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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 16:20

 

 

Ce mois, je lisais un article dans un quotidien régional.

Il était écrit qu’à Pépieux, village de l’Aude, des habitants s’insurgeaient contre l’implantation d’un centre commercial. Ils dénonçaient la disparition attendue du commerce local du cœur du village.

Cette affaire n'est pas un cas isolé. Il faut vraisemblablement la comprendre dans le cadre de la réorganisation (réforme) du territoire régional qui hante depuis longtemps les neurones de certains politiques et, par contagion, l’esprit de chacun de nous. Ce faisant, elle acte la disparition de nombreuses communes appelées à devenir les hameaux d’une commune proche plus grande.

L’augmentation des grandes, moyennes, petites surfaces, des hyper, super marchés,…bat son plein, la réglementation étant de moins en moins contraignante quant à leur surface et au lieu de leur implantation. De fait, ce type de commerce s’approche non sans danger des villages.

Ceci se passe parfois avec l’assentiment des élus, certains même préparant le terrain.

Les élus mobilisent à juste titre les populations car ils ne veulent pas de la fermeture de la poste, dans le même temps ils consentent à la disparition de ce qui fait qu’un village est encore un village avec encore un peu de vie.

D’un côté ils revendiquent pour le maintien du service public, de l’autre il laissent filer le service rendu au public par ces commerces de proximité que sont : la boucherie, l’épicerie,….

Il y a là comme une contradiction. Davantage même : une inconséquence.  Le maintien des services publics et le maintien du petit commerce sont liés. Du sort de l’un dépend le sort de l’autre.

Quand il n’y aura plus dans les villages : la poste, l’école, les commerces,…ceux-ci seront morts. Irrémédiablement morts.

On peut imaginer que les conseils municipaux seront constitués par quelques représentants de tel hameau, de tel autre, puis de plus personne car les hameaux, à leur tour, dépourvus de ce qui les animait se videront naturellement de leurs habitants qui iront profiter des bienfaits où ils se trouvent.

A le vouloir ou à le laisser faire, on admet :

que les personnes âgées qui ne peuvent se déplacer n’ont pas d’existence. Peut-être leur offrira-t-on de les approvisionner à domicile contre rétribution du service rendu ce qui amoindrira davantage le pouvoir d’achat des personnes à ressources modestes.

que les villages n’ont d’autre destinée que d’être des lieux dortoirs, qu’ils participent au remodelage de la région souhaité par Sarkozy.

qu’il convient d’utiliser toujours plus la voiture énergétivore.

que la convivialité, l’échange qui se faisait chez le boucher, l’épicier, le boulanger entre personnes qui se connaissent n’est guère d’importance, qu’il n’y ait plus aux rues des villages cette vie de bonjour, comment allez-vous ? qu’est-ce que vous devenez ?

que seuls comptent les rapports humains dans le cadre strictement marchand.

…….

 

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