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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 12:28

« Marine Le Pen n’en a rien à foutre du quotidien des français »

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http://www.vincentdidier.net/2017/03/marine-le-pen-n-en-a-rien-a-foutre-du-quotidien-des-francais.html

 

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 11:15

« Nous (la France insoumise) sommes les derniers des pro-européens et non des européistes béats, …….. Nous sommes dans une stratégie de refondation de l’Europe et non de destruction »

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Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=Mr4r5JiuYe0

 

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 09:53

En politique on habite toujours quelque part.

 

Les ni droite ni gauche sont une espèce trompeuse et ancienne. En période électorale ils revendiquent habituellement le cache-sexe de marque sans étiquette jusqu’au moment où, après l’élection,  celle-ci apparait dans leurs choix. On les voit alors frayer avec des politiques de droite. Raison pour laquelle la droite les considère avec bienveillance tandis que la gauche, qui a appris à les connaître, s’en méfie comme de la peste.

Les ni de gauche ni de droite avancent, tel le renard, masqués (1). 

En politique, le ni droite ni gauche c’est la fourberie du consensus mou car il s’agit de plaire à tout le monde, à des intérêts antagonistes. Ça donne l’alternance LR- PS dont on a grand peine à distinguer les différences au point que fut inventé le vocable UMPS pour signifier ce salmigondis dont il faut tout de même signaler qu’il ne dut son existence que du déplacement de barons dits de gauche sur les brisées de la droite.

Consensus mou d’apparence, car celui auquel sont conviés les modestes se fait sur les positions les plus défavorables, les plus dures, au grand nombre ; le petit nombre des oligarques, de la caste, possédant la parole facile, la rhétorique déliée, l’argutie habille, la maîtrise orale et écrite du verbe qui fait prendre des vessies pour des lanternes.

Au consensus ni droite ni gauche proposé par Macron qui se manifeste sous le trait d’un homme neuf - minois oblige - alors qu’il n’est que dans la tradition, l’ornière, il faut opposer le dissensus, le conflit, cette manière perdue que le peuple de gauche semble enfin réinvestir et qui lui fit jadis obtenir les conquêtes sociales ( retraites par répartition, congés payés, sécurité sociale,…) que la droite, Macron compris, entend lui soustraire.

Macron, l’émergence du macronisme, n’est pas historiquement chose si étrange, si singulière. Macron tient de Mac Mahon. Après la chute de Valls (Adolphe Thiers), après avoir réprimé la gauche (la commune de Paris) avec la loi El Khomri dont il est l’auteur, Macron préfère désormais rester, comme Mac Mahon, au dessus des partis (ni droite ni gauche) et perpétuer la monarchie présidentielle en attendant la grande inondation populaire qui ne manquera pas de venir et où il déclarera : « que d’eau… que d’eau » et à laquelle on lui répondra comme il fut répondu jadis : « Et encore, … vous ne voyez que le dessus…! ».

Macron c’est la mer des Sargasse où la France peut se perdre. On y trouve les épaves de la chiraquie, celle du hollandisme, quelques vieilles barcasses du PCF ou de l’ultralibéralisme. Macron ce n’est pas le patron d’une entreprise de recyclage comme on le dit, plutôt celui d’une déchèterie, stade qui précède la mise à l’incinérateur.  

 

 

 *

(1)

 

Fable d’Esope :

LE RENARD ET LE MASQUE

 

Un renard s’étant glissé dans la maison d’un acteur, fouilla successivement toutes ses hardes, et trouva, entre autres objets, une tête de masque artistement travaillée. Il la prit dans ses pattes et dit : « Oh ! quelle tête ! mais elle n’a pas de cervelle. »

Cette fable convient aux hommes magnifiques de corps, mais pauvres de jugement.

