Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 11:19

 

Calculs en euros

Rapide étude sur 3 lieux proches (A, B, C).

Coût du croissant :

A - beurre : 90 c,      normal : 79 c    qualité : médiocre

B - beurre : 80 c       normal : 80 c  qualité : moyenne

C - beurre : 80 c       normal : 85 c   qualité : moyenne

 

Question à B : « Pourquoi le prix du croissant au beurre est-il le même que le prix du croissant « normal ?»

Réponse de B : « Parce que le coût des matières premières est quasiment le même et ne mérite pas de s’attarder à établir une différence».

 

Croissant au beurre : 10 centimes de différence entre A et B, C, soit 12,5% 

Croissant «normal » : 6 centimes de différence entre B et A, soit 7,5%

 

Un croissant pesant 60 grammes environ (c’est la loi)

Prix au kilo d’1 croissant à 80 c

 0,80 euros x (1000 :60)  = 13,33 euros

 

 

Autre approche : calculs en francs

A - beurre : 5,90 francs, normal : 5,18 francs

B - beurre : 4,44 francs, normal : 4,44 francs

C – beurre : 4,44 francs, normal : 5,57 francs

 

Coût au kilo d’un croissant à  4,44 francs

4,44 francs x (1000 : 60) =  74 francs

 

Autre lieu

Au cours du mois d’août, dans une boulangerie d’un département voisin, le prix du croissant était de 75 centimes d’euro

 

 

Observations :

-         Les centimes d’euros coûtent cher, très cher au consommateur. Il n’est pas sûr que celui-ci admettrait aussi facilement la différence de prix entre les croissants si cette dernière était exprimée en francs (10 c de francs et 10 c d’euros ne « pèsent » pas également).

-         Le passage à l’euro a « autorisé » la hausse des prix des biens de consommation et des comportements commerciaux injustifiés.

-         Comment expliquer une telle différence de prix entre des croissants selon le lieu où ils sont achetés ? Arnaque ?

-         Il faut avouer qu’un croissant à plus de 4 francs ce n’est pas donné, mais pas vraiment.

-         Conclusion : la boulange est un commerce qui a su s’adapter à l’euro.

Repost 0
18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 17:33

 

 

Essai

 

Il n’y a plus 2 catégories comme naguère, mais bien 3 : le football amateur, le professionnel et, désormais, le financier/commercial.

 

A l’amateur, pratiqué sans rémunération aucune par le plus grand nombre d’individus, sera réservé le terme de sport. Touchant le professionnel pour lequel les joueurs reçoivent un salaire en échange du temps nécessaire consacré à l’entraînement et à l’activité produite, on usera de sport salarié. Quant au financier/commercial il concernera les joueurs qui se monnaient à un niveau qui n’a guère de sens, mais également les clubs qui décident de rentrer en bourse, en fait toutes personnes ou structures dont l’objectif n’est plus authentiquement le sport mais le profit financier des investisseurs, des propriétaires et des joueurs.

Naturellement entre sport salarié et sport bisness, la frontière n’est pas aussi étanche qu’il paraît dans le distinguo qui vient d’être fait car on assiste à un glissement accéléré du sport salarié au sport bisness.

 

Avant d’aller plus loin, un mot sur la prise de fonction de Laurent Blanc. Elle ne correspond nullement à une réflexion sur le football mais à une reprise en main, par le système, d’individus qui ont disjoncté et qui ont cru, dans un accès de mégalomanie et de bêtise,  pouvoir imposer leur volonté.

« L’affaire française » du Mondial était l’occasion rêvée, à saisir, pour repenser le football. Cependant le type de société dans lequel nous vivons s’accommode de ce qu’il faut examiner comme un avatar inhérent au système. On ne manquera pas d’observer que la crise financière et le football ont plus de points communs qu’il y paraît, ce qui permet de comprendre que le traitement des 2 affaires s’opère selon le même modèle : on gronde, on gesticule pour calmer la ire du bon peuple, et on ne change rien ; surtout pas.      

 

Un mot encore concernant la Fifa et ses dirigeants. Lorsque cette dernière s’insurge contre l’intervention politique d’un Etat (en l’occurrence la France) dans les affaires du football, il faut lui rappeler l’évidence :

  • un Etat n’est pas aux ordres d’une organisation hors-sol, en lévitation, sinon à dire que les affaires du monde ne sont plus de son ressort mais de structures indépendantes de tout et de tous qui n’obéissent qu’à elles-mêmes. Il est vrai que les entreprises internationales font chaque jour la démonstration qu’elles se tapent des Etats. Si on laisse faire tout un chacun, à ce rythme, il ne restera aux Etats pas grand-chose à gérer.
  • un Etat se mêle de ce qui le regarde lorsqu’il s’agit de ses ressortissants qui agissent en son nom, car il lui appartient, et à lui seul, de définir ce qu’est le sport, tâche qu’il n’a pas à laisser à d’autres.
  • un Etat se mêle de ce qui le regarde lorsque des personnes évoluent sous son appellation, ses couleurs, son hymne et qu’il bâtit et entretient les structures dans lesquelles le football, puisqu’il s’agit de lui, se pratique. L’argent engagé, faut-il le rappeler, est celui du contribuable.

