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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 16:03

JUAN BRANCO, 26 ans, Juan Branco parle 5 langues. Journaliste, juriste droit international, professeur à Sciences Po. Conseiller de Julian Assange, il incarne pour certains la figure du nouveau militant globalisé et sans frontière. Portrait et rencontre avec un infatigable défenseur des libertés publiques.

Juan Branco : http://www.canalplus.fr/c-emissions/c-le-supplement/pid6586-l-emission.html?vid=1376107

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Alexandra Ranz .Journaliste trentenaire urbaine et connectée, Alexandra Ranz se livre, pendant six mois, à une expérience sociale et citoyenne : tenter de se soustraire à la surveillance étatique et commerciale d'Internet. Car toutes les données produites lors de l'utilisation d'un appareil connecté sont récupérées par des sociétés ou des organisations. De Boston à Beauvais, elle part à la rencontre de spécialistes qui tentent de préserver la vie privée des citoyens.

Comment je suis devenue invisible :

http://www.france4.fr/emissions/comment-je-suis-devenue-invisible

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 06:28

Source : https://blogs.mediapart.fr/liem-hoang-ngoc/blog/180316/la-loi-travail-stabilisera-les-profits-mais-ne-creera-pas-d-emplois?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-67

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Certains auditeurs ont été frustrés de la tournure prise par le débat sur la loi Travail auquel j’ai participé le 10 mars dernier en direct face à Philippe Aghion, défenseur de la ligne gouvernementale. Au cours de ce face à face, je n’ai pu (ou su) exprimer clairement ma pensée… Je la leur livre donc par écrit.

Ce que j’ai voulu dire En direct de Mediapart le 10 mars dernier...

Par Liêm Hoang Ngoc (Economiste, fondateur de la Nouvelle Gauche Socialiste)

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La loi travail est un nouveau coup de marteau sur le clou planté par François Hollande dans le chantier de la politique de l’offre inaugurée dès la publication du rapport Gallois.

La politique de l’offre a pour but principal de déplacer le partage du gâteau en faveur des profits. Elle est incarnée par les pactes de compétitivité (Crédit d’impôt Emploi Compétitivité de 20 milliards) et de responsabilité (nouvelle baisse de cotisations sociales de 20 milliards), ainsi que par l’Accord National Interprofessionnel (ANI) impulsé par le gouvernement dans le but de promouvoir la « flexicurité ». Cette politique met à l’évidence en œuvre l’agenda du MEDEF. Elle évite cependant de heurter frontalement les salariés français, attachés à une certaine protection de l’emploi. C’est pourquoi lors de la négociation précédant la conclusion de l’ANI, le MEDEF n’a tant mis l’accent sur la mise en cause du CDI, que monnayé sa signature contre la garantie d’un pacte de compétitivité sans conditionnalité, dont on connaît le coût pour les finances publiques. Il s’est contenté de planter quelques clous, dans le chantier de la flexibilité de l’emploi, qu’il resterait à enfoncer peu à peu – ce que fera la loi travail -, en ne concédant rien en matière de financement de la sécurisation des parcours professionnels, ce qui explique que le volet « sécurité » reste si pauvre. Celui-ci est tellement coûteux au Danemark - où le taux de prélèvements obligatoires est de 49% et où l’indemnisation des chômeurs envoyés en formation était jusque 2010 de 90% du salaire antérieur pendant quatre ans -, que le pays a réduit à deux ans la durée d’indemnisation des chômeurs. Au Danemark même, placer les chômeurs en formation ne leur garantit aucunement un emploi et s’avère d’autant plus coûteux pour les finances publiques, dès lors que l’économie n’engendre ni la croissance, ni les emplois, ni les recettes fiscales induites annoncés par les promoteurs de la flexicurité…