 *

 Ou cette autre traduction :

      

                          Le Renard et le masque de traître

Un Renard vit par hasard un masque de théâtre : « Belle tête! dit-il; mais de cervelle point. »

Ceci s’applique aux hommes que la fortune a comblés d’honneurs et de gloire, mais privés de sens commun.

  • Fable de Phedre traduite par Ernest Panckoucke (1808 – 1886)

 *

A moins qu’on préfère cette fable de La Fontaine

                                 Le Renard et le Buste

Les grands, pour la plupart, sont masques de théâtre;
Leur apparence impose au vulgaire idolâtre.
L’âne n’en sait juger que par ce qu’il en voit:
Le renard, au contraire, à fond les examine,
Les tourne de tout sens; et, quand il s’aperçoit
Que leur fait n’est que bonne mine,
Il leur applique un mot qu’un buste de héros
Lui fit dire fort à propos.
C’était un buste creux, et plus grand que nature.
Le renard, en louant l’effort de la sculpture:
« Belle tête, dit-il, mais de cervelle point. »

Combien de grands seigneurs sont bustes en ce point !

  • Jean de la Fontaine – (1621 – 1695)
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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 16:48

Le vote caché : c’est la dernière rumeur à la mode.

Voilà qu’il y aurait un vote caché en faveur de F. Fillon. Que ce dernier aurait supplanté E. Macreux dans la dispute à M. Le Pen pour le second tour de la présidentielle.

Décidément F. Fillon est estampillé au ‘caché’, c’est l’AOC : caché.

Cachés les emplois fictifs de madame et des enfants, cachés les costards, cachées les montres,…. caché, caché, caché.

C’est qu’il nous en a caché des choses le cachotier…. pour le punir on voudrait lui cacher le vote caché. Oh ! les vilains.  

Reste à savoir ce que nous ne savons pas encore…. et qui nous est peut-être caché : J-L Mélenchon au second tour. Hé ! hé !

Quant à Fillon, après les élections, il ne lui restera plus qu’à se cacher en son manoir avec sa belle.

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 13:02

La clé de l’élection, disais-je dans l’article précédent, ce ne sont pas les injonctions des leaders, leur positionnement, ce sont les citoyens, les électeurs. Fini le temps où l’ordre était donné, où la troupe suivait sans d’un mot ergoter, le doigt sur la couture du pantalon.

C’est le début de la révolution citoyenne : l’émancipation est à l’ordre du jour.

C’est pourquoi des écologistes de la Haute-Garonne appellent à voter J-L Mélenchon, faisant savoir du même coup à Y. Jadot qu’il n’est pas propriétaire des voix écologistes et qu’ils n’entendent pas respecter l’accord qu’il a passé, sans avoir reçu mandat, en les mettant au pied du mur, avec B. Hamon.

Voilà de quoi donner des idées aux hésitants, renforcer, créditer la candidature de J-L Mélenchon tandis que le candidat issu de la primaire de la triste alliance s’effondre inexorablement pour n’être plus qu’une fumée qui se dissout.

Exergue

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Source : http://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/midi-pyrenees-politiques-france3/2017/03/30/des-ecologistes-insoumis-lachent-hamon-et-appellent-a-voter-melenchon.html

 

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 « Europe-Ecologie » soutient la candidature de Benoît Hamon. Mais des écologistes de la Haute-Garonne prennent leurs distances et appellent à voter pour Jean-Luc Mélenchon.

Patrick Jimena lance un appel à voter pour Jean-Luc Mélenchon. Cette initiative est contraire à l’accord (national) conclu entre l’écologiste Yannick Jadot et le socialiste Benoît Hamon. Mais le trublion de Colomiers, Patrick Jimena, assume parfaitement.

Patrick Jiména est un habitué des pétitions et des manifestes. Le texte appuyant et motivant le ralliement à Jean-Luc Mélenchon est dans la même veine. Les propos sont cash :

Hamon est cadenassé par une logique d’appareil. Il aurait du s’émanciper de l’appareil socialiste après la primaire. Il ne l’a pas fait. Mélenchon élève le débat et bénéficie d’une dynamique. Y’a pas photo.

