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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 20:58

Manipulation ? Instillation du doute ? Confusion ?

‘Tandis que Jean-Luc Mélenchon n'a pas explicitement appelé à voter pour Emmanuel Macron’, écrit le Figaro. Reprenez l’entretien de J-L Mélenchon, paru hier dans le blog Exergue,  ce dernier ne s’est prononcé ni explicitement ni implicitement pour Macron.

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Sérieux. Emiliano Brancacio, économiste italien : ‘Professeur, réellement au ballotage en France vous ne voteriez pas Macron pour empêcher la victoire de Marine Le Pen? Sérieusement ?’- "Bien sûr, si j'étais un électeur français, je n'irais pas voter.

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Réponse d’un étudiant à Ph. Torreton

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‘Car ce n’est pas la peste brune qui fait la maladie, c’est le corps social malade qui lui permet de se répandre’

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Macron, abstention ou blanc? Je ne sais pas quoi faire pour le second tour

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https://pbs.twimg.com/media/C-Z65S0XcAAw0im.jpg

 

 

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 17:24

‘Un accord historique’. La formule n’est pas surévaluée. Une digue vient d’être rompue.

Debout la France vient d’adouber le Front national. Pour Debout la France le Front national est fréquentable.

Fini l’ostracisme qui pesait sur ce dernier parti. Ostracisme de façade. Ostracisme quelque peu hypocrite car, il faut le dire, des dirigeants moins lâches auraient dû s’occuper de son sort juridiquement (1) ou politiquement (2) depuis longtemps au lieu de quoi…..

S’il était des citoyens hésitants pour franchir le pas, les voici malheureusement rassurés. Si un parti peut s’accorder avec le FN, pourquoi pas eux.

Dans cette élection, M. Le Pen peut être fière d’elle. Les uns après les autres, elle aura fait sauter les verrous. Et ce dernier n’est pas des moindres.

Alors que cet ‘accord historique’ vient d’avoir lieu, on observe, ici et là, dans les medias, parmi le personnel politique, fort peu de réactions. On analyse doucement. On dénonce mièvrement. On ne s’insurge pas. Tout le monde n’est pas logé à la même enseigne.  

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-  http://www.liberation.fr/france/1997/04/17/jean-luc-melenchon-c-est-le-front-national-qu-il-faut-interdire_202444

- https://www.youtube.com/watch?v=2BlnWWAd-_c

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 06:54

Si l’abstention ne profite pas au FN ainsi qu’il est montré dans l’article ci-dessous, alors pourquoi s’abstenir de s’abstenir ? Il faut comprendre que certaines personnes qui s’abstiennent, par ras le bol des partis LR et PS (désormais réunis en En Marche), si elles allaient voter, voteraient FN.

Il est une façon de valoriser sa voix. Si on ne veut pas de l’extrémisme du FN pas plus que de l’extrémisme libéral d’En Marche qui nourrit le premier, c’est de voter blanc ou nul. Une façon de nous maintenir rassemblés et présents dans ce second tour des présidentielles dans la perspective des législatives. Une façon aussi de donner du corps à la proposition dont l’objectif est de faire prendre en compte dans un avenir proche les blancs et nuls.  

Exergue

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Source : https://reporterre.net/Non-l-abstention-ne-favorise-pas-le-Front-national

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L’abstention ferait le lit du Front national. Cette antienne médiatique et de certains politiciens ne tient pas l’analyse, selon l’auteur de cette tribune. Qui assure que les partis dits « de gouvernement » sont les premiers responsables des « déterminants » du vote frontiste.

Antoine Peillon est journaliste. Il est l’auteur, entre autres, de Ces 600 milliards qui manquent à la France : enquête au cœur de l’évasion fiscale (Le Seuil, 2012), de Corruption (Le Seuil, 2014) et de Résistance ! (Le Seuil, 2016). Son nouveau livre, Voter, c’est abdiquer ! Ranimons la démocratie !, est publié aux éditions Don Quichotte.

« Quand l’abstention fait le lit de l’extrême droite », titrait Le Nouvel Observateur, en juin 2002, avant le premier tour des élections législatives, lequel enregistra pourtant une hausse significative du taux d’abstention (de 32 % en 1997 à 35,60 % en 2002), mais une baisse tout aussi nette du FN (de 14,94 % des exprimés en 1997 à 11,34 % en 2002)… Une douzaine d’années plus tard, l’émission « Façon de penser », du Mouv’ (station de Radio France « à destination des publics jeunes »), du 26 mars 2014, continuait d’affirmer, entre les deux tours des dernières élections municipales, et sans la moindre argumentation : « On serait tenté de dire que l’abstention est une attitude irresponsable qui met en danger la démocratie : d’abord, parce qu’elle fait le lit du Front national… »