En France, la loi Travail détricote donc le CDI, au prétexte fallacieux de le préserver en le rendant accessible aux jeunes. Elle ne produira pas d’effet bénéfique sur l’emploi. Il n’y a pas de relation avérée entre la législation protectrice de l’emploi et les performances macroéconomiques. Les pays où la législation protectrice de l’emploi est la plus faible en Europe (Espagne, Irlande) sont d’ailleurs ceux où l’emploi s’est le plus dégradé lors de la crise de 2008. Le chômage s’est accru de 150% en Irlande et de 130 % en Espagne, où le déficit d’emplois par rapport au niveau de l’emploi avant la crise est encore de trois millions de postes ! L’Allemagne elle-même n’a pas répondu à la crise par la flexibilité externe, mais a tout fait pour conserver les compétences au sein des entreprises en promouvant massivement le chômage partiel.

Le véritable « mobile du crime », le véritable objectif de la loi Travail est en réalité de maintenir constant le taux de profit des entreprises en toute circonstance, qui s’était réduit de 3 points en France après la crise de 2008. Cette baisse n’est en aucun cas liée à une quelconque tension sur les salaires, gelés dans le secteur public comme dans le secteur privé, ni dans un relèvement intempestif des cotisations patronales. Elle est liée à… une chute de la demande, entraînant une baisse du chiffre d’affaire des entreprises. A masse salariale inchangée, le taux de marge baisse dans ce cas mécaniquement parce que la productivité se détériore à court terme. Il se redresse automatiquement lorsque l’activité des entreprises redémarre. Ce phénomène est désigné en macroéconomie par le terme de cycle de productivité. Il est possible de réduire, voire de supprimer ce cycle au cours duquel le taux de marge fluctue, en « adaptant la main d’œuvre effective à la main d’œuvre désirée », dit-on, autrement dit en favorisant le divorce lorsque l’argent ne rentre plus, en bas du cycle économique. Tel est le véritable mobile des mesures réclamées par le MEDEF : maintenir constante, en toute circonstance, la part des profits dans la valeur ajoutée. Comme si le CICE, grâce auquel la part des profits a retrouvé son niveau d’avant la crise, ne suffisait pas…

La nouvelle définition du licenciement économique que devront prendre en compte les juges en cas de « baisse durable de l’activité de l’entreprise », illustre ce motif de la loi Travail. Le plafonnement des indemnités prud’homales avait pour but de décomplexer les employeurs de se séparer de leurs « moutons noirs » en période de mauvaise conjoncture. Enfin, la baisse de la majoration des heures supplémentaires (de 25 à 10%), rendue possible par la négociation d’entreprise, réduira le coût du travail au-delà de 35 heures. La loi Travail confirme la volonté de l’exécutif de saper le principe de faveur hiérarchique, pilier de notre système de relations professionnelles, par lequel un accord d’entreprise doit nécessairement être plus favorable au salarié que la norme fixée par la loi ou à l’échelon supérieur.

Le seul résultat tangible de la politique de l’offre est la baisse de la part affectée à la rémunération de la force de travail. Rien ne dit qu’elle engendrera une reprise dans le cycle et l’inversion attendue de la courbe du chômage... Il faudrait pour cela que « les profits d’aujourd’hui soient les investissements de demain et les emplois d’après-demain » !

Le théorème Schmidt se heurte malheureusement à un paradoxe redoutable en France : en longue période, le redressement tendanciel du taux de profit observé depuis 1983 s’est accompagné d’une baisse du taux d’accumulation du capital et d’une augmentation de la part des bénéfices consacrés aux dividendes…

Les chiffres sont définitivement têtus !

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 06:04

Excellente émission, à voir.

Un scandale ?

Ça a en serait un si le fondement de la société dans laquelle on vit était moral (éthique ?), or il ne l’est pas.

Ça en serait un au regard de l’Humain d’abord, or c’est l’économie d’abord ; à telle enseigne qu’un ‘patron’ peut développer cet argument qui consiste à faire valoir l’exploitation des travailleurs comme condition nécessaire à la survie de l’entreprise.

