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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 15:23

Présentée comme championne du monde de kick-boxing, Sarah Soihali est, on y insiste moins, doctorante en droit. Voici, en 3 liens,  matière à faire sa connaissance.

‘Je n’ai pas rompu avec ma colonne vertébrale de gauche, c’est juste que, pendant quatre ans et demi, je n’ai cessé de manifester contre mon propre parti (le PS) et mon propre gouvernement. Contre la loi El Khomri, la loi Macron, la déchéance de nationalité… Donc, je ne me voyais pas avoir manifesté pendant quatre ans, gueulé contre un gouvernement et un parti et continuer à être dans ce parti. À un moment, il faut avoir un peu de cohérence.

Du coup, par cohérence justement, je suis allée vers le mouvement de la France Insoumise et vers les personnes qui étaient des nouveaux insoumis, les mêmes que je retrouvais pendant les manifestations et avec qui j’avais créé des liens. La France Insoumise n’existait pas encore, mais ces personnes étaient déjà à mes côtés.

Quand j’ai su que ce mouvement se créait pendant la présidentielle, j’ai tout de suite dit à l’aile gauche que je représentais dans le Parti socialiste et à Marie-Noëlle Lienemann, que je ne souhaitais pas être sa porte-parole pour les primaires parce que je ne voyais pas l’intérêt de continuer au Parti Socialiste, toujours par cohérence. Elle a accepté et j’ai rejoint la France Insoumise comme ça.’

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http://www.laprovence.com/article/politique/4392248/sarah-soilihi-le-poing-leve.html

http://info.arte.tv/fr/sarah-soilihi-la-boxeuse-qui-defie-le-fn

http://madeinmarseille.net/26513-interview-sarah-soilihi-melenchon/

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 13:37

Les partis - PS et PCF – font leur cuisine politicienne. Cuisine passée de mode, les électeurs n’entendant plus respecter les consignes les invitant à des unions improbables.  D’où la question qui invite à la réflexion dans l’article ci-dessous : ‘L’union de la gauche c’est l’union pour faire quoi et avec qui ?’.

Les élections législatives arrivent à grand pas, avec la possibilité qu’E. Macron obtienne la majorité ou pas au Parlement. Alors cette question : allons-nous donner les pleins pouvoirs au libéral E. Macron ou, sans nous disperser, allons-nous porter à l’Assemblée une force alternative ?

Exergue

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Source : http://la-sociale.viabloga.com/news/l-union-de-la-gauche-c-est-l-union-pour-faire-quoi-et-avec-qui

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Que cachent en réalité les appels à l’union qui viennent du PS, du PCF, ou d’ailleurs.

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Sommaire

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Depuis que la France Insoumise a commencé à s’affirmer comme la principale –et seule- force d’opposition au candidat puis au président Macron, les appels à l’union de la gauche viennent de toute part. Mais que signifient donc ces appels aussi soudains à l’unité ? Le parti socialiste, dans la voix de ceux qui n’avaient de mots assez durs contre Jean Luc Mélenchon, y vont sans retenue. Plus d’amour, tu meurs ! De la part du PCF, idem. Les mêmes qui n’en voulaient pas comme candidat déclarent des sentiments inattendus. Ce n’est plus de l’amour, c’est de la rage. Du coup, le candidat de la France Insoumise ferait par son « intransigeance » la démonstration d’un « sectarisme » coupable. La condamnation de la « France Insoumise », voilà déjà une base d’union entre le PS, le PCF et quelques « éclairés » qui relaient sans retenue ces positions anti-Mélenchon. « L’argument » de ces partisans de l’union semble être très cohérent. Dans une élection, l’union augmente les chances au contraire de la division. Oui mais, l’union sur quoi, et pour quoi ? Derrière tout cela se pose une autre question de fond. Quelle est la pertinence du clivage gauche-droite réactivé en campagne électorale ?

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La Gauche, mais c’est quoi la gauche ?

Au départ, l’appellation de « gauche » venait simplement d’une position géographique au sein de l’hémicycle. Puis un clivage politique s’est imposé entre conservateurs d’une part –la droite- et progressistes de l’autre –la gauche- attachés à une vision du progrès social, de l’amélioration de vie des travailleurs, avec toutes les nuances que cela comporte. Comme nous l’avons expliqué sur le site « la sociale » depuis maintenant plusieurs années, comme nous l’avions à l’époque indiqué à Jean Luc Mélenchon et à Marc Dolez lors de leur rupture avec le parti socialiste, comme nous l’avons dessiné Denis Collin et moi-même dans « l’illusion plurielle, pourquoi la gauche n’est plus la gauche » ( « L’illusion plurielle, Pourquoi la gauche n’est plus la gauche », Denis Collin et Jacques Cotta - éditions Jean Claude Lattès - 2001) , comme j’ai tenté de l’actualiser dans « l’imposteur » (« L’imposteur », Jacques Cotta - éditions Balland - 2014) , le terme de gauche n’a plus aucun sens politique, sinon de brouiller toute compréhension des politiques mises en œuvre. Et comme le dit fort justement Jean Luc Mélenchon aux accusateurs de la « France Insoumise », ce sont les programmes qui comptent. Force est de constater qu’entre celui des gouvernements successifs du parti socialiste ou des gouvernements de l’UMP, les divergences sur le fond n’occupent pas l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette. Les politiques dites de gauche et de droite divergent parfois sur la méthode, le rythme, mais nullement sur le fond. Le capital a toujours été servi au détriment du travail par les uns et par les autres, et c’est dans la continuité que les pouvoirs successifs –dits de gauche ou de droite- ont permis que le capital précisément capte plus de 10% de la valeur créée au détriment des ouvriers, des retraités, des salariés en quelques années.

 

Des appels à l’unité plutôt cocasses, du PS…

Commençons par le parti socialiste, ou certains de ses membres. Les anciens présumés « frondeurs », les Hamonistes, ou encore Gérard Filoche, ont fait du combat anti Mélenchon, au nom de l’unité évidemment, leur spécialité. Cela a commencé durant les présidentielles, Mélenchon étant sommé de se retirer au nom de « l’unité de la gauche » au profit du candidat du PS, Benoît Hamon. Puis cela a continué, Mélenchon étant accusé de la défaite avec 19% des voix alors que Hamon n’en recueillait que 6%. En réalité, que cherchaient donc ces « partisans » de l’unité ? Quel en était la cohérence ?


