrions gouverner le pays. Sans doute n’est-ce pas l’hypothèse la plus probable. Mais il est aussi de nombreuses circonscriptions dans lesquelles les citoyennes et les citoyens peuvent rétablir un équilibre démocratique comme c’est le cas dans la 2ème circonscription du Val-de-Marne (Créteil, Choisy-le-Roi, Orly) où je suis le seul en situation d’éviter la prise de cette circonscription de gauche par un candidat macroniste qui se félicitait hier encore sur twitter du choix d’Edouard Philippe comme 1er ministre.

Les 11 et 18 juin, un sursaut populaire est possible et nécessaire pour que le vote ne rompe pas une fois de plus et encore un peu plus avec la traduction de la volonté générale. Ne laissons pas les pleins pouvoirs à M. Macron.

 

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 08:21

Sur :

  • Les attentats, la sécurité
  • Trump, retrait de l’accord de Paris sur le climat, contraintes économiques et financières
  • Hulot
  • La visite de Poutine à Versailles, quelle place faire à ce dernier
  • La moralisation de la vie politique/Confiance dans la vie démocratique
  • ‘L’ensemble de ce gouvernement est pour la première fois et de manière très spectaculaire lié à la caste qui domine tout, c'est-à-dire aux grands lobbys, aux grandes entreprises du pays, ils sont directement installés dans la place’
  • La suppression des cotisations maladie et chômage, l’augmentation de la CSG/Les petites retraites vont perdre 260 euros dans l’année
  • Les élections législatives à Marseille
  • Cazenave
  •  …..

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https://www.youtube.com/watch?v=48GHHNYFYPo

 

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 09:38

Les sondages prédisent la majorité parlementaire pour En Marche. Plusieurs raisons à cela se conjuguent :

  • Le mode de scrutin construit pour favoriser le parti le plus important.
  • Le fait que l’électeur fait parfois le choix d’apporter son concours à celui qui a gagné (la victoire court au devant de la victoire).
  • Le ralliement d’une partie des responsables libéraux des Républicains et du PS à Macron pour constituer le gouvernement, ralliement qui entraine dans la foulée une quantité non négligeable d’électeurs de ces 2 partis.

Tout concours pour participer à la construction d’une majorité législative pour En Marche, y compris les errements des partis de gauche qui, pour diverses raisons pas toujours reluisantes, n’ont pas saisi qu’il était un mouvement puissant, la France insoumise, susceptible de former, à défaut d’une majorité législative, une force de poids à l’Assemblée nationale nécessaire pour incarner l’opposition et combattre la politique dangereuse qui nous est annoncée sans tergiverser.

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Le salut, pour qu’existe une opposition parlementaire au gouvernement Macron-Philippe, ne peut venir que du comportement des électeurs qui doivent prendre conscience que la dispersion des voix sur plusieurs candidats au premier tour des législatives aura pour conséquence l’élimination quasi assurée de figurer au second tour.

19,6% des voix obtenues – plus de 7 millions de suffrages - au 1er tour des présidentielles grâce à des électeurs enthousiastes, convaincus que la politique libérale ne peut ni durer ni s’amplifier, qu’il y a une alternative, qu’on ne peut plus composer dans le cadre d’alliances incertaines et à géométrie variable, devraient nous autoriser à penser que nous ne serons pas réduits à la portion congrue à laquelle nous prédisent les sondages.  Mais pour cela, il convient que nous restions plus que jamais unis.

*

Pour rester électoralement unis, il faut prendre, avec gravité, la mesure de la politique qu’entend mener le gouvernement Macron-Philippe qui va nous faire entrer, malgré ce qu’on sait, dans l’ère Thatcher et qui va conduire à :

  • un appauvrissement des plus pauvres qui forment majorité et à l’enrichissement de la minorité des plus riches,
  • la destruction accrue de la protection sociale, des retraites, du droit du travail,…
  • des services publics,
  • ….

Pour rester unis, il convient de prendre conscience du CV de ceux, ministres et directeurs de cabinet,…), qui sont placés aux postes clés de ce gouvernement de combat. Aucun cadeau ne sera fait, le Président Macron ne manquant pas de rappeler qu’il suivra sa feuille de route. Nous sommes avertis, tenons en compte.

