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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 09:24
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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 13:12

Vendredi, 11 Décembre, 2015 - L'Humanité

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« Lutter contre le FN, c’était rester de gauche, vraiment, réellement, de gauche à en mourir, de gauche à en tenir bon sous la mitraille, c’est revenir au plus vite et le plus farouchement possible aux valeurs de la gauche prolétarienne »

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"On nous refait le coup de la ligne Maginot "par Philippe Torreton, comédien et auteur.

Valls était beau l’autre soir à la télé, drapé de soieries yvette-hornérienne un soir de 14 juillet, il appelait à voter pour la droite en citant nommément les candidats. Ça y est, il peut la dire fièrement cette phrase, sans s’emmerder à trouver des astuces et des combines pour s’affirmer de gauche. Et c’est ainsi qu’au lendemain d’un vote particulièrement extrême, le front républicain nous refait son numéro de duettistes comme les derniers cachetons de Stan Laurel et Oliver Hardy qui ne se parlaient plus mais tentaient encore de faire rire à l’ancienne dans un monde passé au sonore et à la couleur. On nous demande de voter à droite pour barrer la route au Front national. Cela fait plus de trente ans que l’on nous remet les mêmes couverts pour manger la même soupe à la grimace, ce n’est pas bon mais ça fait du bien. Mais ça fait du bien à qui ? Ça rassure qui ce vote républicain ? Ça permet quoi ? L’eau monte à chaque marée d’équinoxe électorale mais le front de mer républicain résiste, on rebâti en hâte la digue en rajoutant un rang de parpaings et on se dit qu’on a fait le boulot.

Sauf que là, on nous demande de voter entre autres pour un Bertrand ou un Estrosi, c’est-à-dire ce que la droite fait de pire, les Las Vegas de la droite, des prêts-à-tout… Au nom d’un soi-disant front républicain, on nous demande d’aller voter pour des olibrius qui ont mené une campagne pratiquement indifférenciable de celle du FN pour contrer justement les candidats FN. C’est absurde, c’est tristement absurde. On peut manger de la merde sous la menace d’une arme, mais je crois qu’il y a des limites à l’humiliation. On voudrait renforcer le vote FN que l’on ne s’y prendrait pas autrement. Il faut permettre au peuple de gauche de voter et, pour qu’il puisse voter, il lui faut des candidats. Ce n’est pas en s’asseyant à plusieurs sur le couvercle de la Cocotte-Minute en surchauffe que l’on fera retomber la pression, pour moi le front républicain c’est cela et pas autre chose. Plus de trente ans que l’on nous ressert avec les airs finauds et graves qui vont avec le coup du «vote de colère» et du «vote message» qu’il faut savoir écouter, évidemment, et que l’on a bien sûr compris. Trente ans que tout ce beau monde y va des mêmes phrases creuses, trente ans que les citoyens qui votent FN n’ont pas compris que vous les aviez compris, mais trente ans de colère, ce n’est plus de la colère, c’est un programme, Messieurs du front républicain, c’est une adhésion en parfaite connaissance de cause, on vote FN sans se cacher, sans prendre un air bougon, on vote FN tranquillement avec les enfants juste avant d’aller voir Mamie qui nous a préparé une blanquette de veau. Il est curieux de demander le retrait de ses candidats arrivés troisième mais de ne pas exiger la réciproque pour le camp d’en face. C’est moi qui vois le mal partout où se cacherait-il par là un petit calcul politique, comme un espoir de réciproque si jamais on se retrouve seul face au FN au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2017, plus on s’affichera grand seigneur aujourd’hui moins il sera possible à l’autre camp de ne pas appeler à voter «républicain» à son tour ? L’heure est grave et on nous refait le coup de la ligne Maginot républicaine…

Il faut entrer en résistance et résister, c’est d’abord étudier précisément ce que l’on va combattre et pour commencer ce combat il faut admettre un résultat, être capable de le constater, la France est majoritairement de droite et dans cette droite le FN est le parti phare. Ce n’est pas en s’abstenant ni en démissionnant des conseils régionaux que l’on va résister, c’est en y étant présent, en écoutant les débats, en participant aux votes, en dénonçant l’inadmissible qui ne tardera pas à pointer son nez, même si je pense qu’ils vont tout faire durant cette pauvre année qui nous sépare de la kermesse présidentielle de 2017 pour ne pas choquer le citoyen qui ne vote pas FN.

