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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 10:23

Il est dit (1) que M. Le Pen et E. Macron sont pour l’instant stables dans l’opinion aux 2 premières places, tandis que F. Fillon ‘dévisse’ et que J-L Mélenchon progresse fortement pour se situer désormais en 4ème position.

Il est encore dit que le socle d’E. Macron est friable, tandis que celui de J-L Mélenchon est assuré.

On peut ajouter que J-L Mélenchon peut puiser dans la réserve importante que sont les abstentionnistes, ce qui n’est pas le cas de M. Le Pen, E. Macron et F. Fillon qui n’ont plus de marge pour élargir leur électorat.

On doit prendre en compte de nouveaux comportements significatifs d’une évolution de l’opinion. Ainsi celui de nombreux citoyens qui, ces dernières années et jusqu’ici, étaient prudents dans leur propos et qui maintenant n’hésitent plus à dire publiquement qu’ils se prononceront dans les urnes en faveur de J-L Mélenchon. Ainsi aussi celui, plus anecdotique, des étudiants de l’ESSEC venus faire salle comble, qui est révélateur de l’impact du candidat de la France insoumise sur les consciences, sans dire pour autant que ces étudiants voteront J-L Mélenchon.

Ayant observé tout cela, que seul J-L Mélenchon est le candidat en phase ascendante, que les autres candidats sont pour l’instant stables ou régressent dans l’opinion, la victoire allant à la victoire, il est de l’ordre du possible que les libéraux dégagent.

Oui ! Tout ceci donne à penser que le candidat de la France insoumise peut accéder au second tour de la présidentielle. Cette probabilité sera d’autant plus réelle lorsqu’il aura doublé F. Fillon qui se trouve de plus en plus à portée. D’autre part, les citoyens qui manifestaient hier dans la rue leur désir d’union à gauche peuvent envisager, sans attendre la permission d’un feu vert hypothétique, prendre leur responsabilité et se satisfaire dans les urnes en votant pour la France insoumise fort bien placée et ainsi permettre l’éjection de E. Macron au socle friable.

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(1) http://www.bfmtv.com/politique/a-un-moins-de-la-presidentielle-macron-en-tete-fillon-devisse-1129079.html

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 15:51

Père et grand-père, je suis. S’il est une maxime que je recommanderais aux miens afin qu’ils s’y conforment, c’est bien celle-ci : «Ne cédez jamais, marchez votre chemin ». Michel de Saint-Pierre, d’un tout autre registre politique, écrivait : « Ayez le courage de vos révoltes ». Et le diable sait que ce n’est pas toujours aisé. Mais qu’importe !

Exergue

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Source : http://m.20minutes.fr/elections/2037087-20170325-presidentielle-o-diable-melenchon-appris-etre-orateur-genie?xtref=facebook.com

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Présidentielle: Mais où diable Mélenchon a-t-il appris à être un orateur de génie?

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 08:27

Généreux et Piketty, tous deux économistes, le premier au service de la France insoumise, le second à celui B. Hamon, établissent et partagent le même diagnostic quant à l’état dans lequel se trouve l’Europe. Celui-ci décrit et posé dans les mêmes termes, quelle surprise de les voir partager quasiment les mêmes solutions à savoir que la France est suffisamment puissante pour contraindre les gouvernements européens à la discussion afin de bifurquer vers une Europe démocratique dans laquelle il y aura harmonisation sociale et fiscale.

Egalement, ils conviennent tous deux, que la gauche accédant au pouvoir en France, son gouvernement devra s’affranchir sans tarder des règles austéritaires et conduire une politique qui convient aux intérêts du pays.

Un débat à suivre.   

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Le débat : Quelle Europe pour la gauche ?

 https://www.youtube.com/watch?v=W-qHIyuwxQU

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 06:44

Faire la politique c’est apporter une solution à la situation des individus, répondre à leurs préoccupations, améliorer le sort de chacun et de tous.

Faire de la politique c’est prendre en charge des situations concrètes, parler du vivant et des vivants.

Faire de la politique c’est ne jamais désespérer. Peu importe l’état de ses forces. La lutte vaut toujours mieux que de baisser les bras. Dans un cas on peut gagner, dans l’autre on est sûr de perdre.