Les chiffres des sondages appuient les propos de Patrick Jiména. Les études d’opinions restent de simples études d’opinions. Mais les dernières livraisons profitent à Jean-Luc Mélenchon. Inversement, Benoît Hamon, « dévisse » et se retrouve au niveau de la barre fatidique des « 10% ».

Mais l’affaiblissement de Benoît Hamon n’est pas la seule justification de l’appel à voter Mélenchon. Patrick Jiména et ses cosignataires (un élu de Plaisance-du-Touch, deux adhérents d’EELV et des représentants de la société civile) mettent en avant un argument qui ne déplairait pas à Emmanuel Macron :

Nous assistons à une recomposition du paysage politique. Il convient de bâtir les fondations d’un renouveau citoyen et écologiste. Pour nous, le mouvement des Insoumis (NDLR mouvement de Jean-Luc Mélenchon) à dessiner les contours d’une nouvelle maison.

En toile de fond, les écologistes Insoumis « placent » ouvertement la perspective des législatives :

Nous soutiendrons la candidature de Jean-Luc Mélenchon dès le premier tour des élections présidentielles et nous nous engageons dans un processus de recomposition politique dès les élections législatives sur la base d’un programme partagé.

Patrick Jiména n’a jamais caché son intention de se présenter aux législatives. La signature de l’accord Hamon-Jadot et la réservation d’une circonscription (haute-garonnaise) au profit des écologistes pouvaient brider ou du moins compliquer une candidature. Les instances locales du PS demandent une réciprocité et donc l’absence de candidat EELV face aux candidats PS sur les circonscriptions non réservées. La circonscription de Patrick Jiména est concernée.

Cette demande (formalisée par le vote d’une motion des instances fédérales du PS31) risquait de conduire à un « retrait » de la candidature de Patrick Jiména.

La question ne se pose plus.

Il reste deux inconnues : le nombre de signataires de l’appel et la réaction des instances nationales d’Europe Ecologie. S’agissant des signatures, la marge de progression est importante. Elles sont 11 pour le moment. En revanche, l’avenir des écologistes Insoumis au sein d’EELV est beaucoup moins « ouvert ».

Des sanctions risquent de tomber.

Petite consolation, pour d’autres raisons (le soutien à Emmanuel Macron, les camarades socialistes des écologistes Insoumis sont également sur la sellette.

Laurent Dubois (@laurentdub)

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 08:12

Extrait de la tribune ci-dessous : ‘Personne ne peut sous-estimer l’importance qu’aurait l’arrivée au pouvoir en ces temps troublés, dans un grand pays comme la France, d’une gauche dont le centre de gravité n’est plus le néolibéralisme. C’est tout l’enjeu d’un ralliement possible de Benoît Hamon à Jean-Luc Mélenchon. …… Le rapprochement paraît inéluctable, la seule question étant de savoir s’il aura lieu avant ou après la présidentielle’.

Maintenant ou après les  élections ?

La victoire possible de J-L Mélenchon aux élections présidentielles serait davantage assurée du ralliement ou du soutien de B. Hamon. Ce ralliement, ce soutien, l’homme politique le fera-t-il, l’apportera-t-il ? Pour le souhaiter, je ne le pense pas. Les raisons pour B. Hamon : se mettre en position de conquête de l’appareil P(s) après les élections qui sont cuites pour lui, s’assurer du remboursement du financement de la campagne.  Ce ne peut donc être que le  ralliement des électeurs socialistes après analyse de la situation, conscients qu’il convient de ne pas laisser passer l’occasion afin de ne pas en reprendre pour un bail.

La clé, ce n’est pas B. Hamon. Ce sont les électeurs.

