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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 17:41

 

69% des Français désavouent Sarkozy.

François Fillon annonce le gel des dépenses de l’Etat pour les 3 ans à venir.

Benoît Hamon dénonce : « un vrai coup de bambou qui tombe sur les français ».

C’est sûr qu’il est préférable de mettre un peu de gel, parce qu’après un 69, vaut mieux prévenir les dégâts du coup de bambou.

 

Trêve de balivernes.

Selon le sondage BVA du 4 et 5 mai, 69% des français jugent le bilan de Sarkozy très mauvais.

La répartition s’effectuant ainsi :

très mauvais : 33%

assez mauvais : 36%

assez bon : 29%

très bon : 2%

En clair, le Président est également désavoué par sa famille. Et, on observera que : assez bon est loin de signifier bon.

Dans les domaines principaux : 74% des sondés jugent « le bilan mauvais ». Les opinions négatives étant :

lutte contre le chômage : 81%

pouvoir d’achat : 87%

réduction des inégalités : 85%.

…..

De fait, au regard du bulletin de notes, le redoublement n’est pas du tout envisageable et l’exclusion paraît devoir être prononcée. La famille ne s’opposerait pas à une telle mesure, sans nécessairement souhaiter que cela s’ébruite.

Les appréciations qui se murmurent sont : « Médiocre. Turbulent. N’écoute rien. N’en fait qu’à sa tête. Regarde toujours sa montre. A la folie des grandeurs. Etc, etc …..».

 

Par comparaison, mais seulement par comparaison, le candidat d’une autre famille (sans qu’on sache lequel à cette heure), il se dit que ce serait le PS, serait plus crédible et il est dit encore qu’elle pourrait faire « mieux ».

Mon dieu ! Faire mieux !

Faire mieux, c’est augmenter les scores déjà calamiteux de Sarkozy et personne ne le souhaite.

Il ne s’agit pas donc de faire « mieux », mais de faire « autrement ». Un bon coup de gauche, voilà ce qu’il nous faut. Pour :

répartir la richesse

maintenir les dépenses de l’Etat mais réduire les dépenses de l’Elysée

réduire le chômage

maintenir les emplois en France

mettre un terme aux délocalisations

maintenir le système des retraites par répartition,

……

Enfin toutes choses que vous pourrez lire en allant sur le site du Parti de Gauche, et que vous pourrez réaliser en votant, dès la prochaine occase, pour ce même Parti.

 

Une chose encore. Le gel des dépenses de l’Etat annoncé par Fillon, ça ne serait pas pour prévenir, autant que faire ce peut, des faillites en cascade en Europe : La Grèce, le Portugal, l’Espagne,……la France ?

Surtout qu’on n’est pas sorti de la crise financière et que les banques font toujours turbiner leurs traders et continuent à encaisser de gros profits tandis qu’on se serre la ceinture.

Réfléchissez y.

Il y avait, en Grèce, lors des dernières manifestations, une grande banderole contre l’Acropole: « Peuples de l’Europe, soulevez vous ». Pas mal !

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 17:32

 

(suivi du commentaire n°2 de Unité Populaire à propos du texte : Le PG à l’extrême gauche ?)

 

Lequel d’entre nous n’a pas entendu ceci : « Je connais des gens de droite qui sont plus à gauche (sociaux) que des gens de gauche ».

Tout de suite, il faut flairer le danger que contient la confusion entre individu et parti.

 

J’avoue qu’il m’est arrivé de préférer travailler avec des personnes qui se réclamaient de la droite plutôt qu’avec d’autres qui se disaient et, parfois, militaient à gauche. A contrario, je pestais contre ces gens de gauche qui dans leur boulot se conduisaient d’une manière fort peu convenable au regard de leur profession de foi. C’est davantage notre comportement réel, au quotidien, qui nous situe plus que les idées que l’on défend (souvent parce qu’elles ne coûtent pas un rond). Formulons cette opinion : il arrive à certains de se tromper de camp, tel qui se dit à droite aurait sa place à gauche et inversement, il suffirait de faire coïncider discours et agissements.