C’est Jean Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, qui donne la clé, et une fois n’est pas coutume, remet chacun à sa juste place. Il indique ainsi que « Jean Luc Mélenchon qualifie lui-même son programme de révolutionnaire, et ce n’est pas ce qu’il faut pour le pays ». La divergence est donc claire, sans ambiguïté. Elle concerne le programme. Dès lors quelle unité possible entre Cambadélis et la « France Insoumise » ? Aucune, le premier secrétaire du PS plaçant son parti sur une orientation opposée à celle des insoumis. Mais Cambadélis va plus loin. Il veut évidemment un maximum de députés car « les valeurs de justice sociale doivent être défendues ». Cynique, amnésique, ou simplement moqueur ? Il fait mine d’oublier que le nouveau gouvernement sur les questions sociales ne fait qu’emboiter le pas au gouvernement socialiste de Hollande et Valls. D’ailleurs, s’il se veut, pour le symbole, opposé à l’investiture PS pour Manuel Valls dès lors qu’il a celle de la « majorité présidentielle », il est plus embarrassé par le cas de Myriam El Khomri, l’ancienne ministre du travail dont la loi que veut prolonger Macron porte le nom, qui aura à la fois l’investiture PS et celle de la majorité présidentielle. Une passeuse de témoin idéale ! Il exprime d’ailleurs à peine entre les lignes sa position vis à vis du nouveau pouvoir. « Sur les actions régaliennes, nous allons partager son action », dit-il avant de poursuivre « sur le plan économique et social, pas à cette étape ». A la suivante donc. Avant de préciser qu’il ne se situe « ni dans la majorité présidentielle, ni dans son opposition… ».


Les Hamonistes, les frondeurs d’hier, les Filoche et autres qui réclament donc « l’union de la gauche » demeurent dans le parti socialiste. Leur chef demeure Cambadélis, et la ligne que ce dernier dégage est donc celle qu’ils reconnaissent. On voit immédiatement la duplicité, l’absurdité, l’arrivisme contrarié de tous ceux qui font fi du fond pour tenter en fait de ne sauver que leur voiture de fonction.

Gérard Filoche depuis les présidentielles réclame le « front unique », terme qui rappelle une histoire et tradition bien précise. Pour les trotskistes, le front unique a toujours été l’expression d’une double exigence. L’exigence d’unité bien sûr. Mais aussi l’exigence d’indépendance de classe vis à vis de la bourgeoisie, sans quoi l’unité est une arme qui se retourne en son contraire. Le parti socialiste par son programme, sa pratique, et son expérience défend les intérêts de la finance et du capital. Ses objectifs sont opposés aux intérêts des salariés, des ouvriers, des retraités, des jeunes. C’est en cela que l’unité avec le PS n’est envisageable que pour ceux qui aspire à finir aux côtés du pouvoir Macronien nouvellement élu.

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… Et aussi du PCF

Le parti communiste n’est pas en reste. Si le but premier du parti socialiste dans ses appels à Mélenchon est d’enchaîner au clan majoritaire la « France Insoumise », d’annihiler son indépendance, et donc son pouvoir d’élaboration et d’action, le but du parti communiste est plus terre à terre.

 
Le PCF sait pertinemment qu’il a dû en passer par la candidature de Mélenchon aux présidentielles uniquement parce que toute autre l’aurait ramené à son état réel, celui d’une organisation en voie de marginalisation bien avancée, de plus en plus réduite à un appareil centralisé autour de sa direction nationale. En acceptant la candidature de la « France Insoumise », la direction du PCF a cédé à une pression importante de militants. Derrière le succès électoral des présidentielles, le PCF voyait la possibilité de récupérer un certain nombre de sièges dès lors que la confusion « France Insoumise » - PCF pouvait être entretenue. Voilà pourquoi la direction du parti communiste a très mal pris la position de la « France Insoumise » exprimée par Mélenchon, le refus de toute combinaison dont le programme serait évacué de fait.

 
Là encore, amnésie, hypocrisie, ou simplement cynisme ? Les dirigeants du PCF se sont insurgés contre « l’intransigeance et le sectarisme de Mélenchon », ont crié à « la division », ont accusé de préparer « la victoire de la droite », alors que dès janvier 2017 dans la presse, Pierre Laurent donnait la ligne : « il n’y aura pas de candidature unique avec la France Insoumise aux législatives ». ( Rencontre des secrétaires fédéraux du PCF du 4 janvier 2017 et « Humanité » du 11 janvier 2017).

 
Ce que ne supportent ni les uns, ni les autres, c’est bien la référence programmatique qui interdit toutes les combinaisons à géométrie variable. Ils préfèrent l’opportunisme de circonstance, prêts à dire une chose et son contraire sans contestation possible. Ainsi dans l’Eure par exemple. Le même qui réclamait une candidature d’unité avec la « France insoumise » est candidat PCF-PS sans aucune gêne. Nul doute qu’à ce rythme, comme l’indiquait fort justement Jean Luc Mélenchon, dès lors que le programme se trouve relégué au rang des accessoires, les « candidatures d’union de la gauche », dont se font les hérauts membres du PS et du PCF, ont pour destinée naturelle la « Macronie » qui déjà en son sein rassemble LR, PS, et se prépare au soutien de ceux qui n’y sont pas encore officiellement mais qui trouveront prétexte –celui de l’extrême droite par exemple- pour faire le pas.

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Ce que change la France Insoumise

La campagne des présidentielles et des législatives marque une modification sur trois questions fondamentales, exprimée régulièrement par Jean Luc Mélenchon. Trois questions qui précisément sont l’enjeu de cette fumeuse « union de la gauche » qui n’aurait d’autre but que de faire reculer la « France Insoumise ».

  • La question de la gauche d’abord.

Elle n’est plus le point de repère à partir duquel se situer. Le point de départ n’est pas l’étiquette, mais le programme. L’union oui, mais il faut alors rompre avec les attaches qui sont contradictoires avec les intentions affichées. Le repère doit être la cohérence du programme. La démocratie, la république, la sociale, la république sociale… Et l’attitude qui en découle, le respect de la parole donnée, du mandat, du peuple, des militants.

  • La question nationale ensuite.

La tenue des rassemblements de la France Insoumise a permis de se réapproprier les symboles de la république laissés jusque-là dans les mains du Front National. Le drapeau de la révolution française, l’hymne national, qui n’ont rien de contradictoire –contrairement aux accusations lancées par certains gauchistes qui ne comprennent rien à la nation- avec l’Internationale et le poing levé. Le rappel d’une exigence absolue de souveraineté nationale, qui détermine une position claire sur les instances supranationales, l’union européenne par exemple avec la sortie des traités, ou la rupture, en en appelant aux peuples d’Europe dont les intérêts sont liés. La souveraineté qui dicte le refus du Tafta, ou encore la sortie de l’OTAN…

  • La question des clivages enfin.

Le clivage n’est pas celui qui opposerait gauche et droite, clivage purement idéologique dans le meilleur des cas, coupé des réalités matérielles. Celui qui nous occupe concerne le peuple d’une part, l’oligarchie ou les élites d’autre part, le travail d’une part, le capital et la finance d’autre part, qu’on trouve tout autant parmi ceux qui se définissent de droite, comme ceux qui se définissent de gauche.