 

Dans le cadre d’un projet de société, le football (le sport plus largement) devrait être l’objet d’une attention particulière, ne serait-ce qu’au regard de tout ce sur quoi tout le monde semble s’accorder, pour le moins verbalement, à savoir : le sport est une forme d’éducation, le sport est l’école du respect de l’autre, l’apprentissage du vivre ensemble, de la compétition et non de la concurrence, et tout ce qu’il y a du même tonneau. Passée la phraséologie rituelle, il faut bien admettre que le sport bisness ne vérifie guère tout ceci et qu’il s’inscrit davantage dans l’éducation à l’esprit individualiste, la recherche du profit, l’entreprise,….. en conséquence de quoi il faut le prendre comme tel.

 

En l’état actuel de notre société, en attendant d’en changer la philosophie, on considérera qu’il ne peut-être question de ne pas faire avec le sport bisness. Bien entendu, dans le cadre d’un projet de société différent il est évident que ce type de sport est appelé à disparaître.

En attendant, comment pourrait-on considérer le football ? 

 

La clé de voûte de bien des affaires est la volonté politique et l’argent.

En la matière l’argent est celui du contribuable (cela a été dit), c'est-à-dire l’argent public, plus largement l’argent du public qui n’a pas à être pressuré. Cet argent devrait être réservé selon la formule bien connue : au service public argent public, au secteur privé argent privé.

Ainsi l’argent public devrait être destiné exclusivement au sport amateur et professionnel lorsque ce dernier est financé par les municipalités et les collectivités locales.

Ces 2 catégories devraient profiter seuls des bâtis sportifs et, si par mégarde, ce bâti devait être utilisé par des « entreprises sportives », ce devrait être au prix fort afin que l’argent ainsi acquis serve au développement du sport amateur et professionnel.

Le sport professionnel devrait continuer à exister. Ce serait la reconnaissance du talent du travail manuel (ici pratiqué avec les pieds). Naturellement les joueurs seraient payés comme n’importe quel travailleur et sans que l’un d’eux soit distingué pécuniairement de l’autre. Jusqu’à preuve du contraire un même salaire ne conduit pas un travailleur honnête à ne pas faire le travail pour lequel il est rémunéré. Qui plus est les salaires seront effectués selon une répartition plus juste, plus morale, plus décente, permettant à tous les intervenants de vivre.

La distinction entre amateur/professionnel d’un côté et bisness de l’autre, c'est-à-dire entre public et privé, doit contraindre le privé à se doter de structures sportives privées ou, comme cela a été dit précédemment, à payer la location au prix fort.

Il est bien entendu que le foot, entreprise affairiste, assurera les faillites (fortement prévisibles) sans demander l’intervention de l’Etat et devra se conformer en tous points aux règles de l’entreprise.

Il n’est guère à craindre pour le recrutement des joueurs et pour ce qui concerne les catégories amateurs et professionnels salariés. Elles ont leurs écoles de formation dans lesquelles vient puiser aujourd’hui le football affairiste. Il n’est vraiment rien à craindre car les clubs affairistes n’auront jamais les moyens de former de grands joueurs en nombre suffisant pour satisfaire leurs besoins, d’autant que tous les formés n’accèdent pas au plus haut niveau. Il convient seulement de couper le cordon qui permet actuellement aux clubs affairistes de puiser et de se servir dans les écoles de formations financées par les deniers publics. Pour cela une règle très simple sur le modèle de celle qui a prévalu en son temps pour l’éducation nationale : un joueur qui accepte d’être formé s’engage par contrat à mettre son travail au service amateur et professionnel, sans qu’il soit possible de déroger à cette règle. Le tissu de formation étant très dense du côté amateur et professionnel salarié, trop lourd à mettre en œuvre au sein du football bisness, le développement du sport bisness s’en trouvera fortement contrarié. Il n’y a rien à craindre d’autre part parce que ceux qui désireront jouer au foot iront là où ils pourront être accueillis, c'est-à-dire dans le secteur amateur et professionnel.

 

Concernant la Coupe du Monde de football, si le choix est fait de cette séparation entre football amateur et professionnel, l’équipe nationale ne pourra être représentée que par le football amateur ou professionnel, car il est difficile de valider une entreprise privée comme pouvant représenter un pays.

De fait, les français devront s’habituer à voir évoluer l’équipe nationale à un niveau inférieur à celui de l’équipe actuelle, mais ceci n’est pas aussi sûr. La raison c’est que le football professionnel aura un vivier important de qualité, protégé comme cela été dit par contrat ce qui permettra de garder jusqu’à un âge convenable les joueurs de talent.