Ce front républicain est un abandon, c’est de la politique de tapis vert. Pour contrer le FN, il eût été préférable de ne pas hurler en sueur : «J’aime l’entreprise !» Ou de déclarer sans sourciller que les Roms n’ont pas vocation à s’intégrer, mais au contraire donner le droit de vote aux étrangers extracommunautaires aux élections locales, au lieu d’abandonner cette promesse au lendemain d’une défaite électorale affichant une fois de plus un score important du FN, comme un acte d’allégeance ; c’était ne pas appeler les pays de l’Union européenne à restreindre l’accueil des réfugiés quelques jours après le 13 novembre, accréditant du même coup les thèses du FN qui voit en chaque réfugié un possible terroriste ; c’était ne pas marteler qu’il n’y a qu’une politique possible ; c’était ne pas couper les budgets de la Culture à peine arrivé au pouvoir mais au contraire soutenir les festivals au lieu de constater leurs fermetures avec un air de circonstance ; c’était ne pas abandonner les intermittents à la vindicte méprisante du Medef mais au contraire les défendre immédiatement, totalement. C’était de profiter d’un voyage au Luxembourg pour taper du poing sur la table en condamnant cette politique de dumping fiscal que pratique le grand-duché. Ne pas supposer le chômeur fraudeur et l’assuré social tricheur surtout lorsque des centaines de milliards nous échappent chaque année par l’exil et l’optimisation fiscale de nos si chers plus riches et de nos si aimées entreprises. C’était de ne pas appeler de ses vœux une jeunesse se rêvant milliardaire, c’était oser les Scop lorsque le grand capital détruit nos industries ; c’était ne pas se découvrir à moins d’un an de la COP21 une âme d’écologiste.

Lutter contre le FN, c’eût été avoir de la constance et des convictions, avoir encore un idéal autrement plus motivant que l’équilibre des comptes public et nous y emmener, oser le bonheur pour tous, c’était laisser le corps enseignant un peu tranquille pour une fois, l’écouter et lui donner de quoi enseigner, les profs connaissent leur métier, c’est leur passion et ils en ont marre qu’on leur dise ce qu’il faut faire à coup de réformes obscures et indéchiffrables dont le seul but est de transformer l’école en un tube par lequel on entre «espérant» pour en ressortir à l’autre bout «consommateur». Lutter contre le FN, c’était être capable d’abandonner la rigueur budgétaire européenne pour une autre cause que notre sécurité immédiate, par exemple pour venir en aide à nos 5 millions de pauvres, pour construire ces logements qui manquent à plus d’un million et demi de personnes, c’était faire en sorte que les Français ne dépensent pas plus de la moitié de leur paye pour se loger ; bref lutter contre le FN, c’était rester de gauche, vraiment, réellement, de gauche à en mourir, de gauche à en tenir bon sous la mitraille, c’est revenir au plus vite et le plus farouchement possible aux valeurs de la gauche prolétarienne, redonner du sens au travail, à la culture du travail, son honneur et sa grandeur, au lieu de le détruire en faisant du travail une tâche à accomplir, tous les trois jours un homme ou une femme se suicide à cause de son travail qu’il ou elle ne reconnaît plus, le peuple de gauche avec ses valeurs et son honneur se fait humilier depuis des années sur l’autel de la croissance, des fonds de pension, du libre-échange, ce peuple d’un autre âge qui ne comprendrait pas l’évolution du monde et à qui on demande dimanche de voter comme un seul homme pour des candidats de droite en invoquant Jaurès.

Cette comédie, le peuple de gauche doit reprendre la main dès lundi…

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 12:11

mardi 8 décembre 2015

Nous saluons les électeurs qui ont porté avec la liste « Nouveau Monde » la volonté d’égalité et de justice, le désir d’un autre monde éco-socialiste. C’est une force à pérenniser car sans elle ce lendemain d’élections serait une défaite sans espoir.

Ainsi l’oligarchie libérale impose avec brutalité le maintien de la domination capitaliste. En France, une manipulation forcenée de l’opinion publique a conduit à la recomposition politique dans le tripartisme. L’utilisation permanente du FN démontre maintenant la volonté de puissances patronales et banquières d’en faire, si nécessaire et comme jadis de triste mémoire, leur allié privilégié.

Le piège du vote utile se referme et réduit la liberté de choix. Contenir l’évolution du FN exige de changer radicalement de politique, de se préoccuper de l’intérêt général et non de faire triompher le libéralisme par une avalanche de "réformes" régressives.

Un parti se juge à ses actions ! Le gouvernement s’apprête à liquider le code du travail, à détruire le maillage républicain par la loi « Notre ». Comment défendre les enjeux écologiques de la COP 21 quand les militants sont tabassés et leur parole muselée. Que deviennent les libertés et les luttes sociales quand les syndicalistes sont criminalisés ? Quelle place pour les services publics quand la SNCF et l’énergie, par la mise en concurrence de la gestion des concessions des barrages hydroélectriques, sont en voie de privatisation ? Quel avenir des territoires avec l’abandon de l’agriculture aux promoteurs du productivisme destructeur de la paysannerie, des sols, de l’air et de l’eau ?

Aux citoyens de décider en responsabilité pour ce second tour des élections régionales. L’essentiel de l’action militante tient maintenant, par l’éducation et l’engagement populaire, dans la résistance citoyenne pour un renouveau de notre pacte démocratique et une indispensable 6ème République.