Il est insupportable aux représentants du PS comme du PCF de voir enfin érigé comme principe premier celui du mandat et par voie de conséquence la possibilité de voir tout représentant être révoqué dès lors qu’il a failli à sa parole et à ses engagements. C’est cela aussi que menaçait ouvertement cette fumeuse « union de la gauche » réclamée indépendamment du programme sur lequel se retrouver. La période électorale va s’achever et viendra alors la réflexion nécessaire sur la forme d’organisation plaçant au centre la démocratie et le programme qui permettra d’affronter les combats futurs. C’est pour préserver l’avenir qu’il est fondamental de demeurer fidèle à ses valeurs à tout moment et en toute circonstance.


Jacques Cotta


Le 23 mai 2017

 

 

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 16:45

‘Il y a des élections législatives et ils (les citoyens) ne sont pas obligés de donner les pleins pouvoirs à M. Macron’.

C’est bien là l’enjeu des élections législatives ne pas donner, pour  cinq longues années, les pleins pouvoirs au Président de la République qui ‘essaye de créer une force dont il espère qu’elle soit en état de nous imposer ses vues, en particulier la destruction du Code du travail, puis ça sera la destruction de l’Ecole avec le nouveau ministre…. qui pense que les écoles doivent se gérer comme des entreprises, que le chef d’établissement doit choisir le personnel et fixer la paye’……. Pour ce qui est du‘ code du travail c’est l’histoire des luttes du mouvement ouvrier, page après page c’est des droits acquis, aucuns n’ont été accordés aux travailleurs…. Ce code est notre protection : la loi plutôt que le contrat… le contrat de travail c’est une autre forme de société’.

Surtout ne pas se démobiliser et voter efficace, sans se compromettre dans des alliances à géométrie variable, en faisant élire les candidats de la France Insoumise qui, tous, s’engagent sur tout le territoire sur le même programme.

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J-L Mélenchon sur RTL : http://www.politiquemedia.com/videos-28767.html

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 09:52

 Source : http://www.atlantico.fr/decryptage/alexis-corbiere-ne-faut-pas-se-laisser-abuser-resultat-elections-presidentielle-alexis-corbieres-3055448.html

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Entretien politique

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Atlantico : Quels sont les premiers enseignements que vous tirez de la composition du nouveau gouvernement ? Finalement, cette recomposition n'est-elle pas pour vous une bonne nouvelle, permettant de clarifier une ambiguïté que vous dénoncez depuis plusieurs années à gauche de l'échiquier politique ?

Alexis Corbière : D’abord, ce n'est pas une bonne nouvelle pour la France. Il s'agit très clairement d'un gouvernement d'aspiration libérale qui se met à l'œuvre avec à sa tête M. Edouard Philippe un homme connu pour ses convictions d'homme de droite, il y a également un libéral économique assumé, en la personne de M. Bruno Le Maire qui prend la tête de Bercy, et un sarkozyste avec M. Darmanin aux Comptes publics… La voie économique que ce gouvernement va prendre est donc claire, nette et ne souffre d'aucune ambigüité.

Pour notre population il n'y a rien de bon à attendre de la part de cette équipe sur le terrain social. Les mêmes politiques vont être continuées et même aggravées.

Cela doit donc attirer l'attention de tout le monde sur l'importance des élections législatives qui viennent. Elles doivent être une façon démocratique de stopper cette équipe et leurs projets. Je suis convaincu qu’ils n’ont pas une majorité politique pour agir.

Nous avons assisté à un second tour de rejet de Madame Le Pen, mais certainement pas d'adhésion au programme de Monsieur Macron. Et pourtant, c'est ce gouvernement de choc sur le terrain social et économique qui se met au travail, qui va assurément aggraver des inégalités, alors que les Français veulent les résoudre. D’ici le mois de juin, il va sans doute dissimuler ses attaques, mais aucune confiance naïve ne doit lui être accordée.

Donc les élections législatives qui viennent peuvent être l'occasion de porter une majorité sur une autre orientation à l’Assemblée Nationale. Et donc par conséquent, un autre gouvernement en sortirait. C'est ce que nous proposons avec Jean-Luc Mélenchon et tous les candidats de La France Insoumise. Un vieux monde politique s'est effondré le 23 avril, en raison des choix économiques qu’il avait porté ces dix dernières années et en même temps un nouveau monde émerge dont La France Insoumise.

Il est frappant d’observer que l’on retrouve beaucoup du personnel du vieux monde dans ce gouvernement placé aux postes essentiels et même les visages nouveaux sont en réalité porteurs des orientations passées, à l’exception notable de Nicolas Hulot. Mais je prends les paris qu’il ne durera pas dans ce gouvernement, ou alors au prix de renoncement, ce qui serait bien triste.

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La France Insoumise n'est pas parvenue à obtenir des accords nationaux avec les autres mouvements de gauche. S'agit-il d'une volonté de votre part ?

Non. Nous avons cherché, sincèrement avec le PCF, à trouver un accord. Il y a eu plus de 6 réunions pendant plusieurs mois, beaucoup d’heures de discussions et d'échanges. Mais la direction actuelle du PCF n’a pas compris ce qu'était La France Insoumise qui n'a rien à voir avec ce qui a pu exister précédemment.

Sept millions de personnes se sont retrouvées sur la candidature de Jean-Luc Mélenchon, sur son programme. Nous avons remobilisé des gens qui s'abstenaient (c'est l'une de nos fiertés), nous avons fait reculer l'abstention dans beaucoup de quartiers populaires de certaines villes, nous arrivons en tête dans la jeunesse, chez les chômeurs…tout cela est à mettre à notre actif. Ce mouvement, notre responsabilité, c'est d'en maintenir toute la cohérence et toute la dynamique en permettant qu'il reste rassemblé.

Je crois qu'il est normal que les candidats que nous présentons soient en continuité avec la campagne de Jean-Luc Mélenchon. Les gens n'ont pas voté pour un homme, Jean-Luc Mélenchon, mais bien pour un programme de 357 propositions qui se nomme "L'avenir en commun".

Certains ont considéré que malgré le fait qu'ils étaient restés à l’écart de la campagne de La France Insoumise et de la logique de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, ils devaient avoir une représentation très importante des candidats que nous allions soutenir aux législatives. Nous avons cherché à trouver les conditions d'un accord mais la gourmandise obstinée de certains a empêché que cet accord puisse aboutir. Dommage. Je le regrette.

Mais, nous sommes des gens responsables et nous restons rassembleurs, nous soutiendrons les députés communistes sortants qui ont parrainé la candidature de Jean-Luc Mélenchon et nous ne présenterons pas de candidats contre eux. Qui fait mieux ? De manière plus générale, nous soutenons beaucoup de candidats anciennement EELV, militants associatifs, des personnalités comme François Ruffin, Juan Branco, etc… Nous avons tendu la main à d’autres, mais certains ont fait d'autres choix. C'est regrettable mais la dynamique de la FI reste claire et forte sur le terrain. Que tous ceux qui ont voté Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle soient rassurés, il y aura dans la totalité des circonscriptions des candidats et des candidates qui porteront le programme de Jean-Luc Mélenchon. Ils pourront donc renouveler leur vote.