 

Repost 0
26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 09:10

 

Sous les titres : « L’éducation victime de l’économie », « Une crise planétaire de l’éducation », le  Courrier International (n°1025)  publie cette semaine un long extrait d’un article de The Times literary supplement, lui même résumé d’un livre (non traduit en français) de la philosophe américaine Martha Nussbaum.

 

Bien évidemment, je vous invite vivement à lire l’article du Courrier International qui devrait intéresser tout un chacun et particulièrement ceux qui se préoccupent d’éducation, de démocratie et de l’avenir de nos sociétés dans lesquelles vivront nos enfants.

 

Je ne vais pas résumer l’article tant ce qui est y dit est important. Juste vous donner, au travers d’un choix hasardeux, des grandes lignes. 

 

« Je parle d’une crise qui passe inaperçue mais qui risque à terme d’être plus dommageable pour l’avenir de la démocratie, une crise planétaire de l’éducation »

« Avides de réussite économique, les pays et leurs systèmes éducatifs renoncent imprudemment à des compétences indispensables …….Si cette tendance persiste, des pays du monde entier produiront bientôt des générations de machines utiles, dociles et techniquement qualifiées, plutôt que des citoyens accomplis, capables de  réfléchir par eux-mêmes, de remettre en cause…. »

« Considérées par les politiques comme des accessoires inutiles, à un moment où les pays doivent se débarrasser du superflu afin de rester compétitifs, ces disciplines (les humanités) disparaissent à vitesse grand V des programmes, mais aussi de l’esprit et du cœur des parents et des enfants…. ».

« Dans toute démocratie moderne, l’intérêt national exige une économie forte et une culture d’entreprise florissante. Une économie prospère requiert quand à elle les mêmes aptitudes que la citoyenneté, et c’est pourquoi les tenants  de ce que j’appelle « l’éducation à but lucratif » ou « l’éducation pour la croissance économique » ont adopté une conception appauvrie de ce qui est nécessaire pour parvenir à leurs fins….C’est ce qui est mis en œuvre dans plusieurs pays européens, qui valorisent les universités et les formations techniques et imposent des coupes de plus en plus sévères dans les disciplines relevant des humanités…. »

« Un pays peut fort bien se développer alors même que sa population…pauvre reste illettrée…. Cela a toujours été le problème du modèle de développement fondé sur le PIB par habitant. Il ne tient pas compte de la répartition……».

« Aujourd’hui, nous continuons d’affirmer que nous tenons à la démocratie, et nous croyons tenir aussi à la liberté de parole….Mais nous ne donnons pas la peine de réfléchir à ce que nous devons faire pour les transmettre à la génération suivante et assurer leur survie ».   

 

Pour résumer, lorsqu'une société ne s'attache qu'à former "des travailleurs dociles et efficaces" elle prévilégie l'immédiat et court, à long terme, à l'échec, y compris dans le domaine économique. Ce qui conduit à formuler que l'économie sera victime, à son tour, de l'absence d'éducation.

 

 

Voir aussi :

« Non à l’éducation fast-food ! » article du sociologue allemand Ulrich Beck dans le Courrier International n°1010

http://www.courrierinternational.com/article/2010/03/11/non-a-l-education-fast-food

 

 

 

 

 

Repost 0
24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 12:49

 


 

Je vais aller droit au but.

 

Arsène Venger disait prudemment, au soir du dernier match de l’équipe de France, que pour apporter une solution au problème du football il convenait d’en identifier la cause principale parmi toutes celles évoquées et de s’attacher à la résoudre.

Exact.

 

Le lynchage de boucs émissaires (joueurs de l’équipe de France, sélectionneur, structure FFF,…) est écoeurant. Pour aimer le peuple, la foule est haïssable ; masse informe, décérébrée, toujours prête au meurtre afin d’être exorcisée.

S’il est vrai que joueurs, sélectionneur, structure FFF,…. ne doivent pas être exemptés d’une condamnation, au final, ils ne sont que le fruit pourri de l’arbre pourri qu’est notre société actuelle et de la philosophie néo-libérale.

Là, est la cause principale de ce qui est arrivé. Personne ne le dit, ou presque. Comme d’habitude, ne sont autorisés d’expression médiatique que ceux qui ont le projet de voir se perpétuer le football tel qu’il est.

 

Si nous voulons réellement changer tout cela ce n’est pas à une révolution de palais qu’il faut procéder. Cependant, c’est ce qui est proposé tant par le Ministre des sports à l’Assemblée, que les médias, les sportifs de « haut niveau ».