Le ‘rapprochement’ c’est maintenant si on entend mettre en œuvre une autre politique pour les français et le pays. Après, nous aurons le temps de recomposer sur la décomposition du paysage politique, une recomposition dont on perçoit les grands axes. Une chose après l’autre !

Exergue

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Source : http://www.liberation.fr/debats/2017/03/31/melenchon-un-vote-pour-provoquer-l-avenir_1559534?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1490951528

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Si la campagne de Benoît Hamon est dans l’impasse c'est parce qu’il n’a pas su voir que la chèvre néolibérale refuserait de s’accommoder du chou socialiste. Le contraire de la stratégie employée par le leadership de la gauche : Jean-Luc Mélenchon.

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  • Mélenchon : un vote pour provoquer l’avenir

Longtemps les élections ont été ennuyeuses. Portée par un vent libéral, l’alternance entre droite dans ses bottes et gauche ectoplasme, converties à cœur à la modernisation de marché, avançait sans heurt dans l’éternel présent du capitalisme rendu maître de l’espace mondialisé et du temps financiarisé. Le chômage endémique, l’exultation consumériste et l’horreur terroriste ou criminelle constituaient les trois pôles dramatiques d’un petit jeu ronronnant, pimenté seulement par les frasques des candidats ou les esclandres des amis trahis.

Le cru 2017 n’est pas de ce vin-là. Sous le mince filet des péripéties de la compétition électorale, une carte politique tranchée se dessine. L’histoire en France est de retour. Ici comme ailleurs, la tectonique sociale de la grande crise économique de 2008 fait son œuvre. Les écuries présidentielles routinières se recomposent à vive allure, réalignant les forces autour de trois options politiques tapies dans l’inframonde de notre modernité politique. Trois irréductibles molosses voués à l’affrontement.

Les monstres

Le premier a pour mot d’ordre la concurrence libre et non faussée, la stabilité financière, la fraternité des calculs égoïstes. Hégémonique dans la plupart des lieux de pouvoir, il entend le rester grâce à une couverture médiatique outrancièrement favorable et la mobilisation effrénée des technologies de marketing électoral dernier cri. Son sens c’est l’évidence du discours dominant, sa force c’est sa répétition, sa faiblesse c’est son échec.

Les élites économiques internationalisées et financiarisées ne peuvent asseoir leur légitimité que sur une prospérité économique dont les miettes suffiraient à amadouer les existences subalternes. Las, avec la stagnation qui s’installe, les inégalités indécentes deviennent de plus en plus insupportables. La lassitude s’installe, la rancœur s’accumule et prive petit à petit d’oxygène l’extrême centre, le héros politique de notre temps néolibéral.

Le deuxième est un monstre qui se nourrit du désespoir et de l’isolement provoqués par le premier. C’est le parti de l’ordre et de la petite propriété, celui du déclassement et du ressentiment. C’est le camp des «perdants» qui rêvent de chiches revanches sur les plus faibles qu’eux. Nationaliste, autoritaire, xénophobe, son ancrage populaire se renforce de chaque pied qui lui est concédé tandis qu’il offre aux puissants les arrangements nécessaires. Division, oppression et encasernement sont inscrits sur son manteau gris abhorré de tous les amis de la démocratie.

Le troisième s’appelle la gauche, la vraie. Audacieuse, forte des batailles qu’elle mène, ses regards portent loin et embrassent tout ensemble la souffrance immédiate et le destin de l’espèce. Cantonnée ces dernières décennies aux tactiques de harcèlement électoral et au repli sur les luttes sociales et environnementales, elle est de nouveau candidate au pouvoir. De l’Europe du sud aux pays anglo-saxons, elle compresse de l’intérieur ou de l’extérieur les vieux appareils de la social-démocratie passés à l’ennemi, et reprend le drapeau de l’émancipation.

