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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 06:43

 

Lorsque Sarkozy s’est présenté à l’élection présidentielle, certains disaient : laissons-lui faire ses preuves, on ne peut juger tant qu’il n’a rien fait. Il se trouve que Sarkozy était déjà un vieux cheval de la politique, que son passé, pour autant qu’on ait le désir de revenir sur celui-ci et d’y être attentif, témoignait de ce qu’il allait faire.

Lorsque Bush s’est présenté à la présidence des Etats-Unis, oubliant ce qu’il avait déjà commis, les étasuniens ont voté une seconde fois pour lui, et dernièrement, d’une certaine manière, effectuent la même opération, en faisant basculer la chambre des députés dans le camp républicain comme en apportant des suffrages conséquents au Tea-party.

Lorsque les anglais élisent Cameron, héritier de la dame de fer, après avoir été saignés par Thatcher, c’est qu’ils ont oublié comment cette dernière a brisé  la grève des mineurs, mis au tapis le mouvement syndical à la suite de quoi le monde du travail s’est trouvé anéanti et dans l’incapacité de résister.

Lorsque les supposés socialistes négligent que Schroeder travaille pour Gazprom, que Strauss-Kahn et Pascal Lamy président des organisations internationales qui mettent en œuvre une politique néolibérale dévastatrice, que leurs partis votent avec la droite au niveau européen… et qu’ils refusent d’observer la collusion c’est qu’ils ne veulent pas s’accorder avec l’évidence.

 

Il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Le peuple a la mémoire anesthésiée. L’humeur versatile. 

Il faut bien alors considérer que le peuple est responsable de ce qui lui arrive.

De là à dire que le peuple n’a que ce qu’il mérite, le pas est vite franchi.

 

Mais le peuple doit savoir que par son comportement, il engage davantage que lui. Il engage et compromet l’avenir de ses enfants.

 

Le peuple est responsable à tous les instants.

Il est responsable au travers de chacun de ses membres lorsqu’il préfère ne pas se priver d’un mince et éphémère loisir au lieu de s’attacher à combattre le sort qu’on lui réserve.

 

On ne peut se revendiquer de la démocratie politique ou sociale si on n’en exerce pas la responsabilité, et déjà par un vote assuré.

 

J’entendais, il y a plus d’un an, lors d’une réunion publique, Mélenchon déclarer ceci : « Si vous êtes d’accord avec ce qui se passe, alors votez à droite ». Mais le peuple, à entendre ce qu’il dit sourdement ici, plus vivement ailleurs, n’est pas d’accord. Cependant, oublieux de tout, écoutant la dernière sirène, votant pour la droite à la première occasion, c’est comme s’il était d’accord.

Etrange !

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 06:55

 

Une première réunion publique se tenait hier à Narbonne à l’initiative du Front de Gauche.

L’objectif était, contrairement à celui des autres structures politiques qui décident en haut du menu qui sera consommé en bas, d’amener les citoyens à participer à la construction d’un programme que le Front de Gauche appelle Programme partagé. Programme partagé entre les composantes du Front de Gauche mais également avec tous les citoyens qui se seront investis dans la démarche

.

Occasion d’un premier échange informel entre les personnes de l’assistance, échange qui faisait part des inquiétudes vis-à-vis des gros appareils politiques qui ayant promis ceci font toujours différemment dès qu’ils sont aux affaires, qui faisait part aussi de l’espoir qu’ils plaçaient dans le Front de Gauche. Ce dernier a tenu à confirmer : le Programme partagé aura valeur d’engagement.

 

A la suite des manifestations massives dernières, le sujet est tout naturellement venu, et longuement, sur les retraites, le désir étant de voir pris en compte ce problème dans le Programme partagé et ceci de manière très concrète (âge de départ, qu’est-ce qu’une carrière complète, financement,…).

 

D’autres réunions doivent avoir lieu, toujours dans ce même esprit, construire un Programme partagé en abordant tous les sujets : écologie, habitat, emploi, éducation, santé, partage des richesses,….enfin tous sujets dont les citoyens se seront emparés et sur lesquels ils auront décidé de débattre afin de nourrir le Programme partagé du Front de Gauche.

 

Reste que l’échange, pour l’essentiel, a eu lieu entre personnes engagées, soit dans des partis politiques, des syndicats, des associations et autres structures, ce qui a conduit un participant à observer une perte de la conscience politique dans la population mettant gravement en danger la démocratie et à vouloir que soit effectué un travail pour y remédier.

Redonner une conscience politique, une conscience citoyenne, laminée par des années de libéralisme, puis d’ultra-néo-libéralisme qui tient à avoir strictement des consommateurs ingurgitant ce qui leur est proposé, est un des axes de travail auquel s’emploie le Parti de Gauche sous l’appellation éducation populaire.