Ce délire médiatique, totalement contradictoire avec la réalité du phénomène dénoncé, s’articule malheureusement à la désinformation de certains politiciens patentés. Ainsi, Frédéric Barbier (PS) étant vainqueur d’une élection législative partielle dans le Doubs, le dimanche 8 févier 2015, son concurrent UMP vaincu, Édouard Philippe, déclarait le lendemain matin, au micro de Jean-Jacques Bourdin (RMC – BFMTV), sans sourciller : « Systématiquement, quand les participations sont faibles, les scores du Front national sont plus élevés. C’est une mécanique dont il faut avoir conscience. » De même, Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, assénait le 15 mars 2015, sur France 5, à la veille des élections départementales des 22 et 29 mars : « Le problème, c’est que le Front national a quasiment tout le temps le même nombre de voix. Mais l’abstention est là. Si vous avez de l’abstention, le Front national est beaucoup plus haut. » Pourtant, cinq jours plus tôt, Marion Maréchal-Le Pen, députée FN du Vaucluse, soutenait exactement le contraire sur les ondes de France Info : « J’invite à lutter contre l’abstention, parce que l’expérience des campagnes prouve que plus la participation est forte, plus le Front national est fort. » Comprenne qui pourra…

« Les dirigeants du FN disent d’ailleurs eux-mêmes que l’abstention est leur principal adversaire »

Heureusement, il y a justement moyen de comprendre, si nous le souhaitons vraiment et si nous nous donnons la peine d’analyser rigoureusement ce que les politologues appellent les « déterminants » des votes en faveur du FN. Ainsi, Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Institut français d’opinion publique (Ifop), pouvait expliquer, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012, que l’abstention pénalise le Front national, précisant même que ce serait « une erreur de penser qu’une forte abstention favoriserait mécaniquement l’extrême droite en s’imaginant que, par nature, son électorat radical se mobiliserait davantage que ceux des partis de gouvernement. […] Les dirigeants du FN disent d’ailleurs eux-mêmes que l’abstention est leur principal adversaire ».

Son analyse fut amplement vérifiée, deux ans plus tard. Lors du premier tour des élections municipales de 2014, dans les 110 communes où le Front national obtenait plus de 20 % des suffrages, la participation moyenne fut bien plus élevée (62,33 %) que la participation moyenne nationale. De quoi démentir l’affirmation selon laquelle les scores élevés du FN seraient dus à l’abstention. Ainsi à Villers-Cotterêts (Aisne), le parti du clan Le Pen obtenait même 40,30 % des suffrages exprimés, alors que le taux de participation s’élevait jusqu’à 68,47 %. A Carros (Alpes-Maritimes), le Front national récoltait 35,75 % des voix, avec une participation de 70,7 %. Les exemples pourraient être multipliés.

Déjà, entre les élections régionales (premiers tours) de 2004 et de 2010, l’abstention explosait de 34,34 % à 48,79 % (+ 14,45 % !), tandis que le vote frontiste désenflait de 14,7 % à 11,42 % des suffrages exprimés (– 3,28 %). J’ajoute qu’entre 2010 et 2015 (toujours aux premiers tours des élections régionales), l’abstention stagnait de 48,79 % à 49,91 % (+ 1,19 %), tandis que le vote FN progressait en flèche de 11,42 % à 27,73 % (+ 16,31 %, soit + 801.759 voix). De façon plus générale, aux élections présidentielles, notamment en 2012, le Front national a obtenu de bons scores malgré une faible abstention relative. Et il lui est aussi arrivé souvent de faire de mauvais scores alors que l’abstention était élevée, comme lors des législatives 2012, des régionales 2010, des européennes et des régionales 2004…

On ne peut faire de plus claires démonstrations qu’il n’existe aucune relation de cause à effet entre l’abstention et les succès électoraux du FN.

Le vote frontiste se nourrit en premier de la hausse dramatique du chômage

Si l’irrésistible ascension du FN, depuis une trentaine d’années, ne doit donc rien à celle de l’abstention, il est aujourd’hui nécessaire de dévoiler comment celles et ceux qui ne cessent de diaboliser l’une et l’autre conjointement sont en réalité les principaux promoteurs des succès électoraux de plus en plus dangereux du clan Le Pen. Car il existe des « déterminants » réels du vote frontiste, qu’ils soient socioéconomiques, idéologiques ou tactiques, dont les dirigeants des partis dits « de gouvernement » sont les premiers responsables.

Car le vote frontiste se nourrit en premier de la hausse dramatique du chômage. Une étude du cabinet d’expertise statistique SLPV Analytics relevait, à propos des élections communales de 2014, que « quelle que soit la taille de la commune : 1 % de chômage en plus donne 0,93 % de vote supplémentaire au FN ». Mais d’autres « déterminants », dont les dirigeants politiques et économiques du pays sont les premiers responsables depuis le début des années 1980, jouent aussi un rôle systémique dans la montée inexorable du populisme d’extrême droite. Un chapitre entier de mon nouveau livre, « Faire le lit de Marine Le Pen », en dresse l’indispensable inventaire d’avant-décès de notre République.

 

 

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 06:08

Source : https://unitepopulaire-fr.org/2017/04/24/panayiotis-lafazanis-unite-populaire-grece-melenchon/

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Le résultat de Mélenchon et de la Gauche française au premier tour des élections présidentielles en France est une grande réussite

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Déclaration de Panayiotis Lafazanis, secrétaire du Conseil Politique d’Unité Populaire

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Je salue de la part d’Unité Populaire les pourcentages obtenus par Mélenchon, et la Gauche française de combat, au premier tour des élections présidentielles.

Les pourcentages de Mélenchon sont une grande réussite pour lui et pour la Gauche. Obtenus à ce combat électoral mené dans les conditions d’adversité et d’alarmisme, ils sont une surprise agréable et positive.