Lorsque les êtres humains ont perdu la connaissance de l’essentiel, lorsqu’on admet que les individus sont au service de l’économie et non l’économie au service des individus, lorsqu’a été renversé l’ordre des priorités, ce qui se passe n’a rien d’étonnant et de scandaleux, c’est même logique.

On est en plein dans ce que Jacques Généreux expose dans La grande régression, et dont Karl Polanyi avait déjà fait état dans La grande transformation, aux origines politiques et économiques de notre temps.

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Le document a ceci de particulier, par delà l’exploitation des travailleurs qui en est le sujet essentiel, c’est qu’il montre qu’il n’y aurait pas de ‘trou de la sécu’, pas plus qu’il que les caisses de retraite ne serait en déficit, etc.…

si la « classe politique » dite de gouvernement faisait son boulot, au lieu de quoi, ne touchant à rien, elle ampute et détruit tous les acquis (les conquis) et est donc complice du système dans lequel nous sommes de plus en plus installés,

si les citoyens-travailleurs-électeurs réagissaient.

En fait, disons le, nous n’avons que ce que nous méritons. Et continuons à voter comme des veaux.

Exergue

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http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/cash-investigation-du-mardi-22-mars-2016_1361051.html

Avec la directive "détachement des travailleurs", l’Europe a inventé la délocalisation près de chez soi. Un travailleur détaché, c’est un Européen qui vient exercer son métier en France. Les conditions ? Le patron doit lui payer un salaire français et prévoir de quoi le nourrir et le loger. L’avantage ? Les cotisations sociales sont payées dans le pays d’origine. En France, c’est 38% en moyenne de cotisations patronales, alors qu’en Roumanie, c’est 27%, au Portugal 23%, et en Pologne tout juste 18%... Ce "dumping social" est une aubaine totalement légale pour les employeurs.

Aujourd’hui, on compte officiellement 230 000 travailleurs détachés en France, 30 fois plus qu’il y a quinze ans. Et certains patrons n’hésitent pas à frauder ce système déjà avantageux : ils imposent des salaires au rabais et des horaires de forçat à cette main-d’œuvre docile, qui n’est parfois même pas déclarée. La perte sèche de cotisations pour le système de protection sociale est estimée à 400 millions d’euros. "Cash Investigation" dévoile les méthodes des entreprises pour casser le prix du travail.

Un Meccano à échelle européenne

L’enquête démarre à Dunkerque, sur le chantier d’un terminal méthanier piloté par EDF. Sophie Le Gall a découvert que des ouvriers roumains trimaient jusqu'à 55 heures par semaine, pour moins que le Smic. Certains mois, ils ne sont même pas payés… Des entreprises pourvoyeuses de main-d’œuvre se sont fait une spécialité de ce "détachement frauduleux". La championne européenne toutes catégories s’appelle Atlanco, une entreprise irlandaise d’intérim qui fournit des travailleurs low cost à toute l’Europe, notamment dans l’agroalimentaire ou le BTP. Parmi ses clients, on retrouve des mastodontes comme Bouygues. L’entreprise irlandaise a fait signer des contrats de travail chypriotes écrits en grec à des ouvriers polonais pour travailler en France… Un jeu de Meccano social dans lequel des milliers de salariés ont été bernés et des millions d'euros de cotisations sociales sont partis en fumée.

Fraude sociale et travail dissimulé

Le chantier de l’EPR de Flamanville, le plus grand chantier français de Bouygues, est un exemple emblématique de cette fraude à grande échelle. Une partie des salariés fournis par Atlanco n'étaient pas déclarés. Le préjudice s’élève à de plus de 2,5 millions d’euros pour l’Urssaf. Autant de moins pour les retraites, les allocs, la sécu ou le chômage… Condamné en première instance pour "travail dissimulé", le groupe Bouygues a écopé d’une amende de… 25 000 euros. Un montant 100 fois moins important que les cotisations non versées ! En France, l'ardoise d’Atlanco s’élève à 23 millions d’euros en cotisations et impôts impayés.