Ami ou ennemi

La victoire de Benoît Hamon à la primaire socialiste et la défection de Manuel Valls accélèrent cette recomposition politique de grande ampleur. Certes, la déloyauté de l’ancien Premier ministre est extrêmement discourtoise. Mais, sur le fond, Manuel Valls a raison de faire passer les idées avant les procédures : la gauche n’est pas réconciliable avec ceux qui portent la responsabilité de ce calamiteux quinquennat, qui pensent qu’il a péché non par excès mais par insuffisance de néolibéralisme.

Comme l’écrit Machiavel, il est toujours préférable de se déclarer ouvertement ami ou ennemi. C’est parce qu’il a acté très tôt cette reconfiguration stratégique que Jean-Luc Mélenchon a pris le leadership à gauche. A l’inverse, la campagne de Benoît Hamon est dans l’impasse précisément parce qu’il n’a pas su voir que la chèvre néolibérale refuserait de s’accommoder du chou socialiste.

Personne ne peut sous-estimer l’importance qu’aurait l’arrivée au pouvoir en ces temps troublés, dans un grand pays comme la France, d’une gauche dont le centre de gravité n’est plus le néolibéralisme. C’est tout l’enjeu d’un ralliement possible de Benoît Hamon à Jean-Luc Mélenchon. Les différences entre les programmes existent mais ne sont pas insurmontables.

En particulier, sur la question européenne, l’articulation Plan A / Plan B laisse une grande latitude pour trouver le juste point d’équilibre entre tentative de refondation de l’Europe et détermination à mener des politiques de justice sociale et écologique. Le rapprochement paraît inéluctable, la seule question étant de savoir s’il aura lieu avant ou après la présidentielle.

A l’extrême centre, l’alliance Macron-Bayrou-Valls s’inscrit dans la continuité du quinquennat de François Hollande et de l’orthodoxie européenne; plus forte que jamais, l’extrême droite est en ordre de bataille et, portée par le vent mauvais qui souffle sur l’époque, a raison de croire à sa chance. A cet instant critique, la gauche n’a qu’une candidature capable de provoquer l’avenir, le bulletin Mélenchon. Si ce vote devient celui du rassemblement, alors la victoire est à portée de main.

Cédric Durand Maître de conférence en économie à Paris-XIII , Razmig Keucheyan Sociologue à l'université de Bordeaux

 

 

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 06:38

5 heures. Du jamais vu. Il aura fallu 5 heures à la France insoumise pour présenter le chiffrage de son programme, en montrer la cohérence et les articulations.

Quel parti ou mouvement, quel leader politique peut en dire autant ? Aucun ! Car nul ne se hasarde à dire comment il finance telle ou telle dépense, d’où il tire l’argent, comment il équilibre sa politique ; l’exercice est trop risqué pour qui ne veut pas de contrat qu’on pourrait lui rappeler, mieux vaut des effets d’annonce qu’on ne tiendra pas.

Pourtant il ne se passe guère de jour sans que nous ayons à entendre quelques sornettes dont la principale est qu’on ne sait pas comment est financé le programme de la France insoumise. De fait ce rappel qui permettra au citoyen de se faire une idée du programme de la France insoumise et de son financement, ainsi de ne pas prendre pour argent comptant les mensonges qu’on lui balance quotidiennement, essentiellement sur les ondes.

Bien sûr, 5 heures c’est un peu long. Il s’agit de s’organiser. Un bout maintenant, un bout après. Mais finalement ça passe bien. Très bien, même.

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https://jlm2017.fr/2017/02/19/2441/

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 06:53

L’argent ! De Cahuzac aux Fillon, que savent-ils de l’argent ? Du manque d’argent ? Rien ! Ils ne manquent de rien, et pourtant ils n’en ont jamais assez. C’est une fascination qui va, chez Macron, jusqu’à proposer comme horizon de vie de devenir milliardaire. La belle affaire ! Un autre aurait suggéré d’être heureux, honnête, humain, pour cela aurait souhaité la solidarité, la répartition des fruits du travail. Non ! Pour Macron réussir c’est être milliardaire. Sacré programme qui ne peut se réaliser que par l’exploitation du grand nombre par quelques uns car être milliardaire se fait au détriment des autres.