Assemblée générale Parti de Gauche 65 le 7 Décembre 2015.

http://www.tarbes-infos.com/spip.php?article15633

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a faire circuler sans réserve(s)

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 08:11

Il faut bien admettre que la gauche radicale est dans une relation pathologique avec le PS de droite au fait, entre autres nombreux motifs, que figure dans son appellation le mot socialiste. Chacun sait que lors d’un contrôle d’identité ce parti serait arrêté pour usage de faux papiers. Alors pourquoi établir une fusion technique avec lui, qui n’aurait pas été faite avec LR, sinon parce qu’elle s’explique par cette relation, et tandis que PS de droite et LR appliquent, répétons-le, la même politique et font dire à quelques uns qu’après l’UMPS voici le temps venu de L’RPS. Il faut tout autant considérer que cette relation pathologique n’est pas réciproque, le Parti socialiste de droite ignore superbement la gauche radicale car il a bien compris que cette dernière représente son plus grave danger.

C’est dans le même esprit qu’il faut examiner le vote de nombreux électeurs socialistes en faveur du PS de droite. Il y a là pour certains une sorte de fidélité familiale alors que d’autres ont quitté la maison et errent sans que la gauche radicale ait été capable, il faut aussi le dire, de les attirer sous son toit. Ainsi le PS de droite survit. Et, tant que le PS de droite existera, il aura ses électeurs fidèles. C’est donc aussi de la disparition du PS de droite que la gauche radicale progressera car l’un et l’autre ont pour bonne partie le même électorat ; alors pourquoi cette fusion technique qui le maintient en vie ? Tout élu du PS de droite qu’on laisse se perpétuer conduit à laisser à l’électeur la possibilité de voter pour lui dans la fidélité familiale. Il convient donc de rompre la chaîne lorsque l’occasion se présente, sinon on soutient indirectement la politique du gouvernement.

Ceci étant dit, et la situation étant ce qu’elle est désormais, il faudra convaincre sur les idées, le projet, et battre la campagne, semer autant qu’il pourra se faire dans des esprits qui n’en veulent plus de la politique. Et la situation dans laquelle s’est mise la gauche radicale concourt à la rendre suspecte. Mais il faudra faire avec car il ne peut être question de casser l’outil.

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Réflexions suite aux propos de J-L Mélenchon tenus sur France info

On peut toujours dire qu’il vaut mieux des ‘socialistes’ de droite que laisser passer comme en région parisienne la représentante des LR, au regard de l’argument qu’il y aura moins de coupes dans les budgets sociaux,… C’est parler un peu vite. La réalité est que les élus ‘socialistes’ de droite, du plus petit au plus grand, qu’ils conduisent ou non localement une politique sociale, soutiennent, ou participent par leur vote aux assemblées nationales, la politique du gouvernement qui les contraint et les limite de plus en plus sur le terrain. Curieux choix que d’avoir à trancher entre un bourreau brut de décoffrage et un autre qui, poursuivant le même but, nous conduit tout de même à la même mort sociale.

Mais si on donne acte à l’argument sur les coupes budgétaires alors il faut donner acte à celui-ci : n’est-il pas judicieux de refuser la fusion technique avec la liste du PS en LRMP dans laquelle figure Marie-Thérèse Mercier présidente du Medef héraultais qui va œuvrer au profit du patronat qui prône les coupes dans les budgets sociaux.

Pas simple tout ça !

Il est dit aussi qu’il aurait été bon de maintenir l’offre d’une liste de ‘gauche’ dans la région du NPDCP ou en PACA, ceci malgré le danger que représente le FN, comme cela a été fait en région ACAL par le PS de droite Masseret et contre les injonctions parisiennes de son parti. Alors, on est en droit de penser, selon le même raisonnement et argument, et malgré le danger que représente le FN, qu’il aurait était bon de maintenir l’offre de la liste Nouveau Monde en commun en LRMP, d’autant qu’elle avait passé la barre des 10% pour se maintenir au 2ième tour, ceci plutôt que d’aller copuler, certes avec le préservatif de la fusion technique, avec le PS de droite.

Pas simple tout ça !

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 10:47
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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 05:36

Le FN n’est pas né de rien mais des politiques libérales économiques, de la destruction de l’Etat social de droits et des services publics,… conduites par le PR (ex-UMP) de droite et du PS de droite qui ont mis le pays dans l’état dans lequel nous le connaissons et ont contraint les citoyens à éprouver cruellement la misère.

Le Front républicain auquel on consent, à périodes répétées et de plus en plus proches, est un artifice technique pour empêcher le pire, désormais un emplâtre sur une jambe de bois. On peut (ou pas) et on va (ou pas) dans les jours prochains sacrifier à cette manière qu’est le Front républicain pour faire barrage au FN, cependant qu’il faut convenir que la politique du gouvernement Hollande ne changera pas pour autant et on aura, soyons en assurés, reculé pour plus dangereusement sauter en 2017. Le choix cornélien est donc de savoir si on préfère courir le risque de ‘sauter’ à cette heure où l’Etat, qui pour être de droite n’est pas FN, peut encore contenir ce parti ou si on préfère surseoir pour en 2017 payer le prix fort avec un FN dans la position d’accéder à la tête du pays sans qu’aucun Front républicain, proposé une fois encore, ne soit alors plus de quelque utilité.