Les forçats de la route

Pour le dernier volet de l’enquête, il faut prendre la route. Avec l’ouverture du marché européen, une entreprise française peut sous-traiter le transport d’une cargaison allemande à une firme italienne avec un camion belge conduit par un chauffeur polonais… Dans cet imbroglio de nationalités et de réglementations, les contrôles sont peu efficaces et les chauffeurs européens sont devenus des forçats de la route. Des "esclaves modernes", selon ce chauffeur roumain "détaché" en France qui touche un salaire de 237 euros brut par mois, vit dans son camion et passe ses week-ends sur le parking de son entreprise, faute de pouvoir rentrer chez lui. Son employeur ? Geodis, une entreprise française filiale de la SNCF… Le grand scandale des salariés à prix cassé touche aussi les fleurons du secteur public.

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 07:39

http://www.ariegenews.com/ariege/actualites_economie/2016/100228/reforme-du-droit-du-travail-pour-carole-delga-la-formation-des-demande.html

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Après la manif, aux urnes ! http://www.jlm2017.fr/

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 18:42

L’émission : https://www.youtube.com/watch?v=kGUODXVF-Sw

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et après, après la manif,…. après …..

…… si on veut que ça change, que ça change vraiment, il faut une constituante pour une 6ième république, et ça….. ça passe par les élections 2017 qui doivent renverser la table, sinon……apprêtez-nous à rebattre des records de pétitionnaires et à aller dans la rue faire la fortune des cordonniers.

La politique si tu ne veux pas en faire ton affaire, si tu ne veux pas t’en occuper elle va s’occuper de toi ; tu vois bien !

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 07:06

COMMUNIQUE :

Les organisations politiques et associatives (Attac, Collectif Roosevelt, FDG : Ensemble!, PCF, Parti de Gauche ) réunies le 4 mars 2016 appellent à manifester pour le retrait du projet de loi de réforme du code du travail El Khomri, le mercredi 9 mars à 12 heures devant la permanence du député Jean-Claude Perez, 2 rue Barbes à Carcassonne.

Dans sa volonté de soumettre les salariés aux exigences du patronat, le gouvernement après la loi Macron imposée à coups de 49-3, veut ajouter de nouvelles aggravations.

La mobilisation nationale a obtenu le report du passage de la loi en conseil des ministres. C'est maintenant une marée citoyenne qui doit contraindre le gouvernement à retirer son projet de loi.

Pour mieux comprendre les enjeux, une assemblée-débat aura lieu le même jour à 20h30 en présence de deux juristes spécialistes du Droit du travail.

Non au choc de précarité, Oui au retrait définitif du projet.

On vaut mieux que ça : tous dans la rue le 9 mars !

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Commentaire

Signé d’Attac, du Collectif Roosevelt, d’Ensemble!, du PCF, du Parti de Gauche, ce communiqué se lit aussi ‘par soustraction’. N’en sont pas signataires : le PS,…..

Il reste que tout citoyen-travailleur-consommateur peut user de son libre arbitre pour participer à la manifestation.

A bon entendeur, salut !

Exergue

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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 05:50

L’UFAL (Union des familles laïques) s’oppose au projet de loi Travail : ne détruisons pas les droits des salariés !

http://www.ufal.org/divers/lufal-soppose-au-projet-de-loi-travail-ne-detruisons-pas-les-droits-des-salaries/?utm_source=mailup&utm_medium=courriel&utm_campaign=flash

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Par Olivier Nobile le 3 mars 2016

Le projet de loi Travail (El Khomri) sera sans aucun doute le dernier et le plus important acte réformateur d’inspiration néo-libérale de notre gouvernement prétendument socialiste. Il comporte une dimension aussi bien politique que symbolique dont la portée excède de loin toutes les réformes sociales précédentes. Sans entrer dans le détail du texte dont s’est largement fait écho la presse ou le web, le principe de loi repose sur une inversion de la hiérarchie des normes et la destruction du principe fondamental d’ordre public social qui constituait le fondement républicain du Droit du travail de notre pays. Jusqu’à présent, le code du travail constituait le socle minimal de protection des travailleurs et l’accord d’entreprise ou de branche ne pouvait qu’en améliorer les dispositions. Désormais avec la loi El Khomri, la législation sociale contenue dans le code du travail constituera une norme maximale dont l’accord collectif pourra amoindrir la portée. Pourtant chacun sait que l’accord signé entre les employeurs et les travailleurs ou leurs représentants est par essence déséquilibré, les premiers disposant d’un pouvoir de chantage aux licenciements ou à la délocalisation

