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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 07:41

Source : https://blogs.mediapart.fr/olivier-tonneau/blog/240417/face-au-front-national-reponse-aux-pompiers-pyromanes-qui-ont-vote-macron?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-67

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Vous avez voté pour Macron et vous venez nous faire la leçon : il faut faire barrage au Front National. « Faire barrage » : les mots vous évoquent des corps tendus contre l’assaut. Vous vous imaginez en héros de la lutte pour la République. A moi, ils n’évoquent qu’un bête mur de béton qui retient l’eau qui monte. Elle n’en finit pas de monter depuis cinq ans. C’est un fait objectif : jusqu’en 2012, le vote Front National était encore flottant, versatile, contestataire. C’est le quinquennat Hollande, qui est aussi le quinquennat Macron, qui l’a vu s’enraciner. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi. L’extrême-droite monte partout dans le monde ; or il n’y a qu’une cause qui s’exerce à l’échelle de la planète et c’est la dictature de la finance dont vous venez de porter au pouvoir le zélé serviteur.

Peut-être n’êtes-vous pas convaincus ? La corrélation entre néolibéralisme et fascisme vous échappe ? C’est parce que vous vivez dans un monde imaginaire, au sens propre : un monde d’images. Vous n’êtes pas marxistes et vous ne pensez pas que les conditions matérielles d’existence déterminent la conscience. Tout est discours pour vous, comme pour le gouvernement le plus impopulaire de l’histoire de la cinquième république qui, pendant cinq ans, à chaque résistance à ses « réformes », n’a rien su comprendre sinon qu’il avait manqué de « pédagogie ». Manuel Valls s’écriait « J’aime l’entreprise » et vous avez élu l’homme qui promet de la faire aimer aux Français. Il vous a dit que les jeunes seraient heureux de travailler pour Uber pourvu qu’ils puissent rêver d’être milliardaires et vous l’avez cru. Il vous a dit que les chômeurs seraient contraints d’accepter des emplois moins bien payés et loin de chez eux, et vous vous êtes dit : voilà qui est sérieux. Vous vous êtes si bien retrouvés dans cette caricature de cadre supérieur que vous avez pensé qu’il saurait « rassembler les Français » - les rassembler dans l’amour d’un homme qui vous ressemble. Vous n’avez même pas conscience que ce faisant, vous avez fait monter le Front National.

Combattre le Front National, c’est aussi pour vous une affaire de mots. Quand Malek Boutih crie que le fascisme est à nos portes, vous vous dites : « Il a combattu le Front National ». Vous ne savez pas que le Front National puise à deux sources : la haine de l’étranger bien sûr, ce vieux fond de xénophobie raciste qui depuis toujours est la lie de la France, mais aussi la haine qu’inspire votre modèle de société haï de tous excepté vous, ce que vous sauriez si vous rencontriez qui que ce soit d’autre que vous. Vous n’avez pas voulu mettre en question votre attachement béat à une Europe qui n’existe que dans vos rêves. Vous avez dit « la dette » et « la dépense publique » et vous avez conclu : c’est impossible.

L’eau finira par déborder. Ce jour-là, que ferez-vous ? Vous n’en avez aucune idée. Vous devriez nous demander conseil. Car nous que vous accusez de ne pas faire barrage au Front National, nous faisons tout autre chose : nous le combattons – nous l’avons même en partie vaincu. Pourquoi croyez-vous que Marine Le Pen n’est pas arrivée en tête du premier tour ? Parce qu’un grand nombre d’ouvriers et d’employés qui s’étaient résolus à voter pour elle ou s’abstenir ont voté pour Jean-Luc Mélenchon. Parce que les jeunes, prétendument acquis au Front National, ont massivement voté pour Jean-Luc Mélenchon. Et pourquoi l’ont-ils fait ? Pourquoi nous ont-ils rejoint nous, et non pas vous qui avez pourtant seriné de si belles fables sur le rassemblement des Français ? Parce que nous leur avons fait espérer ce que vous n’osez plus imaginer : nous allions changer le monde.