A cet égard, F. Ruffin ne s’égare pas en discours fumeux et il bon de l’entendre sur des cas précis, observer la réalité. C’est ce que je vous propose de faire : l’entendre dans la courte vidéo donnée ci-dessous.

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Vidéo : http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/francois-ruffin-je-pense-que-la-fracture-entre-la-droite-et-la-gauche-passe-a-l-interieur-du-parti-socialiste-925575.html#

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 15:49

Source : https://marwen-belkaid.com/2017/03/21/melenchon-le-pen-et-lodieux-jeu-de-lemedia/#more-1400

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Samedi dernier, la marche pour la VIème République a été une formidable réussite. En effet, près de 130 000 personnes y ont participé puis ont écouté le discours empli de métaphores mais aussi de gravité de Jean-Luc Mélenchon. Il y a de fortes chances que cet évènement qui ouvrait la campagne officielle du représentant de la France Insoumise soit celui qui, à la fin de la campagne, aura rassemblé le plus de monde. Lundi, continuant sur sa lancée, Jean-Luc Mélenchon a été, à mes yeux et il me semble à ceux de beaucoup, le meilleur des cinq femme et hommes présents sur le plateau. Survolant par moment le débat, tranchant à souhait, pédagogue sans être pédant, l’ancien candidat du Front de Gauche a réussi son premier pari : celui de se présenter comme un candidat sérieux en même temps qu’il a cassé l’image d’homme non-sympathique que contribuent à lui coller lémédia sur le dos.

Il a été le seul, avec Macron, à s’opposer frontalement à Marine Le Pen et ce, à de nombreuses reprises. Cela n’a pas empêché Gilles Bouleau de tenter de le rapprocher de la présidente du Front National. De la même manière que lors de L’Emission politique il y a quelques semaines, l’un des objectifs apparents de certains journalistes est de renvoyer Mélenchon et Le Pen dos à dos dans un odieux jeu de comparaison. Lémédia compare à dessein les deux candidats afin de tenter de décrédibiliser Mélenchon. L’énormité de leurs propos, sciemment présente ou pas, contribue, au contraire, à crédibiliser Le Pen. Puisqu’il est de bon ton à l’heure actuelle de décoder tout et n’importe quoi sauf lémédia (comment pourrait-il en être autrement puisque le Décodex est l’émanation de lémédia ?), il ne me paraît pas superflu de rappeler quelques vérités.

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La fable du même programme

 

Le symbole le plus éclatant de cette mécanique odieuse de comparaison entre les deux candidats restera sans doute cette séquence surréaliste sur le plateau de L’Emission politique au cours de laquelle la soi-disant caution économique objective de l’émission, à savoir François Lenglet, aidé comme il se doit par le plus représentatif nouveau chien de garde, à savoir David Pujadas, a affirmé pendant une dizaine de minute que Mélenchon avait le même programme économique que Le Pen en mettant en parallèle certaines mesures. Au-delà de l’aspect ridicule de la situation, on touche ici le fond (dans les deux sens du terme) des choses. Il convient donc de mettre en évidence pourquoi de telles assertions sont non seulement inexactes mais absolument malhonnêtes et utilisées à dessein.

Dire que Mélenchon et Le Pen ont le même programme économique c’est faire fi de toute la réalité des choses et, plus grave, oublier de mettre en évidence les incohérences manifestes du programme de la présidente du Front National. La première de ces incohérences, et pas la moindre, est le fait que toute l’architecture du programme économique du FN repose sur la sortie de l’euro. Pourtant, Marine Le Pen a expliqué à de nombreuses reprises qu’elle aurait recours au referendum. Que se passera-t-il alors si les Français refusent la sortie de l’euro ? Aucun journaliste n’a encore posé la question à la candidate, il serait temps. Jean-Luc Mélenchon, lui, n’a pas cette faiblesse dans son programme. L’autre principal point de divergence concerne la question du financement. Là où Le Pen peut promettre des choses identiques à Jean-Luc Mélenchon – nous y reviendrons plus tard – le financement de ses promesses est loin d’être évident : ce n’est pas en supprimant l’AME qui pèse quelques centaines de millions d’euros que l’on finance les retraites à 60 ans. Cette incohérence est inhérente au conglomérat que représente son électorat : elle doit faire tenir ensemble les ouvriers et classes populaires, le nouveau réservoir de voix du parti frontiste d’une part et les petits patrons qui représentent la première base électorale du parti (dans le temps) d’autre part. C’est pourquoi Le Pen se refuse à imposer plus fortement les plus riches.