 

                                                                                              ********

 

Chacun est donc invité à participer aux réunions à l’initiative du Front de gauche afin d’élaborer le Programme partagé comme à aller sur le site du Parti de Gauche (local ou national) où sous l’intitulé : Programme partagé vous pourrez lire le travail qui a déjà été fait dans de nombreux domaines et, bien entendu, apporter votre contribution.  

   

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 06:34

 

Dorénavant les chômeurs anglais vont devoir travailler…..pour rien.

 

Le capitalisme financier et le néo-libéralisme en délocalisant suppriment l’emploi local.

Les emplois délocalisés ne sont pas pour autant à l’abri d’une délocalisation vers un pays plus avantageux pour le néo-libéralisme.

Pour éviter que les entreprises (le travail) soient délocalisées, pour conserver l’emploi, les travailleurs locaux acceptent le gel des salaires (voire une diminution), de travailler davantage sans augmentation,… et se retrouvent, pour ceux qui sont déjà au chômage, en concurrence entre eux pour l’accès à l’emploi, ce qui les rend plus vulnérables et les contraint à acquiescer toujours davantage à une rémunération moindre.

Malgré cela le nombre de chômeurs augmente et oblige les travailleurs en activité à consentir toujours davantage à leur déchéance.

 

L’équilibre (le rapport de forces) entre salariés et patrons (l’actionnariat) est rompu au bénéfice de ces derniers qui peuvent désormais imposer leur volonté sans que les travailleurs aient les moyens de s’opposer au chantage qui leur est fait : si vous n’acceptez pas le travail qu’on vous donne au salaire qu’on consent à vous octroyer nous le ferons faire ailleurs et vous serez  responsable de ce qui vous arrive.

Cette situation n’a pas de précédent dans l’histoire récente. Elle tient à l’effacement et à la collaboration (au sens bien connu des français) du politique devant le financier et l’économique dans le cadre de la mondialisation. Elle est aussi le résultat de l’absence d’une conscience politique venant contrarier le nouvel ordre économique mondial, comme elle tient aux dégâts faits par un syndicalisme réformiste (d’accompagnement) et dévoyé venu en concurrence d’un syndicalisme de résistance et de combat.

 

Jacques Généreux, dans son livre la Grande Régression, déroule plus amplement l’analyse de ce qui est dit sommairement ci-dessus. Il montre que les progrès engrangés par la société (santé, éducation, services publics, ….) et l’ensemble des travailleurs (augmentation de salaires,..) ont été constants dès lors que le triptyque Etat, capital, travailleurs a fonctionné à l’équilibre. Il explique également que le déséquilibre est allé en s’agrandissant au moment où la société de consommation, moteur du néolibéralisme, a pris le pas sur toute autre considération, a développé l’individualisme,…  

Lecture nécessaire, et à proposer, car elle arme face aux flots d’autres ouvrages (ceux d’Attali, …) qui, disant la catastrophe éminente, n’ont d’autre proposition que de demander toujours davantage de sacrifices à ceux qui y sont déjà contraints, conforte les profiteurs, fait l’économie d’une analyse du système et, donc, n’éprouve aucunement le besoin de réfléchir à autre chose.   

 

Dans la filiation de la politique néo-ultra-libérale de Thatcher qui a pour objets de mettre fin à l’Etat Providence et à larguer le monde du travail à l’entier bénéfice des actionnaires avides de dividendes, une nouvelle étape vient d’être franchie en Grande-Bretagne avec le gouvernement Cameron.

Le chômeur devra désormais effectuer un travail non rémunéré au prétexte qu’il faut lui redonner le goût du travail (travail qui n’existe pas, ou s’il existe - puisqu’il est proposé - pourraient être donné à des chômeurs qui deviendraient du coup des travailleurs).

Renversement complètement fou car on en arrive à faire porter (comme une faute) l’absence de travail aux travailleurs puisqu’on doit leur redonner le goût du travail afin de les sortir de leur fainéantise. Ce qui, par contrecoup, exonère le néolibéralisme et les entreprises : ils n’y sont pour rien. De quoi rappeler le propos de Raymond Barre agacé : si les chômeurs veulent du travail, ils n’ont qu’à créer leur entreprise.

Le pire dans tout cela, c’est qu’il se trouve en Grande-Bretagne (comme en France) des victimes du système, des crédules, pour cautionner pareille balourdise, cautionner de fait le néolibéralisme. 

Constatons la ruse, l’admirable duplicité contenue dans le raisonnement néolibéral qui fait l’impasse sur l’absence réelle de travail (malgré tout ce qui est dit), qui use de l’existence de quelques travailleurs (fort peu nombreux) qui ont perdu, du fait d’un trop long chômage imposé, l’appétit de travailler, pour mettre tous les travailleurs dans le même sac (tous des fainéants) et proposer une remise au travail.