Vous n’en avez évidemment pas conscience mais si nous avons lutté contre vous, c’est encore pour combattre le Front National. Pour faire naître l’espoir, il fallait en finir avec votre suffisance, votre incapacité à rien penser au-delà de vous-mêmes, et votre certitude que vous pouvez tirer sur la corde indéfiniment sans qu’elle se rompe jamais. Nous avons tâché d’échapper à la violence que vous répandez partout. La violence ? Vous êtes outrés – car chacun sait, n’est-ce pas, que la violence est de notre côté : dans notre hostilité aux riches et dans les mauvaises manières de Jean-Luc Mélenchon. Vous ne comprenez pas que la violence, c’est quand un être humain pensant, sensible, est nié dans son humanité par un vulgaire Macron qui croit qu’il est acceptable de parler aux gens pour ne rien dire. Il est mille fois plus insultant de s’entendre dire « penser printemps » que de s’entendre appeler « les gens ». Il est mille fois plus violent de dire « je suis pour la France qui ose » que de répondre « si vous élisez cet homme, vous allez cracher du sang ». Il n’y a pas de violence plus grande que de prendre les gens pour des imbéciles.

Vous, si fiers d’aller dans quinze jours faire barrage au Front National, ne vous rendez pas compte que vous êtes son fidèle allié. Vous n’avez aucun reproche à nous faire, aucune consigne à nous donner. Nous ne sommes pas votre voiture-balai, nous n’avons pas à ramasser les débris de la société à mesure que vous la détruisez.

Que ferons-nous dans quinze jour ? Pour moi, ma décision est prise. Ceux à qui il m’importe qu’ils la connaissent, la connaissent. Quant à vous, je n’ai rien à vous dire et je remercie Jean-Luc Mélenchon de n’avoir pas sauté dans le cerceau comme une bête de foire. Nous trancherons à notre heure et si vous vivez quelques jours d’inquiétude, tant mieux : voyez en face le désastre dont vous êtes responsables. Se pourrait-il qu’une prise de conscience se fasse ? Je n’y crois pas. Je vous connais trop bien pour ça. Eh bien tant pis : nous aurons au moins jeté une ombre sur votre irresponsabilité confite en ses certitudes et votre mouvement qui marche si bêtement à contre-temps de l'Histoire.

Pendant les cinq prochaines années, l’histrion que vous avez porté au pouvoir continuera l’œuvre de dissolution sociale de ses prédécesseurs. Mais qu’on se rassure : le Front National n’aura pas le dernier mot. Non grâce à vous mais grâce à nous qui en cinq ans avons réduit des deux tiers la distance qui nous séparait de lui. Détenteurs de l’avenir en commun, nous assumerons nos responsabilités face au Front National et malgré vous.

 

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 07:28

Forte utilité d’écouter cette conférence de presse afin de couper court aux rumeurs, supputations,…  et que les choses soient claires.

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Analyse des résultats de ce 1er tour des présidentielles et perspectives

  • d’un point de vue comptable c’est loin d’être mal, bien au contraire. La FI arrive en tête dans de nombreux départements et dans de grandes villes, elle devient une force incontournable sur une grande partie du territoire.
  • d’un point de vue politique : les urgences portées par la FI sont absentes des propositions des candidats présents au second tour.

La FI est la seule force qui fait reculer le FN.

Pas de consigne de vote pour le 2ème tour des présidentielles, toutes les options sont ouvertes (hormis le vote FN), conformément à ce qui avait été décidé de longue date par les Insoumis.

Pour les législatives, la FI présentera des candidats partout où elle aura des citoyens (ils sont déjà nombreux) pour porter son projet ; conformément à ce qui a été décidé, là encore, de longue date. Pas de carabistouille.

Réponses aux questions de la salle.