Du côté du Parti socialiste, je crois que la tambouille épicée des cuisines de Solférino continue de faire sentir ses odeurs peu engageantes. En juin, on ne sait plus vraiment sur quel programme le PS se présente. Il varie selon les circonscriptions. C'est assez incohérent. J'ai entendu M. Hamon sur France 2 taper très rudement sur le Parti socialiste, à tel point que l'on s'interroge s'il appelle à voter ou pas pour les candidats du PS. Tout cela est assez confus. Et à l'inverse il y a beaucoup d'endroits ou des candidats socialistes annoncent clairement qu'ils soutiennent d'ores et déjà le gouvernement d'Emmanuel Macron. Puis d'autres n'osent pas le dire mais le pensent très fort. Tout cela fait partie de cette décomposition du vieux monde politique et de ses appareils, c’est assez dangereux, et nous y répondons par l'émergence d'un nouveau mouvement avec La France Insoumise.

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Faites-vous le pari d'un effondrement du Parti communiste et du PS, qui vous permettrait de devenir la première force d'opposition, de gauche, à une majorité qui se profile ?

Votre question est mal posée. Je ne mets pas le PCF et le PS sur le même plan. En politique, il n'y a jamais rien de mécanique qui se produit sans forces agissantes et il faut créer des dynamiques. Moi, j'invite au rassemblement à ceux qui sont d'accord avec notre programme. Tout le monde est le bienvenu quel que soit ses engagements passés. Je verrai d’ailleurs d'un œil intéressant qu'il y ait des ruptures au sein du PS pour que des gens nous rejoignent pour qu'ensemble nous travaillions à quelque chose de nouveau.

Je pense notamment à M. Montebourg.

La difficulté que nous avons, c'est que bien souvent, après le premier tour de la présidentielle, des gens du Parti socialiste auraient souhaité être soutenu par La France Insoumise mais ne voulaient pas rompre avec le PS pour autant. Ce qui rendait les choses plutôt incompréhensibles et irréalisables. Je laisse chacun pour l’instant face à ses contradictions et nous avançons. Et nous verrons quelle sera la physionomie de ce nouveau monde qui émergera en juin. Nous travaillerons avec tous ceux qui partageront nos objectifs essentiels qui sont de mettre la question sociale, la question démocratique et la question écologique au cœur de la vie politique.

Notre peuple veut des réponses précises à ses problèmes et non des carabistouilles de partis qui parlent abstraitement « d’unité » mais ont souvent pour seul objectif de maintenir des gens à leurs postes coûte que coûte. Ce que nous recherchons, c'est d'abord et avant tout l'application de notre programme « L’avenir en commun » et non repeindre des anciens pro-Hollande en insoumis de circonstances, qui changeront d’opinion demain.

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Le nouveau Président a pu confirmer sa volonté de réformer le droit du travail par ordonnances, et en fait une priorité. Par quels moyens comptez-vous vous opposer à cette volonté du chef de l'Etat ?

Si nous sommes le 18 juin majoritaires à l'Assemblée Nationale l'affaire est entendue, nous dirigerons le pays et rien de tout cela n’aura lieu. Mais dans votre question, il y a deux aspects : le fond et la forme.

Sur le fond, je dis danger ! Le nouveau gouvernement veut réformer le Code du travail pour aller dans le sens d'une loi "El Khomri +++" (c’est-à-dire approfondir l'inversion de la hiérarchie des normes, faciliter les licenciements, précariser les gens…) et en quelque sorte « ubériser » les conditions de travail de millions de femmes et d'hommes. Je ne suis pas d'accord et je pense que nous sommes très majoritaires à ne pas l'être.

Sur la forme, je m'élève contre l'utilisation annoncée de la procédure d'ordonnance qui consiste à ce que le Parlement abdique sa responsabilité et ne délibère pas de ce qui doit être modifié du Code du travail. Il s'agit de s'en remettre à la décision du président qui lui seul arbitrera ce qui doit être fait et il sera demandé, in fine, par un vote de valider ou non sa seule décision.

Je trouve cette méthode autoritaire, contournant la représentation nationale et le rôle des parlementaires. Je trouverais d'ailleurs assez indigne de la part de parlementaires prochainement élus de voter cette procédure. Moi, je suis attaché à la souveraineté du peuple, impossible dans le cadre de la Ve République et c’est pourquoi je défends le passage en VIe République, où des droits nouveaux, comme celui de pouvoir révoquer les élus, la prise en compte du vote blanc, etc. devrait exister.

Je n'oublie pas qu'au premier tour M. Macron n'a obtenu seulement 18% des électeurs inscrits, que beaucoup d'études montrent que 41% des gens qui ont voté pour lui au premier tour ne l'ont pas fait par adhésion à son projet. Au second tour, c'est un vote de rejet de Mme. Le Pen qui le porte au pouvoir et 66% de ceux qui ont voté Macron au second tour ne l'ont, encore une fois, toujours pas fait par adhésion. Donc, nul part il n'a été démontré que les Français souhaitent cette casse du Code du travail par ordonnance.

C'est une question sensible qui nous concerne tous. Quel que soit notre activité, nous sommes tous protégés par le Code du travail. Et qu'il soit volumineux est dû à la jurisprudence qui précise les choses pour que chacun soit bien protégé, car les métiers ont évolués.

Je ne suis donc pas pour utiliser les ordonnances, je suis républicain dans la société et jusque dans l'entreprise où je pense que la loi doit toujours défendre la justice, la sécurité et l'égalité.

Donc, tant sur le fond que sur la forme, il y a un danger. Mais par le bulletin de vote du mois de juin nous pouvons régler démocratiquement et rapidement cette affaire en donnant une majorité à ceux qui disent non à cela, et disent oui à un projet humaniste et écologiste. C'est le cas de La France Insoumise.

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Selon un sondage IFOP pour Atlantico, 46% des Français se considèrent comme des victimes de la mondialisation alors que seuls 21% d'entre eux se considèrent en être les gagnants. Alors que ce thème est largement défendu par le France insoumise, et qu'Emmanuel Macron est régulièrement présenté comme le candidat des gagnants, comment expliquer vous le résultat du suffrage ?

A nouveau, c'est la Ve république pourrissante qui permet cela. C'est un scrutin qui déforme l’expression du peuple. Au premier tour, porté par des médias qui le présentaient comme la quintessence de la modernité, comme le seul barrage contre le FN, et paré de toutes les vertus, M. Macron est arrrivé en tête. Mais de peu de points finalement. Tout cela c'est joué à 600 000 voix sur un corps électoral de 47 millions de personnes. Cette cinquième république attribut ensuite énormément de pouvoirs au vainqueur qui devient pour cinq années une sorte de monarque élu. C’est infantilisant. On a vu d'ailleurs que cette déformation était patente dans l'ancienne représentation nationale. J'ai été frappé de voir que le 23 avril, quand on additionne le PS et Les Républicains on obtient seulement moins de 20% du corps électoral alors que jusque-là ils détenaient 85% de la représentation nationale.

