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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 06:16

Paru sur PG11

Pourquoi la fédération audoise du PS a-t-elle commandé, en toute confidentialité, un tel sondage ?

Pour « … comprendre et analyser les évolutions de l’électorat du département » explique pudiquement Eric Andrieu, son premier secrétaire. Ce qui est l’aveu de l’état d’esprit plein de désarroi dans lequel sont immergés les pseudos socialistes locaux, du doute qui s’est emparé d’eux.

Soyons clair. La raison du sondage est simple. Hier plein de morgue, le PS a aujourd’hui peur. Peur de l’échéance prochaine que constituent les élections municipales. Election après élection, locale ou nationale, sa base électorale s’effrite et l’avenir s’annonce, pour ce parti en décrépitude, des plus incertains.

Qu’ « ils » aient besoin de comprendre, on le comprend. Comprendre n’est pas pour eux naturel. Qu’ « ils » décident d’un audit montre à quel point leurs méninges sont atrophiées, contrairement à celles de l’électorat qui, lui, a compris qu’il n’avait plus rien à attendre de l’incurie manifeste du PS à qui on doit la situation sociale et économique désastreuse dans laquelle se trouve le département et les audois.

Les barons « socialistes » jugent depuis trop longtemps que le clientélisme tient lieu de politique. Aussi ne se sont-ils pas préoccupés du développement du département et ont laissé progressivement se détricoter le tissu économique. La liste est longue des industries disparues, de Formica en passant par Myris pour en arriver à l’affaire dernière de Lur-Berri ; industries qui n’ont jamais été remplacées. Ils ont ainsi autorisé la destruction d’un savoir-faire qui, n’arrivant plus à s’employer, s’est perdu. Ces dernières années, alors que la crise viticole sévissait, aucun n’a été capable, n’a eu le courage d’un Ferroul pour s’opposer à la disparition de nombreuses exploitations viticoles, à l’anéantissement de près de la moitié du vignoble. Actuellement, ils accompagnent le démantèlement des services publics. Ici disparait un commissariat, là une maternité, ailleurs la poste est transformée en agence, … etc. etc. Pour cause de rentabilité libérale, l’égalité territoriale n’est plus la règle cardinale.

Les barons «socialistes », ayant la mainmise sur tous les postes politiques du département (députation, sénat, conseil général, municipalités), ont pensé qu’ils étaient indéboulonnables, qu’ils pouvaient tout se permettre, surtout se permettre de ne rien faire. Aussi n’ont-ils pas prêté attention, alors que c’était leur devoir, à la situation dans laquelle ils plongeaient les audois. L’Aude, département jadis riche, est devenue, à cause d’eux, un des départements les plus pauvres de France avec un taux de chômage record qui atteint toutes les couches sociales.

Ces derniers mois les barons «socialistes » ont voté la réforme Peillon qui voit pour la première fois une réforme nationale de l’éducation, dans son volet périscolaire, prise financièrement en charge par les communes, lorsque celles-ci le peuvent, ce qui déroge au principe républicain d’une école obligatoire et gratuite offrant à tous une égalité de traitement. Ces jours derniers encore, ils ont voté à l’Assemblée, sans sourciller, le budget de l’Etat qui fait payer, aux plus démunis des français et des audois, la note des cadeaux faits à la finance. Comme ils viennent de voter là, à l’instant, des restrictions sur le budget de la sécurité sociale. Hier, ils ont voté l’Ani, demain ils voteront pour le GMT qui nous liera, pieds et poings, à l’économie libérale comme le fait aujourd’hui l’Europe dont on nous avait appris qu’elle devait être sociale et celle des peuples et qui n’est, avec le concours des « socialistes » celle que des égoïsmes et des capitaux. La liste est longue des déceptions et errements que l’on doit imputer au bilan négatif de ceux qui n’ont de socialistes que l’étiquette.

Pour mesurer l’état de ruine dans lequel se trouve le département, il n’est que de porter le regard. Le centre des villes audoises comme la périphérie puent la paupérisation croissante. Les commerces disparaissent, les bâtiments sont lépreux, la saleté est partout,… . Les populations se font rares en fin de mois dans les commerces alimentaires car il n’est plus rien dans leur porte-monnaie pour acheter le minimum vital ; toutes choses que ne peuvent appréhender les cumulards qui appellent à l’effort sans jamais s’y astreindre personnellement. Les routes principales fleurissent de panneaux, que l’on croyait à jamais disparus, pour signaler les nids de poule en formation, quant aux chemins agricoles ils ne subissent plus l’entretien ce qui les rend de plus en plus impraticables.

Nul besoin d’un sondage pour comprendre que ce marasme subit de plein fouet par les populations ne pouvait conduire qu’à un rejet du parti solférinien qui ne peut invoquer, comme c’est l’usage facile, un prédécesseur à qui reviendrait la faute de la situation économique actuelle. Aussi peut-on dire que le Parti socialiste audois qui décline et justifie au niveau des communes la politique gouvernementale est responsable, comme l’est le gouvernement, de la montée en force du FN dont fait état le sondage.

On conçoit alors, à l’approche d’échéances électorales, sans qu’il soit besoin d’un sondage, pourquoi la fédération socialiste audoise serre les fesses. Le Parti solférinien doute avec raison de son avenir. Sans imagination, incapables, godillots, aux ordres de la rue Solférino, désormais à celui du gouvernement actuel dont on sait qu’il n’est plus socialiste, « ils » ont peur. Les pseudos-socialos crédités de 33% d’intentions de vote contre 35 au FN, auront réussi ce coup majeur et inédit dans l’Aude : faire d’un département historiquement de gauche un département de droite extrême.

Maudits soient-ils ! Qu’ils paient leur forfaiture ! Qu’on s’en débarrasse ! Et avec eux les communistes solfériniens !

http://www.lindependant.fr/2013/10/28/a-35-des-audois-prets-a-voter-fn-aux-prochaines-elections,1805510.php#xtor=RSS-5

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commentaires

Il Rève 28/11/2013 06:59

Les mots sont cruels surtout lorsqu'ils dévoilent une réalité.
Ils sont mortels quand ils n'offrent plus de perspectives. A bon entendeur salut. A bon décideur vertue

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