 

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https://www.youtube.com/watch?v=Dj16QPgyJ4A&feature=youtu.be

 

 

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 17:51

https://pbs.twimg.com/media/C-SuaVhW0AEnLv_.jpg

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 05:43

Extrait : « …. le choix du vote blanc ne fera pas des Insoumis qui s’y résolvent des complices du FN. Ils marqueront par là qu’ils ont compris que le néolibéralisme macronien et le racisme lepéniste sont les deux visages d’un même Janus qui œuvre à la désertification des consciences et à l’épuisement du génie social humain, le premier par la marchandisation béate des individus, le second par la naturalisation vindicative de leur identité. Résister sur cette ligne de l’insoumission à l’injonction majoritaire de voter pour le pied qui vous broie plus lentement, c’est faire barrage, véritablement, sur le terrain des valeurs de gauche, au FN. Le vote utile fait bon marché de ces valeurs, qu’il livre à la spéculation des opportunistes en les édulcorant, voire en les fondant dans les valeurs adverses. Songeons qu’il y a bien plus d’atomes crochus entre la droite fillonniste appelant à voter Macron et le FN qu’entre le FN et la France insoumise tenant bon sur son exigence de penser au-delà de soi, de sa classe, de sa caste. »

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Source : https://blogs.mediapart.fr/bertrand-rouzies/blog/240417/honneur-linsoumission

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À l’heure où les éditocrates, les chiens de garde et les tartuffes de tout bord nous refont le coup du front républicain, tout en vendant la peau de l’ours, comme si la menace était pipée, à l’heure où les Insoumis hésitants sont quasiment criminalisés comme crypto-partisans du FN, rappelons quelques vérités sur la sociologie d’une gauche de combat et non de posture.

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Il est tout à l’honneur de Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise, de ne pas chercher à suggestionner et assujettir par la peur les électeurs dont les voix se sont portées sur lui. L’infantilisation et l’épouvantement ne prennent plus sur une fraction conscientisée de l’électorat, conscientisée par lui. Dans un louable effort de pédagogie, il a rehaussé le niveau de cette campagne présidentielle et fait obstacle aux facilités thématiques de la xénophobie utilitaire. Il a su flatter aussi bien l’intelligence du cœur que l’affect de l’indignation constructive, la combinaison des deux étant le carburant d’une citoyenneté pleinement engagée, non pas réduite à un bulletin tombant dans une urne.

Il est également tout à l’honneur de Jean-Luc Mélenchon de ne pas avoir appelé automatiquement les Insoumis à voter contre leurs convictions, car la concorde à coups de rabot est antidémocratique, la démocratie étant une discipline du dissensus, un frottement rugueux d’argumentaires solidement charpentés et éloquemment défendus. Un argumentaire peut prendre ou ne pas prendre, fût-il très cohérent. C’est le jeu. Son rejet par une majorité d’électeurs ne l’invalide pas pour autant au point d’obliger ses porteurs à soutenir l’argumentaire qu’ils ont combattu. Le vote utile ne favorise que les anguilles et les requins, et leur jette en pâture le peuple qu’il a pris dans son filet faussement lâche. Nul ne doit jeter la pierre aux Insoumis qui, la mort dans l’âme, voteront Macron au second tour, par détestation légitime, viscérale du FN. La victoire de Macron n’est nullement acquise et l’extrême droite a montré par le passé qu’elle était en mesure de se jouer des marionnettistes. Mais le choix du vote blanc ne fera pas des Insoumis qui s’y résolvent des complices du FN. Ils marqueront par là qu’ils ont compris que le néolibéralisme macronien et le racisme lepéniste sont les deux visages d’un même Janus qui œuvre à la désertification des consciences et à l’épuisement du génie social humain, le premier par la marchandisation béate des individus, le second par la naturalisation vindicative de leur identité. Résister sur cette ligne de l’insoumission à l’injonction majoritaire de voter pour le pied qui vous broie plus lentement, c’est faire barrage, véritablement, sur le terrain des valeurs de gauche, au FN. Le vote utile fait bon marché de ces valeurs, qu’il livre à la spéculation des opportunistes en les édulcorant, voire en les fondant dans les valeurs adverses. Songeons qu’il y a bien plus d’atomes crochus entre la droite fillonniste appelant à voter Macron et le FN qu’entre le FN et la France insoumise tenant bon sur son exigence de penser au-delà de soi, de sa classe, de sa caste.