Même si le contenu du projet de loi n’est pas totalement stabilisé et peut évoluer à la marge d’ici son dépôt à l’Assemblée Nationale le 24 mars prochain, le contenu de la loi El Khomri ne fait guère de doute. Sont visés : la durée du travail et la destruction dans les faits des 35 heures, la remise en cause du repos compensateurs, la réduction de l’indemnisation des licenciements et l’encadrement du pouvoir des juges. Sans oublier les conditions du dialogue social en entreprise puisqu’il est prévu que les syndicats minoritaires pourront contourner le droit d’opposition des syndicats majoritaires par un référendum d’entreprise (se souvenir de l’épisode SMART).

Ne nous y trompons pas : la loi El Khomri remet en cause l’héritage de 150 ans de luttes sociales, syndicales et politiques de notre pays et opère le saccage des principes sociaux républicains issus du programme du Conseil National de la Résistance.

Après avoir consacré plus de 30 milliards d’euros d’allègements de “charges” avec le CICE et réduit, avec le pacte de responsabilité, les cotisations sociales affectées à la Sécurité sociale avec pour corollaire une cure d’austérité drastique des administrations publiques et sociales, après avoir flexibilisé le recours au travail dominical et encouragé la répression pénale des syndicalistes, le gouvernement socialiste entend désormais parachever son funeste dessein : lutter contre le chômage en transformant les travailleurs en précaires à vie, réduits à leur force de travail immédiate et remplaçables ad nutum et ce, au prix d’une aggravation des inégalités et de la pauvreté. Il suffit de regarder Outre-Rhin pour s’en convaincre : le prétendu modèle allemand et son chômage réduit masquent mal les contrats à 1 € de l’heure et un taux de pauvreté qui atteint 16% de la population contre 13% en France. L’objectif de notre gouvernement gestionnaire est de singer ce modèle et se donner bonne conscience en diminuant les statistiques du chômage au prix d’une destruction des droits sociaux des travailleurs et d’un accroissement de la pauvreté, au nom de la sacro-sainte compétitivité des entreprises. Peu importe que la compétitivité des entreprises françaises ait été essentiellement affaiblie par une politique monétaire européenne désastreuse, par la morosité de la demande intérieure, par les difficultés de l’accès au crédit pour financer des investissements productifs et la recherche et développement, par l’absence d’harmonisation des normes sociales et environnementales en Europe, par l’abandon de toute velléité de la lutte contre la prédation financière sur l’économie et l’évasion socio-fiscale etc … Le gouvernement Hollande-Valls ne se risquerait pas à aller sur ces terrains-là, car cela l’obligerait à mener une véritable politique de gauche, ou plutôt avoir une vision politique tout court.

La loi El Khomri n’est toutefois qu’une étape. Quelle est la suite ? La réponse est simple : la suppression du CDI fusionné dans un contrat unique à durée déterminée renouvelable et la fin du statut des fonctionnaires. C’est précisément la proposition de notre “éminent” prix Nobel Jean Tirole dont les propositions sont reprises en boucle au sein du MEDEF et de la droite. La modèle de “flexisécurité” qui est souvent scandé, à savoir la portabilité des droits sociaux en corollaire de la flexibilité du marché du travail n’est qu’un leurre car le rapport de force politique ne permet nullement d’envisager une amélioration des droits sociaux des travailleurs et l’indemnisation des chômeurs. L’objectif de la flexisécurité, comme le prouve l’ANI, est au contraire d’accompagner la précarisation du travail par des milliards d’euros de fonds publics donnés sans contrepartie au MEDEF afin qu’il oriente unilatéralement la politique de formation du pays et qu’il mette la main sur la prévoyance d’entreprise au prix d’une destruction de la Sécurité sociale des Français.