Les chômeurs contraints à travailler devront le faire sous peine de voir leurs allocations chômage sucrées. Comme ils ne pourront pas tous trouver du travail dans les emplois proposés, ils ne pourront pas justifier d’un travail et perdront ainsi leurs allocs. Conclusion : il y aura toujours des chômeurs, réputés fainéants, sans un sou, et ce sera bien fait pour leur gueule.

Dans le reportage, un marchand de travail (entreprise par intérim) anglais allait même jusqu’à dire : cela permettra aux chômeurs d’accéder à l’emploi non qualifié (!).

 

Arrivé à ce stade, on se demande si le temps n’est pas arrivé  pour le travailleur de devoir accepter un travail sans rémunération, peut-être même devra-il payer pour travailler (pour garder sa dignité et engraisser davantage les actionnaires). Il restera à garder l’espoir que les agissants du néolibéralisme auront vis-à-vis des travailleurs cette intelligence qui les conduira à maintenir en état la force de travail comme étaient entretenus et nourris les esclaves dans l’Antiquité, les bêtes de somme dans le monde agricole.

  

Il faut rappeler à ce stade le TCE. Dire que le droit de travailler y est reconnu, mais pas celui d’avoir un travail. Et qu’ainsi était ouverte la porte à être exploité, essoré. Rien de plus.

 

Le temps n’est peut-être pas si lointain où le gouvernement Sarkozy proposera un programme à la Cameron, ici, chez nous.

 

Il est temps de changer la donne.

Pour cela il faut que la politique retrouve sa place première dans la société, rejette la dérégulation, propose dans les secteurs vulnérables de l’économie des protections douanières afin de protéger le pays de la faillite, les travailleurs du chômage. Au niveau international il faut que la politique reprenne la maîtrise de la mondialisation pour l’exercer dans le cadre de la coopération et non de la concurrence (déloyale),…..et dans le souci d’une planète préservée.

  

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 04:36

 

Dernièrement, plusieurs fois, dans des émissions télévisuelles sur les retraites courues par les spectateurs, le propos a été tenu qu’il était connu de tous que les français étaient nuls en économie. Afin de faire apprécier son propos, un invité, professeur français d’histoire américaine, concluait : d’ailleurs, moi-même, je n’y comprends pas grand-chose.  Ce disant, il faisait démonstration d’intelligence en comprenant qu’il ne comprenait pas grand-chose, ce qui l’acquittait et le remettait en selle pour débattre avec un gain d’autorité.

Tour le monde se souvient que lors de la campagne sur le TCE, le discours était que les partisans du non appartenaient à la partie de la population la moins instruite, celle qui avait fait le moins d’études, et, bien entendu, toutes les enquêtes le démontraient.

Ainsi étaient disqualifiés, dans le premier cas cité les opposants à la réforme des retraites voulue par le gouvernement, dans le second cas les opposants au TCE. Ils étaient disqualifiés non au regard de leurs arguments mais à celui de leur absence de compétences et à leur absence de capacités. Pour être abrupt, le discours opposant était disqualifié  par une remise en cause de la qualité des personnes qui le portaient. Ce qui, si on pousse le bouchon plus avant, signifie que, dans l’esprit de la nonamklatura des pensants bien, seule une partie du peuple a droit au discours, l’autre s’en trouvant à contrario dépossédée. Pour aller plus loin, en filigrane, on voit, prête à surgir, cette idée, non encore explicitement exprimée et fort peu démocratique, qu’il conviendrait que les décisions soient prises par ceux qui se sont octroyé le brevet de la compétence et celui de la capacité, autant dire une minorité puisque plus de 70% de la population est contre la réforme des retraites et que le peuple a voté majoritairement non  au TCE. De là à supposer qu’il faudra bientôt avoir réussi à un examen pour que les français soient admis à la citoyenneté et au droit de voter ! Mais alors qui le fera passer ? Et sur quel contenu agréé ? Ce doit bien être dans les cordes de Besson de nous concocter un tel projet.

Lorsque BHL s’attaque à Mélenchon, parle à propos du contenu politique du Parti de Gauche, d’ « un socialisme pour imbéciles », d’« un socialisme pour ignares », d’« un socialisme pour cours élémentaire première année », s’il n’est guère démonstratif, il ne fait rien moins que qualifier des hommes et des femmes. D’une autre manière, voulant s’en prendre à des idées et n’y arrivant pas, il s’en prend, lui également, à des individus. De quoi donner à déchiffrer que, dans l’esprit de ceux qui s’expriment ainsi, il a ceux qui comprennent, eux, et des sous-…,- Oui ! Des sous-quoi ?-, les autres, qui ne pensent pas comme eux.