Pour faire barrage au FN, en quelques endroits et dans le cadre du Front républicain, va être proposée, comme ici en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées une ‘fusion technique’ des listes avec le PS de droite. Cette fusion consiste à passer un accord non programmatique et de non participation à l’exécutif. Mais il faut bien convenir que pour être élu il faut des électeurs, sinon on fait de la politique en lévitation, hors-sol. Si on a un peu de bon sens il faut bien se demander dans quel état mental vont être de ces derniers à qui on a corné en long et en large que le PS est de droite ? Réponse : celui de la confusion. Les électeurs ne vont rien comprendre car ils n’ont pas la subtilité et la finesse des fins stratèges de la politique. Pour eux les choses seront bien plus simples : aller copuler avec le PS, même avec un préservatif (la fusion technique) reste de la copulation, et ainsi de continuer à penser : ‘A quoi bon ! Tous les mêmes. Autant rester à la maison ou essayer le FN’.

Le stratège s’il entend gagner la bataille doit donc faire avec l’électorat. Il doit faire également avec le consentement de sa troupe, que celui-ci vienne à lui manquer il en sera fini du gain possible de la bataille (et des batailles à venir) car il n’est de bataille qu’avec des soldats sur le terrain. Aussi doit-on dire que tout ceci va faire des dégâts, et dans l’électorat, et dans les rangs militants.

Le FN progresse de l’inconséquence des partis et non de ses mérites. Il progresse en voix lors de cette dernière élection de la régression des autres partis qui en perdent. Cette progression se mesure à nombre d’exprimés quasiment constant, c’est dire qu’il faudra bien un jour conduire une politique pour ramener les abstentionnistes que personne n’évoque, qui eux du fait même qu’ils s’abstiennent ne votent pas FN, à l’acte électoral. Pour cela il va falloir être efficace et convaincant pour 2017, ce qui n’est pas gagné tant les électeurs sont écœurés à juste titre, et si tel n’est pas le cas, si une politique autre que libérale n’est pas engagée au niveau national et en région (et elle ne le sera pas) alors le ventre du FN s’emplira davantage et les abstentionnistes seront devenus plus nombreux rendant inopérant un nième Front républicain qui sera bien entendu proposé.

Les jours à venir s’annoncent noirs. Plus noirs encore ils seront en 2017. Le Front républicain qui va être fait en maints endroits est certainement plus porteur de malheurs à venir qu’on ne le pense. Le fascisme, par une curieuse répétition de l’histoire, risque fort d’accéder démocratiquement au pouvoir suprême. Et pour avoir sacrifié à la fusion technique par peur de l’avenir proche, peur au demeurant fort compréhensible, les partis de gauche (de la vrai gauche comme on dit) quoique dans l’opposition au PS de droite dans l’assemblée régionale, seront devenus illisibles, incapables de s’offrir comme un phare vers lequel se tourner.

C’est là explication qui fait que j’irai voter blanc et contre l’avis des stratèges.

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Le Front républicain comme un miracle. J’habite un pays aux orages violents. Le ruisseau, le plus souvent à sec, par temps de pluie évacuait jadis les eaux sans mal excessif. Il faut dire qu’il était entretenu. L’habitude s’est perdue de lui faire le lit propre. Aussi pour pallier à l’inondation, il a été construit aux abords digues de terre qui ont tenu jusqu’au jour où elles se sont ouvertes sous la poussée furieuse. Le calme revenu, l’idée n’a pas été de nettoyer le ruisseau. On a construit une autre digue empierrée et plus haute. J’attends le jour de la grande crue qui arrivera, avec elle la catastrophe…..tout cela pour ne pas vouloir nettoyer le ruisseau. Le Front républicain est comme une digue dont on attend le miracle, mais il ne peut rien tant que la France, le ruisseau, n’aura pas été nettoyée de sa misère.

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 17:28

FIGAROVOX/TRIBUNE - Alors que le FN enregistre une forte poussée aux régionales, Bertrand Chokrane estime que les responsables politiques ont occulté les vrais sujets de préoccupation des Français.

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Diplômé de l'Ecole normale supérieure et titulaire d'un post-doctorat au MIT, Bertrand Chokrane a été responsable du planning stratégique chez Renault-Nissan puis chez Dassault-Systèmes. Il est actuellement PDG d'une société d'analyse financière spécialisée dans le domaine de l'audit, du conseil et de la prévision de marché. Plus d'informations sur ce site.

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A force de prendre les électeurs pour des imbéciles

A force de prendre les électeurs pour des imbéciles, les réalités reviennent comme un boomerang à la figure de ceux qui ont voulu les occulter.

La dégradation manifeste de la situation économique a été systématiquement minimisée, maquillée. Dans la réalité, on décompte aujourd'hui 5,7 millions de chômeurs toutes catégories confondues, dont seulement 3 millions environ reçoivent des indemnisations. Plus de 2,4 millions de personnes touchent le RSA. On évalue à 1,3 millions le nombre de personnes sans travail qui ne touchent aucune aide sociale (que les économistes appellent le halo du chômage). Au total, les personnes victimes du sous-emploi dépassent les 9,4 millions et représentent 32,8% de la population en âge de travailler. Enfin le chômage et le stress qu'il provoque tue chaque année 14000 personnes. Au minimum, 3,5 millions de personnes souffrent du mal logement.