Sur la mondialisation de toute façon, je crois que tout le monde est favorable à des échanges entre les êtres humains du monde entier. Depuis que le monde est monde, les êtres humains et les peuples échangent entre eux. Mais quand on parle aujourd'hui de mondialisation, on parle de Traités de libre-échange qui souvent favorisent les économies dominantes et pillent et exploitent les autres. C'est ce déséquilibre dans les relations qui est insupportable. Beaucoup de concitoyens ont compris que c'est un modèle dangereux pour la planète et pour les êtres humains, qui ne vise qu'à se généraliser.

Je crois qu'il y a une majorité contre cela et il ne faut pas se laisser abuser par le résultat des élections présidentielles.

Je continu à penser que nous avons un président faible sur le plan de sa base sociale, mais hélas devenu fort institutionnellement. Nous vivons dans une démocratie de faible intensité.

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Marine Le Pen a reconnu avoir fait un mauvais débat d'entre deux tours, et le FN pourrait enregistrer une érosion de son électorat en vue des législatives. Que dites-vous à cet électorat qui a voté Marine Le Pen au second tour de la Présidentielle ?

Que le FN a démontré clairement qu'il est un très mauvais opposant face à des libéraux comme M. Macron. C'est le meilleur service que l'on pouvait rendre à Emmanuel Macron que de l'opposer au Front national et à Marine Le Pen. Le vrai adversaire efficace face au projet de M. Macron, c'est Jean-Luc Mélenchon et La France Insoumise.

On en a eu la démonstration entre les deux tours, M. Macron ne pouvait gagner que contre Marine le Pen. Premièrement, parce que c'est un programme xénophobe et que ce pays n'est pas xénophobe et ne souhaite pas montrer du doigt nos concitoyens - notamment de confession musulmanes - comme responsable du chômage, de la pauvreté ou même de l'insécurité. Il y en a assez de ces simplifications.

On voit aussi qu'elle parle fort mal le discours prétendument social et anti-libéral. Elle vient d'une famille politique d'extrême droite ou l'on se fiche comme d'une guigne des droits des salariés dans une entreprise. C'est d'ailleurs bien ce qui avait de marquant, face à Emmanuel Macron, elle n'avait rien à lui dire puisqu'elle n'a jamais proposé des droits nouveaux pour nos concitoyens tant dans la cité que dans l'entreprise. Alors que nos concitoyens ont soif de justice d'égalité et c'est ça qui peut être majoritaire. Donc le bulletin de vote efficace contre M. Macron, c'est Jean-Luc Mélenchon et ses 560 candidats de La France Insoumise.

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 07:31

… de fait, il n’y a plus d’espace politique entre la France insoumise et le gouvernement et nous sommes la force alternative avec un programme alternatif.

Le Président de la République est le premier de l’histoire de France qui  a, dans une législative, 3 candidats par circonscription : le candidat PS, le candidat LR, le candidat En Marche !

….

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https://www.youtube.com/watch?v=vOxz6gZzy38

 

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 17:15

Commençons par ça : qu’il y ait, ici et là, des femmes et hommes politiques qui faillent nous pouvons le concevoir, que certains parmi les autres en soient arrivés à cette extrémité qu’il convient urgemment de devoir moraliser la vie publique au point d’être d’en l’obligation de faire une loi pour remettre de l’ordre est profondément choquant. Cela témoigne de la gravité du mal, aussi et enfin d’une prise de conscience de l’état de déliquescence morale d’un personnel politique qui devrait être, à tous points de vue, au dessus de tout soupçon, comme cela témoigne de la fin de cécité volontaire de la part d’individus qui, pour loin d’être des imbéciles, se comportaient pourtant jusqu’ici comme des complices.

Ce n’est pourtant pas faute d’être avertis. Le ‘Tous pourris’, utilisée par les citoyens, aurait dû mobiliser depuis longtemps nos chers représentants. Mais non ! Ils ont préféré faire les autruches par souci de ce qu’ils savent dénoncer lorsque ça les arrange : le corporatisme. Il faut vraiment que le système soit gangréné pour que certains d’entre eux décident de porter remède à cette situation.

La première chose à réfléchir, au regard du temps que ça a pris pour que nos représentants se réveillent et se mettent en mouvement sur un sujet qui les concerne, c’est de ne pas leur laisser l’initiative de leur mise en demeure, sinon ce serait comme imaginer de demander à des escrocs de se passer les menottes. C’est donc au peuple que doit être confié ce travail essentiel de lessivage. Aussi la promulgation d’une loi portant révocation des élus par les citoyens - comme cela existe dans d’autres pays, dans certains états des Etats-Unis - doit être votée. S’il ne devait pas en être ainsi il faudra bien considérer que la loi de moralisation de la vie publique est de la poudre de perlimpinpin, que la ‘caste’ entend perdurer dans ses comportements et se contente d’amuser la galerie.

Que va contenir cette loi de moralisation politique ? Nul ne le sait.

Alors ! Puisque le Président de la République s’est engagé dans son discours d’investiture à veiller ‘à ce que notre pays connaisse un regain de vitalité démocratique, les citoyens auront voix au chapitre, ils seront écoutés’ et qu’il ajoute : ‘Dans ce combat, j’aurais besoin de chacun’, faisons lui quelques propositions :

  • Ne laissons pas légiférer les élus sur la loi de moralisation politique, en raison du conflit d’intérêt. Que soit organisée une consultation populaire.
  • Que tout élu convaincu devant les tribunaux (et non devant ses pairs) d’avoir failli sciemment soit puni plus sévèrement que tout autre citoyen : inéligibilité à vie, peines plus lourdes (emprisonnement,…) à la raison qu’il sait qu’il doit être exemplaire.
  • Que la procédure engagée contre les élus confondus ne traine pas des années durant (flagrant délit) pour finir par se perdre au désert.
  • Que nul ne puisse s’abriter derrière la ‘légalité’ au détriment de l’aspect moral (népotisme,….).
  • Que le lobbying qui pervertit la démocratie soit interdit.
  • Que les aller-retour public- privé soient très fortement encadrés.
  • Que par l’artifice le vote du peuple ne soit pas défait (TCE 2005- forfaiture en Congrès)
  • Que les bulletins blancs et nuls soient pris en compte, … que nul ne puisse être élu sans avoir recueilli un pourcentage conséquent (à déterminer) de suffrages.
  • Révocation des élus sur initiative populaire.
  • ….
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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 08:16

Le gouvernement Macron-Philippe est un gouvernement de combat. Il ne s’apprête pas à faire dans la dentelle. E. Macron candidat, puis Président, a maintes fois averti : j’appliquerai ma feuille de route.

