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réflexions sur l'actualité politique, sociale...et autres considérations

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Monarque !

Le mot lâché, le journaleux s’en empare, sûr de sa bonne prise dont il va faire bavardage. Comme si c’était un crime de lèse-majesté que de désigner les choses par leur nom, de lever le voile sur ce que tout le monde feint de ne pas savoir, avec le temps a oublié ou a toujours ignoré.

 

Vous avez dit : « Monarque ! » ?

 

Non une monarchie de droit divin, mais de droit populaire. Ce qui distingue la monarchie « traditionnelle » de la monarchie « élective », c’est son fondement. Pour le reste, cela se vaut.

 

Monarchie républicaine. C’est une tendance lourde. L’affaire est déjà antique. Aujourd’hui, on en a des indices, ici et là. L’Argentine, bien sûr. Mais aussi, les USA. Ainsi lorsqu’à Bush père succède Bush fils. Lorsque qu’Hilary tente l’investiture après la présidence de Bill. Le plus fort cependant reste Nicolas Sarkozy essayant d’imposer son fils à l’Epad et qu’il en est pour reconnaître à ce dernier les qualités du géniteur (l’hérédité n’est pas loin), après qu’il ait eu lui, Nicolas Sarkozy, lors de son investiture donné à voir sa tribu (la famille royale) au complet. Ceci pour les exemples particuliers, car de Gaulle ne régnait pas différemment d’un monarque, la Constitution ayant été taillée par le faiseur pour ça : l’exercice du pouvoir personnel. On ergotera que pour autant la dynastie n’est pas installée, on répondra qu’elle est en filigrane dans l’esprit de la plupart de ceux qui s’y essaient tout autant que dans celui du peuple à qui cela semble plaire. Cela n’est pas sans inquiéter.

 

Mais revenons à notre République, la 5ième dans l’ordre. 

 

L’accusation est portée depuis le début. Certains la réfutent, l’argument ayant quelque parenté avec l’argutie. Ce n’est pas parce que quelques uns ont été, dans leur style, moins monarques que d’autres que la monarchie n’est pas.

 

Point de compte à rendre au peuple, sinon si le « monarque républicain » le désire, car celui-ci ne peut être renvoyé qu’à son initiative, à l’occasion d’un référendum dont il attend de sortir consolidé, dont il est seul à décider du sujet et du moment, ce qui limite le risque. Ainsi va la Constitution qui autorise le Parlement à renverser le gouvernement mais jamais le Président de la République, tandis que ce dernier peut dissoudre le Parlement s’il le trouve récalcitrant (déséquilibre des pouvoirs).

 

Au terme de la Constitution, c’est encore le Président de la République  qui détermine la politique de la nation. Sur son projet, certes validé par le peuple qui n’a pas d’autre choix que de voter pour ou contre un homme. C’est encore le Président qui choisit le 1er Ministre, dont certains, parfois, venus de la société civile sans avoir eu à affronter le suffrage universel (pareil pour des ministres).

 

Monarchie élective renforcée de différentes manières. Par le mode d’élection (point de proportionnelle) au Parlement qui favorise une représentation godillot. Puis, une représentation parlementaire à laquelle les ailes ont été rognées : le pouvoir règlementaire étant la règle, le projet de loi ayant le pas à l’ordre du jour sur la proposition, la mise en application difficile de la censure, celui du vote de confiance qui s’effectue à marche contrainte et sans échappatoire (menace d’exclusion du parti),…toutes choses qui font du Parlement muselé une chambre d’enregistrement. On pourrait discourir longtemps : du pouvoir d’exception dit aussi des pleins pouvoirs, de l’autorité judiciaire qui n’est pas pouvoir et dont on ne vérifie pas la séparation proposée par Montesquieu,….

 

Monarchie élective, naturellement constitutionnelle (à notre époque, même les dictatures ont une constitution), mais dont la Constitution, dans ses titres et articles détricote ce qui est pourtant annoncé dès l’entrée: gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple, laissant à ce dernier d’être appelé à voter tous les 5 ans et à être démis de sa souveraineté durant le long temps de l’entre-deux de ces dates d’élection, usant s’il le faut de la loi comme cela a été le cas lors du référendum sur le TCE où la volonté populaire est passée par perte.

 

Alors, il convient de s’interroger sur cette expression, d’apparence anodine, passée dans l’usage courant : l’électeur donne sa voix pour construire une constitution qui établit la souveraineté du peuple pleine entière, inaliénable et incessible, après avoir fait le constat, qu’aujourd’hui, nous sommes effectivement en monarchie élective qui tient aussi de la ploutocratie.

 

 

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