N’est-il pas singulier de trouver chez Fillon, Macron, le goût partagé du costard (1). Faisons en sorte qu’ils prennent une veste.

  1. http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2016/05/27/25001-20160527ARTFIG00392-emmanuel-macron-le-meilleur-moyen-de-se-payer-un-costard-c-est-de-travailler.php

Exergue

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 Ci-dessous tribune de D. Plihon, professeur émérite en sciences économiques et F. Lemaire, doctorant en économie, membre d’Attac

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Source : http://www.liberation.fr/debats/2017/03/29/emmanuel-macron-son-amie-la-finance_1559175

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Lors de sa conférence presse du mercredi 1er mars, Emmanuel Macron se défendait d’être le «candidat de l’oligarchie financière». A bien regarder ses propositions, il y a pourtant de quoi ravir les banquiers...

L’affaire est connue : tournant le dos à ses promesses du Bourget, François Hollande s’est employé, pendant son mandat, à défendre les intérêts des grandes banques françaises et de la place financière de Paris. Dans une période pourtant favorable à la régulation financière, il a désamorcé toute velléité de réforme bancaire ambitieuse, sur le plan français comme européen. Il a aussi freiné des quatre fers le projet de taxe européenne sur les transactions financières.

Il est difficile d’estimer le rôle joué par Emmanuel Macron, conseiller de François Hollande, secrétaire général adjoint à l’Elysée, puis ministre des Finances, dans la volte-face de celui qui se disait «l’adversaire de la finance». Mais il suffit de considérer les prises de position du désormais favori à la présidentielle pour constater ses bonnes dispositions à l’égard des marchés.

Dans un entretien publié dans Libération le 24 mars, Emmanuel Macron annonce la couleur : pour lui, la taxe européenne sur les transactions financières (TTF) «n’est pas la priorité». Le candidat considère que les négociations autour du Brexit pourraient sonner le glas de la TTF. Alors que les négociations de cette taxe abhorrée par les banques françaises et les marchés s’enlisent, cette déclaration sonne comme un mauvais présage.

Lobbies financiers

D’autant qu’Emmanuel Macron avait déjà pris des positions tranchées sur les questions de régulation financière. Lors d’un débat organisé par la Confédération des PME le 6 mars, il annonce qu’il souhaite assouplir les règles qui ont été imposées aux banques et assureurs après la crise financière. Celles-ci n’auraient «qu’un objectif de réduction du risque» et les auraient «désincité à financer l’économie». Or c’est précisément le discours des lobbies financiers, qui dénoncent la réglementation financière pour mieux faire l’impasse sur le rôle néfaste de la spéculation ou de la rigueur budgétaire sur l’économie.

Autre aspect et pas des moindres : la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Pour Emmanuel Macron, il faut le «réformer en profondeur» en supprimant «la part qui finance l’économie réelle», et en particulier la détention d’actions, pour en faire un «impôt sur la rente immobilière». L’impôt sur le patrimoine immobilier représente pourtant la partie la plus «injuste» de l’ISF. Il arrive que, suite à un héritage et du fait de la hausse des prix de l’immobilier, des ménages modestes soient assujettis à l’ISF. La détention d’un patrimoine important sous forme d’action est, quant à elle, synonyme de «vraie» richesse. Mais pas forcément de financement de l’économie ! Depuis les années 2000, la contribution des marchés d’action au financement de l’économie est quasi-nulle en France. Il s’agit donc ni plus ni moins d’amputer l’ISF de sa part la plus significative, pour des motifs fallacieux ! Et pour le plus grand bénéfice des actionnaires.