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Mêmes constats, propositions différentes

 

Une chose m’a énormément frappé lors du débat de lundi soir : hormis Emmanuel Macron, aucun candidat n’a accepté de reconnaitre qu’il pouvait avoir le même constat que Marine Le Pen mais qu’il proposait autre chose. Avec une « pudeur de gazelle » pour reprendre l’expression de Jean-Luc Mélenchon, tous se sont soigneusement appliqués à montrer à quel point ils étaient en désaccord sur tout avec elle. A ce petit jeu-là, Benoît Hamon a sans doute été le plus mal à l’aise dans la mesure où de nombreuses fois il a dit qu’il n’était pas d’accord avec le constat avant de reformuler ledit constat. Cette attitude symbolise bien toute l’impasse dans laquelle Marine Le Pen a réussie à plonger la classe politique : dites que vous êtes d’accord avec son constat et vous êtes caractérisé comme nationaliste, dites que vous n’êtes pas d’accord et cela revient à la laisser préempter bien des sujets.

Il est totalement absurde de refuser de reconnaître que Marine Le Pen est le produit d’une colère qui monte graduellement dans le pays. En ce sens, nombreux sont les constats mis en évidence par elle que je partage. Toutefois, on peut partager des constats avec une personne sans pour autant préconiser les mêmes choses. Il y a plus de trente ans, Laurent Fabius disait déjà que le FN posait les bonnes questions. C’est toujours le cas (pas pour toutes évidemment). Cela veut-il pour autant dire qu’il faut suivre aveuglément ses préconisations ? Je ne le crois pas. Si aujourd’hui une part importante du vote frontiste est constitué par les ouvriers, les classes populaires et tous les petits que la machine néolibérale broie jour après jour ce n’est pas un hasard, c’est bien que le FN pose de bonnes questions et fait de bons constats. Il faut donc urgemment cesser de décréter les constats du FN comme pestilentiel par essence pour mieux lutter contre le vote FN dans les classes populaires et proposer des mesures qui seront vraiment à même de mettre en place une plus grande justice.

 

Nous le voyons donc, comparer Marine Le Pen et Jen-Luc Mélenchon – ou plutôt les renvoyer dos à dos – et à la fois complètement absurde au sens camusien du terme et dangereux. Dans Le Mythe de Sisyphe, le philosophe définit en effet l’absurde comme tel : « L’absurde est essentiellement un divorce. Il n’est ni dans l’un ni dans l’autre des éléments comparés. Il naît de leur confrontation » ce qui me semble répondre parfaitement à la comparaison Le Pen/Mélenchon. Au-delà de ces considérations, la comparaison Le Pen/Mélenchon est éminemment dangereuse. Utilisée pour discréditer Mélenchon elle concourt bien plus à rendre plus crédible l’approche de Marine Le Pen et à dire aux ouvriers et membres des couches populaires que la candidate la plus proche du leur est celle du FN. En utilisant la « bête immonde » pour faire tomber le seul candidat qui fait réellement peur à l’oligarchie, l’éditocratie et lémédia renforcent ladite « bête immonde ». Au soir du 7 mai prochain, il se pourrait bien que cette stratégie aboutisse à la victoire de Marine Le Pen de la même manière que les attaques incessantes contre Sanders ont permis l’avènement de Trump. Si Dieu se rit réellement des Hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes, tendons bien l’oreille le 7 mai prochain au soir, nous pourrions bien l’entendre rire à gorge déployée face à l’air catastrophé de tous les pontes de lémédia.

 

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 05:50

Source : http://www.gaucherepublicaine.org/debats-politiques/le-tournant-de-la-marche-du-18-mars/7400104

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B. Teper : Co-animateur du Réseau Éducation Populaire (REP). Co-auteur de : Néolibéralisme et crise de la dette ; Contre les prédateurs de la santé ; Retraites, l'alternative cachée ; Laïcité: plus de liberté pour tous ; Penser la République sociale pour le 21e siècle ; Pour en finir avec le "trou de la Sécu", repenser la protection sociale du 21e siècle.