A tous les postes sont nommées des personnes déterminées pour faire triompher la politique libérale, rompues aux négociations - si elles se tiennent - pour ne céder en rien. Pour prendre la mesure de cette affirmation, lisez les 2 articles ci-dessous :

  • Muriel Pénicaud : le patronat s'invite au ministère du Travail

  • Un ancien cadre du Medef nommé directeur de cabinet du ministère du Travail

Que reste-il, à cet instant, aux citoyens pour faire barrage au tsunami - vague qui détruit tout sur son passage – qui va faire exploser le code du travail dans l’intérêt du patronat au détriment des ouvriers, employés,… : le rempart que constitue le bulletin de vote en faveur des candidats de la France insoumise qui, seuls, ne cèderont pas sur le sujet.

Exergue

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Muriel Pénicaud : le patronat s'invite au ministère du Travail

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Source : https://www.politis.fr/articles/2017/05/muriel-penicaud-le-patronat-sinvite-au-ministere-du-travail-36976/

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L’ancienne DRH du groupe Danone et de Dassault Systèmes est nommée à un poste qui sera particulièrement exposé, avec les discussions autour de la loi travail 2 attendues dès cet été.

Muriel Pénicaud, 62 ans, a navigué toute sa carrière entre les plus hautes fonctions de l’État et les entreprises du CAC 40. D’abord conseillère de Martine Aubry au ministère du Travail, de 1991 à 1993, elle figure depuis 2008 parmi les membres représentant le ministère du Travail au Haut Conseil du dialogue social.

Après avoir exercé des fonctions dirigeantes à Danone dans les années 1990, elle rejoint Dassault systèmes en 2002, comme directrice générale adjointe en charge des ressources humaines. Elle ne quitte pas pour autant l’action publique, puisque Gérard Larcher, ministre délégué au Travail du gouvernement De Villepin, la nomme en 2006 présidente de l'école des inspecteurs et contrôleurs du travail. Pour la première fois, une représentante du patronat dirige l’institution, ce qui émousse à l'époque les syndicats d’inspecteurs, qui y voient une nouvelle tentative de « recadrer » le métier d’inspecteur.

Mise en place du « lean management » chez Danone

En 2008, elle retourne au groupe Danone, comme DRH. « C’était quelqu’un de pragmatique, plutôt à l’écoute. Nous avions un dialogue facile avec elle », raconte Michel Coudougnes, coordonnateur pour Danone de la SNIAA CFE-CGC, le syndicat des cadres. Le discours est moins élogieux du côté des salariés de production : « C’est avec elle qu’a vraiment commencé le déploiement du “lean management” [la chasse aux temps morts] qui vise à accroître les marges au détriment de l’emploi et des conditions de travail », juge Diane Grandchamp, qui suit le dossier Danone pour la CGT.

En 2013, malgré un bénéfice net de 1,8 milliard d'euros l’année précédente, Danone supprime 900 postes à l’échelle européenne, dont 236 en France dans le cadre d’un plan de départ volontaire. Le plan vise en particulier les cadres, à l’image de ce qui se pratique dans d’autres groupes cotés en bourse, il faut « aplatir » la chaîne de management. A contrario, le contrôle s'accroît sur les chaînes de production. « Cela a eu des conséquences désastreuses sur les conditions de travail », estime Diane Grandchamp.

Danone met en avant des pratiques managériales « novatrices » et Muriel Pénicaud s’engage sur le credo de la « responsabilité sociale des entreprises ». « En pratique, ils font en sorte que les salariés intègrent les stratégies patronales », réfute Diane Grandchamp.

Et là encore, Muriel Penicaud conjugue ses activités dans le privé avec des piges dans l’administration. Elle participe à la rédaction d’un rapport sur la prévention des risques psychosociaux pour le gouvernement Fillon.

Négociatrice issue du monde patronal

Sa carrière de DRH l'a donc aguerri dans l’art de la négociation. Elle en aura besoin pour conduire la réforme du Code du travail promise, par ordonnances, dès cet été. Toutes les centrales syndicales ont adressé ses derniers jours au nouveau président Emmanuel Macron un avertissement sur la méthode, appelant au respect du « dialogue social ». La nouvelle ministre est donc attendue de pied ferme sur ce point.

Mais sa nomination a surtout rassuré le patronat, dont elle est issue. En parallèle de ses fonctions au directoire de Danone et Thales, elle a en effet siégé au conseil d’administration d’Orange, de la SNCF ou encore d'Aéroport de Paris. Elle a pris en 2015 la direction de Business France, une agence publique de promotion des entreprises françaises à l’étranger. Un poste qui l’expose auprès du monde politique et, en particulier, du ministre de l’Économie de l’époque, Emmanuel Macron, qu'elle avait rencontré à son départ de Danone alors qu'il était secrétaire général adjoint à l'Elysée.

« Son ouverture d’esprit est reconnue et [s]a compétence fait autorité », a applaudi mercredi le Club des entrepreneurs, qui défend les indépendants. Cette nomination « est une excellente nouvelle pour le dialogue social ! Bravo et tous mes vœux de réussite ! », a également salué Laurence Parisot, ex-patronne du Medef, sur Twitter.

La CGT Travail et emploi, qui fédère les personnels du ministère du Travail, s’indigne en revanche de cette nomination : « Sous couvert de faire appel à des personnalités de la “société civile”, Macron offre sur un plateau le ministère du Travail aux milieux patronaux, qui vont pouvoir directement rédiger la loi travail 2 et les ordonnances de casse du Code du travail », écrit le syndicat dans un communiqué.

Le décor est planté.

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Un ancien cadre du Medef nommé directeur de cabinet du ministère du Travail

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Source : https://www.politis.fr/articles/2017/05/un-ancien-cadre-du-medef-nomme-chef-de-cabinet-du-ministere-du-travail-36983/

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Antoine Foucher a mené des négociations majeures pour l'organisation patronale, qu'il a quittée l'an dernier en raison d'une divergence de vues.

C’est un symbole fort, qui confirme la nette pénétration du milieu patronal au ministère du Travail. Antoine Foucher, ancien directeur des relations sociales du Medef, vient d’être nommé directeur de cabinet de Muriel Pénicaud, rue de Grenelle.

Comme la plupart des ministres et des chevilles ouvrières du gouvernement Macron, sa carrière se partage entre la haute fonction publique et la direction des grandes entreprises. Administrateur à la commission des Affaires sociales du Sénat, collaborateur de Xavier Bertrand au ministère du Travail à l’époque Sarkozy, il entre en juin 2012 au Medef.