A force de prendre les électeurs pour des imbéciles

Voici le véritable portrait de la France et de la misère sociale qui s'est progressivement installée au fil de quarante années de chômage de masse qui ronge la société. Face à un problème aussi grave, nous serions en droit d'attendre une réflexion profonde et collective pour comprendre les raisons de cet échec et repenser ensemble la société que nous souhaitons pour demain. Nous sommes passés d'un monde figé et stable économiquement (les Trente Glorieuses) à un monde en transformation perpétuelle et instable depuis la fin de Breton Woods. Nous vivons des mutations très rapides qu'il est difficile de décrypter en temps réel. il nous faut organiser une discussion collective, une réflexion ouverte pour décider ensemble de quel type de société nous voulons pour demain.

Au lieu de cela, le personnel politique concentre toute son énergie sur les stratégies électorales frivoles et sur les tours de passe-passe communicationnels.

Au lieu de cela, le personnel politique concentre toute son énergie sur les stratégies électorales frivoles et sur les tours de passe-passe communicationnels. A force de dire tout et son contraire, de détourner l'attention du public sur les problèmes insignifiants, à force de trahir leurs électeurs dès qu'ils arrivent aux responsabilités, les personnalités politiques ont perdu le capital le plus précieux, la confiance de la population. Leur parole a-t-elle encore de la valeur?

A force de prendre les électeurs pour des imbéciles

Des effets d'annonce aux incantations, les professionnels de la politique croient en la force du verbe et misent sur la méthode Coué et les prophéties auto-réalisatrices, sans jamais connaître un seul dossier. A force de mettre en scène un jeu de dupes, où chacun fait semblant de contrôler la situation, dans des postures factices, à force de faire semblant d'être contre l'austérité tout en l'imposant, à force de jouer un double jeu voire un triple jeu, s'étonnera-t-on si son efficacité disparaît?

Les fondateurs de l'euro ont cru qu'il suffirait d'instaurer une monnaie commune pour forcer les peuples à converger vers un modèle unique, et faire en sorte que les Grecs se comportent comme des Allemands. N'est-ce pas en soi le refus de prendre en considération la diversité culturelle de l'Europe ?

Depuis le début de la construction européenne, les gouvernements successifs, qu'ils soient de droite ou de gauche, ont accepté des contraintes budgétaires et monétaires qui engendrent de grandes souffrances et détruisent le tissu économique et social. Les fondateurs de l'euro ont cru qu'il suffirait d'instaurer une monnaie commune pour forcer les peuples à converger vers un modèle unique, et faire en sorte que les Grecs se comportent comme des Allemands. N'est-ce pas en soi le refus de prendre en considération la diversité culturelle de l'Europe?

A force de soumettre la population à la discipline imposée par une Europe guidée par l'esprit de prédation au lieu de l'esprit de solidarité, dont le seul fil conducteur est le chacun pour soi, au nom d'une concurrence débridée qui conduit au moins disant social et à l'appauvrissement collectif, une Europe qui était censée protéger et qui livre ses habitants à une concurrence sauvage et au dumping social et fiscal, qui jette l'Europe du Sud contre l'Europe du Nord.

Cette Europe qui impose aux peuples des austérités inefficaces et des politiques monétaires expansionnistes qui n'ont pour effet que d'enrichir les plus riches et d'appauvrir les plus pauvres, on ne s'étonnera pas si la population opte pour des partis qui leur proposent autre chose: Syriza, Podemos, Front National etc...

A force de prendre les électeurs pour des imbéciles

Si les partis qui prônent un changement radical arrivent au pouvoir, il ne faudra pas en vouloir au peuple. Il faudra que le personnel politique qui aura conduit à cette catastrophe, par son incurie prenne ses responsabilités. S'ils ne font pas, les historiens du futur se chargeront de le faire.

Nous arrivons au bout du bout, puisqu'il n'y a plus de croissance. Nous sommes à une période où la zone euro est en passe d'exploser. Comment passer cette terrible crise si les pays européens ne sont pas capables de s'entendre?

L'absence de débat, la guerre des petites phrases, l'absence de vision et de réflexion approfondie, la médiocrité intellectuelle et les idées paresseuses créent de la désespérance.

Ce dont les gens ont besoin, c'est d'un langage de vérité, pas d'une mascarade permanente. Le vote FN est avant tout un vote de colère. Ses électeurs se moquent bien de son programme économique. La population se sent méprisée, oubliée, niée dans la réalité à laquelle elle doit faire face tous les jours. L'absence de débat, la guerre des petites phrases, l'absence de vision et de réflexion approfondie, la médiocrité intellectuelle et les idées paresseuses créent de la désespérance.