La bonne nouvelle est que l’annonce de loi El Khomri suscite une vague d’indignation et de mobilisation sociale sans précédent depuis le CPE en 2007. Une pétition a déjà recueilli 900 000 signatures, des initiatives sur le web voient le jour et le gouvernement doit affronter une vague d’hostilité sans précédent au sein son propre camp et une opposition unanime des syndicats. Sa menace de brandir le 49-3 et finalement le report de de 15 jours du dépôt du projet de loi démontrent toute la fébrilité d’un gouvernement empêtré dans sa stratégie de flexibilité accrue du contrat de travail et de promotion de la politique de l’offre (anti-sociale et anti-écologique) pour satisfaire en tous points les revendications du MEDEF.

L’UFAL a toujours accompagné les luttes sociales et républicaines favorables aux intérêts des travailleurs et de leur famille. Notre attachement au projet du Conseil National de la Résistance nous oblige à dénoncer le contenu de cette loi scélérate et à relayer un discours offensif pour l’avenir de notre Nation car c’est ben de cela qu’il s’agit.

La loi El Khomri c’est le retour au XIXe siècle, celui où le travailleur sera réduit à sa force de travail dans le cadre d’un rapport d’assujettissement total à l’employeur. Au prix du retour de la peur du lendemain comme seule perspective de vie, dans un pays qui n’a pourtant jamais été aussi riche qu’aujourd’hui.

L’UFAL appelle à signer la pétition contre le projet de loi Travail : Loi Travail : non merci !

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L’UFAL appelle à signer la pétition contre le projet de réforme du droit du travail

http://www.ufal.org/divers/lufal-appelle-a-signer-la-petition-contre-le-projet-de-reforme-du-droit-du-travail/?utm_source=mailup&utm_medium=courriel&utm_campaign=flash

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Par UFAL le 3 mars 2016

La ministre du travail, Myriam El Khomri, propose une réforme qui transforme en profondeur le code du travail. Ce projet de réforme du droit du travail propose de revenir des années en arrière. Mobilisons-nous !


Parmi les éléments proposés dans le projet actuel :

  • En cas de licenciement illégal, l’indemnité prud’homale est plafonnée à 15 mois de salaire.
  • Les 11 heures de repos obligatoire par tranche de 24 heures peuvent être fractionnées.
  • Une entreprise peut, par accord, baisser les salaires et changer le temps de travail
  • Les temps d’astreinte peuvent être décomptés des temps de repos
  • Le dispositif « forfaits-jours », qui permet de ne pas décompter les heures de travail, est étendu
  • Les apprentis mineurs pourront travailler 10 heures par jour et 40 heures par semaine
  • Le plancher de 24 heures hebdomadaires pour un contrat à temps partiel n’est plus la règle dans la loi (confirmation d’une loi antérieure).
  • Il suffit d’un accord d’entreprise pour que les heures supplémentaires soient 5 fois moins majorées.
  • Une mesure peut-être imposée par référendum contre l’avis de 70% des syndicats.
  • Une entreprise peut faire un plan social sans avoir de difficultés économiques.
  • Après un accord d’entreprise, un-e salarié-e qui refuse un changement dans son contrat de travail peut être licencié.
  • Par simple accord on peut passer de 10h à 12h de travail maximum par jour.

Salarié-e-s ou non : cette réforme nous concerne toutes et tous !

Interpellez la ministre du travail et demandez lui de renoncer à ce projet.
Signez la pétition !
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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 13:26

Après les lois Macron et Rebsamen, le projet de loi El Khomri constitue un assassinat de la protection sociale dans ce pays. Voici la loi la plus antisociale de la 5ème République.

Il n’y aurait donc rien à sauver dans ce projet de loi ? La réponse est non.