Il est tout à l’honneur de la France insoumise d’avoir su réconcilier, par ses méthodes de délibération ouverte et interactive, une majorité de jeunes avec la politique de conviction au service du bien commun, selon l’un des principes fondateurs de la démocratie. C’est cela, se soucier de l’avenir : former les générations qui viennent à l’activité démocratique, leur fournir des outils complexes de décryptage de la démagogie et leur apprendre à se passer de maîtres, selon la définition que donnait Quintilien de l’instruction.

Il est tout à l’honneur de la France insoumise d’avoir pris conseil du corps associatif de notre pays, dont elle a reçu le soutien massif, faut-il le rappeler, non seulement pour avoir placé très haut le gabarit de ses ambitions en la matière, mais encore pour avoir fourni avec constance l’appoint aux dernières luttes sociales. Tous les candidats se disent proches du peuple qui souffre, tous prétendent, s’ils sont élus, le protéger, veiller sur son bien-être et sur son horizon, mais combien d’entre eux et combien parmi leurs partisans s’investissent dans l’éducation populaire, combien ont participé à la défense du code du travail, à l’occupation des ZAD, au combat contre le détricotage des services publics ? Dans la ville de Rouen où j’habite, ville dirigée par un maire socialiste, seuls le PCF-Front de gauche et une association, la Boise de Saint-Nicaise, se sont démenés, en pleine crise de présidentiellite, pour empêcher la fermeture des bureaux de poste de quartiers. Pas de frontistes amis du peuple en vue, pas de socialistes au grand cœur, pas de chrétiens charitables LR, pas de zébulons En Marche ! ou de magnétiseurs Debout la France !. Ce sont toujours les mêmes qui montent au créneau, qui s’épuisent à amortir, avec des moyens dérisoires, les effets du « doux commerce », qui prennent la relève d’un État et de collectivités impécunieuses ou mauvaises gestionnaires ; ce sont ceux-là qui font encore tampon entre la misère et la révolte ; ce sont ceux-là qui, sans tambours ni trompettes, font vivre l’ersatz de démocratie qu’on nous présente comme le summum du désirable ; ce sont ceux-là qui lancent les alertes et en assument les risques. Ils ne le font pas en mots, ils le font en actes, quotidiennement. Leur susceptibilité est à la mesure de ce qu’ils jettent de forces dans la bataille. Ils ont droit au respect pour cela, sauf débordement fanatique.

Avant de courir au front républicain et de couvrir du même opprobre l’électorat chamboule-tout du FN et celles et ceux qui, à gauche et essentiellement là, encartés ou pas, syndiqués ou pas, permettent encore à l’État de se gargariser de quelques réussites, l’intelligentsia de gauche ferait bien de courir au front proprement démocratique de l’engagement associatif, où l’on manque de bras, où l’on manque de hérauts, et où se pressent les gueules cassées de la boucherie du darwinisme social. C’est là que s’invente l’économie sociale et solidaire, la vraie, celle qui ne cherche pas à se tailler des parts de marché mais empêche que ce qu’il nous reste d’humanité ne soit taillé en pièces. Le combat pour les valeurs de gauche se joue là aussi et surtout là, puisque le cadre politique actuel, de l’aveu de ceux-là même qui s’y sont longtemps mus comme poissons dans l’eau et poisons dans l’os, empêche les citoyens de se mêler de ce qui les regarde.

 

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 09:15

Allons voter !

N’allons pas à la pêche. Allons voter ‘blanc’ au 2ème tour des présidentielles. Que les ‘blancs’ nous expriment davantage que l’abstention.

Qu’on nous compte. Qu’ils nous comptent. Que nous comptions par défaut dans cette élection. Que nous existions. Qu’ils sachent que nous sommes là et qu’ils connaissent que nous sommes nombreux.