La réussite de Mélenchon a d’autant plus de valeur qu’elle a été obtenue en dépit d’un climat de diffamation de la Gauche, créé dans l’Europe entière, et en France en particulier, par Alexis Tsipras et par SYRIZA, transformé en parti nouvellement converti aux mémorandums, par leur capitulation humiliante et leur trahison.

La Gauche se révèle bien résiliente ; en se refondant elle devient la réponse à un grand besoin des peuples, l’espoir pour des sociétés et un monde plus humains.

Nous souhaitons à Mélenchon, et aux forces qui l’ont soutenu, le succès aux élections législatives françaises à venir, lors desquelles un Grec binational, militant d’Unité Populaire, se propose comme candidat aux bulletins électoraux de la Gauche de combat, soutenus par Mélenchon.

Après ce premier tour des élections présidentielles la France ne restera pas la même. Les establishments d’Allemagne et d’Europe ont beau jubiler. Leur victoire aux élections françaises est une victoire à la Pyrrhus, sans perspective.

L’axe franco-allemand est gravement traumatisé. Tout comme la zone euro et l’UE, il est sans avenir, voire sans avenir immédiat.

La Grèce a encore moins d’avenir avec l’euro dans l’UE néolibérale.

Le message des élections françaises est un message pour marcher et lutter en commun adressé à toutes les forces de la Gauche de combat en Grèce.

C’est un message pour la création d’un grand front politique, populaire et électoral de toutes les forces radicales de gauche, des forces progressistes, patriotiques, anti-mémorandistes de notre pays, sans exclusions ni velléités de petites hégémonies.

Toutes les forces de l’espace politique ainsi défini, qui opposent un déni, ou qui feignent l’indifférence, face au besoin d’un grand projet unitaire, offrent objectivement des services précieux et inespérés au régime mémorandiste compromis, dont nous avons le devoir de faire tomber ici et maintenant et de faire s’écrouler avec lui le personnel politique et l’oligarchie qui le soutiennent et qui pillent notre pays et notre peuple.

Le Bureau de Presse

Athènes, le 24/04/2017

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 18:53
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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 10:30

La horde politico-économico-médiacratique se déchaine. En fait : la caste. Contre qui ? Contre nous, les insoumis, prenant notre candidat comme tête de turc. Ce faisant, elle nous insulte. Mais, elle ne dit rien de ceux qui, à droite, pour des raisons diverses et autres que les nôtres, n’envisagent pas de voter Macron, s’abstiendront où iront à la pêche. Non ! elle ne dit rien.

La horde mord. L’écume aux lèvres. La rage au ventre. De nous voir si haut. Mais tenons le pari qu’en cas de victoire improbable du FN, elle se rangera derrière lui. C’est sa nature. Alors, nous, les insoumis nous serons là, individuellement et collectivement, pour lutter contre lui et par tous les moyens que nous nous proposerons, et cela jusqu’au bout. Nous ne collaborerons pas ! C’est notre nature. Chacun la sienne.

Ne cédons rien de notre liberté de conscience. Lisons dans ce déferlement de sottises fielleuses qui s’abattent sur nous, les insoumis, le signe de leur peur. OUI, nous leur faisons peur. Ils craignent notre liberté, ils craignent notre désir insatiable d’égalité, notre farouche volonté de fraternité. Ils craignent de nous voir arriver au pouvoir. C’est ce qu’il faut comprendre de leur peur. Rien d’autre.

Dans ce concert de fous furieux que nous offre la horde, il est des voix, trop peu nombreuses encore, qui s’élèvent pour nous saluer. Il était grand temps. Merci à elles.

Exergue

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Natacha Polony : https://polony.tv/focus/se-renier-ou-etre-lynche

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Axel Kahn : http://exergue.over-blog.com/2017/04/2eme-tour-des-presidentielles-alors-mesdames-et-messieurs-de-la-decence-s-il-vous-plait.moi-meme-et-l-enorme-majorite-des-electeurs

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Gérard Miller : https://www.gerardmiller.fr/, dont voici l’édito :

 Les électeurs de Mélenchon n’ont pas de leçons d’antifascisme à recevoir !

Electeur non repenti de Jean-Luc Mélenchon, je sais à quelles admonestations je dois m’attendre si je ne montre pas immédiatement patte blanche en commençant cette tribune. Aussi j’annonce d’emblée que le 7 mai je voterai contre Marine Le Pen en glissant un bulletin Emmanuel Macron dans l’urne. Cela étant, maintenant que j’ai exorcisé de mon corps tout soupçon de compromission avec l’infâme, j’aimerais en dire un peu plus.

Tout d’abord, je l’avoue, le futur électeur d’Emmanuel Macron que je suis depuis dimanche dernier a déjà du mal à supporter nombre de ses nouveaux amis. Parce que Mélenchon ne s’est pas illico mis en rang, comme eux et moi, derrière notre nouveau Goliath, voilà ces tartuffes qui claironnent que le leader des insoumis serait un quasi suppôt du fascisme. Je ne veux pas accabler mes nouveaux amis, mais si l’indécence était une déesse, ils seraient ses prêtres !