Emmanuel Petit, après avoir insisté sur la nécessité de restaurer le respect et l’autorité, toutes choses qu’il dit pouvoir être apportées par Laurent Blanc, écarte la possibilité de sanctions financières à l’encontre des joueurs préférant des sanctions, disons administratives (en clair : il ne faut pas toucher au fric).

Alain Giresse affirme qu’il faut donner carte blanche à Laurent Blanc. Carte blanche ! En fait tout tient en un homme. Providentiel, bien entendu.

Les uns et les autres, vitupèrent, affirment qu’il faut faire le ménage de fond en comble, mais aucun n’envisage de réfléchir à ce que devrait être le sport. Pas même madame la ministre ; on s’en serait douté.

Donc ! On change. Les hommes. On améliore les structures. On « parle »de déontologie. Sur le fond, on ne touche à rien.

La chose est entendue. La philosophie actuelle du football demeurera.

 

Les questions qu’il convient de se poser sont nombreuses.

Entre autres, celles-ci :

Qu’est-ce que le sport ?

Quelles valeurs véhicule-t-il, doit-il véhiculer ?

Qu’est-ce qu’on attend de lui ?

Est-il compatible avec l’entreprise. Le fric ?

Est-il besoin d’adorer de pseudo demi-dieux ?

Etc…

 

Pour tout vous dire, j’aime le sport et j’ai des réponses. Et vous ?

Repost 0
22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 18:52

 

 

 

Il y a quelque chose d’effrayant dans cette histoire.

Pour avoir suivi les péripéties de cette tragédie grotesque, glauque et sordide, pour avoir observé l’explosion (je dis bien : l’explosion) des statistiques du blog et constaté qu’elles étaient dues pour l’essentiel aux commentaires suscités par  le comportement l’équipe de France, je mesure l’impact du foot sur l’esprit de la plupart des français.

Je constate que tout ceci est diablement plus important que la situation économique et sociale de la France, plus important que le sort merdique de milliers de nos compatriotes, plus important que le projet gouvernemental de la réforme des retraites. En fait : plus important que ce qui est authentiquement important et devrait mériter notre attention.

 

Mais revenons à l’affaire.

Rares sont les journalistes qui se sont penchés sur elle pour dire qu’elle est le miroir de l’état de déliquescence dans lequel était notre société, la majorité d’entre eux s’arrêtant avec jouissance sur les péripéties, quasiment espérées, qui se succédaient. Où il y avait matière à une réflexion sur la santé, non du foot, mais de notre pays, il n’était question que de profiter de l’aubaine pour vendre davantage de communication. Les affaires sont les affaires.

Pour les spectateurs, anciennement supporters, il s’agissait de continuer à juger uniquement du foot dans le registre de la foule en colère. Pour le coup, la foule se révélait critique de la bêtise des joueurs qu’elle n’avait pas su discerner auparavant ; en cela elle devrait être reconnaissante à la bande de minables qui lui a donné à exister de manière différente qu’elle ne l’est d’habitude. 

 

Que les joueurs soient tout ce qui a été dit cela était suffisant pour ne pas ajouter, comme l’a fait Finkelkrault, par delà la dénonciation des clans celle des ethnies. Cela est profondément malsain. Ethniciser cette affaire est le fond de commerce du Front national, il convenait de le lui laisser. Marine Le Pen ne s’en est pas privé et parions, qu’après elle d’innombrables Dupont-la-joie ne manqueront pas l’occasion de révéler l’expression de leur pois chiche. Concernant Finkelkrault j’aurais souhaité en la circonstance qu’il ait le cœur intelligent comme il se plaît à l’écrire. Et, pour ne pas le lâcher, à l’analyse et à l’état des lieux qu’il fait - que je partage pour l’essentiel – il lui manque, comme toujours, la critique du système capitaliste et libéral dont les valeurs, les manières et les actes sont créateurs et moteurs de ce fiasco.

 

4 remarques pratiques.

Alors même qu’ils sont professionnels (grassement payés), les joueurs ont porté atteinte à l’économie du pays, détérioré son image de marque. Chacun sait qu’une épreuve « sportive » de ce type est une locomotive économique. Ce qu’on fait les joueurs ne peut-être en aucune manière considéré comme une erreur mais bien comme une faute professionnelle. De ce point de vue, on est en droit de se demander s’ils ne devraient pas être poursuivis devant les tribunaux pour rupture de contrat, ce qui, comme chacun le sait se ferait en l’encontre d’un travailleur « normal ».

Nul doute que le sport en général, le football en particulier, est entièrement à refonder, comme est à reconstruire la société française. L’un comme l’autre sur des valeurs humaines, de justice sociale et de solidarité. Espérons que cela ne sera pas simplement une révolution de palais. Espérons aussi que l’humeur passée, il n’en soit pas comme il en est de la réforme du système bancaire dont nous devons nous contenter de constater que les effets d’annonces.      