Faisons du vote ‘blanc’ un vote d’expression.

Revendiquons le vote ‘blanc’.

Exergue

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Source : https://www.legrandsoir.info/a-veaute.html

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Refaire du De Gaulle (« Les Français sont des veaux ») ou du Serge July qui engueula dans Libération les électeurs ayant voté non au référendum de 2005 sur l’Europe ?

Non ! Ayons l’esprit sportif : dimanche 23 avril 2017, on a été virés hors des cordes et il ne reste que deux pugilistes sur le ring. Du bas, laissons-les se battre. Que le meilleur gagne (si l’on peut de parler de « meilleur »).

D’aucuns voudront se joindre à Alain Madelin, Manuel Valls, Myriam El Khomri, Jean-Pierre Raffarin, Daniel Cohn-Bendit, Bernard Arnault, Vincent Bolloré, Philippe Douste-Blazy, Jean-Yves Le Drian, à quelques banquiers et à la moitié du PS pour encourager Macron en lançant depuis les gradins des canettes de bière et des pétards fumigènes sur la fausse blonde après avoir pris des paris avec les bookmakers du MEDEF, du CAC40 et de la banque Rothschild.

Pour ma part, je vais sombrer dans un état d’indifférence politico-comateuse, sans bonheur ni douleur, qui me rend libre de ne pas choisir entre la peste brune et ceux qui l’ont fabriquée pour nous ligoter.

Ils m’ont fait voter Chirac en 2002 contre le borgne, je ne voterai pas en 2017 pour Macron contre la fille.

Et pourquoi pas (je les vois venir) en 2022 contre la nièce ?

Théophraste R. (néo-pratiquant des loisirs halieutiques dominicaux en eau douce, loin des requins et des morues).

PS. Merci à ceux qui ont mis le feu (alors qu’on leur répète depuis des années de ne pas jouer dans le foin avec des allumettes) de bien vouloir ne pas me reprocher l’embrasement de la grange et mes réticences à toucher des seaux d’eau en leur compagnie.

Pas un merci à ceux qui ont voté pour Hamon, privant Jean-Luc Mélenchon des quelques points qui auraient permis de changer ce pays et de lui épargner ce qu’il va vivre.

Bravo à Hamon qui est passé en un clin d’oeil d’un discours « de gauche » au ralliement au candidat de « mon adversaire la finance ».

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 09:59
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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 09:28
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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 08:56

La procédure démocratique a fonctionné. Pour autant la République ne trouve pas son compte avec cette élection qui voit arriver en tête les 3 partis qui, à divers degrés, différemment, mettent à mal la laïcité, marchandisent les services publics, s’appliquent à défaire les conquis sociaux, ouvrent à davantage de libéralisme, prennent les ordres auprès de Merkel ou successeur, ne mettent pas en place la transition écologique, valident le Tafta  et le Ceta, confortent l’Europe libérale (dumping social, fiscal, délocalisation,…) au détriment de la souveraineté populaire, se satisfont de la 5ème république, …

La discipline dite républicaine va jouer entre les partis de droite pour faire barrage au FN après avoir, années après années, ouvert un boulevard à ce dernier. Les électeurs suivront-ils les ordres ? C’est une autre affaire.

La France insoumise décidera, chacun de ses membres s’exprimant, de participer ou non à la discipline républicaine selon la procédure qui consiste à redonner le pouvoir de décision aux citoyens. Pour ma part, sans attendre de consigne, je voterai blanc, assuré que le FN ne passera pas, pour ne pas donner les pleins pouvoir à la droite oligarque que représente Macron comme ce fut le cas jadis avec la droite de Chirac et pour la politique de fracture sociale que l’on sait.  

Certains partis de gauche sont venus, comme à l’habitude, faire leur tour de manège. On les reverra dans cinq ans. ‘Le grand soir’, ce pouvait être hier. Il n’a pas été. C’est dommage !