N'est-il pas vain et dérisoire d'appeler au sauvetage d'une démocratie qui n'est plus que l'ombre d'elle-même? Cette démocratie sur laquelle une petite minorité puissante qui a bien trop à perdre pour rendre possible un véritable changement exerce son pouvoir financier. Alors que toute la population mondiale pourrait manger à sa faim et voir ses besoins fondamentaux satisfaits (se nourrir, se soigner, se loger et se chauffer)

Ces élus qui craignent pour la démocratie, qui appellent les électeurs à ne pas voter FN pour éviter le désastre, feraient mieux de se rendre compte que le désastre qu'ils craignent tant est déjà là et qu'ils en sont les seuls responsables. Le vote FN n'est qu'un symptôme du naufrage, pas le naufrage lui-même.

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http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/12/06/31001-20151206ARTFIG00153-raz-de-maree-fn-a-force-de-prendre-les-electeurs-pour-des-imbeciles.php

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 15:26

Dimanche, ils étaient 21 941 750 à s’être abstenus. 526 595 ont choisi de voter blanc et il y a eu 347 111 votes nuls (chiffres du Ministère de l’Intérieur le 7/12). Cela représente plus de 54% des électeurs inscrits. Plus de la moitié du corps électoral de la nation. Que la classe politique et médiatique traite avec mépris.

On s’interroge – trop peu et trop superficiellement – sur trois ou quatre motivations du vote FN. Mais aucune interrogation sur les abstentions et les votes blancs, sur ce rejet massif d’un système politique et d’une classe politique qui n’inspirent plus confiance. Pire, aucune interrogation sérieuse sur la conviction, partagée par des millions de citoyens, qu’il ne sert à rien de voter, qu’il n’est plus possible d’orienter le cours des choses. Ils sont des millions à avoir compris que leur sort ne se débat plus sur l’agora, mais dans les conseils d’administration des firmes privées et dans des négociations européennes et internationales sur lesquelles ils n’ont aucune prise.

Des centaines de fois, au cours de mes conférences, j’ai entendu dire : « en 2005, nous avons été une majorité à donner une opinion précise sur l’Union européenne et vous savez ce qu’on en a fait. A quoi bon encore aller voter ? ». Depuis 2012, les 18 millions d’électeurs de Hollande assistent, consternés, à la mise en œuvre des choix de Sarkozy par les parlementaires PS qu’ils ont élus. Ils voient que c’est aux attentes du MEDEF que répond le gouvernement soutenu par ces mêmes parlementaires PS. En 2012, Hollande n’avait pas annoncé qu’il ferait la politique voulue par le MEDEF. Le PS n’avait pas annoncé qu’il renonçait à se battre pour la justice sociale. Il n’avait pas annoncé qu’il adhérait sans réserve aux politiques ultra-libérales de l’Union européenne. Il n’avait pas prévenu qu’il ferait appel pour gouverner à une multitude de conseillers porteurs des idées de droite. Il n’était pas dit que le grand vaincu des primaires PS deviendrait le « chef de la majorité ».

En quoi, aujourd’hui, PS et LR diffèrent-ils dès lors qu’il s’agit de politiques économiques et sociales, d’emploi, de la place des services publics, du droit du travail, de l’âge de la retraite, de la mise en concurrence des établissements scolaires et hospitaliers, de l’application des directives et traités de l’UE, de l’adhésion à l’OTAN, du soutien à des traités de transfert du pouvoir au secteur privé comme l’accord UE-Canada, comme le projet UE-USA, comme la négociation de l’accord sur le commerce des services ? En quoi diffèrent-ils dès lors qu’il s’agit de démanteler les avancées du programme du Conseil National de la Résistance ? En quoi diffèrent-ils dès lors qu’il s’agit de mettre fin à un Etat régulateur et re-distributeur ? De Jospin à Hollande, de Chirac à Sarkozy, on a vu la mise en œuvre des mêmes politiques.

Quand ceux qui se prétendent socialistes font la politique du patronat, quand ceux qui se prétendent gaullistes soumettent la France aux diktats de Bruxelles et de Washington, qui prendre encore au sérieux ? Quand l’alternance se réduit à un changement de personnes et de paroles, pour se concrétiser par des politiques identiques, où est le choix ? Il n’y a plus de choix, si ce n’est celui de la colère ou de l’abstention.

Les électeurs du PS ont fait comprendre leur désarroi aux municipales, aux européennes, aux départementales. Mais pas un seul instant, le PS ne s’est remis en question. Il avait déjà refusé de le faire en 2002. Il persiste après chaque scrutin où il encaisse une défaite majeure. Il a toujours raison. Son autisme s’applique à son propre électorat. Par contre, il est tout ouïe pour les attentes des banquiers et des hommes d’affaires.

Alors, si on les juge à leurs œuvres et non à leurs promesses, quelle différence entre un Bartolone ou une Pécresse, en Ile de France, entre un Queyranne ou un Wauquiez en Auvergne-Rhône-Alpes, entre une Delga ou un Reynié en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, etc, etc… ?