Ce sont des appréciations inquiétantes parce qu’elles témoignent de l’absence d’arguments à opposer sur le fond (ce qui n’est pas un problème, bien au contraire), mais surtout parce qu’il s’agit carrément de supprimer des individus. On n’est pas dans le débat d’idées. On n’est plus dans la politique. On est dans la négation des personnes. Dans l’expression d’une pensée et d’un comportement totalitaire qui se mettent en place progressivement et qui ne présagent rien de bon. Pente dangereuse qui a conduit, en d’autres temps et en maints endroits, à l’élimination.

 

Mais revenons à ceux qui soutiennent que les français ne comprennent rien à l’économie, non rien compris à la nécessité de voter oui au TCE (éminemment économique). Leur assertion ne signifie rien de moins qu’il y a un primat de « l’homme économique » sur toute autre conception de l’homme. Ainsi l’économie s’imposerait-elle à l’homme et celui-ci n’aurait qu’à la subir.

Encore une fois, il faut rappeler que l’économie n’est qu’un instrument, un instrument du projet politique et non l’inverse.

Rappeler que l’économie n’est pas un projet. Que l’homme est premier et n’a pas vocation, sauf à perdre sa liberté et à ne plus être, à se soumettre à l’économie.

Il faut rappeler encore que ceux qui proposent l’économie comme première sont ceux à qui profitent des retombées de celle-ci et qu’ils sont, à tout moment, en capacité d’en modifier le modèle lorsque ce dernier ne sert plus leurs intérêts.

Il faut rappeler que l’économie est une chose simple (pas simpliste), que plus compliquées sont les formules mathématiques qui permettent de la mettre en œuvre, mais là, on n’est plus dans l’économie.

Il faut rappeler que nous faisons tous, au quotidien, de l’économie, que cette économie est subordonnée à des choix, nos choix. Et les choix sont d’ordre politique.

 

Pour parodier une citation : l’économie est une chose trop sérieuse pour être laissée entre  les mains des économistes. D’où la nécessité de lui redonner sa place, sa seule place, qui est d’être au service d’un projet politique faisant toute la place aux êtres humains.

Ce qui n’est en rien imbécile.

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 15:36

 

Huchon :

La veille d’une journée de mobilisation sur les retraites sur le site internet de l’Express, Jean-Paul Huchon lâche... « Son langage (celui de Jean-Luc Mélenchon) est proche de celui de l’extrême droite, mais c’est plus grave que Le Pen ! Il incarne le populisme d’extrême gauche. »

 

Cohn-Bendit :

Partie du script de l'entretien avec Jean-Louis Apathie sur RTL (11 /11- 8 heures) 

Vous parlez de la Gauche Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon, c'est un allié pour vous ? Ses propos, tout ça ?

Enormément de problèmes avec Jean-Luc Mélenchon. Je dis franchement, Jean-Luc Mélenchon, quand on voit son livre, ce qu'il dit sur l'Allemagne, quand il parle de la "grande France", il veut même intégrer la Belgique, une partie de la Belgique : la Wallonie et Bruxelles, ce qui dit sur "les Boches" c'est insoutenable, c'est intolérable. Je trouve même que son discours, il va même labourer sur les terres du Front national.

Il va vous en vouloir pour dire ça, Daniel Cohn-Bendit !

Mais oui ; mais écoutez moi j'ai lu son livre et je dis : les Verts sont un parti pro-européen parce qu'ils disent : on a besoin de l'Europe ; ce que dit Mélenchon sur l'Europe, c'est indéfendable ; donc, ça va être très, très difficile... Et puis, des fois, il dit n'importe quoi. Je pourrais dire des heures sur Mélenchon, c'est-à-dire il ne m'intéresse pas tellement...

 

Vidéo : Cohn-Bendit et réponse de Mélenchon.

http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/cohn-bendit-melenchon-laboure-sur-28346

 

Puis un extrait (ci-dessous) du blog de Mélenchon que je vous invite à consulter pour bien d’autres choses.


 

Avant cela il faut bien que j’évoque la dernière énormité de Daniel Cohn-Bendit contre moi à l’occasion de son passage chez Jean-Michel Apathie sur RTL. J’en ai les jambes coupées. Ca passera. Mais vraiment c’est lourd, pour finir. Sur la photo que vous voyez, Oskar Lafontaine et moi nous nous soutenons l’un l’autre comme sur le tableau derrière nous deux soldats blessés s’entraident. Oskar était présent au meeting de lancement du PG à Saint Ouen il y aura deux ans dans quelques jours. Cette image est ma réponse à monsieur Cohn-Bendit.

 

 


Pour ceux qui l'ignoreraient OsKar Lafontaine est un allemand, fondateur en ce pays de Die Linke.

Oui, Mélenchon dérange.