Que Macron soit aujourd’hui un rempart provisoire — très provisoire, hélas — contre le Front National, je peux l’admettre puisque je vais voter pour lui, mais à condition qu’on soit un peu lucide : en matière de lutte contre l’extrême-droite, rien, à commencer par son programme et son passé qui détonnent avec ceux de Mélenchon, rien ne plaide en faveur de l’ancien ministre de l’Economie. « Quand Mélenchon était sénateur, j’étais encore au collège« , a-t-il ironisé récemment. La pique est amusante, mais ne donne pas l’absolution : car toutes ces dernières années, qu’a fait de sa vie d’homme l’ex-petit collégien, alors même que Mélenchon ne cessait de combattre l’extrême-droite, y compris dans le Nord, à Hénin-Beaumont, sur des terres que tout le monde considérait comme acquises à Marine Le Pen ? Il était banquier, on le surnommait le « Mozart de la finance «il entrait direct à l’Elysée puis devenait ministre de l’Economie du plus impopulaire quinquennat de la Cinquième République. En matière de lutte contre le fascisme, convenons qu’il n’y a pas de quoi concurrencer Jean Moulin.

 Et pour être plus sérieux, si avec Marine Le Pen au second tour, il y a en effet le pire qu’il faut conjurer, avec Emmanuel Macron, on a certes un impeccable républicain, dont personne ne doute qu’il abomine l’extrême-droite, mais qui n’en est pas moins responsable, comme François Hollande ou Nicolas Sarkozy avant lui, de la montée en puissance de ce pire. Car s’il y a des causes autres que politiques ou économiques pour expliquer son succès, le Front National est d’abord le produit d’une société qui bafoue, exploite, humilie des millions de gens, une société qui génère la misère et la peur, une société avec laquelle Mélenchon, justement, se proposait de rompre et dont Macron, au contraire, ne va pas changer la logique, juste la moderniser. Alors oui, je continue de penser que le programme de la France insoumise était l’antidote le plus efficace contre le Front national et que Mélenchon n’a à recevoir de leçons d’antifascisme de personne. L’extrême-droite, il ne suffit pas de lui faire barrage 15 jours le temps d’une élection, il faut la combattre au quotidien et l’empêcher de monter !

Je vais voter pour Emmanuel Macron, mais je ne suis pas pour autant amnésique, et c’est pourquoi je trouve indignes les attaques que subit la France insoumise, alors même que c’est elle qui a été la plus efficace contre le Front National. Ce n’est pas un parti, elle ne veut pas donner de consignes (et d’ailleurs, dans les partis, qui suit actuellement les consignes qu’on donne ?), elle souhaite que ceux qui ont soutenu son candidat prennent la parole — est-ce vraiment suffisant pour imaginer je ne sais quelle compromission avec l’extrême-droite ? C’est vrai, ce n’est plus le « front républicain » si parfait de 2002 — mais nous sommes justement 15 ans plus tard. Pour faire reculer le Front national, les dirigeants de droite ont eu 10 ans, ceux de gauche 5, il est peut-être temps de conclure qu’en gérant comme si de rien n’était cette société injuste et déraisonnable ils en ont été plus qu’incapables. Et ce sont eux qui dénoncent aujourd’hui Mélenchon et sermonnent ses électeurs ! Mais qui sont-ils ces donneurs d’ordre sinon des naufrageurs qui nous demandent maintenant de venir les aider à ramasser les débris d’une société qu’ils ont consciencieusement démolie ?

Alors, il faut s’en accommoder : la France insoumise a une autre façon de faire de la politique et c’est aussi ça qui a convaincu sept millions de Français. D’ailleurs, regardez les résultats : si Marine Le Pen n’a pas obtenu le score bien plus élevé qu’annonçaient les sondages, c’est parce que Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête dans la plupart des grandes villes (Marseille, Lille, Toulouse, Montpellier…), réalisant des scores particulièrement élevés dans les quartiers populaires et recueillant près de 30% de voix chez les 18-24 ans. Mélenchon « a sans doute contribué à contenir la poussée de Marine Le Pen« , pouvait-on lire dans Le Monde du 26 avril — et comment !

Alors, semblables à ceux qui mettent sur leur boite aux lettres un petit autocollant indiquant « Pas de pub, merci !« , les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, dont des millions, comme moi, voteront à contre-coeur pour Emmanuel Macron, ont envie de dire à leurs moralisateurs : « Pas de leçons d’antifascisme, merci ! »

 

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 07:41

Extrait : ‘Dans le Nord et le Pas-de-Calais, sur ces terres où le FN a réalisé des percées spectaculaires,….. Ceux qui cherchent des poux dans la tonsure du leader des Insoumis à propos de son positionnement pour le second tour seraient bien inspirés d’en tenir compte. Le meilleur moyen d’endiguer la machine FN, c’est d’aller le combattre sur le terrain du vote populaire, pour regagner ceux qui se trompent de colère’

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Source : https://www.marianne.net/debattons/editos/jean-luc-melenchon-rebattu-les-cartes-du-vote-populaire

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Jusqu’ici, certains semblaient tenir pour acquis que le FN était devenu le réceptacle naturel du vote populaire. Au passage, ils oubliaient que ce dernier se manifeste d’abord par l’abstention, ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Mais depuis le premier tour de l’élection présidentielle, une nouvelle donnée est apparue avec la percée conséquente de Jean-Luc Mélenchon dans des couches qui semblaient avoir fait leur deuil de la gauche depuis la marginalisation du PCF.