5 ans de présidence ‘droit dans les bottes’ jumelés à 5 ans d’un Parlement godillot, c’est long. Et ça fait des dégâts !

Il faut arrêter d’essayer une fois l’une, une fois l’autre nouveau venu.

La politique ce n’est pas consentir à se laisser séduire mais adhérer à des idées, à un programme, car derrière la séduction il y a aussi des idées auxquelles on ne participe pas.

*

Les candidats aux élections de la France insoumise développent, sur tout le territoire national, le même programme que la France insoumise à l’élection présidentielle. Rien de changé et pourquoi en serait-il autrement. C’est dire que, même s’ils n’ont pas eu l’occasion de les rencontrer, les 7 millions d’électeurs de la présidentielle savent à quoi s’en tenir et ne devraient pas changer leur fusil d’épaule.

 

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 18:16

Une fois n’est pas coutume. Recommandons vivement l’émission C’dans l’air consacrée au programme fiscal du gouvernement, ceci d’autant qu’elle peut éclairer l’électeur pour les élections législatives prochaines.

Sommairement :

  • Le pouvoir d’achat est augmenté de la baisse des cotisations sociales sur les salaires, baisse compensée dans le même temps par une augmentation de la CSG. Opération blanche, mais au passage attaque contre la couverture sociale…. direction la couverture sociale privée pour ce qui pourront. Mort de la solidarité.
  • Le pouvoir d’achat est augmenté de la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des contribuables, suppression compensée par une dotation de l’Etat (tant que cette dotation sera versée). Ce qui aura pour conséquence à terme de tarir les programmes sociaux des communes car il n’y aura plus de possibilité d’assurer les dépenses publiques en fonctionnement et investissement (crèches, gymnases, culture, loisirs, …). Seront essentiellement touchées les communes et collectivités pauvres.
  • Diminution de la fiscalité pour ceux qui peuvent investir en millions, les grosses entreprises.
  • Augmentation de la difficulté pour les plus pauvres d’accéder à la maison de retraite, difficulté accrue du fait de la retraite à points qui va diminuer le montant des retraites.
  •  
  •  ….
  • Pas d’harmonisation fiscale en perspective entre les pays européens.
  • ….

 

C’dans l’air : https://www.france.tv/france-5/c-dans-l-air/151591-emission-du-mercredi-31-mai-2017.html

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Compléments :

 

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 17:02

C’est qu’il a raison le Yéti.

L’acharnement contre la France insoumise au travers de J-L Mélenchon a une explication. LA PEUR. Et, s’ils ont peur, ce n’est certainement sans raison. Alors ? C’est plutôt bon signe.  Réjouissons-nous et continuons à battre la campagne.

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L’article du Yéti suivi de clip de campagne de la France insoumise : http://yetiblog.org/index.php?post/2475

 

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 21:03

 

  • Le magazine du «Monde» vomit (encore) sur Mélenchon, par A. Leaument

https://antoineleaument.fr/2017/05/28/magazine-monde-vomit-melenchon/

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  • Analyse du politologue Th. Guenolé concernant ‘l’affaire’ Cazenave - J-L Mélenchon

https://www.facebook.com/thomasguenole2014/videos/vb.1503409026549472/1988152061408497/?type=2&theater

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  • Mort de Rémi Fraisse : les responsables sont à Matignon et place Beauvau – par G . Souchay et M. Vlahovic, dans Reporterre

https://reporterre.net/Mort-de-Remi-Fraisse-les-responsables-sont-a-Matignon-et-place-Beauvau

 

 

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 20:21

Un moment important, à écouter

Analyse

  • du contenu de la campagne des élections législatives
  • de la politique Macron
  • ….

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http://melenchon.fr/2017/05/30/m-macron-president-riches-conference-de-presse-30-mai-2017/

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 18:59

Par ordonnance, en 1982, les lois Auroux (1) sont promulguées. Elles inscrivent dans le Code du travail une augmentation des droits sociaux.