Le diplômé de Science Po Paris grimpe les échelons pour prendre une place centrale dans le pôle social de l’organisation patronale. Il négocie sur les dossiers brûlants durant le mandat Hollande, comme la prise en compte de la pénibilité, la modernisation du dialogue social ou encore l’assurance chômage. Comme la ministre Muriel Pénicaud, ancienne DRH de Danone, il fait donc figure de spécialiste du « dialogue social », avec les deux pieds dans le monde patronal.

Denis Gravouil, négociateur pour la CGT sur l’assurance chômage, le décrit comme un négociateur ouvert au dialogue, « mais même s’il appartenait au Medef dit “social“, sa nomination à ce poste est un signe de plus de l’ancrage bien à droite du nouveau gouvernement ».

Départ du Medef avec le « regain des antisociaux »

Antoine Foucher quitte le Medef quatre jours après l’échec des négociations sur l’assurance chômage, en juin, en désaccord avec la ligne libérale qui se durcit à la tête du syndicat patronal. Le Medef avait en effet joué le blocage dans les négociations paritaires, en affichant des propositions considérées comme provocatrices par les syndicats de salariés. Antoine Foucher défendait, lui, une ligne plus « réformiste », dans un contexte de « regain des antisociaux », selon l’expression d’un baron du Medef cité par Liaisons sociales magazine. Son départ aurait en réalité été demandé par ce pôle dérégulationniste, animé par les fédérations d’assureurs, de banquiers, des BTP ou encore du commerce, écrivait Le Monde en août.

Au diapason du nouveau gouvernement Macron, qui se caractérise par un effondrement des frontières entre la haute fonction publique, la sphère politique et les intérêts privés, Antoine Foucher rejoint en septembre Schneider Electric France. « C’est assez naturel pour moi aujourd’hui d’aller travailler pour une entreprise après dix ans au sein d’institutions comme le Sénat, un cabinet ministériel et, donc, le Medef », déclarait-il à Liaisons sociales magazine au moment de son départ du syndicat de patrons.

Il a intégré en janvier le Conseil d’orientation pour l’emploi, instance d’expertise rattachée à Matignon. Lors de son audition à l’Assemblée nationale, en janvier 2016, il livrait également une vision du paritarisme (cogestion des organismes sociaux par les syndicats et les organisations patronales) très proche de celle défendue par Emmanuel Macron, qui souhaite accroître le rôle de l'Etat. Il se disait également d'accord avec la méthode des ordonnances pour plafonner les dommages et intérêts aux prud'hommes et saluait le principe des transactions pénales en droit du travail.

 

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 14:41

Qui mieux que cette socialiste, dont nul ne doute du brevet, peut dire l’état de déliquescence dans lequel est le PS ?

Considérant, et en faisant la démonstration convaincante, que le gouvernement Macron est de droite, M.N Lienemann réfute ceux qui prétendent être socialistes en se réclamant de la majorité présidentielle.  Elle dénonce ceux des siens qui bénéficient du soutien implicite d’En Marche et ne les soutiendra pas. Elle plaide pour « parler » avec J-L Mélenchon le leader du mouvement La France insoumise.  

Bref, un entretien sans ambigüité à ne pas manquer : http://www.lci.fr/replay/l-invitee-de-24h-en-questions-du-19-mai-2017-marie-noelle-lienemann-senatrice-ps-de-paris-2052610.html

 

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 12:37

Source : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article154515

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STOP A LA CONFUSION - POUR UN VOTE SANS AMBIGUÏTÉ AUX LÉGISLATIVES

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"Alors que la confusion des valeurs s’établit au sommet de l’Etat, les communistes rassemblés dans la France insoumise sont inquiets de la multiplication d’accords aux législatives qui en rajoutent sur le brouillage politique actuel.

Le PS, EELV et le PCF successivement dans trois départements, le Jura les Yvelines et la Marne et de façon plus éparpillée dans des circonscriptions diverses en France ont conclu des alliances sans clarté.

Ces alliances du type « union de la gauche » ont été condamnées par les électeurs de gauche justement, dès lors qu’ils et elles se sont rendu compte du ralliement de Hollande et de ses gouvernements aux politiques libérales menées par la droite.

Ces alliances ne donnent pas non plus de sécurité aux électeurs sur l’attitude à venir de ces candidats puisque nombre de députés socialistes sont déjà passé dans le camp du président et d’autres sont prêts à le rejoindre sitôt élus.

Le vote des citoyens et des citoyennes ne peut être confisqué par les politiciens qui s’entendent entre eux pour faire toujours la même politique.

Le seul vote non récupérable est celui en faveur de toutes les candidates et de tous les candidats soutenus par la France insoumise.

Si les 7 000 000 d’électrices et d’électeurs qui ont soutenu le programme « l’avenir en commun » confirment leur vote aux législatives et invitent celles et ceux qui se sentent floués ou abandonnés par les partis pour lesquels ils ou elles ont voté à faire de même, alors une nouvelle majorité est possible.

La seule majorité qui respectera votre vote et ne fera aucun compromis avec le président libéral.

Nous appelons au rassemblement le plus large autour de ce vote sans ambiguïté aux élections législatives en faveur des candidates et des candidats soutenus par La France insoumise."

Espace politique les communistes insoumis : Christian Audoin, Bernard Bandelier, Francis Parny, David Pellicer, Françoise Quainquard.

 

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 10:33

On est citoyen de droit, citoyen informé c’est autre chose.

On a le droit d’en avoir ras la casquette, de rester à la maison, mais alors qu’on ne vienne pas se plaindre lorsque le malheur est derrière la porte qu’on a laissé s’ouvrir.

Il y a eu le 1er tour, puis le second, maintenant c’est le 3ème, celui des législatives. Il y aura probablement le 4ème social.

Plus on passe les tours, plus ça va mal, plus c’est difficile. A bon entendeur salut !

Exergue

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Source : http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/hausse-de-la-csg-les-petites-193281

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Hausse de la CSG : les petites retraites taxées pour remplir les poches des grands patrons

par PRCF (son site)

 
jeudi 18 mai 2017

A peine élu, l’une des premières mesures de Macron va être d’augmenter les impôts des travailleurs. Avec une hausse de 1,7 point de la CSG, cet impôt qui frappe les salariés. Le but de cette hausse d’impôts ? permettre des baisses de cotisations sociales à hauteur 20 milliards d’euros. En pratique cela revient à nouveau à baisser les salaires pour remplir les coffres des actionnaires. Et satisfaire ainsi les ordres de la Commission Européenne « d’augmenter la compétitivité en baissant le cout du travail », ce qui signifie baisser les salaires pour faire gonfler le taux de profit.

http://img.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L620xH362/macron-csgpn37df-549d8.png

Cette hausse de la CSG va attaquer principalement les retraités, les indépendants et les fonctionnaires. En effet, pour camoufler cette mesure brutale d’euro austérité, le programme ni de gauche ni de gauche de En Marche consiste à supprimer les cotisations assurance maladie et assurance chômage (3,15% du salaire brut). Rendant invisible (dans un premier temps, la supercherie est démasquée plus bas) la hausse d’impôt pour de nombreux travailleurs. Sauf que retraités, indépendants et fonctionnaires ne versent pas ces cotisations. Et eux auront une hausse nette de 1,7 point de leurs impôts.