Huchon (PS), Cohn-Bendit (Europe-écologie) auraient-ils peur que le Parti de Gauche ( plus largement le Front de Gauche) siphonne des électeurs dont ils ne sont pas propriétaires et qui ont quelques inquiétudes au regard des trajectoires prises par leurs partis respectifs ? Car c’est ainsi qu’il faut comprendre la raison de ces attaques nauséabondes, de ce remugle, de cette pestilence.

Et du coup, je me dis : Tiens ! Tiens ! Là haut, ils doivent avoir des informations que je n’ai pas.

  

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 05:34


Sarkozy : un guide ?

Le peuple souverain n’a pas besoin d’un guide. Là duce, ailleurs führer ou caudillo, ou autre dénomination dont il n’a que faire et qu’il abomine. Le peuple souverain se suffit à son commandement. Il en est ainsi écrit dans la constitution de la République : Gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple (article 2), également dans celle de la 5ième sans cesse retouchée afin de favoriser toujours une présidentialisation qui écarte le peuple de sa place première.

Arrivé à ce point de dérive, il est temps que le peuple reprenne la main, se réapproprie le pouvoir dont il a été progressivement dépossédé, en ces derniers temps, au profit d’un seul et de la caste dont il est le représentant.

Il faut le rappeler : en République on vient au service, non se servir.

Non ! Le peuple souverain n’a pas besoin d’un guide. Il n’est pas un enfant que l’on tient par la main. Il est adulte. Il sait ce qu’il veut. Il connaît son chemin déterminé par ses seuls soins. Et c’est bien mal le considérer que de le voir et le vouloir autrement.

Il est temps de passer à une nouvelle constitution. La 6ième dans l’ordre. Une constitution qui rétablisse l’équilibre et l’indépendance des pouvoirs tels que cela devrait être. Qui donne au gouvernement de gouverner, aux assemblées de légiférer, et qui institue un pouvoir judiciaire en lieu et place d’une autorité (reléguée au titre VIII)  toujours plus assujettie.

Il est temps de retrouver des parlementaires qui travaillent en toute indépendance, qui ne soient ni godillots de droite ni godillots de gauche. Des parlementaires qui ont le souci du pays, du peuple, et non celui de leur parti ou de leurs amis. Des parlementaires qui exercent leur liberté de conscience et d’appréciation avant tout autre considération dans la perspective  de contribuer au développement du bien commun.

Le peuple se donne des représentants pour diriger sur ses propositions, non pour être dirigé, le priver de sa réflexion, lui ôter la parole, le démettre de ses choix puis de sa décision.

Le peuple est éclairé de chacun de ses membres-citoyens, de la pensée partagée de ceux-ci. Il peut être convaincu, jamais contraint.

Le peuple au moment de l’élection vote pour un projet, un projet élaboré par lui dans son consentement à se regrouper en partis pour l’établir, non pour un homme ou une femme que l’on dit savonnette, sinon à considérer que cet homme et cette femme sont le projet en leur personne et qu’ils peuvent au gré du gouvernement qui leur est confié agir comme bon leur semble, aussi contre le peuple s’ils en jugent ainsi.

Pourquoi le peuple aurait-il besoin d’un guide ? D’où vient cette idée saugrenue ? Aurait-on oublié que la Révolution instituant la République avait aussi, et surtout, pour objet de se débarrasser des guides, des maîtres et autres incarnations du genre ? Et n’est-ce pas provocation que de penser, prétendre et vouloir en être le guide, provocation que le peuple entend relever.

 

Ainsi, le petit homme à l’ombre du grand a ahané  son discours, sans un souffle qui aurait pu être celui d’un Malraux à l’évocation. Mais comme le petit homme n’était qu’à tirer sans vergogne la couverture à lui, il ne pouvait du haut de son perchoir que déclarer une copie médiocre vraisemblablement délivrée par quelque scribouillard.

Dans la salle, il y avait le petit-fils du Général. Qu’a-t-il pensé ? Dehors, sous la pierre tombale, de Gaulle donnait de la voix sépulcrale. Le vent m’a rapporté, du moins c’est ce que j’ai cru entendre : « Décidemment, rien ne me sera épargné ».  

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 03:25

Partisan, j'ai du mal à juger du passage de Mélenchon à "Vivement dimanche".

Je craignais pour les plumes, celles du Parti de Gauche, plus largement celles de la gauche (la vraie) toute entière. L'exercice n'était pas sans danger.

Point de guet-apens avec Drucker. Les escarmouches sont venues en fin de soirée des voltigeurs en charge de rallumer les mèches pour défendre (sur quels arguments?) un journalisme le plus souvent disqualifié.

Bien sûr il y a eu quelques mots incongrus à l'annonce de l'émission, du style: "extrême gauche", "gauchiste". Qualifier fait trace. Il y a eu aussi, pendant l'émission, le visage de Georges Marchais; on se demande pourquoi.