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Le 18 mars dernier constitua la plus grande mobilisation de rue de la campagne de l’élection présidentielle de 2017. Plus de 100.000 personnes. Ce fut une marche de l’espoir. De l’espoir, il nous en faut. Car avec la séquence que nous vivons, celle de la décomposition des gauches qui – du parti socialiste à l’extrême gauche – voit s’opérer une coupure quasi mollétiste entre les discours et les pratiques, on pouvait se demander ce qui allait rester de la gauche en général.

D’autant que les médias néolibéraux, dont les principaux journalistes, ne soutiennent que Fillon ou Macron et essaient d’avantager leurs chouchous.1

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Où en est la gauche de 2012 ?

Avec Macron en digne successeur de François Hollande, on est sûr que le théorème du mouvement réformateur néolibéral sera encore vrai demain : « depuis 1983, et tant que nous resterons dans le néolibéralisme, tous les gouvernements font et feront pire que le précédent » !

Avec Hamon, certains ont cru que la musique différente qu’il a développée lors de la primaire socialiste allait dans le bon sens. Le désenchantement fut rapide.
Très vite, il reprit sur l’UE et la zone euro la position de François Hollande. Très vite, on a vu que la majorité des candidats socialistes aux législatives étaient politiquement favorables aux lois Macron et El Khomri, au pacte de responsabilité, au CICE et aux attaques contre la Sécurité sociale, entre autres. Jusqu’au secrétaire général d’En marche qui a été adoubé par les instances du PS pour les législatives. Jusqu’à l’apothéose mystique du revenu universel, vieille idée néolibérale de Milton Friedman, qui développait la notion d’impôt négatif dans « Capitalisme et Liberté » en 1962. Pour terminer avec comme simple projet le développement du RSA et une allocation pour les jeunes. Le reste est renvoyé aux calendes grecques pour les rêveurs.

Le spectre de 1969 et le soutien in fine à Macron participeront de la prochaine étape solférinienne.

Au parti communiste, on a constaté les stratégies antagoniques existant en son sein entre ceux qui souhaitaient un candidat communiste à la présidentielle, ceux qui souhaitaient soutenir Hamon et ceux qui souhaitaient soutenir Mélenchon. Même le vote majoritaire pour Mélenchon n’a pas entraîné le soutien de l’ensemble du PC. On a vu une base communiste votant avec une courte majorité pour soutenir Mélenchon contre sa direction et enfin un PCF, à quelques semaines du vote, se préoccuper beaucoup plus des législatives que de la présidentielle elle-même. Pourtant ce parti a encore de nombreux militants mais qui n’auront pas brillé par leur militantisme dans la campagne présidentielle. Triste perspective.

Bien qu’elles aient réussi à avoir les 500 signatures, les autres organisations d’extrême gauche ne sont aujourd’hui que l’ombre de ce qu’elles ont été avec un peu plus de sectarisme pour l’un, de révisionnisme réactionnaire pour l’autre. Et ce n’est pas l’utilisation par certains autres de la stratégie du front unique à contre-emploi qui engagera une stratégie efficace. Leur avenir est la marginalité en attendant les jours meilleurs.

Quant aux autres candidats marginaux, ils pensent construire un courant politique de masse à partir de prééminences surplombantes qui seules sont à même, selon leurs thuriféraires, de frayer le chemin vers le paradis. Ce qui les conduit à ne pas critiquer le capitalisme lui-même et donc à vouloir y rester incarcéré.

Devant ce champ de ruines qui a de grandes chances de renforcer pour le court terme le pouvoir de l’oligarchie capitaliste sur la France, et donc de provoquer l’extrême droitisation du pays comme dans les années 30, le rassemblement initié par Jean-Luc Mélenchon permet d’éviter la parcellisation totale de la gauche tout en marquant la nécessité d’un rassemblement significatif de gauche non allié avec les solfériniens ouvertement néolibéraux. C’est une étape indispensable pour la suite d’abord parce qu’il est nécessaire de résister et aussi parce que la création du lien social et politique n’est pas la chose la plus aisée pour constituer ultérieurement le bloc historique gramscien indispensable à toute révolution citoyenne.