Dimanche, je ne m’abstiendrai pas. Je respecte trop cette immense conquête démocratique qu’est le suffrage universel. Je voterai blanc pour manifester mon rejet total d’une caste de gens qui font carrière plutôt que servir, qui sont plus obsédés par occuper le pouvoir selon les vœux du MEDEF qu’à l’exercer selon les convictions proclamées, qui vident le droit de vote de toute influence réelle et poussent les gens qui veulent encore se faire entendre à voter FN.

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Raoul Marc JENNAR

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http://www.jennar.fr/?p=4738

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 20:19

Malgré les interdictions de manifester prises à coup d’arrêtés préfectoraux dans le cadre de l’état d’urgence, de nombreuses mobilisations ont eu lieu ce dimanche 29 novembre un peu partout en France. Des rassemblements et manifestations dans plusieurs villes (Lyon, Lille, Marseille, Bordeaux, Montpellier...), plus de 10 000 citoyen-ne-s participant à la chaîne humaine spectaculaire à Paris, un parterre de chaussures sur la Place de la République : autant de démonstrations du refus des citoyens de laisser la COP21 se tenir à huis clos, bunkérisée et sous la seule pression du lobbying des multinationales sponsors. Autant de démonstrations également de l’attachement citoyen aux libertés démocratiques et parmi elles, celle du droit de manifester.

Mais les médias ont décidé de ne parler que des violences qui ont eu lieu plus tard dans l’après-midi Place de la République, en se gardant bien de retranscrire la réalité des faits. Ils ont mis en avant les quelques dizaines de casseurs étrangers à la manifestation, ignorant les milliers de citoyens pacifiques, dont plusieurs ont essayé de protéger le mémorial aux victimes la fois des éléments violents et des charges policières. Bilan : 341 gardes à vue, pour l’essentiel des personnes, mobilisées ou non pour le climat, ayant commis le seul crime de s’être trouvés Place de la République. Hollande osant même justifier l’interdiction de manifester au nom des dérapages.

La ficelle est grossière et bien connue. Le gouvernement interdit les manifestations, renforce le climat de tension et de peur, organise provocations et répression policière. Vous obtenez quelques images choquantes de violences et résultat, vous justifiez mieux encore la répression et les interdictions de manifestation… L’état d’urgence montre sa seule utilité : non pas celle de lutter contre le terrorisme, mais d’opérer un contrôle social et la criminalisation de l’action militante.

Durant toute la semaine précédant les mobilisations citoyennes de ce dimanche, les dérapages dans le cadre de l’application de la loi de prolongation de l’état d’urgence se sont d’ailleurs accumulés, visant à assimiler le militantisme à du terrorisme. Des militants du droit au logement et de soutien aux migrants arrêtés, le conseiller légal de la Coalition Climat comme 24 autres militants écologistes considérés comme opposants à Notre-Dame des Landes assignés à résidence, un maraîcher perquisitionné comme si des colis piégés se planquaient dans ses carottes bio, les opposants au centre de déchets de GDE évacués... Aussi, de nombreux dérapages ont révélé un climat d’amalgame nauséabond, ciblant de nombreux citoyens du fait de leur croyance musulmane réelle ou supposée.

Pendant ce temps, les chiffres du chômage explosent tandis que le couvre-feu est imposé aux luttes sociales et la Conférence climat a commencé au Bourget laissant peu de suspens quant à son issue. Le texte proposé à la co-signature des Etats ne se base que sur les engagements volontaires d’objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’addition de ces bonnes intentions, comme l’a annoncé l’ONU, nous dirige tout droit vers un réchauffement de 3° voire plus, quand le seuil d’un maximum de 2° de hausse s’avère déjà bien trop élevé. L’accord ne sera pas contraignant, les moyens alloués aux pays les plus vulnérables sont insuffisants et incluent des prêts et aides privées remboursables. La France ne fait pas mieux.

Comme l’action de détournement de 600 panneaux publicitaires réalisée par le collectif “Brandalism” l’a si bien démontré avec ses affiches réalisées par de nombreux artistes, les responsables du réchauffement climatique sont d’abord et avant tout les tenants du système productiviste, multinationales et gouvernements dont la politique sert leurs intérêts.

Pourtant des solutions existent ! Elles nécessitent de repenser radicalement nos modes de développement. Arrêter de produire n’importe quoi, n’importe comment et n’importe où ! Pour cela, il faut cesser de laisser la maîtrise au marché et engager au contraire une planification écologique, avec l’Etat et le contrôle citoyen garants du temps long et de l’intérêt général. Cela nécessite également d’instaurer un protectionnisme solidaire visant à imposer les circuits courts, promouvoir la souveraineté alimentaire et plus globalement économique. Nous estimons également qu’il est autant nécessaire qu’urgent de laisser 80% des carburants fossiles dans le sol, d’engager la transition énergétique via à la fois la prise en compte de la nécessaire sobriété énergétique et le développement des énergies renouvelables. Cette transition énergétique, pour être effective, a grand besoin d’un pôle public de l’énergie sous contrôle citoyen, pour ne pas sombrer dans les fausses solutions telle que le développement du nucléaire.