Pris une à une, les mesures sont autant de coups portés aux salarié-e-s : maximum hebdomadaire porté à 60 heures, suppression des onze heures de délai entre deux journées de travail (à quand les dortoirs prévus à côté des lieux de travail ?), facilitation des licenciements économiques, possibilité d’accords d’entreprise permettant de baisser les salaires sans cause économique, recours à un référendum/chantage des salarié-e-s (comment caractériser autrement un référendum patronal qui donne le choix entre un PSE ou le retour aux 39 heures ?) pour passer au-dessus d’un refus syndical, etc…

Plus globalement, à l’inverse de la présentation qu’en fait Manuel Valls pour en justifier la casse, le code du travail n’a pas pour fonction de réguler les rapports sociaux dans les entreprises. C’est une protection juridique des salariés du fait de leur lien de subordination à l’employeur. Or cette réforme en change le sens et le rôle. Comme le note une tribune collective ( http://www.liberation.fr/debats/2016/02/20/fortifions-le-code-du-travail... ), l’utilisation dès l’article 1 du terme « personne » au lieu de « salarié » n’est pas anodin. Il consiste à « effacer les salarié-e-s, (soit) ne parler ni des employeurs, ni des pouvoirs patronaux ». Le contrat de travail devient du coup un accord entre personnes supposées égales…

Voilà la justification de la supériorité de l’accord d’entreprise sur la loi. La loi El Khomri consacre en effet l’inversion des normes vantée par celui qui n’était alors que le candidat Hollande (Tribune du 19 juin 2011 dans le Monde). Après l’acte 3 de la décentralisation et la volonté de constitutionnaliser la déchéance de nationalité, c’est un coup supplémentaire porté à l’égalité républicaine par le premier ministre et le Président de la République. Dans un contexte de crise où la menace du chômage dégrade encore plus les rapports de force au sein des entreprises, c’est une machine à broyer les protections des salarié-e-s.

Il s’agit aussi d’un mauvais coup porté à la productivité du pays. Car enfin… voilà qu’en persévérant dans la voie de la dérégulation sociale on prétend lutter contre le chômage. Soit exactement la politique de l’offre appliquée depuis plus de 20 ans en France avec des résultats désastreux sur l’économie. N’en attendons donc aucun résultat sur l’emploi. A l’inverse, comment ne pas voir que le taux de productivité en France, le premier en Europe, est dû en partie à une meilleure protection qu’ailleurs ?

Ce n’est en réalité pas le problème du gouvernement. Cette troisième loi de dérégulation est une réforme « structurelle » de plus offerte à Bruxelles en échange de sa mansuétude vis-à-vis du déficit budgétaire français, on l’oublie trop souvent. Elle est également un cadeau visant à satisfaire les actionnaires des grands groupes et leur meilleur représentant qu’est le MEDEF. On exagère ? Pas pour l’UNAPL, principale organisation des artisans et professions libérales, qui dénonce également la main de l’officine des grands patrons du CAC 40 derrière cette loi.

Par sa radicalité libérale, la loi El Khomri est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Au sein de la majorité, donc du PS, semble se dessiner une ligne de fracture aussi forte que pour la déchéance de nationalité. Gardons cela en tête pour le vote à l’Assemblée nationale même si la droite plébiscite ce texte. Mais le plus important est ailleurs. Pour la première fois depuis 2013, une intersyndicale s’est réunie ce mardi. Elle se revoit le 3 mars pour définir des modalités d’action. Déjà la date du 31 mars a été avancée pour une première mobilisation syndicale d’ampleur. Mais dès le 9 mars, jour du conseil des ministres où sera examiné ce projet de loi, l’UNEF appelle déjà les étudiant-e-s à une première mobilisation.