  • 5ème semaine de congés payés

  • 39 heures de travail hebdomadaire

  • Baisse de l’âge de la retraite à 60 ans

  • Droits nouveaux dans l’entreprise pour les travailleurs qui refondent le code du travail

  1.  http://www.boursedutravail-paris.fr/node/299

C’est par ordonnance, en 1977, que la loi Aubry sur les 35 heures et l’aménagement du temps de travail modifie le code du travail au bénéfice des travailleurs.

  1. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000398162

Et c’est par ordonnance que compte procéder prochainement le gouvernement Macron-Philippe, s’il a la majorité au Parlement, pour après la loi El Khomri continuer à détricoter le Code du travail, une loi dont pourtant se satisfait Bruxelles au point d’indiquer qu’elle est un modèle pour l’Europe et qu’il n’est pas besoin d’aller plus loin (3).

  1. https://www.marianne.net/economie/reforme-du-code-du-travail-meme-bruxelles-estime-que-macron-n-pas-besoin-d-aller-plus-loin

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Le Code du travail (4)

Le 1ier Code du travail apparait en 1910. Son objectif vise à donner des droits, des protections aux travailleurs - il encadre le travail des enfants, celui des femmes, …. -  qui en sont quasiment dépourvus.

Il procède de la volonté des travailleurs (1906 : très nombreuses grèves, catastrophe de Courrières 1099 morts), de celle des socialistes (J. Guesde, J. Jaurès,..).

Pour l’anecdote, déjà, dès 1906, une loi faisait état du droit au repos hebdomadaire, droit entamé ces dernières années à l’initiative d’E. Macron pour favoriser l’ouverture des magasins le dimanche. 

En ce sens, le Code du travail est contraignant pour le patronat qui a toujours vécu sans lui et s’en passerait volontiers. Quant à son épaisseur actuelle souvent décriée, elle tient pour bonne part à l’inscription de dérogations à la demande de ce dernier.

Toucher au Code du travail en remettant en cause les conquis sociaux constitue de fait une régression des droits des travailleurs. C’est ce à quoi s’attelle le gouvernement Macron-Philippe au bénéfice du patronat, au détriment du salariat. Les fonctionnaires auraient tort de ne pas se sentir concernés car ils vont subir le même sort, pour s’en convaincre il suffit d’être attentif au discours du ministre de l’Education nationale (remise en cause du recrutement, de la rémunération,…)  et de comprendre ce que signifie en se plaçant uniquement d’un point de vue statutaire la marchandisation des services publics.

  1. https://fr.wikipedia.org/wiki/Code_du_travail_(France)

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La procédure des ordonnances

Simplement. Le gouvernement demande au Parlement une autorisation d’habilitation pour faire la loi dans un domaine précis et pour un temps déterminé. Celle-ci obtenue les parlementaires n’ont la possibilité que de voter ou non la loi sans avoir la capacité de l’amender.

C’est dire l’importance de la ‘couleur’ du Parlement. Que le gouvernement ait à disposition une majorité au Parlement, il fait ce qu’il veut : les godillots sont là. Dans le cas contraire il est placé sous contrôle.

Conclusion : si le gouvernement Macron-Philippe a la majorité au Parlement, le Code du travail explose.

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J’entendais dernièrement un leader syndical national dire que son organisation était ‘prête à discuter’ si ‘des marges de manœuvre’ existaient et qu’il ne voyait aucun inconvénient à la pratique des ordonnances.

D’accord pour la pratique des ordonnances dès lors qu’il s’agit des lois Auroux et de la loi Aubry. Pas la peine de faire un dessin. Pour des ordonnances Macron-Philippe, c’est une autre paire de manches.

Que ce leader soit prêt à discuter. Pourquoi pas. Il faut toujours discuter. Mais, quelle est la marge de manœuvre ? Il n’y en a pas. C’est du perdant-perdant. Perdant un peu ou perdant beaucoup ?  Telle est la latitude, car il s’agit d’aller plus loin que la loi El Khomri.

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L’affaire est mal barrée.

Alors ! citoyens-travailleurs : ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier lors des législatives. Filez une opposition parlementaire au gouvernement Macron-Philippe. Il n’y en a qu’une : celle que propose la France insoumise.

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