Le cas Domenech montre la nécessité d’un «patron » à une structure, reste à déterminer ce qu’on attend du « patron », qu’elles doivent être ses qualités et sa capacité à mettre en œuvre le projet commun.

 

Et surtout, n’oublions pas que le Mondial sert toujours, maintenant du fait de « l’affaire », de potion anesthésique pour faire oublier aux français la politique gouvernementale, et, à cette heure, le projet de réforme des retraites.

 

Repost 0
20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 08:58

 

Le « Casse-toi pauvre con », la menace de « pendre à un croc de boucher », et d’autres choses du même acabit, ne pouvaient pas rester sans effets. Par l’exemple venu d’en haut, l’autorisation était donnée d’insulter, celle de se comporter sans retenue aucune, celle de se laisser aller à ce qu’il y a de bassesse en chacun de nous, celle de s’abstraire de la civilité pour ne pas dire de la civilisation.

Le Président de la République aurait été inspiré de lire, de méditer, la lettre de Jules Ferry adressée aux instituteurs (voir la rubrique document) dont est tiré cet extrait : « On a compté sur vous pour leur apprendre à bien vivre par la manière même dont vous vivez avec eux et devant eux ».

Voilà, tout est dit. « On a compté sur vous… »

Ou plutôt on aurait aimé compter sur vous.

Dès lors que l’on considère que certains sont de la racaille, qu’il convient de nettoyer au karcher, qu’il est proposé d’être décomplexé avec l’argent,… alors les vannes sont ouvertes au pire et pas au meilleur. Dans un tel contexte, il ne faut pas s’étonner de la réaction des joueurs,  du spectacle nauséabond qu’ils nous offrent. Bien sûr leur libre-arbitre, une morale différemment charpentée aurait dû les conduire à une autre attitude. Mais voilà !

On assiste dans cette triste et lamentable affaire, qui ne mérite l’attention que parce qu’elle est la partie visible de l’iceberg qu’est notre société déliquescente, à des renversements de comportements et de jugements bouleversants. En témoigne cette affirmation de Patrice Evra lue sur Internet : « Pour moi, le problème, ce n’est pas Nicolas Anelka, c’est le traîte*». Faut avouer que le mot « traître » est fort. Mais, de la sorte, Evra transforme l’affaire, la vide de son contenu premier pour lui en substituer un autre, nous invite à penser qu’Anelka n’est finalement qu’une pauvre victime, etc, etc,…

Dans un ouvrage récent, La coupe du monde dans tous ses états, Pascal Boniface et Hervé Mathoux  constatent après analyse que les équipes nationales de football sont le reflet de l’histoire des pays qu’elles représentent, le signe avant-coureur des sociétés nationales. Nous voilà avertis de la société que nous aurons à vivre.

  

Quand à Nicolas Sarkozy commentant de l’étranger (lu sur Internet) : « Si les événements qui ont été rapportés ce matin par la presse sont exacts, je n’y étais pas, ils sont inacceptables, inacceptables ». On se prend à imaginer ce qu’auraient répondu de Gaulle ou Mitterrand. Certainement qu’ils avaient autre chose à faire qu’à s’occuper d’affaires subalternes. En effet, un chef de l’Etat à d’autres chats à fouetter qu’à prendre partie dans ce genre de machin. Naturellement, pour reprendre une formule sportive, de Gaulle et Mitterrand jouaient dans une autre catégorie.

 

* Celui qui a balancé l’information.

   

Repost 0
19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 17:27

 

Le football, ou plutôt un certain football, est le reflet des « valeurs » montantes qui s’épanouissent.

Considérant l’équipe de France, elle appartient à ce certain football. Il n’est pas dit qu’il en soit pareillement (pour l’instant) d’autres équipes participant au Mondial.

Le football empeste le fric, pue une économie qui distille l’égoïsme et dans laquelle chacun est invité à apprendre que réussir consiste à piétiner l’autre car il n’est, pour ses tenants, de réussite que de l’écrasement d’autrui.

L’individualisme des joueurs de l’équipe de France, l’absence d’esprit collectif, correspond au modèle proposé au plus haut niveau de l’Etat.

Les propos d’Anelka, justement rapportés par la presse, s’adressant à son entraîneur Domenech (quoique l’on pense de ce dernier, qui lui-même n’est pas en reste d’arrogance) : « Va te faire enculer, fils de pute », sont dans la continuation du vocabulaire utilisé par le Président de la République Sarkozy. Tout comme le doigt d’honneur fait par un autre joueur à un journaliste, tout comme le comportement de Ribéry qualifié de cador pour ne pas dire caïd selon un journaliste invité à A2  le 19 juin aux actualités de 13h, participent de la même veine.

Il y a quelques décennies, dans un article prémonitoire du  journal Les débats du Monde, Octavio Paz dénonçait l’apparition des nouvelles idoles en remplacement des philosophes, romanciers, enseignants dont il constatait la disgrâce auprès du public. Il identifiait les nouvelles idoles : stars de la télé, argent, communication (entendez propagande, marketing), opinion. Voilà ! Nous y sommes, également avec les footballeurs.