 

Pour autant la philosophie politique d’un parti, de droite ou de gauche, n’est pas invalidée par les individus qui la représentent mal. Parti et individus sont 2 choses distinctes.

 

Le danger de la confusion individu et parti est palpable (et préjudiciable) au moment des élections.

Imaginons que, lors d’élections municipales, se présente un candidat de droite réputé pour mettre en œuvre une politique sociale. Le réflexe (qui n’est pas la réflexion) est de voter pour lui. Du même coup on néglige qu’à tous les échelons (cantonal, départemental, national), il vote et apporte sa caution à une politique de droite, qu’il draine toute une partie de ses administrés en faveur d’un député de droite qui, lui, soutient un gouvernement de droite dont la politique est de droite. En fait on se retrouve avec un gars « bien » sur le terrain qui participe à une politique générale qui ne l’est pas, on se retrouve avec un individu qui favorise une politique qui limite son action au lieu de l’élargir. Pour ma part, bien conscient que les possibilités de la politique locale sont contenues, sinon tenues, par la politique définie à un niveau supérieur, un tel maire, même « social », ne pourrait obtenir ma faveur.     

 

Mais, je dois avouer que voter pour un candidat de gauche qui n’est guère dans sa pratique locale de gauche me pose un problème. Cependant, tenant le raisonnement précédent, je vais lui accorder ma voix car il va conforter au niveau supérieur un gouvernement de gauche. Il reste qu’il conviendra le plus rapidement possible de se débarrasser de l’oiseau.

 

Dans la réalité, rien n’est aussi simple que cela vient d’être énoncé. Toutefois une chose est vraie, je ne jugerai pas un parti au regard de l’attitude de l’un des siens. On ne vote pas pour un individu, on vote pour une philosophie politique. 

 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 05:50

 

Je me gausse.

Oui, je me gausse des serviles qui n’ont de cesse dans les quotidiens, à genoux, à plat ventre, de cirer les pompes à qui mieux mieux des puissants suffisants et d’entonner l’argument faiblard de politiciens poussifs qui, lorsqu’ils n’ont rien à dire, situent le Pg à l’extrême gauche.

 

Imaginez une ligne sur laquelle figure 3 points.

 

…………………A…………………………B………………………C………………………

 

A= l’UMP, B= le Centre, C= le PS, respectivement désignés à droite, au centre, à gauche.

 

Maintenant imaginez que le point C se déplace vers le centre en délaissant progressivement sa position primitive à gauche, tandis que des éléments constituants de C, désignés par D, refusent ce glissement. 

 

…………………A…………………………B…C…………………D…………………………

 

En tirerons nous comme conclusion que D n’est plus à gauche mais à l’extrême gauche ? Ou, plus justement que D reste à gauche tandis que C se « droitise » ? Ceci d’autant qu’il existe à la gauche de C (de la première ligne) des groupes plus à gauche et pour cela dits : d’extrême gauche.

Devient-on extrémiste parce que l’on reste fidèle à ce qu’on est ?

 

A la vérité, dire que D (votre sagacité vous aura permis de comprendre que D est le PG) est à l’extrême gauche n’est point une réalité mais un abus de l’usage de la psychologie à des fins politiques. Cet usage a différents effets :

dire à l’électorat de C qu’il peut se rassurer car il (C) est toujours identique à lui-même, fidèle à ses convictions. Ce qui, bien entendu, est faux.

servir de repoussoir car l’électorat n’apprécie guère les extrêmes. Chacun le sait, lorsqu’on veut tuer un chien on l’accuse de la rage.

 

Mais il n’est pas question de géométrie, mais d’idées. Je vais faire court.