S’il ne rebat pas complètement les cartes, le changement est notable. A la lecture des résultats, Frédéric Dabi, directeur adjoint de l’IFOP, a déclaré : « C’est un vote de classe ». Certes, chez les ouvriers, Marine Le Pen arrive toujours en tête (34%), mais elle est suivie par Jean-Luc Mélenchon (24%) loin devant Emmanuel Macron (16%), tandis que Benoît Hamon est renvoyé dans les limbes (5,4%). Chez les chômeurs, Marine Le Pen réalise 30% des voix, talonnée par Jean-Luc Mélenchon (27,5%), suivi par Emmanuel Macron (17,9%). De même, chez les employés, la candidate FN est en tête (30,1%), devant le candidat des Insoumis (23,1%) et celui du mouvement En Marche (16,8%).

Voilà qui dessine un paysage nouveau, confirmé par la progression spectaculaire de Jean-Luc Mélenchon dans des régions longtemps en perdition électorale. Il est en tête en Seine-Saint-Denis (34%), ancien bastion de l’ex-ceinture rouge, entre-temps passé au rose PS. Dans nombre de villes à direction communiste de la banlieue parisienne, il dépasse les 40%. Dans le Nord et le Pas-de-Calais, sur ces terres où le FN a réalisé des percées spectaculaires, Jean-Luc Mélenchon enregistre des gains qui ne le sont pas moins. Au total, si Marine Le Pen n’a pas réalisé le score qu’elle espérait et que lui prédisaient les sondages en début de campagne, c’est en raison de ce retournement de situation, imprévu par tous les experts.

Ceux qui cherchent des poux dans la tonsure du leader des Insoumis à propos de son positionnement pour le second tour seraient bien inspirés d’en tenir compte. Le meilleur moyen d’endiguer la machine FN, c’est d’aller le combattre sur le terrain du vote populaire, pour regagner ceux qui se trompent de colère. De ce point de vue, Jean-Luc Mélenchon a réussi son pari, et il sera intéressant d’en mesurer les conséquences lors des élections législatives.

S’il en est ainsi, ce n’est pas seulement parce que le candidat des Insoumis est un orateur connu et reconnu. Ce n’est pas seulement parce que son équipe a mené une campagne décapante et innovante, notamment sur les réseaux sociaux, au point de convaincre nombre d’abstentionnistes et de virer en tête chez les jeunes (30% de voix chez les 18-24 ans). Ce n’est pas davantage parce que ses électeurs ont ignoré son programme, comme l’ont affirmé ces esprits supérieurs persuadés que quiconque ne vote pas comme eux est forcément un ignare ou un analphabète. Le programme des Insoumis a été l’un des premiers à être mis sur la table publique, à être diffusé sous forme de livrets et à être explicité à chacun des meetings, ce qui change des candidats ayant cultivé le flou et l’ambiguïté.

En vérité, le nouveau positionnement opéré par Jean-Luc Mélenchon a commencé à changer la donne par rapport à 2012, époque à laquelle il avait été également piégé par la logique folle du « vote utile » au profit de François Hollande. Cette fois, le leader de la France insoumise a dépassé le cadre étroit d’une « gauche » dévalorisée par le quinquennat qui s’achève. Il s’est adressé au peuple, quitte à défriser parfois ses partenaires communistes. La floraison de drapeaux tricolores lors de ses meetings en est l’un des symboles, de même que les références réitérées à la patrie, à la République, ou à la laïcité, des thèmes souvent oubliés à la gauche de la gauche, quand ils n’étaient pas carrément diabolisés sous prétexte que d’autres ont font un usage dévoyé.

Jean-Luc Mélenchon a réussi à enrayer la résistible ascension de Marine Le Pen là où il faut le faire

A propos de l’Europe, Jean-Luc Mélenchon a développé une rhétorique habile dépassant le clivage stérile entre Eurobéats et Europhobes. Enfin, concernant l’immigration - sujet structurant dans les milieux populaires -, il a rompu avec une vision angélique. Il a assumé un discours plus complexe sans en rabattre sur la solidarité, la fraternité et la France « métissée » célébrée lors de son meeting de Marseille, où il est arrivé en tête.

Tous ces éléments, et bien d’autres, expliquent le succès des Insoumis sur des terres où ils semblaient en voie d’inéluctable marginalisation. A contrario de la vague dominante jusqu’ici, les victimes de la crise et les oubliés de la mondialisation néolibérale ont été sensibles à une petite musique qui se situe aux antipodes du message frontiste. Nul ne sait s’il s’agit d’un phénomène durable ou pas. Reste que Jean-Luc Mélenchon a réussi à enrayer la résistible ascension de Marine Le Pen là où il faut le faire : dans les esprits, avec traduction concrète dans les urnes. Médiatiquement parlant, c’est sans doute moins spectaculaire que les déclarations d’intention et les postures avantageuses. Politiquement, c’est plus efficace.

 

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 07:28

Ces intervieweurs, commentateurs, journalistes, sont-ils crétins ? Je ne le pense pas. De mauvaise foi ? C’est plus sûr. Ils gloussent comme des dindons,  feignent de ne pas comprendre. L’un, méprisant, Ch. Consigny, qui fut conseiller en communication de Ch. Boutin, s’empare du programme de la FI et le jette,… Jugez-en ! Des Grandes Gueules ? Non ! Ils parlent fort, ne laissent pas parler. Ce sont plutôt de G…, allez ! aidez-moi ! de Grands, de Grands, … allez ! ça commence comme crétin.

Exergue.