Une politique de rigueur douloureuse

Ces mêmes actionnaires ont dû accueillir avec ravissement la proposition d’Emmanuel Macron de supprimer la progressivité de l’impôt sur les revenus du capital – c’est-à-dire sur les intérêts, les dividendes… Le candidat propose par ailleurs de baisser le taux d’impôt sur les sociétés de 33,3% à 25%, indistinctement de la taille de l’entreprise. Pourtant, le poids de l’impôt sur les sociétés est en France l’un des faibles parmi les pays avancés, en raison de l’«optimisation» des grandes entreprises qui profitent d’une assiette mitée par de nombreuses niches fiscales.

Bref, Emmanuel Macron souhaite multiplier les dépenses fiscales au bénéfice des actionnaires et des plus riches, tout en imposant une politique de rigueur douloureuse pour le reste de la société ; à l’inverse, un rapport publié cette semaine montre qu’il serait possible de récupérer près de 200 milliards d’euros pour financer les services publics et les urgences écologiques et sociales, notamment grâce à une véritable TTF et à la lutte contre l’évasion fiscale.

Encore un effort, M. Macron, pour ne pas apparaître comme le candidat de la finance !

 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 16:31

Attendez ! Attendez ! Pas de méprise. Qu’on se comprenne. Il ne se radicalise pas, il se partiradicalise. C’est dire que l’heure du P(s) est venue d’être semblable au Parti radical, puissant jusqu’à la 2ème guerre et qui, au lendemain de celle-ci, a cessé d’être représentatif pour devenir une structure politique fossile.

En cette matinée ensoleillée, quelques jours après les ides de mars qui furent jadis fatales à César, le félon Valls porte le coup de grâce, saigne à blanc Hamon le chevalier des voix sans utilité électorale, non comme il le dit pour faire barrage au FN (slogan en vogue au club des faux-culs), mais pour réduire à la portion congrue Hamon à la présidentielle qui comptait sur l’élection pour se faire une santé et qui, comme lui, s’apprête à concourir à la direction de ce qu’il restera du P(s).

Finalement la primaire a eu la peau du P(s) plus aisément qu’une analyse critique de ce qu’est devenu ce parti.

Au passage, on mesure la sagesse de la France insoumise qui n’a pas voulu se prêter à l’exercice de la primaire. Le bon sens dont elle a su faire preuve, lui permet, à cette heure, d’être l’unique force, la seule proposition politique populaire de gauche capable d’accueillir ceux qui le veulent des orphelins du P(s), de rassembler ceux qui aspirent à une société plus juste et plus fraternelle.

Un temps on a pensé que le choix de Hamon à la primaire solférinienne était un handicap pour la France insoumise. C’était sans compter sur les mœurs politiques nouvelles où le parjure se porte à la boutonnière, la parole donnée ne vaut pas un kopeck. De fait ce fut une aubaine.

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 09:35

Ils accourent de partout pour le soutenir, à moins qu’ils ne fuient leur bateau-amiral (LR, PS) en perdition.

Il en vient tant, espérant du ralliement conserver leur baronnie, qu’à être plusieurs à prétendre au même fief il y aura parmi eux des déçus.

Ils arrivent, affirme-t-on, de droite et de gauche, à moins qu’on considère comme F. Ruffin qui place la ligne de démarcation à l’intérieur même du P(s), qu’ils ne viennent tous de droite.

Ils sont nombreux à posséder l’étiquette nobiliaire tant financière que politique, cependant bien moins nombreux que le peuple car si on peut les nommer un à un comment nommer la multitude qui constitue le peuple autrement qu’en disant le peuple.

Ils contribuent à former une large palette politique dont la seule cohérence est d’appartenir aux nantis.

Ils sont d’apparence médiatique majoritaire sans constituer une homogénéité d’idées.

Ils sont la caste, l’oligarchie, les établis ; ils sont le eux, nous sommes le nous.

 ‘En Marche’ : c’est le camp des réfugiés.

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