Comme en politique, le médiocre a remplacé la qualité. Qu’y a-t-il de commun entre un Jaurès et un Strauss-Kahn, un de Gaule et un Sarkozy, hormis qu’ils occupent des positions. Rien ! Nous sommes entrés en décadence ce qui ne signifie pas que nous ne pouvons pas inverser le processus). Non que les hommes qui nous gouvernent ne soient pas intelligents ou que nous-mêmes nous ne le soyons pas, mais nous avons perdu le sens des valeurs, le sens de la grandeur car on n’est pas grand de dépasser les autres (et pour cela les écraser) mais de se dépasser.

Le football actuel, n’est plus un sport au sens primitif du terme. Il n’est plus l’école de la camaraderie, du vivre ensemble, de l’apprentissage social. Il est l’école de la voyoucratie. En ce sens, il n’est pas d’être contre le football en tant que sport mais d’être contre ce qu’on en a fait : une entreprise, une pompe à fric, une camisole que l’on nous a habitué à accepter afin que nous ne préoccupions pas du sort qui nous est fait.

Dire que le football continue à être un sport c’est occulter que le PSG, l’OM, l’OL sont devenues des entreprises cotées en bourse. 

Il est à craindre qu’à son tour, corrompu par le fric, le rugby ne prenne le même chemin que le football.

 

Repost 0
18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 13:58

 

 

Pensez donc, si la main de Thierry Henry n’avait pas permis à l’équipe de France de se qualifier pour le Mondial au détriment de celle d’Irlande, des économies substantielles auraient été faites et des propos malvenus n’auraient pas été tenus.

Je ne vais pas vous parler des sommes extravagantes dilapidées sur lesquelles je n’ai guère de connaissances particulières, sauf à savoir qu’elles existent tandis qu’il en est plein en France qui crèvent la dalle, n’ont pas de toit sur la tronche, pas de boulot au bout des mains, mais vous faire part de quelques aigreurs qui ces jours derniers ont failli me causer un ulcère.

Ainsi ce joueur, que je ne connais pas (mérite-t-il de l’être ?), que j’entends proférer, parlant de Rama Yade dont avec ses comparses il n’avait pas apprécié les propos: « J’espère qu’elle aura compris le message,… ». Quelle outrecuidance !

Ou cet autre (ou le même), expliquant que la visite d’un bidonville sud-africain aura permis aux joueurs de prendre connaissance de la misère. Que diable ! N’en existe-t-il pas également en France ? Est-il besoin d’aller aussi loin pour prendre conscience de celle-ci ? Qu’il ouvre les yeux le sagouin !

Et cet erzhat de pas grand-chose, le nommé Domenech, lançant un « Je m’en fous ! » en réponse à un journaliste lui demandant ce que ça lui faisait l’opinion qu’on avait de l’équipe de France. Quelle morgue !

N’en déplaise à ces gens, et quoique je me tape de ce nouvel opium du peuple qu’est le football à notre époque, il y a de l’argent public investi dans ce sport, ne serait-ce que pour construire des stades et les entretenir. Alors, un peu de retenue, messieurs les gavés !

 

Je n’ai pas vu le match hier au soir. J’appartiens à la France laborieuse.

En me levant à un peu moins de 5 heures, fébrile j’ai été voir les résultats sur Internet. Quelle joie !

J’ai été voir aussi les statistiques de mon blog. Quelle joie !

Je vous les donne pour la journée d’hier :

L’indice de confiance du blog qui était de 13 est passé à 18

Ces derniers jours :

  • le nombre de visiteurs était en moyenne de 5, il a fait un bond à 26
  • 4 pages étaient lues ces jours derniers, 39 hier et sur ces dernières il s’agissait de 21 lectures concernant l’analyse de la réforme des retraites par G. Filoche et 8 pour le décryptage de la réforme des retraites par le Parti de Gauche.

Après la défaite de l’équipe de France les affaires reprennent.

 

Je retiens.

Le perdant dans le coup c’est Sarkozy et ses acolytes qui comptaient sur le Mondial comme anesthésique pour faire passer leur projet de réforme des retraites en catimini.

Enfin ! Les français vont avoir le temps de s’occuper de leur sort et en faire un au projet.

 

Allez ! Rendez-vous jeudi 24 à la manif.

Repost 0
11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 05:14

 

Un noël, je me suis retenu d’offrir à un footeux un livre critique sur le football. Certainement était-il de Fabien Ollier - dont je vous invite à lire l’article ci-dessous transmis par un camarade pour en donner à faire profit - que j’avais entendu parler.