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http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/le-grand-oral-de-charlotte-girard-co-responsable-du-programme-de-la-france-insoumise-2704-938767.html

Pour mémoire : http://exergue.over-blog.com/2017/04/conference-de-presse-de-la-france-insoumise-analyse-des-resultats.html

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 06:28

Extraits de l’article ci-dessous : ‘Pour en finir avec l’illusion du barrage électoral au profit de ceux dont les politiques poussent à terme le FN au pouvoir, nous voterons donc blanc ou nul mais nous voterons……Voter Macron pourrait être légitime au deuxième tour car on peut toujours craindre sa défaite et vouloir acheter du temps avant d’affronter le FN,….’

Voter Macron ! Acheter du temps ! On dit aussi : reculer pour mieux sauter. Est-ce cela que nous voulons ? Pour nous ? Nos enfants ? Petits-enfants ?

Exergue

 

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Source : http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/les-enseignements-du-premier-tour-de-lelection-presidentielle-2017/7400228

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Cette élection est d’une certaine façon historique car elle rompt en bonne partie avec les séquences électorales passées. Mais aussi parce que le vote Mélenchon permet de garder l’espoir d’une transformation sociale et politique ultérieure, notamment par le grand rajeunissement de cet électorat. Mais ce n’est qu’une étape.

Intéressons-nous à ceux qui, nombreux, n’ont pas voté…

D’abord, il reste 11,4 % de l’électorat potentiel qui est non-inscrit sur les listes électorales, ce qui fait encore beaucoup. Et 15,1 % des inscrits qui sont mal inscrits, c’est-à-dire qui ne sont pas inscrits où ils habitent. L’abstention de 22,7 % est la deuxième plus forte abstention des élections présidentielles de la Ve République. Autre analogie avec le passé : il y a moins d’abstention dans des zones à forte implantation syndicale.

…et à ceux qui ont voté

Pour l’analyse sociologique, nous reprenons par commodité la classification INSEE malgré les critiques que nous avons formulées envers cette classification. Nous nous sommes appuyés sur le sondage à la sortie des urnes d’IPSOS.

Ce qui a changé est que les ouvriers et les employés d’une part et les jeunes d’autre part se sont moins abstenus que lors des élections précédentes. 29 % des ouvriers, des employés, et des jeunes de moins de 24 ans se sont abstenus. 28 % des jeunes de 25 à 34 ans se sont également abstenus. 25 % des salariés et des chômeurs se sont abstenus. L’abstention reste moins forte dans les couches moyennes et supérieures.
Autre caractéristique : la droite s’est plus mobilisée. 88 % de ceux qui se disent de droite ont été voter contre 83 % à gauche.

Le vote Mélenchon arrive en troisième position chez les couches moyennes supérieures derrière Macron et Fillon avec 19 % des voix, en deuxième position chez les couches moyennes intermédiaires derrière Macron avec 22 %, en deuxième position chez les ouvriers et les employés derrière Le Pen avec 24 et 22 % (Le Pen à 37 et 32 %), en quatrième chez les retraités. En ce qui concerne l’âge, Mélenchon est en tête pour les 18-24 ans devant Le Pen avec 30 %, deuxième après Macron pour les 25-34 ans avec 24%, 2ème sur les 35-49 ans et les 50-59 ans avec 22 et 21 % après Le Pen, quatrième chez les 60-69 ans et les plus de 70 ans avec 15 et 9 %.

A noter que Mélenchon a un vote davantage masculin (plus de 21 %, en troisième place alors qu’il est en quatrième chez les femmes avec 17 %).

Chez les salariés, le vote Mélenchon arrive globalement en troisième position et en deuxième position dans le public derrière Le Pen. Chez les non-salariés, le vote Mélenchon est premier ex aequo avec Macron avec 24 %. Les chômeurs mettent en premier le vote Mélenchon avec 31 % devant Le Pen.

Sur l’échelle des revenus, le vote Mélenchon est en deuxième position derrière Le Pen sur les moins de 1 250 euros et sur la tranche des 1 250 à 2 000 euros avec 25 % et 23 %. Sur les tranches 2 000-3 000, le vote Mélenchon est en troisième position derrière Macron et Le Pen avec 18 % et pour les plus de 3 000, il est troisième derrière Macron et Fillon avec 16 %.

Il est intéressant aussi de voir les proximités syndicales. D’après Harris Interactive, 51 % des sympathisants CGT, 53% des sympathisants Sud, 43 % de la FSU et 32 % de FO ont voté Mélenchon. 48% des sympathisants CFDT et 42 % des sympathisants Unsa et 21 % des sympathisants du Medef ont choisi Macron. Le vote Fillon a été produit avec 58 % des sympathisants du Medef, 43 % de la CGE et 34 % de la CFTC. A noter que Le Pen mord peu mais sur tous les syndicats sauf FO avec 24 %. Benoît Hamon également mord peu mais sur tous les syndicats avec une pointe sur 18 % des sympathisants FSU

Dernier point, 47 % du vote Hollande de 2012 s’est reporté sur Macron, 24 % sur Mélenchon, 15 % sur Hamon.

