réflexions sur l'actualité politique, sociale...et autres considérations
Il vaut mieux que je ne mette pas les pieds à Cultura ou dans un commerce du même genre. Je suis dépendant aux bouquins et Cd comme d’autres du casino.
Donc, je suis à Cultura. Aux rayons des Cd. Je fouille. J’aime le jazz. Les chanteuses de jazz. Je ne sais pas si vous avez constaté, il y a peu de chanteurs de jazz. Pourquoi ?
Un jour, il faudra que je vous parle d’Abbey Lincoln. Aujourd’hui c’est de Laïka.
Je vous préviens, je n’ai jamais écrit sur la musique. Je tente le coup. Je ne sais pas ce que ça va donner. Mais je tente le coup.
Laïka.
Elle a une belle gueule. La tête charleston.
On achète souvent en regardant la pochette.
Le titre du Cd : Misery. Je lis : « tribute to billie holiday ». J’essaye d’en savoir davantage. C’est en anglais. Ras le cul ! Nous sommes en France et c’est écrit en anglais. Je découvre, en français, après avoir porté le Cd à qui de droit pour l’écouter, ceci : « Humblement, je joins ma voix à celle de Billie Holiday pour célébrer la beauté, le courage, la force dont elle fit preuve jusqu’à son dernier soupir ». Bon ! Ca ne mange pas de pain. J’écoute. Pour finir, j’achète.
Une belle voix. Pleine. Ronde. Pas complètement mûre. Car il y a de belles voix vertes. Une voix mûrit avec l’âge. Pas une voix de gorge comme il y en est tant aujourd’hui chez les pseudo chanteurs. Non ! Une voix de tête. On m’a appris à faire le distinguo en me donnant les mots : voix de gorge, voix de tête ; cela permet de mieux écouter, si, si, je vous assure.
C’est donc du jazz. Du feutré. J’allais dire à l’ancienne. A vrai dire, il est très actuel. Cependant, sans ce côté expérimental que j’apprécie aussi.
Au piano : Robert Glaper, au sax ténor : David el Malek, doublebass : Daryl Hall, aux drums : Grégory Hutchinson.
Le Cd commence par le piano. Une musique véloce aux harmonies classiques. Une cascade de notes sur laquelle s’ouvre la voix de Laïka, très longue, très étirée, très calme. Consistante.
L’entame du second morceau est effectuée par la contrebasse qui balance, plus tard suivi de la voix dans le même tempo. Puis la voix laisse la place aux autres instruments : piano, drums. Le corps bouge, la tête, les pieds. Impossible de faire autrement. Puis la voix à nouveau. Maîtrisée. Pas assez profonde, mais ça viendra. Encore une dizaine d’années.
Et chaque morceau de manière différente. Sans un en dessous de l’autre.
C’est du bon. Du très bon.
http://www.youtube.com/watch?v=0lt9Rx2rocY&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=MFZ1YCcwt7g