L'émission n'a pas été lisse. L'homme ne s'y prêtait pas. Il dit ce qu'il a à dire, sans langue de bois (pratique commune de l'animal politique plus enclin à ratisser large qu'à formuler  de la pensée).

J'ai apprécié l'interview de Domenach (journaliste à Marianne) qui, sans flagornerie, sans concession aussi, a décrit Mélenchon, dit sa culture, son humanité, son sens politique, souligné sa capacité de travail, salué celui accompli alors qu'il était secrétaire d'Etat en charge de la formation professionnelle, relevant combien l'homme était meurtri du contenu des réunions (au niveau national) d'un PS  qui ne se préoccupait pas du peuple.

Le peuple, Mélenchon en est désormais le champion, et, pour lui, rend coup pour coup.

Dans le public, parmi d'autres têtes du Parti de Gauche, il y a, souriant, le professeur d'économie Jacques Généreux. Il est juste de montrer que le Parti de Gauche ne se résume pas à un tribun cultivé, humaniste, mais qu'il est plein d'autres compétences.

L'émission terminée, j'étais rassuré. Elle n'avait pas été une gamelle, de celles dont il est difficile de se relever.

Je gage que dans de nombreux foyers beaucoup ont ressenti comme moi qu'un homme s'était levé pour leur prêter sa voix. Je gage que beaucoup, n'hésitant plus, désormais se redressent, vont faire le pas nécessaire car la gauche ne se relèvera pas sans eux.

 

Voir l'émission sur le blog de Jean Luc Mélenchon

 

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 06:26

 

Ils sont partis comme des petits pains les autocollants. L’un : « Casse toi pov’con ». Et c’est Sarkozy qui le dit ! L’autre : « Pour nous, la retraite, c’est 60 ans ».

Quelques uns ont préféré le 2ième au premier. Mais l’immense majorité a préféré le « Casse toi, pov’con », aussitôt arboré.

Vulgarité ? Certainement pas. Seulement le ras le bol du locataire de l’Elysée, de son gouvernement. Tous en on marre d’être piétinés, humiliés. Plus personne ne supporte l’arrogance, le mensonge, l’un l’autre érigés en gouvernance.

 

Il est même des militants du PS qui ont pris l’autocollant du Parti de Gauche pour le mettre à côté de celui signalant leur appartenance. Ce qui n’est pas si étonnant comme nous allons le voir.

 

Un jeune, le sigle des Jeunesses socialistes sur la poitrine, décline l’offre que je lui fais d’afficher l’autocollant que je lui propose. J’insiste sur le mode de la bonne humeur. Il le prend et le colle. Comme je l’avais entendu prononcer quelques paroles acides à l’égard de Strauss-Kahn dans la conversation qu’il avait avec un de ses camarades, je l’interroge : « Que disais-tu à propos de Strauss-Kahn ? ». Il hésite, puis se lance : « Si Strauss-Kahn est notre candidat, je fais campagne contre lui ».

Tiens ! Tiens !

Et pourquoi ?

Il n’est pas de gauche.

Tu veux dire qu’il est de droite.

Oui, lâche-t-il, amer. Et pour se rattraper, il ajoute : « Mélenchon n’aurait jamais dû quitter le PS, avec Hamon et Emmanuelli, ils pouvaient l’ancrer à gauche ».

L’ancrer ? Tu crois que ça suffit d’ancrer, le PS est à gauche ou ne l’est pas. Il n’est pas besoin d’ancre et il ne suffit pas que quelques uns le tiennent au rivage pour qu’il y reste, tu ne penses pas ?

On a continué un moment à bavasser, puis je suis parti continuer la distribution. « A bientôt, camarade », j’ai dit.

 

La manifestation suivante, une femme arbore elle aussi un autocollant du PS. A l’instant où je lui tends le mien, elle hésite, se ressaisit et finit par le coller à côté de celui du PS.

Je ne sais pas si ça va avec, je dis ironiquement.

Si, si, dit-elle en éclatant de rire.

Ah ! Bon. Pourquoi ?

Parce que.

Parce que le PS n’est peut-être pas tout à fait à gauche, je suggère.

C’est ça, réplique-t-elle lapidairement.

C’est vrai qu’entre Strauss-Khan et Valls d’un côté, et Hamon de l’autre, à faire le grand écart, il y en a plus d’un au PS qui va se payer une déchirure.

Pour se justifier, elle ajoute : « J’attends encore un peu, puis je vais voir ».

Je vais te dire camarade, il y a quelques années j’étais au PS, je me suis même occupé 10 ans durant d’un GSE (Groupe socialiste en entreprise), puis je me suis barré, c’était quitter la boutique ou le socialisme. J’ai choisi. Pas facile, je sais, mais tu verras, t’y viendras. Au PS, il n’y a guère que les militants qui sont encore socialistes. Le projet, c’est celui des leaders. Autant de leaders, autant de projets. Et chacun de rouler pour son plan de carrière. Le socialisme dans tout ça, aux oubliettes.