Les enseignements pour le moyen terme

En tenant compte du fait que les ouvriers et les employés forment 53 % de la population, retraités et chômeurs compris, 24 % pour les couches moyennes intermédiaires et 15% pour les couches moyennes supérieures, le vote Mélenchon semble arriver à un excellent score chez les CSP+ et pour la première fois chez les jeunes. Bien que le vote Mélenchon ait augmenté son audience chez les ouvriers et les employés, c’est principalement sur ces couches populaires que réside le gisement futur pour ceux qui s’intéressent à la transformation sociale et politique. Car la percée du FN est plus forte dans ces couches-là que celle de la France Insoumise.

Secondairement, le déficit du vote féminin dans le vote Mélenchon pourrait accréditer l’idée d’une insuffisance de préoccupations sur ce qui touche plus directement les femmes (petite enfance, laïcité dans les quartiers, complaisance avec l’obscurantisme religieux et communautariste, etc.).

Autre enseignement, le vote Mélenchon est un vote urbain comme celui de Macron. Les quelques départements ruraux qui donnent un vote Mélenchon important correspondant aux endroits où une action syndicale et politique forte et une activité intense d’éducation populaire se sont inscrites dans le paysage depuis longtemps Ce qui se verra clairement lors des législatives en zone urbaine et dans ces quelques départements périphériques et ruraux.. Le vote Mélenchon est plus faible dans la France périphérique, périurbaine, rurale et déclassée où vivent de très nombreux ouvriers et employés. Cela pourrait accréditer l’idée d’une insuffisance de préoccupations pour l’aménagement du territoire et sans doute de l’insuffisance de militants dans ces zones.

Sur l’avenir, comme sans doute Macron sera élu président de la République, et qu’il va durant son mandat continuer de conforter, par une politique de plus en plus austéritaire, le développement ultérieur du vote Front national comme l’ont fait ses prédécesseurs, c’est bien à une confrontation entre les électeurs du FN renforcés par une partie de la droite et ceux de Mélenchon que nous allons vivre dans les années 20 de ce siècle comme dans les années 30 du précédent. De ce point de vue, le FN a une longueur d’avance. Puissent les électeurs de Mélenchon et leurs organisations rattraper ce retard pour terminer victorieusement. Mais, pour cela, des inflexions et changements importants sont nécessaires dans la ligne stratégique suivie. Nous en avons abondamment parlé dans les colonnes de Respublica et nous y reviendrons bien sûr ultérieurement. Par ailleurs, c’est sur ce point que vont se concentrer nos interventions dans le cadre du Réseau Education Populaire (400 interventions par an).

En attendant, une fois la séquence électorale terminée, c’est le mouvement syndical revendicatif qui devra se porter en première ligne dans la résistance au mouvement réformateur néolibéral.

Le deuxième tour

Si le FN est notre ennemi principal, il ne peut être question pour nous d’appeler à voter pour Macron « pour faire barrage sans suite » car nous ne pouvons pas voter pour ceux qui comme Sarkozy, Hollande ou Macron sont ceux qui conduisent les politiques néo-libérales favorables à la montée du FN. Car nous sommes bien au milieu du trend qui fait monter inexorablement l’extrême droite vers le pouvoir, comme dans les années 30. Et comme dans les années 30, ce n’est pas un barrage électoral qui empêchera le FN d’accéder au pouvoir (se rappeler que c’est la Chambre du Front populaire qui vote les pleins pouvoirs à Pétain), c’est la fin des politiques néolibérales qui peut produire la décrue du FN.

Pour en finir avec l’illusion du barrage électoral au profit de ceux dont les politiques poussent à terme le FN au pouvoir, nous voterons donc blanc ou nul mais nous voterons. Ce vote devra être un vote positif avec un engagement à mener la bataille centrale contre les politiques néolibérales, tout en sachant que ces politiques sont aujourd’hui les seules politiques possibles dans le cadre du capitalisme. Car les politiques néo-libérales ne sont pas l’effet d’un mauvais choix fait par de mauvaises personnes, mais l’effet de la crise du capitalisme, de son profit et du capital. Dit autrement, la sortie de crise ne résultera pas uniquement d’un volontarisme de type post-keynésien mais bien d’un processus de rupture.

Marx expliquait que l’idée socialiste ne peut pas se développer quand le capital a les moyens d’embourgeoiser les travailleurs, mais qu’elle renaîtrait avec leur assèchement. Cet embourgeoisement a été le fruit des combats du socialisme réformiste sous la forme des « conquis sociaux » (services publics, protection sociale) lâchés par les gouvernements de droite des Trente glorieuses. Mais, comme a dit Thatcher, « le socialisme [réformiste] ne dure que jusqu’à ce que se termine l’argent des autres » et quand la crise du profit fut venue, la gauche social-démocrate accéda au pouvoir et devint « moderne » pour gérer la reprise desdits conquis. De Mitterrand à Hollande elle tenta de concilier réformes néo-libérales et progrès social, ce qui finit par opposer deux gauches « irréconciliables », selon le mot de Valls ; organiser une primaire avec Valls, Hamon et Montebourg ne pouvait que se terminer que par une décomposition. Avec l’implosion de la gauche pas de gauche, ce peut être l’heure d’un socialisme vrai, anticapitaliste, l’heure de la République sociale. Mais d’ici là nous connaîtrons d’autres paroxysmes.

Nous devons donc travailler pour viser la transformation sociale et politique en même temps que de combattre les politiques néolibérales. Mais cela ne pourra se faire que si les conditions de la révolution citoyenne sont réunies (conditions de la sortie de l’UE et de la zone euro, processus de transfert de propriété vers les travailleurs, etc.)