 

Puisqu’il est question de compétition et, au dernier paragraphe, de l’article des valeurs de gauche voici ce que dit Jacques Généreux, économiste et membre du Parti de Gauche : « ……L’être social aime la compétition sportive précisément parce quelle permet de con-courir : s’affirmer dans la compétition, dans l’effort pour gagner, mais dans un esprit de jeu collectif……. ».

Est-ce bien l’objet de ce type de manifestation. Est-il question de con-courir, étymologiquement de courir ensemble, ou de concurrence ?

Si la Coupe du monde de rugby qui s’est déroulée en Afrique du Sud a été, selon le magnifique film de Clint Eastwood : Invictus, un élément important pour donner aux membres du peuple arc-en-ciel l’occasion de nouer des relations, rien que pour cela elle méritait d’être et d’être là-bas. Cela dit, les organisateurs de ce type de manifestations, j’en suis convaincu, sont davantage intéressés par les profits générés que par l’amélioration du sort des populations. Comme je suis convaincu que les pays qui souhaitent les recevoir sur leur sol ne font rien d’autre que du marketing. A l’époque de l’Urss et de ses satellites tout un chacun avait conscience de ceci ; qu’en est-il aujourd’hui ?

       

Bon ! Je vous laisse à la lecture de l’article de Fabien Ollier.

 

 

 

Mais avant, pensons tous ensemble, si nous ne l’avons pas déjà fait, à changer notre téléviseur, notre canapé,... Oublions, qu’alors que vous serons scotchés, à trépigner, à sauter et à beugler, que nous disputerons sur l’aile de pigeon ou telle autre figure de style, pendant ce temps on nous concoctera en toute tranquillité un projet de retraite, je ne vous dis que ça, du fait main, dont nous aurons mérité amplement de l’avoir pour cause de désertion. Quant aux horreurs de ce monde, allez ! On verra après ! Elles savent attendre notre compassion.

 

Fabien Ollier, philosophe et directeur de la revue "Quel sport ?"

 

"La Coupe du monde, une aliénation planétaire"

 

LEMONDE.FR | 10.06.10 | 10h32  •  Mis à jour le 10.06.10 | 12h56

 

Fabien Ollier est directeur de la revue Quel sport ? Il a publié un grand nombre d'ouvrages participant de la critique radicale du sport dont notamment L'Intégrisme du football en 2002, Footmania en 2007, Le Livre noir des J.O. de Pékin en 2008. A quelques jours de l'ouverture de la Coupe du monde de football, Fabien Ollier dresse un état des lieux sans concession de cette grand-messe planétaire orchestrée par "la toute-puissante multinationale privée de la FIFA".

 

Vous comparez le sport en général, le football en particulier, à une aliénation planétaire. Que vous inspire la Coupe du monde ?

Fabien Ollier : Il suffit de se plonger dans l'histoire des Coupes du monde pour en extraire la longue infamie politique et la stratégie d'aliénation planétaire. Le Mondial sud-africain ne fait d'ailleurs pas exception à la règle. L'expression du capital le plus prédateur est à l'œuvre : les multinationales partenaires de la FIFA et diverses organisations mafieuses se sont déjà abattues sur l'Afrique du Sud pour en tirer les plus gros bénéfices possibles. Un certain nombre de journalistes qui ont travaillé en profondeur sur le système FIFA ont mis en évidence le mode de fonctionnement plutôt crapuleux de l'organisation. Ce n'est un secret pour personne aujourd'hui. De plus, il y a une certaine indécence à faire croire que la population profitera de cette manne financière. Le nettoyage des quartiers pauvres, l'expulsion des habitants, la rénovation luxueuse de certains townships ont été contrôlés par des "gangs" qui n'ont pas l'habitude de reverser les bénéfices. Avec la majorité de la population vivant avec moins de 2 euros par jour, cet étalage de richesse est pour le moins contestable.

Le déploiement sécuritaire censé maintenir l'ordre, assurer une soi-disant paix civile n'est autre en réalité que la construction d'un véritable Etat de siège, un Etat "big brother". Les hélicos, les milliers de policiers et de militaires ne sont là que pour contrôler, parquer la misère et protéger le luxe, pour permettre aux pseudo-passionnés de football de "vibrer". La mobilisation de masse des esprits autour des équipes nationales induit la mise en place d'une hystérie collective obligatoire. Tout cela relève d'une diversion politique évidente, d'un contrôle idéologique d'une population. En temps de crise économique, le seul sujet qui devrait nous concerner est la santé de nos petits footballeurs. C'est pitoyable.

 

Pourtant, les Français sont plutôt critiques avec leur équipe nationale.