Ouais,ouais, je sais.

Qu’est-ce que t’attends alors ?

 Puis, comme la fois précédente, j’ai continué la distribution.

 

Combien sont-ils au PS comme ces 2 camarades à rester fidèle à la boutique ?

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 05:28

 

Il est bon de s’interroger sur les qualités qu’on attend d’un dirigeant, sur le pouvoir aussi.

Une manière d’aborder cette question est de citer, pour partie, le chapitre XXIX de Tristes Tropiques de C.Levi.Strauss.

 « Quand…Montaigne rencontra …3 indiens ramenés par un navigateur, il demanda à l’un d’eux quels étaient le privilège du chef…dans son pays ; et l’indigène, chef lui-même, répondit que c’était de partir le 1ier à la guerre…. (Pas mal non ?) Si frappante qu’elle soit, la formule est moins significative encore que le nom qui sert à désigner le chef dans la langue nambikwara. Uilikandé semble vouloir dire « celui qui unit » ou « celui qui lie ensemble ». Cette étymologie suggère que l’esprit indigène est conscient de ce phénomène…, c'est-à-dire que le chef apparaît comme la cause du désir du groupe, et non comme l’effet d’un besoin d’une autorité centrale ressenti par un groupe déjà constitué.

Le prestige personnel et l’aptitude à inspirer confiance sont les fondements du pouvoir dans la société nambikwara. Tous deux sont indispensables…

Le consentement est à l’origine du pouvoir, et c’est aussi le consentement qui entretient sa légitimité. …….Le consentement est à la fois l’origine et la limite du pouvoir……Les relations politiques se ramènent à une sorte d’arbitrage entre, d’une part, les talents et l’autorité du chef, de l’autre, le volume, la cohérence et la bonne volonté du groupe ; tous ces facteurs exercent les uns sur les autres une influence réciproque.

………………………

Sans doute le schéma de Rousseau diffère-t-il  des relations quasi contractuelles qui existent entre le chef et ses compagnons. Rousseau avait en vue un phénomène tout différent, à savoir la renonciation, par les individus, à leur autonomie propre au profit de la volonté générale. Il n’en reste pas moins vrai que Rousseau et ses contemporains …………ont compris que le « contrat » et le « consentement » ne sont pas des formations secondaires, comme le prétendaient leurs adversaires ………ce sont les matières premières de la vie sociale, et il est impossible d’imaginer une forme d’organisation politique dans laquelle ils ne seraient pas présents.

Une seconde remarque découle des considérations précédentes : le consentement est le fondement psychologique du pouvoir, mais dans la vie quotidienne il s’exprime par un jeu de prestations et de contreprestations qui se déroule entre le chef et ses compagnons, et qui fait de la réciprocité un attribut fondamental du pouvoir. Le chef à des pouvoirs,….Il a des devoirs….

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Quelle est, maintenant, l’attitude du chef lui-même vis-à-vis de sa fonction ?

…..il y a des chefs, parce qu’il y a, dans tout groupe humain, des hommes qui, à la différence de leurs compagnons, aiment le prestige pour lui-même, se sentent attirés par les responsabilités, et pour qui la charge des affaires publiques apporte avec elle sa récompense ».

 

Celui qui unit n’est pas celui qui divise et fait descendre dans l’arène, où s’affrontent passions et opinions davantage que raison, un débat sur l’identité nationale, à moins qu’il escompte, exacerbant haines et rancœurs, des gains électoraux. Celui qui lie ensemble, investi de la fonction suprême, n’est pas chef de clan qui se présente à la tribune du parti dont-il est issu (l’UMP) ou à celle d’une organisation professionnelle (le Médef), sauf si, contrairement à de justes et sages mœurs politiques, il entend affirmer sa particularité partisane et opposer une France à l’autre.

On attend aussi du chef cette aptitude à inspirer confiance sans laquelle il n’y a pas de consentement,…origine et limite du pouvoir et qui n’a guère été montrée lorsqu’il fut usé d’astuce pour que la France dise oui au TCE alors que les français avaient dit non.

Si le chef a des pouvoirs, il a des devoirs, d’abord celui de ne pas transgresser la volonté populaire. Le chef, en démocratie, n’est ni caudillo ni césar, ni duce. S’il doit faire preuve d’autorité pour le bon exercice de son mandat, il ne peut-être autocratique. Il doit avoir à l’égard de ceux qui l’ont porté où il est le respect qui convient. S’il pense que les citoyens sont des cons comme il a été dit et entendu, faisant école auprès d’un de ses ministres, il ne mérite pas la place qu’il brigue.