Voter Macron pourrait être légitime au deuxième tour car on peut toujours craindre sa défaite et vouloir acheter du temps avant d’affronter le FN, mais il faut que ce soit dans la perspective de mieux se préparer à faire face à lui et non, comme par le passé, continuer à défendre des lignes stratégiques perdantes.

Si la poussée du processus JLM2017 est due à la rupture avec les lignes stratégiques de décomposition de la gauche de la gauche, si cette poussée a pu être faite dans cette séquence grâce au mouvement de la France insoumise (qui n’est pas un parti), force est de constater pour la séquence suivante la nécessité :

  • de prendre en compte les conditions de la révolution citoyenne sur lesquelles nous reviendrons ultérieurement dans les centaines d’initiatives d’éducation populaire que vous allez organiser,
  • de retrouver, pour passer le nouveau « plafond de verre », le lien majoritaire avec les couches populaires ouvriers et employés (voir plus haut),
  • de travailler en amont au surgissement de l’action autonome des masses via la résistance syndicale et la mise en place concomitante d’une éducation populaire conséquente.

Tout cela devra nous entraîner à réfléchir à l’émergence d’une nouvelle recomposition et restructuration organisationnelle capable de porter ces nouvelles exigences. Voilà le « prix à payer » pour gagner à terme la confrontation avec la future alliance de l’extrême droite et de la droite autoritaire, une fois que Macron aura échoué comme ses prédécesseurs.

 

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 07:47

Source : https://www.legrandsoir.info/la-victoire-volee-du-morveux-de-chez-rothschild.html

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Lancé sur le marché comme une savonnette, le bébé Cadum de la finance s’installera à l’Elysée le 7 mai. Certes, Macron est vainqueur, mais il a emporté la mise au terme d’une campagne qui a pulvérisé les records de médiocrité et de partialité. Adoubé par le capital transnational, le morveux de chez Rothschild a gagné un match truqué. Si Macron a gagné dimanche, c’est parce que neuf milliardaires contrôlent la presse française, que Macron est leur candidat et que ces rapaces décident à notre place.

Durant la campagne, la fabrique du consentement a tourné à plein régime, elle a fait la “journée des trois 8” ! Des cajôleries de Bourdin aux mensonges du “Monde” en passant par la servilité des hétaïres sur le retour de Bfm/Tv, la caste journalistique a justifié ses émoluments en passant consciencieusement la serpillière pour le commis de l’oligarchie. Propulsé au firmament cathodique, le jeune banquier rompu au marketing a vendu son rêve de pacotille, proposant aux gogos, par exemple, de faire de la France une “start-up nation” où chaque Français pourrait monter sa “start-up”.

Ce prestidigitateur se fait passer pour un candidat “progressiste”, alors qu’il s’accommode de 85 milliards d’évasion fiscale tout en voulant sabrer le régime d’assurance-chômage pour faire des économies. Cet illusionniste de première bourre a même réussi à faire croire aux employés que grâce à sa potion magique ils deviendraient cadres et aux cadres qu’ils deviendraient patrons. Macron le sait. Quand on est un freluquet né avec une cuillère en argent dans la bouche, on ne mord pas la main qui vous nourrit.

Cet apôtre de l’ubérisation de l’économie et du détricotage du code du travail, cet apologiste du marché sans frontières et de la mondialisation capitaliste a gagné de justesse, le 23 avril, en se qualifiant pour le second tour. Mais s’il l’a emporté sur ses concurrents, c’est parce qu’il y avait promotion sur les ventilateurs ! Macron, c’est un courant d’air. Adepte de la pensée magique, il sermonne comme un télévangéliste, fait des moulinets avec les bras et promet des lendemains qui chantent. Macron, c’est un symptôme, celui de la dépolitisation et de la déculturation d’une société laminée par le rouleau compresseur libéral, évidée par cette calamité qu’est l’euro et déstructurée par l’individualisme made in USA.

Jouant de sa belle gueule, le gigolo de la caste a investi l’espace médiatique pour y déverser sa bouillie pour les chats. Il a recyclé les vielles lunes libérales, et les médias lui ont servi la soupe en même temps qu’à un Front national ravi de jouer les épouvantails. N’oublions pas. Le repoussoir lepéniste, c’est le faire-valoir de Macron. Le second tour de l’élection présidentielle, le 7 mai, sera une coproduction Macron/Le Pen destinée à expédier le premier à l’Elysée en étouffant toute alternative sérieuse. Et le pire, c’est que cette supercherie a été orchestrée et exécutée aux yeux de tous, comme si c’était dans l’ordre des choses.

Le Don Juan des classes moyennes boboïsées, cependant, n’aura pas la tâche facile. Car on l’attend au tournant ! A supposer qu’il obtienne une majorité de bric et de broc aux élections législatives, il va se heurter à une opposition à trois têtes qui ne lui fera pas de cadeaux. Le FN, bien sûr, à qui un tel président garantit une rente tribunicienne. La droite, qui va refaire ses forces après le retrait de Fillon. Mais aussi, et surtout, une gauche qui a changé de visage. Quand le rimmel va dégouliner, la vacuité du programme finira par se voir. Le mariage de la carpe et du lapin va rapidement lasser les gourmets. Séducteur asexué, ce mouflet qui hurle pour jouer au dur risque de subir rapidement la panne fatidique.

 

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