Sur l’ensemble des conditions indispensables de cette révolution citoyenne, il reste à y travailler en tenant compte d’abord du réel puis des lois tendancielles du capitalisme. Nous en avons déjà parlé dans Respublica. Nous y reviendrons dans la prochaine séquence politique.

Outre son caractère de masse, le rassemblement sur la place de la République a repris le caractère symbolique de la République sociale indispensable pour tenter de rassembler les couches populaires ouvrières et employées de la gauche objective, plutôt majoritairement tentées ces dernières années par l’abstention.

Disons-le encore, la seule réserve de voix pour Jean-Luc Mélenchon au-delà du niveau des sondages actuels se trouve principalement dans ces couches populaires ouvrières et employées. Ne pas comprendre cela, c’est ne pas comprendre qu’un processus révolutionnaire ne peut s’engager que si la classe populaire ouvrière et employée, objective en soi et majoritaire, devient petit à petit une classe subjective « pour soi ». Condition nécessaire pour construire le bloc historique gramscien avec des composantes des autres couches sociales.

Le rappel du 18 mars 1871, les drapeaux français en quantité, l’affirmation dès le début du discours de Jean-Luc Mélenchon du rôle nécessairement social d’une nouvelle constitution de la VIe République, le rappel appuyé des luttes importantes contre les lois antisociales de Macron et d’El Khomri, la réaffirmation du principe de laïcité, le rappel de la nécessité d’un projet global (incluant la rupture écologique, la recherche de la paix, etc.) et le couplage final des chants de la Marseillaise2 et de l’Internationale, permettent de renouer avec la symbolique populaire et révolutionnaire française.

Pourvu que cela dure !

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Que faire après ?

Ce n’est pas au milieu de la séquence de la campagne de la présidentielle et des législatives qu’il faut avoir des états d’âme ni changer la priorité politique. Faire en sorte que le score de JLM soit le plus haut possible, point de départ essentiel pour les législatives face à la déferlante promise par les médias néolibéraux. Ensuite, si par malheur, deux des trois candidats de la bourgeoisie, Macron, Fillon, Le Pen sont au deuxième tour, la lutte des classes mettra le mouvement syndical revendicatif en première ligne de l’affrontement. Nous serons alors dans une séquence ultérieure où il faudra mettre le turbo pour le développement d’une éducation populaire refondée toujours du côté de ceux qui luttent en première ligne.

Nous nous préparons pour ce moment à élaborer de nouvelles propositions.

  1. Ainsi le CSA a calculé que du 1er février au 26 février, Fillon et ses soutiens ont eu droit à 15.944 minutes, Macron a eu droit à 9.808 minutes, Le Pen à 7.090 minutes, Hamon à 6.761 minutes, Jean-Luc Mélenchon à 3.163 minutes, Nicolas Dupont-Aignan 510 minutes, Philippe Poutou 249 minutes, Jean Lassalle 80 minutes, Nathalie Arthaud 67 minutes, Jacques Cheminade 50 minutes, François Asselineau 37 minutes. Instructif, non ? []
  2. Nous rappelons aux gauchistes de tout bord que la grande manifestation ouvrière de février 1917, le jour de la création du Soviet de Petrograd, arrive du quartier populaire de Vyborg en chantant la Marseillaise en russe ! []
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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 16:03

Source : https://avenirencommun.fr/lettre-aux-enseignants/

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La lettre de Jean-Luc Mélenchon aux enseignant·e·s

Paris, le 20 mars 2017,

Madame, Monsieur,

 

Dans quelques semaines, comme toutes les Françaises et tous les Français, vous serez appelé·e·s à élire le prochain Président de la République. Vous le ferez en conscience et avec le même souci de l’intérêt général que celui qui vous anime lorsque vous enseignez. Vous le ferez, instruits de l’expérience accumulée ces dix dernières années. Celle du quinquennat noir de Nicolas Sarkozy. Celle de l’amertume suscitée par les reniements et renoncements de François Hollande.