Ces orientations nationales se déclinent également au niveau régional. Dans l’ensemble des listes dans lesquelles nous sommes engagées, nous défendons le principe de la règle verte, que nous souhaiterions voir constitutionnalisée dans la 6è République. Tout grand projet d’aménagement ou d’investissement régional doit démontrer qu’il ne contribue pas au réchauffement climatique, ne ponctionne pas plus de ressources naturelles que la nature elle-même ne peut renouveler et ne produit pas plus de déchets que ce que la planète peut absorber. Voilà pourquoi nous sommes opposés à nombre de Grands Projets Inutiles et Imposés (GP2I) ! Voilà pourquoi nous souhaitons également engager nos régions dans la démarche zéro déchets, pour la réduction de l’envahissement publicitaire, le retour en régie publique de l’eau, le soutien aux transports en commun publics et notamment aux TER, la défense de l’agriculture paysanne et bio en circuit court contre les fermes usines, la relocalisation industrielle…

Engager les régions dans une planification écologique commence aussi par une rupture incontournable avec les politiques d’austérité. Dans une majorité de régions, notre parti s’est engagé dans des listes faisant converger des démarches citoyennes et le rassemblement des forces d’opposition de gauche. A quelques jours du scrutin, concentrons nos énergies pour mobiliser sans relâche !

Et n’oublions pas l’essentiel, ce scrutin est le dernier rendez-vous électoral avant 2017. C’est donc la dernière occasion dans les urnes de sanctionner autant le gouvernement que le tripartisme FN/LR/PS dans lequel nos institutions de la 5ème République et son système oligarchique veulent nous enfermer !

Alors aux urnes citoyennes et citoyens !

Danielle Simonnet
Co-coordinatrice politique du Parti de Gauc
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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 11:01

La liste ‘Nouveau monde en commun’ amenée par Gérard Onesta rassemble toutes les forces de gauche en Languedoc-Roussillon- Midi-Pyrénées. Ce qui n’est pas le cas de la liste conduite par le parti socialiste qui couve en son sein la présidente du Medef héraultais : Marie-Thérèse Mercier (1). Ce n’est pas à proprement parler une mésalliance pour ce parti, mais cela en est une pour l’électeur socialiste qui considère encore et toujours que son intérêt diffère de celui du patronat.

Cependant il aura échappé à l’électeur socialiste que, chaque fois qu’il vote pour un candidat socialiste, il apporte, qu’il le veuille ou non, son soutien au gouvernement qui interdit les manifs pour faire pression sur la Cop 21 tandis qu’il laisse pisser pour les rassemblements sportifs, les rassemblements qui s’expriment contre les attentats, il apporte son soutien au gouvernement qui défait le code du travail,… En effet, tant qu’est maintenu en place le tissu d’élus socialistes, ceux-ci, à l’Assemblée, votent les projets de lois du gouvernement qui viennent contredire sur le terrain local la politique sociale et économique qu’ils prétendent mener ou favoriser. Il y a, à voter pour le parti socialiste, quelque chose d’incohérent si on est socialiste.

Nous sommes en état d’urgence, en état d’urgence de socialisme, et le parti qui en a fait son appellation devrait être condamné par tous les socialistes pour usurpation d’identité et pour être en possession de faux papiers. Comment peut-on prétendre être socialiste quand on fait tout le contraire d’une politique socialiste ? Comment, ou plutôt pourquoi ? Parce que c’est la marque qui compte aux yeux de la plupart ? Si c’est aussi simple que cela, c’est une pitrerie ! Mais je sais, il y aura toujours des électeurs pour voter pour la contrefaçon et c’est désespérant.

C’est comme le parti républicain. A son propos je vous laisse aller à vos propres considérations que vous saurez trouver. Et si vous les trouvez, alors faites cet effort qui consiste à vous interroger sur le contenu politique du parti socialiste ; c’est du même tonneau.

A vrai dire, à gauche, si vous êtes socialistes, vous n’avez pas le choix : c’est la liste ‘Nouveau monde en commun’ conduite par Onesta. Placez-la par votre vote devant les usurpateurs socialistes conduits par Delga au 1ier tour. Pourquoi ? Parce qu’on peut être devant. Devant !

Pour tout dire, ce qu’ont réussi les solfériniens chez nous, et ailleurs aussi, c’est, en conduisant une politique de droite, d’avoir bordé le FN après lui avoir fait le lit. Voir en PACA, voir dans le Nord, et en de nombreuses autres régions où c’est tendu.

Allez ! Un effort. Nous ne sommes pas parfaits, mais nous sommes socialistes.

Electeur socialiste, si tu trouves de l’intérêt à ce propos, je ne te demande pas grand chose: file le lien à une de tes connaissances, c’est au travers de petits comportements comme celui-ci que les choses changent, que l’avenir peut être différent.

***

  1. http://exergue.over-blog.com/2015/11/camarades-solferiniens-bon-appetit.html
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