La V République a personnalisé le pouvoir en haut se l’Etat, mais l’esprit s’est répandu à tous les niveaux politiques des circonscriptions administratives et, notamment, à celui des régions. Dans la présidentialisation et la personnalisation du pouvoir, les individus-citoyens ont renoncé à leur autonomie propre non au profit de la volonté générale mais à celle d’un seul auquel ils se sont abandonnés. D’où les dérives despotiques observées.

Le leader doit porter et mettre en œuvre le projet du peuple, non le sien, encore moins celui d’une caste. Un projet qu’il peut l’éclairer de la puissance de son intelligence, de la vision anticipatrice qui doit être la sienne pour aujourd’hui préparer demain, mais auquel il ne peut se soustraire. Le chef n’est pas élu pour promouvoir son « je », réaliser son équation personnelle, voire installer une dynastie. Pourtant de tels chefs, à un moment ou un autre, ont revendiqué Jaurès, « comme si l’idéal jauressien n’était pas à l’opposé de leur système… »*, car Jaurès «.. n’avait pas le souci de sa propre gloire puisqu’il avait la passion de l’Humanité »*.

* G.Guille (député socialiste de l’Aude 1909-1985)

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Le chef ne peut donc être un césar, pas plus qu’il ne doit être autoritaire, ce qui ne l’empêche pas d’avoir de l’autorité cette dernière étant nécessaire à l’avancée des affaires. Un chef doit veiller à l’exercice démocratique et en être le garant, et si lui-même s’écarte de cette manière il appartient aux autres de le rappeler à ses devoirs et obligations, s’il le faut, le destituer. Concernant la destitution, au regard des actualités successives, il est urgent d’en donner constitutionnellement le pouvoir au peuple tant il est vrai que la 5ième République est une fabrique à godillots et qu’on ne peut se contenter que sa parole et sa volonté soient mises entre parenthèses entre 2 moments électoraux.

 
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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 06:50

 

Après avoir remporté 2 victoires sur les romains, on prête à Pyrrhus (319-272 avant JC) ce mot: « Encore une autre victoire comme celle-là et je rentrerais seul en Épire ! ».

De fait, il est assuré que Sarkozy et ses acolytes, aux prochaines élections présidentielles, se retrouvent seuls. Ce qui n’est pas pour déplaire à la majorité des français tant l’énergumène s’acharne à la destruction du pays et que l’occasion sera venue (Enfin !) de s’en défaire.

Mais il faudra prendre garde à sa famille politique et ceux auprès desquels il  (et elle) est en service, qui, ayant compris que Sarkozy ne leur était plus d’aucune utilité, ne nous fourguent, pour continuer le travail entamé, un autre officiant qui ne vaudra pas mieux.

 

Victoire à la Pyrrhus pour Sarkozy. Mais victoire contre qui ?

Si Pyrrhus a gagné contre les romains, Sarkozy l’a fait contre le peuple au service duquel sa charge l’obligeait à s’établir.

Champion de sa caste, n’ayant aucun intérêt pour la France mais un grand pour le capitalisme national et international, Sarkozy consacre le divorce entre le peuple et ses dirigeants.

 

La manière de Sarkozy de conduire la politique va laisser des séquelles car aucun dirigeant, surtout s’il occupe la plus haute des fonctions, ne peut prétendre gagner contre ceux qui l’ont élu, les contraindre à passer sous des fourches caudines, les mettre à genoux.

 

Des séquelles au niveau de son parti, ce qui n’a pas d’importance. Mais surtout des séquelles  dans l’esprit des français qui déjà en défiance vis-à-vis de la classe politique éprouvent désormais pour celle-ci le plus profond des dégoûts.

Qu’on se souvienne qu’avant la réforme des retraites qui laisse le peuple meurtri, celui-ci avait été démis, trahi, lorsque, usant d’une réforme constitutionnelle circonstancielle, une majorité de députés et sénateurs réunis en Congrès, arrivant comme des rats de divers horizons, avaient autorisé que la vote populaire soit considéré comme nul et non avenu.

 

Pire encore. Par delà les séquelles, la haine s’installe vis-à-vis d’un Président de la République. Du jamais vu. Une première.

Un hebdomadaire titrait : « Pourquoi tant de haine ? ».  Pourquoi ? Il faut être profondément imbécile ou salopard pour ne pas comprendre pourquoi. Et, posant la question, on ne peut, considérant que la haine est détestable, en soustraire la responsabilité à celui qui la suscite et la provoque.

 

Dans l’intérêt de la France et du peuple français, il faudra procéder à une grande lessive parmi le personnel politique, s’attacher à redéfinir ce qu’on attend d’un dirigeant. Il faudra surtout redonner sa place au peuple afin qu’il puisse exercer la souveraineté dont il a été progressivement dessaisie.

Le temps d’une constituante est arrivé.

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