Vous constatez chaque jour l’insuffisance des recrutements annoncés. Vous connaissez les classes surchargées, les locaux dégradés, les écoles qui ferment. La précarité est plus grande parmi vos collègues et peut être la vivez vous directement en votre qualité de professeurs contractuels. Votre feuille de paye, bien inférieure à celle de vos collègues européens, traduit très directement les effets des réductions budgétaires.

C’est aux fondements même de votre métier que les politiques menées ont porté atteinte. Le lien aux savoirs se défait à mesure que l’emporte l’idéologie du « socle commun » introduite par François Fillon, promue par le MEDEF et prolongée par Najat Vallaud-Belkacem. La généralisation du management et des contrôles hiérarchiques, la multiplication des tâches bureaucratiques, les mises en cause de la liberté pédagogique sont à l’origine d’un sentiment de dépossession aggravé par l’absence de reconnaissance.

A rebours de l’héritage partagé de la droite et du Parti socialiste, mon projet éducatif renoue avec une perspective émancipatrice. L’école doit former l’esprit critique et créatif et non formater des individus aux attentes du marché. Tous les élèves sont capables. Je veux leur apporter le savoir et la culture, les instruire et les qualifier.

Je porterai ainsi de 3 à 18 ans l’instruction obligatoire, rétablirai le baccalauréat professionnel en quatre ans et les heures d’enseignements disciplinaires perdues. Je stopperai immédiatement les fermetures de lycées professionnels et reconstruirai un maillage de lycées polytechniques du CAP au BTS sur tout le territoire. Je veux l’école de l’égalité. Je restaurerai le cadre républicain, garant du caractère national des diplômes, des programmes et de vos statuts en abrogeant les contre-réformes du lycée et du collège mais aussi le décret Peillon sur les rythmes scolaires tout en engageant une politique résolue en faveur de la mixité sociale à l’école.

J’ai été ministre délégué à l’enseignement professionnel. L’école occupe une place centrale dans le projet politique décrit dans mon programme, l’Avenir en commun. Alors que les inégalités n’ont jamais été aussi fortes et que notre société est traversée par de multiples tensions, l'école doit s’affirmer comme un espace de coopération et d’échanges et non de concurrence et de compétition. Creuset du peuple en formation, laïque, elle doit devenir le lieu de l’éducation à l’intérêt général où l’individu se prépare à l’exercice d’une citoyenneté enrichie de nouveaux droits. A l’heure du défi climatique, l’école doit jouer un rôle décisif dans la préparation de la transition écologique. Aussi, si je suis élu à la Présidence de la République, je m'appuierai sur votre professionnalisme.

Je veux d’abord reconnaître votre haute qualification, fondée sur une double maîtrise scientifique et pédagogique. Le rattrapage du point d’indice apportera immédiatement une hausse de 7 % de votre traitement et je demanderai à mon gouvernement d’engager avec les représentant·e·s de vos organisations syndicales une négociation salariale. Je mettrai également en place un plan de titularisation de tous les précaires de l’éducation nationale.

Je veux vous rendre les moyens d’exercer votre métier. En recrutant 60 000 enseignant·e·s supplémentaires, dont une part à travers un dispositif de pré-recrutement, nous diminuerons le nombre d’élèves par classes, en particulier dans l’éducation prioritaire. Nous reconstituerons les RASED et ferons advenir la règle d’un·e ATSEM par classe de maternelles. Nous généraliserons le dispositif « plus de maîtres que de classes » en CP et CE1. Je veux enfin assurer la gratuité des sorties scolaires afin de vous permettre de conduire avec tou·te·s vos élèves vos projets éducatifs.

Au delà du rétablissement des moyens indispensables, nous garantirons le principe de liberté pédagogique. Dans le premier degré, pour alléger votre charge de travail, nous mettrons fin aux activités pédagogiques complémentaires (APC) et à l’évaluation par compétences. Dans le second degré, nous tournerons la page des dispositifs de mise en concurrence des enseignant·e·s en abrogeant le décret Hamon d’août 2014. Nous déconnecterons l’avancée de votre carrière de l’inspection qui doit devenir un temps de conseil et de formation. Nous aiderons au développement de la recherche en éducation et nouerons des partenariats entre l’éducation nationale et des mouvements pédagogiques agréés afin d’enrichir votre formation continue. Nous créerons une médecine du travail pour les personnels de l’Éducation nationale.