L’indécision de quelques citoyens participe au maintien de l’oligarchie et de la caste. Ne pas choisir, c’est toujours choisir. Ils vont l’apprendre sur le tas.

Les partis dits de gouvernement sont défaits. La droite, après règlement des comptes, se reconstruira et changera de sigle. Le PS disqualifié pour avoir renié la gauche n’est plus d’aucune utilité et est appelé à n’être plus qu’un résidu.

Le second tour des élections présidentielles se jouera entre 2 partis de droite, mais non point les élections législatives. Macron, vainqueur des présidentielles, devra gouverner avec le parti LR, il n’aura pas de mal à cela.

Cependant, forte de 19,6% des voix, la France insoumise sera le fer de lance de l’opposition populaire et de gauche à l’Assemblée. C’est le nouveau combat qui se propose à ses membres. L’avenir pour elle est moins sombre qu’il y parait. Pour diverses raisons, il n’est pas dit que ce gouvernement ait une majorité législative stable et aille au bout. Plus que jamais, tenons-nous prêts.

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 23:39

Source : http://www.lepoint.fr/presidentielle/jacques-genereux-le-monsieur-economie-de-melenchon-21-04-2017-2121595_3121.php

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Il se dit "anti-marchéiste" et souffle à l'oreille de Jean-Luc Mélenchon. Portrait d'un universitaire engagé qui n'aime pas vraiment la politique.

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Vous l'avez peut-être entendu à la radio, ou vu sur les plateaux télé, défendre de sa voix calme le programme économique de Jean-Luc Mélenchon. Il est souvent présenté comme le conseiller du candidat, ou le futur locataire de Bercy. Mais Jacques Généreux n'aime pas les étiquettes ni les raccourcis : il serait capable de consacrer vingt minutes de son temps précieux à démontrer votre « ânerie ». Pour la version officielle, que l'on pourrait lire sur la page de couverture d'un de ses bouquins, Jacques Généreux, 60 ans, est économiste, maître de conférence à Sciences Po, cofondateur du Parti de gauche, et codirecteur de la rédaction du programme de La France insoumise. Cela fait près de trente ans qu'il publie des ouvrages économiques, certains font partie des classiques, d'autres très critiques à l'égard du « marchéisme » – il n'aime pas employer le mot « libéralisme ». Depuis quinze ans, il côtoie le candidat de près.

Dans son dernier ouvrage, au titre assez explicite, Les Bonnes raisons de voter Mélenchon, il invite ses lecteurs à « réfléchir » et à « faire l'effort de l'intelligence ». Critique du « capitalisme financiarisé », constat de l'échec des politiques de rigueur, puis mise en contexte et explication des mesures nécessaires à la relance de l'économie : l'ouvrage est clair et pédagogique. Quand on le rencontre dans son bureau aux éditions du Seuil, où il dirige une collection, on lui demande tout naturellement de parler de lui. « La chose que j'aime le moins faire », avoue-t-il. Il tient à le faire comprendre : ce sont les idées qui l'intéressent. Il n'est pas là pour les bisbilles politiciennes, les stratégies électorales, les batailles de poste. Jacques Généreux est d'abord un universitaire, guidé en politique par ses convictions.

« J'ai compris que l'économie était le nerf de la guerre ! »

Petit, il voulait être prêtre, explorateur, archéologue, officier, puis officier dans la marine. Bref, il s'est toujours vu « œuvrer pour l'intérêt général ». Sa « famille gaulliste chrétienne » lui a appris le « sens de la vie » : « Ce qui importait vraiment était d'être au service des autres, l'égalité, la justice sociale. J'ai reçu tout ça et je l'ai traduit… À gauche. » Passionné par les débats politiques, il remarque que les invités des plateaux télévisés ont souvent fait Sciences Po et l'ENA. « À 15 ans, j'ai décidé de ces études pour comprendre la société. C'était la meilleure façon de m'engager en politique. À cet âge-là, mes copains étaient intéressés par les filles. Moi, c'est venu plus tard ! »

À Sciences Po, le jeune étudiant n'a pas le temps pour le syndicalisme étudiant : « Je faisais des activités sociales avec Les petits frères des pauvres. Je visitais plusieurs personnes dans la semaine et j'y consacrais une partie de mes vacances. » Pour l'après, Jacques Généreux hésite. Finalement, il abandonne l'idée de l'ENA : « J'ai compris que l'économie était le nerf de la guerre ! » Dès le début, il « fait le tri », et penche bien vite du côté keynésien.