On assiste plutôt à la réduction de chaque citoyen en analyste de café des sports par un processus d'identification. C'est un supportérisme obligatoire déguisé en "pensée critique", dans les bons comme dans les pires moments. Il existe en réalité une propension du plus grand nombre à réclamer sa part d'opium sportif. Mais pour que le désamour des Français à l'égard des équipes de mercenaires millionnaires évolue en véritable prise de conscience, je souhaite que l'équipe de France ne passe pas le premier tour. Leur manière de jouer si mal tout en étalant de manière indécente un rythme de vie particulièrement nauséabond est la preuve d'une morgue terrible vis-à-vis de quelques principes éthiques et moraux élémentaires. Malheureusement, chaque victoire de l'équipe de France fait reculer de plusieurs centimètres la pensée critique dans ce pays. Je n'apprécie pas le développement du totalitarisme sportif. Nous venons d'en finir avec Roland-Garros, le Mondial prend place et nous aurons ensuite le Tour de France. Le système des retraites peut être pulvérisé en silence.

 

Comment appréhendez-vous alors le succès français en 1998 analysé et célébré par de nombreux intellectuels comme un événement positif dépassant le simple cadre sportif ?

La victoire de l'équipe de France a généré une défaite de la pensée. De nombreux intellectuels ont choisi de descendre dans les vestiaires au lieu de s'emparer de domaines sociopolitiques d'importance. Ils mettent en œuvre une pensée caricaturale qui consiste à constater amèrement les dérives du sport mais à noyer le tout dans un discours idéaliste sur les "valeurs positives" du sport : "Oui, le sport entraîne parfois des comportements limites mais je ne peux pas faire autrement que de m'y laisser prendre". Trop d'intellectuels ont succombé aux "passions vibratoires" et aux "extases" sportives ; ce sont eux qui légitiment à présent l'horreur sportive généralisée : violences, dopage, magouilles, crétinisme des supporters, etc.

 

Votre thèse réfute l'idée du football ou du sport en général comme simple reflet de la société avec son lot de violences.

En effet, une grande partie de ceux qui défendent le sport et le football les dédouanent en leur conférant un simple effet miroir d'une société violente. "On ne peut pas demander au football d'être moins violent que la société". A mon sens, il n'est pas seulement le reflet, le football est également producteur de violences sociales, générateur de violences nouvelles. Il impose un modèle de darwinisme social. Cela tient à sa structure même : le football est organisé en logique de compétition et d'affrontement. Jouer ce spectacle par des acteurs surpayés devant des smicards et des chômeurs est aussi une forme de violence. Une logique contradictoire se fait d'ailleurs jour. D'un côté, les supporters ont conscience du fait que les sportifs gagnent des sommes folles par rapport au néant qu'ils produisent mais de l'autre côté, dans une soif d'identification liée à leur propre misère, il y a une impossibilité à ne pas "rêver" devant cette marchandise vivante qui démontre que l'on peut se hisser au sommet de l'échelle.

Une autre image d'Epinal du football lui attribue un rôle d'exutoire des nationalismes et des guerres.

La symbolisation de la guerre n'existe pas dans les stades, la guerre est présente. Le football exacerbe les tensions nationalistes et suscite des émotions patriotiques d'un vulgaire et d'une absurdité éclatants. Je réfute l'idée d'un procès de civilisation. Le sport provoque une forme de violence différente, moins évidente qu'une bombe mais ne participe absolument pas à un recul de la violence. Il y a de multiples coups d'épingle à la place d'un grand coup d'épée.

 

Vous regrettez le ralliement de la gauche aux valeurs de droite léguées par le sport de pointe. En quoi consiste-il ?

Le sport est indéniablement politique. A ce titre, il génère des valeurs politiques. Il est intéressant d'essayer de savoir si ces valeurs sont de droite ou de gauche. Il me semble que la gauche a rompu avec ses valeurs pour se rallier au modèle de droite fondé sur le principe de rendement, de hiérarchie et de compétition. Voir Marie-George Buffet dénoncer le foot-spectacle et se retrouver en finale de la Coupe du monde 98 vêtue du maillot et criant ses encouragements à l’équipe de France, c’est assez schizophrénique. Il y a une défaite politique de la gauche vis-à-vis de la stratégie de développement  capitalistique effectuée par le sport de pointe à travers les multinationales privées qui l’organisent tels que la FIFA, l’UEFA et le CIO. L’exemple de l’attribution de l’Euro 2016 à la France est frappant. A gauche, les Verts, le PCF ont signé une lettre de soutien à la FFF. Par cet acte, ils ont fourni un blanc-seing à toute forme de  la dilapidation de l’argent public. En période de crise, comment la gauche peut-elle ne pas être sensible à l’attribution d’une enveloppe d’1,7 milliards d’euros à la rénovation des stades ? Il parait incroyable que cela soit des multinationales privées qui décident de ce qu’un Etat doit mette en œuvre en matière de politique économique.   

Repost 0

Présentation

  • : Exergue
  • Exergue
  • : réflexions sur l'actualité politique, sociale...et autres considérations
  • Contact

Recherche