Je veux également vous proposer de nouvelles perspectives de carrière en vous permettant de vous engager dans l’animation d’associations culturelles dans vos établissements, en libérant dans le premier degré un temps autogéré pour un travail collaboratif avec vos collègues, en doublant les postes ouverts à l’agrégation interne. Nous inciterons, par des bonifications nouvelles et la réduction drastique des effectifs par classe, les enseignant·e·s à prolonger leur présence dans les établissements de l’éducation prioritaire. Je veux enfin proposer à celles et ceux d’entre vous qui parviennent au terme de leur carrière de pouvoir, sur une base volontaire, se consacrer au suivi des élèves en difficulté, à la coordination des projets de l’établissement et à la formation des enseignant·e·s stagiaires.

Il y a tant de chantiers, tant d’énergie à mobiliser pour que l’école soit toujours le lieu ouvert où chacun·e cultive le bonheur d’apprendre. Pour plus de précisions, je vous renvoie sur le site internet dédié à mon programme : avenirencommun.fr

Pour ma part, je m'engage devant vous à mettre toujours autant de soin à défendre l’école publique que vous en mettez chaque jour à éduquer nos enfants.

Vous souhaitant bonne réception de ce courrier,

Jean-Luc Mélenchon

https://avenirencommun.fr/app/uploads/2017/03/Jean-Luc_Me%CC%81lenchon_signature.png

 

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 06:59

Tandis que ce samedi 18 mars dernier 130 000 citoyens venus de toute la France se réunissaient à Paris pour défiler de Bastille à République pour réclamer la 6ème République (1), France Inter, radio d’information, n’observait rien de l’évènement ce qui permettait à ce média de ne pas s’en faire l’écho (2).

De son côté, Ph. Poutou, dont on se réjouit qu’il ait reçu les parrainages nécessaires pour être candidat du NPA à l’élection présidentielle et dont on a déploré la manière dont il a été reçu à ONPC, exprimait sa profonde motivation : « ….  Mais on a quand même les moyens d’emm… Mélenchon » (3). Salut camarade ! le peuple de gauche te remercie et sait pouvoir ne pas compter sur toi. La lutte se fera sans toi .… comme d’hab !

Exergue

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  1. Discours de J-L Mélenchon à République :

 https://www.youtube.com/watch?v=YCkPtU3nMdc

  1. Perdus de vue :

https://secure.avaaz.org/fr/petition/130_000_francais_perdus_de_vue_sur_France_Inter_130_000_francais_perdus_de_vue_sur_France_Inter/?aFEXYcb

  1. « Mais on a quand même les moyens d’emm… Mélenchon » : http://www.sudouest.fr/2017/03/18/philippe-poutou-pourquoi-tout-ce-cinema-3288972-5210.php

 

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 17:02

« …. demandons nous d’abord, ce qui est juste, demandons nous d’abord ce qui  est souhaitable, et ensuite réfléchissons, comme la France insoumise l’a fait, à la façon de financer tout ça, parce que l’argent ne manque pas, il n’a jamais manqué,…

…. pour finir, je vous dirai un mot de ce qu’est le vote utile,….. les socialistes, ils ont eu cinq ans pour …. détourner les électeurs de l’extrême droite, cinq ans pour préférer au vote utile la politique utile .... cette politique utile ils ne l’ont pas faite et ils nous demandent maintenant de réparer les pots qu’ils ont eux-mêmes cassés, le vote utile c’est le degré zéro de la politique,…. la seule cause qui est perdue d’avance c’est lorsqu’on décide de ne pas se battre,…. alors votons pour J-L Mélenchon »

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https://www.youtube.com/watch?v=UJzp5AaapVE

 

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 15:02

L’Europe prépare la guerre :

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L’unité de la gauche ne peut se faire que sur des principes forts :

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Quand les français on dit non à l’Europe

*

Pourquoi la France insoumise doit arriver au pouvoir

*

Sur France Culture: “la campagne de la France insoumise” avec Gérard Miller et Jacques Généreux (excellent) (cliquez sur les noms)

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Le jour d’avant :

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