Comme il est souvent usage d’invoquer les ancêtres, les grands de préférence, il convient de se demander où se  ils situeraient aujourd’hui. J’ai ma petite idée. A l’occasion, je fréquente leur lecture pour me rafraîchir les neurones, je ne les brandis pas comme des oriflammes. Je tiens à leur présence comme des éclaireurs de conscience, non comme des étouffoirs ou des faire-valoir.

 

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 11:00

 

Je lis dans Télérama (n°3142) (excellent article dont je recommande plus que vivement la lecture) sous la plume de Michel Abescat que l’abstention représente 58% des femmes, 72% des jeunes de 18 à 34 ans, 69% des ouvriers, etc….C’est la France invisible décrite dans un gros bouquin-enquête dont je recommande aussi la lecture.

Le propos, à cet instant, est de constater que si tous les partis, tous sans exception, se sont émus de l’abstention aucun à ce jour n’a fait une suggestion pour y porter remède et ceci ne serait-ce qu’en proposant techniquement une forme de vote qui intègre les abstentionnistes politiques dans la comptabilité afin de contraindre à les prendre en compte et de tenir pour nul tout vote dont l’abstention est trop importante.

J’appelle toutes les organisations féministes à se préoccuper de ce problème autant qu’elles le font de la parité car cette dernière viendra également de l’implication féminine.

J’appelle les jeunes (dont les organisations étudiantes, les mouvements politiques de jeunesse,…) à prendre en charge ce problème qui les concerne au plus haut point.

J’appelle la gauche, le Parti de Gauche qui entend défendre la classe ouvrière à œuvrer dans le même sens car les 69% sont son électorat.

J’appelle tous ceux qui ne veulent pas voir la démocratie crever à se bouger le cul car c’est d’eux que viendra le salut, pas de ceux qui sont installés en politique.

Il conviendrait encore qu’une pétition soit lancée auprès du public citoyen afin qu’il y ait saisine et qu’il soit procédé à une révision de la comptabilité électorale.

A cette heure, l’émotion de circonstance passée, si nous ne faisons rien, le monde politique va revenir à sa cuisine pour déplorer au prochain scrutin, selon un rituel bien établi, l’abstention.

   

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 10:28

 

Une information qui ne fait pas la une des journaux c’est le résultat du référendum islandais. Et pour cause : cela pourrait donner à réfléchir et faire tache d’huile.

 

Les islandais, à 93%, refusent de rembourser les pertes de spéculateurs, ressortissants de Grande Bretagne et des Pays-bas, s'élevant à 3,5 milliards d’euros , spéculateurs ayant placé leur magot chez eux dans l’intention de faire de gros, gros bénéfices.

 

L’Islande (comme la City) s’était faite ces dernières années championne dans l’art de faire de l’argent avec de l’argent (habituellement c’est en travaillant qu’on fait de l’argent). Les revenus étaient juteux, l’économie financière ( !) islandaise était des plus florissantes et attirait de nombreux rapaces.

La « crise » arrive : patatras !

Que croyez vous qu’il arriva ?

Les gouvernements de Grande-Bretagne et des Pays-bas demandèrent le remboursement des pertes ( !) de leurs concitoyens sur le raisonnement suivant : lorsque je vais au casino, si je gagne, c’est pour moi, si je perds, je demande au casino de me rembourser les mises.

La banque islandaise Icesave étant insolvable, le parlement islandais demande à son bon peuple d’éponger, proposition que ne promulgue pas le Président islandais. D’où le référendum.

 

En France, il n’a rien été demandé au bon peuple. On s’est juste contenté de le pressurer après moult explications données gratuitement avec le concours des journaleux : il faut sauver le système bancaire, il faut redonner confiance,….il faut …..

                                                                                              ……il faut surtout que tu trinques, que tu craches au bassinet.

Et le bon peuple français pas méchant pour 2 sous (il fallait la faire celle là !) trinque, crache au bassinet via les impôts.