Rappelons que la CSG a été imposée par l’art 49.3 par le gouvernement Rocard, un gouvernement soutenu par l’actuel premier ministre de Macron et dont le président Macron ne rechigne pas à se réclamer.

Retraités ce que Macron va vous prendre pour enrichir les riches

L’augmentation de la CSG de Macron c’est faire les poches des retraités. Et les communistes du PRCF ont fait le calcul :

Si votre retraite est de

  • 1200 € mensuel, alors vous allez payer 245€ de CSG en plus par an
  • 1500 € mensuel, alors vous allez payer 306€ de CSG en plus par an
  • 1700 € mensuel, alors vous allez payer 346€ de CSG en plus par an
  • 2000 € mensuel, alors vous allez payer 408 € de CSG en plus par an

Comme si avec une retraite de 1200 € on était riche. Un véritable scandale, que chacun peut stopper par la mobilisation sociale la plus forte et la plus rapide possible, mais également dans les urnes aux législatives en barrant la route à Macron et ses alliés des LR/PS/EELV et son seul argument électoral, le vote FN.

Mise en danger de la sécurité sociale et de l’assurance chômage

https://i0.wp.com/www.initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2017/01/macron-s%C3%A9cu.png?resize=300%2C175La supercherie c’est aussi que cette hausse d’impôt vise également à casser la sécurité sociale et l’assurance chômage. Car il s’agit de faire passer le financement de la sécurité sociale et de l’assurance chômage vers d’impôts alors qu’aujourd’hui ce financement est assuré par les salaires versés par le patronat, une cotisation exclusivement dédiées au financement de la sécu et de l’assurance chômage. Une façon donc d’assécher les ressources de la sécu, de diminuer les salaires, de différer et permettre demain avec la fusion de l’impôts sur le revenu et de la CSG prévu dans le cadre de la retenue à la source de l’impôts de faire supporter exclusivement aux salaries le financement de la sécu.

Avec Macron, attention, c’est le même programme que Hollande Fillon, celui des LR et du PS, qui n’est que la transcription des ordres données par le MEDEF et imposés par l’Union Européenne. Baisser les salaires, casser la sécu pour enrichir les actionnaires, les banquiers, les spéculateurs, c’est à dire cette petite classe capitaliste qui se partage des milliards de milliards tandis que retraités, jeunes, familles s’enfoncent dans la précarité et la misère.

source : http://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/hausse-de-csg-petites-retraites-taxees-remplir-poches-grands-patrons/

Aux origines de la CSG par la CGT

Aux origines de la CSG

Les Etats-Généraux de la Sécurité Sociale sont convoqués en 1987 pour envisager, notamment, » le recours à l’impôt pour financer certaines prestations « .Le financement de la Sécurité Sociale par l’impôt poursuit deux objectifs :

– réduire puis supprimer complètement la part patronale des cotisations et notamment des cotisations de la branche famille payées intégralement par les employeurs, pour augmenter les profits. Le représentant du CNPF aux Etats-Généraux, Pierre Guillen, ne s’en cache d’ailleurs pas : » Les allocations familiales s’élèvent à 150 milliards. Or précisément, les entreprises ont besoin de 150 milliards ! «

– réduire les prestations pour ouvrir la voie aux assurances privées. En effet, à la veille de sa nomination comme Premier Ministre par Mitterrand, Balladur écrit : » Il a été proposé que les entreprises soient progressivement déchargées du financement de la politique familiale, qui n’est normalement pas de leur ressort. Ce financement serait transféré à l’Etat, quitte à ce que celui-ci, dans sa gestion, opère les économies qui lui permettraient de supporter cette charge nouvelle sans augmentation des impôts. »

La recherche d’économies sur les prestations sociales sera renforcée par la pression des contraintes budgétaires pesant sur l’Etat.

S’engage alors une offensive sans limite visant à fiscaliser les ressources de la Sécurité Sociale, exonérer les entreprises de leurs cotisations, réduire les dépenses de santé et favoriser le développement des établissements et des assurances privées. C’est dans ce contexte que naît la Contribution Sociale Généralisée (CSG).

Lorsque le ministre socialiste Michel Rocard fit adopter la loi instaurant la CSG le 19 novembre 1990 grâce à l’article 49-3 de la Constitution permettant au gouvernement de légiférer par ordonnance, il prit soin de préciser : « nos choix sont clairs. La CSG est un impôt » .

La CGT mobilisera contre ce projet et organisera, avec d’autres organisations syndicales, des grèves et des manifestations massives pour le retrait de la CSG. Le secrétaire général de la CGT souligna à l’époque que l’action du 14 novembre 1990 « est dirigée contre la CSG (…) Que le gouvernement retire son projet et le problème sera réglé » .

La CSG est néanmoins adoptée. Officiellement, elle présente l’avantage d’être assise sur une base plus large que les seuls revenus du travail. C’est encore aujourd’hui, comme on le verra plus loin, le principal argument des défenseurs de la CSG.

Le véritable objectif de la CSG

En pleine mobilisation contre la CSG, le secrétaire général de la CGT affirme : « le but de l’opération est bien de diminuer à terme les cotisations des entreprises ». Il ne croit pas si bien dire.

Entre 1991 et 2009, la part des cotisations dans le financement de la Sécurité Sociale tombe de 86,8 à 67,3%. Tandis que la part des impôts incluant la CSG grandit de 4,9 à 28,6%.

En 2009, la CSG représentait :

– 36% des ressources de la caisse nationale d’assurance maladie,- 24,5% des ressources de la caisse nationale des allocations familiales

De 1,1% à sa création, la CSG est aujourd’hui

de :

– 7,5% sur les revenus d’activité,

– 6,20% sur les revenus du chômage,

– 6,60% sur les revenus des retraites,

– 8,20% sur les revenus du patrimoine et de placement,

– 9,50% sur les revenus des jeux. »

http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L259xH195/100000000000ff95-1f659.png

Que représente la CSG aujourd’hui ? 21% du financement de la Sécurité Sociale. Qui paie la CSG ? Les salariés à 89,6%.

Les entreprises n’y sont pas assujetties.

Conjointement, les exonérations de charges patronales commencent en 1992.

Ce qui donne le tableau suivant (qu’on trouve également dans le site officiel de l’URSSAF déjà cité plus haut)

CSG / CRDS

Sur l’ensemble des revenus d’activité (après abattement de 1,75% pour frais professionnels dans la limite de 4 plafonds de la sécurité sociale).

Contribution sociale généralisée (CSG)

Contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS)

7,50

0,50

http://www.urssaf.fr/profil/associations/baremes/baremes/taux_des_cotisations_du_regime_general_01.html

 

 

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