La riposte syndicale est donc commencée. Elle a la priorité. Mais en s’attaquant à l’intérêt général, la loi El Khomri mobilise déjà au-delà et c’est tant mieux. Un collectif unitaire associant partis, plusieurs syndicats et associations programme des meetings et réunions pour décortiquer la loi. Une pétition citoyenne a dépassé, ce mercredi, les 460 000 signatures ( https://www.change.org/p/loi-travail-non-merci-myriamelkhomri-loitravail... ). Cette bataille entre en résonance avec d’autres mobilisations déjà en cours, sociales mais aussi citoyennes. Signe du temps ? Mardi soir, l’équipe du journal Fakir qui veut contribuer à la convergence des luttes, après avoir constaté le succès des débats autour du film de François Ruffin « Merci patron ! », a réuni plus de 800 personnes à la Bourse du travail de Paris (les organisateurs en attendaient 300, des centaines n’ont pu rentrer pour des raisons de sécurité). Les participant-e-s de cette réunion baptisée « Leur faire peur » ont décidé, eux aussi, d’appeler à se mobiliser le 31 mars. Les syndicalistes de Goodyear qui suscitent des collectifs de solidarité autour des 8 d’entre eux menacés de prison ferme, font aussi le tour du pays avec le même type de mot d’ordre : « il faut qu’on se retrouve dans la rue, tous ensemble, au même lieu, au même jour, à la même heure » clame leur leader Mickael Wamen.

Oui on peut souhaiter un rassemblement monstre, une marée citoyenne pour faire plier le gouvernement Valls et obtenir le retrait de cette loi du malheur social. Le 31 mars pourrait en être une première étape

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Complément

‘…l’utilisation dès l’article 1 du terme « personne » au lieu de « salarié » n’est pas anodin. Il consiste à « effacer les salarié-e-s, (soit) ne parler ni des employeurs, ni des pouvoirs patronaux. Le contrat de travail devient du coup un accord entre personnes supposées égales…’

Pour bien comprendre ce qui précède, surligné dans le texte par Exergue et cité ci-dessus, on lira attentivement, et plutôt deux fois qu’une, ce texte de J. Généreux alors membre du PS, rendu désormais au PG, que voici : http://exergue.over-blog.com/article-individu-societe-et-socialisme-46464193.html

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 06:14

Comme d’habitude G. Filoche est excellent et convaincant, aussi ne faut-il pas se priver de l’écouter, sauf que…. il établit des distinctions difficilement soutenables. Celle-ci par exemple : non ! dit-il, ce n’est pas le PS qui veut la destruction du Code du Travail, c’est l’Elysée. Soit ! Mais alors, nous n’avons rien à craindre, les députés et sénateurs PS voteront contre…. Vous en doutez, n’est-ce pas ! Vous avez bien raison. Il en sera en cette matière comme il en a été de la loi sur l’état d’urgence et de j’en passe, … d’abord on grogne, on montre les dents, puis on vote. Non ! Il n’y a pas de différence entre le PS et l’Elysée.

Une autre observation vient à l’esprit. La primaire. Ce truc dont on dit qu’il est fait pour désigner le meilleur candidat pour que la ‘gôche’ l’emporte. Vous voyez où je veux en venir ? Pas vraiment ! Mais z’enfin ! Quelle idée d’aller concourir avec des individus dont la politique est la destruction du Code du Travail quand vous êtes, au contraire, partisan de son maintien en l’état, voire de son renforcement.

Allez ! Gérard, cesse d’être filochard. Être conséquent c’est se donner les moyens réels de réaliser ce qu’on pense, ce qu’on veut. Là, tu vas te battre comme un beau diable contre la destruction du droit du travail, mais après ! … après ! A qui vas-tu apporter ton soutien pour 2017. Tu sais, il y a les déclarations d’amour et tu sais y faire pour les tourner, mais plus réels encore il y a les actes d’amour et là….. Allez ! Je te donne une adresse : http://www.jlm2017.fr/ , pour si des fois…

Ceci dit, je conseille à tous, mais alors à tous, d’écouter ce que tu racontes dans le lien ci-dessous, quand tu ne te laisses pas aller à des balivernes, tu parles bien et juste.

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http://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/9-mars-greve-generale-contre-la-loi-travail

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 06:27
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