Et les banques reprennent du poil de la bête, refont des milliards de profits illico à tire le lingot (Pardon ! A tire larigot). Jusqu’à la prochaine tuile, car de moralisation du système financier…..des mots, du vent, tout continue comme avant.

Pendant ce temps, le bon peuple n’a pas de bouclier social. Pendant ce temps, le ticket modérateur augmente. Pendant ce temps ….. Allez ! Faites un effort ! Ajoutez la suite ! Je ne vais pas vous faire tout le boulot.

 

On n’aime pas les référendums en France. Des fois que le peuple dirait « Non ! » comme il l’a dit à propos du TCE. Enfin ! Sauf pour faire des pronunciamientos.

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 07:53

 

Le su nommé n’est plus.

Je l’ai rencontré "télévisuellement" en regardant l'émission C’est dans l’air. Il était de cette bande qui, à l’occasion du TCE, tenait l’argument que ceux qui allaient voter « Non » appartenaient à cette partie de la population qui n’avait pas fait d’études. On pouvait sans mal extrapoler de cette observation la conséquence que l’exercice du droit de vote devrait être réservé à quelques uns.

Chantre du libéralisme, il ne donnait pas à penser que le sort de la matière humaine était sa préoccupation.

Il était d’une érudition à charge, se dotant des statistiques qui servent et omettant les autres. Il n’avait pas comme on aurait pu le souhaiter de la part d’un prof la modération qui sied au juge d’instruction de faire valoir tous les aspects d’un sujet. Il est vrai qu’on ne peut être à la fois propagandiste et servir la connaissance.

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 11:56
 

A l’occasion de la campagne électorale, j’entends parler de circuits courts.

En économie le circuit court invite à consommer local. Essentiellement des aliments, cela pourrait être également des produits manufacturés,…  

Il faut avouer qu’il n’est pas approprié de consommer des pommes de Chine alors que la France en produit, comme il n’est guère conséquent de manger en hiver des tomates, des fraises, produites sous serre en Espagne, au Maroc,… dans des conditions qui laissent à désirer (usage de pesticides, main d’œuvre exploitée)… tandis que l’on tirerait profit de légumes et fruits de saison de chez nous aux bienfaits qui ne sont pas à démontrer (c’est ainsi qu’on s’alimentait naguère).

Cela aurait l’avantage ici, mais également partout dans le monde, de maintenir ou de développer une agriculture qui ne serait plus assujettie aux circuits longs de la grande distribution, une agriculture qui donnerait du travail localement. Cela aurait aussi l’avantage de faire l’économie de dépenses énergétiques polluantes nécessaires au transport, comme cela permettrait d’éviter la spéculation du négoce mondial qui fixe le cours des produits et conduit à la ruine bien des pays incités à se désintéresser de cultures vivrières au profit supposé de certaines monocultures qui fragilisent leur économie et fait le bonheur des monopoles.     

Mais tout ne peut pas être commercialisé en circuit court, sauf à supposer que les habitants du Languedoc-Roussillon consomment la production de vin de leur région, que les producteurs du Nicaragua font de même avec le café, les uns et les autres ne se nourrissant que de cela. Etc,…. Pareillement, la consommation en circuit court nous priverait de manger des bananes, des oranges,…toutes choses que notre pays ne produit pas et dont on aurait tort de se priver en adoptant un point de vue sans nuance (ce qui est bien souvent le cas).

La possibilité, et le souhait, de produire et de consommer en circuit court ne peuvent signifier que des circuits longs utiles et régulés ne peuvent pas exister.

La consommation en circuit court suppose également que les produits sont proposés à des prix abordables à des personnes à revenu modeste car on ne peut vouloir que l’assiette du pauvre ne soit par pourvue de l’alimentation nécessaire. Il est donc là question de revenu.