Tout commence dans un train

Son doctorat d'économie terminé, il se juge « suffisamment compétent » et s'engage au PS en 1980. Il a 24 ans. « J'ai constaté que les partis politiques, c'était d'abord des gens se battant pour des postes. Et puis, à partir de 1983 et des politiques de rigueur, ce n'était plus vraiment la gauche. Donc j'ai pris mes distances avec le PS. »

Dès le milieu des années 90, il s'intéresse de nouveau au parti, sur son aile gauche. En 2002, il participe à la fondation du courant Nouveau Monde initié par Henri Emmanuelli. C'est là qu'il sympathise avec Jean-Luc Mélenchon. « Avant, on se croisait à peine. Pour moi, c'était juste un nom. » Les deux se retrouvent par hasard dans le même train de retour d'Argelès-sur-Mer, après le congrès de lancement. « On a parlé pendant des heures. Très vite, la conversation s'est située sur des sujets philosophiques. J'ai vu que cette image d'affreux trotskiste anticlérical qu'on lui donnait était totalement fausse ! »

Ils n'ont pas cessé de travailler ensemble depuis. Défendant le « non » au référendum de 2005 sur la constitution européenne. Espérant ensemble la victoire de la gauche du PS aux différents congrès. En 2006 pour la primaire, le mouvement se retrouve orphelin. « Emmanuelli ne voulait pas y aller, Jean-Luc non plus… » Tous deux soutiennent Fabius, le seul à avoir dit non en 2005. Arrive la défaite de Ségolène en 2007, « cette espèce de mélasse centriste new wave », puis la crise économique de 2008 qui, ils l'espèrent, validera auprès des adhérents leur critique du « capitalisme financiarisé ». Sauf qu'au congrès de l'automne 2008, la gauche du PS fait « son pire score depuis vingt ans ». « On s'est dit qu'on n'avait plus grand-chose à faire au parti. »

« C'est à la fois une conscience et un intellectuel du parti »

Le Parti de gauche est créé en 2008, et Jacques Généreux devient son secrétaire national à l'Économie. Poste qu'il abandonne en 2013, « par manque de temps », dit-il. Son travail de chercheur passe avant la politique. « Il n'a jamais été dans des discussions stratégiques ou tactiques. Ça ne l'intéresse pas, je crois, juge Éric Coquerel, coordinateur politique du Parti de gauche. Il est resté toujours là, à veiller au programme économique. C'est à la fois une conscience et un intellectuel du parti. » Charlotte Girard, qui a coordonné avec lui le programme de La France insoumise, décrit « quelqu'un de discret, qui choisit ses interventions médiatiques ». « C'est un militant, mais il tient à conserver une image de spécialiste. Il n'a jamais cherché à occuper un poste », ajoute-t-elle.

D'où vient alors son image de ministrable ? « C'est Jean-Luc ! s'exclame Généreux. Quand on arrive dans une réunion, il dit : Voilà mon ministre de l'Économie. Donc maintenant, on m'a collé une étiquette, c'est inscrit sur mon front ! » Pour lui, la politique est synonyme de « soucis », d'« ennemis », de « pertes d'argent », et de « perte de temps sur [son] travail ». L'économiste assure n'être « candidat à rien » et aime à se répéter : « Ce n'est pas à 60 ans que je vais commencer une carrière de politicien ! »

« Il ne supporte pas la médiocrité. »