Bien souvent en circuit court la production mise à disposition est de qualité mais provient d’un mode de culture plus onéreux. Le problème pour le consommateur est alors celui du choix de la qualité ou de la quantité. Lorsqu’on sait que dans de nombreuses familles la quantité n’est même pas au rendez-vous il est difficile de leur demander de pourvoir prioritairement à la qualité.

Produire en circuit court suppose aussi que les producteurs eux mêmes arrivent à satisfaire leurs propres besoins. Pas seulement ceux de manger et de s’habiller, mais aussi besoin celui de culture, d’éducation, de santé,… ce qui n’est pas toujours la règle d’après ce que j’ai entendu dire de la bouche même de producteurs vendant le fruit de leur travail en circuit court. Là encore il est question de revenu.

Produire en circuit court, en aucune manière, ne peut être un choix d’inclination romantique et/ou intégriste. Et c’est bien souvent ainsi que ce choix est présenté par les tenants du circuit court. Dommage !  

  

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 19:45

 

 

L’expression est remarquable, que dis-je évocatrice. Un léger voile…..J’en ai des frissons au bas des reins.

 

En fait de voile (pour avoir vu Ilham Moussaid à la télé), il s’agit d’un foulard sur la tête comme jadis, en France, les femmes le portaient en entrant à l’église (les espagnoles préférant la mantille), comme les juifs sont coiffés de la kippa ou d’un chapeau, le haut clergé catholique de la calotte, mais tous en signe de soumission et de crainte à leur Dieu. Car le port de la coiffe signifie qu’il y a un Etre supérieur auquel on obéit et sous lequel on situe son existence.

Ilham Moussaid se dit laïque. Pourquoi pas ! Mais lorsqu’elle se propose à l’électeur, la tête ainsi couverte, pour obtenir son suffrage, elle le fait en montrant sa dépendance à son dieu, ainsi son discours politique se trouve-t-il entaché de ce qu’on ne peut pas accepter. Qui peut affirmer qu’elle peut me représenter, celle qui met en évidence sa foi ? La laïcité, dans l’espace politique, serait qu’elle se présente comme une citoyenne n’ayant à faire valoir que les idées de son parti, et rien d’autre.

Question. Elue, ira-t-elle siéger parée du signe de son appartenance religieuse, de son obéissance à Dieu ?

Quant au Npa, le plus souvent prompt à ergoter sur la place de la virgule, pointilleux jusqu’à l’intransigeance en toutes occasions, quelle mouche le pique d’accepter de déroger à sa philosophie politique ? Certes, la discussion a été sérieuse en son sein, dit-il. Preuve, s’il en faut, que le port du foulard ne va pas de soi, que le morceau de tissu n’est pas aussi léger qu’il est dit. Sérieuse ! Bien ! Mais il en est plus d’un (et le Npa n’est pas en reste en la circonstance) à énoncer sérieusement des âneries. 

Il n’est guère bon en cette matière, comme dans d’autres, de lâcher du lest. La petite complaisance d’aujourd’hui annonce l’autre petit pas de demain qui fait qu’on va toujours plus loin, où la laïcité ne souhaite pas se rendre et se perdre. Aujourd’hui : le « léger voile », demain ?     

 

On ne négligera pas d’aller sur Internet pour voir ce que dit Caroline Fourest  à propos de la position du Npa et du « léger voile », comme on aura à cœur de lire de la même Caroline Fourest le livre :  La dernière utopie  (sous titre : menace sur l’universalisme), éditions Grasset. 

 

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 17:59

Qui peut prétendre que la croissance est un mal en soi ?

L’enfant qui grandit est en état de croissance. Voudrait-on qu’il reste petit ? Celui qui va l’école le fait pour accroître ses connaissances et son jugement. Voudrait-on qu’il n’en soit pas ainsi ? Ainsi en va-t-il de l’humanité qui progresse.

Ce qui est contestable c’est le type de croissance, selon le modèle capitaliste celui qui consiste à vouloir toujours plus sans se poser la question des finalités de celle-ci.

La croissance ainsi conçue a pour objectif le profit de quelques uns estimé en espèces sonnantes. L’argent est une valeur en soi. Celui qui en possède beaucoup ou plus que l’autre est reconnu de cela. Il assoit ainsi sa position sociale, son pouvoir sans qu’il soit considéré l’essentiel : la valeur humaine personnelle, l’utilité. C’est la compréhension qu’en donne à comprendre le Président de la République Sarkozy lorsqu’il déclare qu’il faut avoir un rapport décomplexé à l’argent. 

La croissance, ainsi voulue, s’effectue sans tenir compte des conditions dans lesquelles on l’obtient. Elle passe par l’exploitation des êtres humains rendus à l’état de bêtes de somme et le pillage des ressources de la planète.

La croissance en terme capitaliste ne s’interroge pas sur la nécessité ou non des biens produits (le publicité ayant mission de susciter le besoin de consommation de ce dont on n’a nul besoin). La croissance a pour visée l’enrichissement financier comme s’il n’était point d’autres enrichissements pertinents et pourtant toujours insatisfaits.

Objecter de la croissance ce ne peut être la rejeter, ce n’est pas être un partisan de la croissance zéro, encore moins de la décroissance, c’est vouloir la  réorienter.

Il ne peut être question d’un monde qui stagne, encore moins qui régresse. Pas plus qu’il ne peut être question de vivre au 21ième siècle comme au début du 20ième. L’usage du tracteur vaut amplement celui du cheval ou de la bêche, n’en déplaise à ceux qui n’ont d’activité physique que le jogging hebdomadaire choisi à l’heure convenable.

Un des premiers à avoir posé le problème du modèle de croissance est, cela fait 1 siècle, l’économiste Veblen dans son livre de : Théorie de la classe de loisir. Faisant le constat que la consommation était pour l’essentiel celles de biens inutiles, que le moteur de la consommation des couches sociales s’effectuait par une identification d’une couche sociale à celle qui lui était immédiatement supérieure, Veblen dit que pour lutter contre ce type de consommation sans fondement il faut s’attaquer aux revenus des couches supérieures afin qu’elles consomment l’utile et non le superfétatoire. Son propos est de donner une autre perspective de consommation à l’ensemble d’une société en s’attaquant aux revenus de ceux qui sont vécus comme des modèles. Propos toujours d’actualité si on veut bien constater que les « pauvres » n’ont de cesse que de copier les riches en achetant un 4X4, le dernier écran plasma,…quitte à se priver de l’essentiel qui est, d’abord, la satisfaction des besoins primaires.

Réorienter la croissance est un des fondements des partisans de la décroissance, terme dont le concepteur (arrivant du marketing)  dit qu’il a été forgé pour frapper les esprits. Il se trouve que le mot décroissance a introduit dans les esprits une perspective étriquée voire porteuse d’absurdité.

Réorienter la croissance c’est lui donner à s’accomplir dans d’autres domaines. Ceux des services publics, de la santé, de l’éducation, de la culture,…. pour tous, toutes choses que le libéralisme et le gouvernement libéral, préoccupé du sort de quelques uns, sont occupés à démanteler.

Le profit, s’il demeure financier, est celui qui autorise que l’on puisse se payer ce que l’on ne produit pas et dont on a besoin car chaque d’individu vivant en société dépend de la l’autre également créateur. Peut-on sérieusement imaginer qu’un même individu cultive la pomme de terre, fait un film, est assis derrière une paillasse à découvrir un médicament, écrit un roman, un opéra, sculpte, peint…. ? La nécessaire distribution des rôles nécessite le profit non pour thésauriser mais pour échanger les biens ; l’argent retrouvant son rôle premier. Et s’il faut également épargner c’est dans la perspective de se pourvoir du capital nécessaire permettant une création réorientée et bien différente de celle qui consiste à l’enrichissement….financier.

 

 

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