Guillaume Étievant, qui a succédé à Généreux au poste de secrétaire national à l'Économie au Parti de gauche, le décrit comme « exigeant ». « Comme Jean-Luc Mélenchon, c'est un tempérament. Il a vraiment besoin que les réunions avancent. » À entendre le concerné répéter d'agréables qualificatifs concernant les journalistes ou d'autres économistes – « crétins », « stupides », « imbéciles » – on devine sans peine qu'il place le curseur de l'intelligence très haut. Dans son ouvrage récent La Déconnomie, il tente de comprendre pourquoi les élites, pourtant des « esprits brillants », peuvent à ce point « patauger dans la stupidité » en défendant des politiques économiques de rigueur, inefficaces à ses yeux. « Il ne supporte pas la médiocrité, témoigne Charlotte Girard. Il est pointilleux et tatillon et refuse toute approximation. » La jeune femme se remémore certains « moments où ça gueulait un peu ». « C'est le prof ! C'est sa marque de fabrique. On n'a pas intérêt à dire de bêtises en sa présence. » Effectivement, gare à ceux qui le présentent comme anti-UE dans les médias : « Ce sont des crétins qui n'ont jamais ouvert un seul de mes livres ! »

Généreux adore donner son avis en toutes circonstances. En évoquant les auditions pour l'élaboration du programme de La France insoumise, Charlotte Girard décrit ces « moments où il ne pouvait pas s'empêcher de montrer sa vision des choses, alors qu'on était là pour écouter quelqu'un d'autre ! » À Sciences Po, il base ses cours sur deux de ses livres. « Ses détracteurs voient cela comme un moyen de faire ingurgiter ses positions », témoigne Jean, un de ses anciens étudiants. Louant sa capacité à « parler pendant deux heures sans notes », il décrit l'affluence et les amphis pleins de murmures d'étudiants qui « prennent position ». « C'est quelqu'un qui te fait réfléchir », tranche-t-il.

« Il y a régulièrement des prises de bec avec Mélenchon »

Réfléchir, oui. Mais pas trop vite. Jacques Généreux déteste les simplifications, ces « débats contre-productifs où l'on doit répondre en 45 secondes », ces « chaînes d'info en continu où l'on répète quinze fois la même chose au lieu de s'arrêter une fois suffisamment longtemps pour expliquer ». Il court après le temps, se dit « surbooké », mais en demande plus pour expliquer sa pensée. Invité d'Europe 1 le 6 avril avec Julia Cagé (l'économiste de Hamon), il ne supporte pas de n'avoir que 15 minutes pour aborder cinq sujets différents, et d'être coupé en permanence. Le voilà qui manque de quitter le studio. « Je me suis énervé, j'ai été mauvais », regrette-t-il.

Avec Mélenchon aussi, le ton monte. « Il y a régulièrement des prises de bec, raconte Charlotte Girard. Ce sont deux fortes personnalités et ils sont tous deux très affectifs. Dans ces cas-là, on attend que ça passe... Ils se réconcilient toujours à la fin ! » Jacques Généreux l'admet du bout des lèvres : « En réunion, le débat peut être… vif. Mais en privé, on ne s'engueule pas. » Les deux discutent beaucoup lors de leurs dîners, de philosophie, de la vie, « et pas que de politique ! ». « Il y a une base d'affection qui repose sur la communion, le partage, et l'estime mutuelle. » Éric Coquerel abonde : « Il a une fraternité intellectuelle avec Jean-Luc et une vraie complicité. »

Mais l'universitaire refuse d'être catégorisé conseiller de Mélenchon. « Jean-Luc ne prend pas des décisions seul en réunissant ses conseillers. C'est un long travail collectif. » Jacques Généreux préfère se présenter comme un militant : « Je suis engagé dans un mouvement politique auquel j'apporte mes compétences économiques. » En réalité, il a d'autres chats à fouetter. « J'ai un plan d'écriture jusqu'à 90 ans ! Après, je pourrai faire autre chose. Je ne sais pas encore quoi... » La politique qu'il jure ne pas aimer l'aura peut-être rattrapé d'ici là.

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 18:29

 

https://www.youtube.com/watch?v=RJrUmbW3dX0

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