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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 05:11


S’indigner, et il convient de s’indigner lorsqu’il y a matière, pour aussi vertueux que cela est, n’est pas un projet, encore moins une construction, pas plus une perspective. C’est une réaction individuelle, parfois collective. Souvent une sorte de prurit intellectuel, une démangeaison de l’âme. Un comportement à la mode, un acte qui nait au regard d’une conception humaniste et/ou morale, mais qui ne se propose pas en cohérence dans le cadre d’un dessein politique articulé où, chaque chose à sa place s’ordonne en hiérarchie, car il faut bien comprendre que pour autant que tout soit lié il faut bien avancer ceci avant d’avancer cela.

 

Une somme d’indignations ne propose pas un avenir, sinon confus ; indignations qui vont cahin-caha, ici animées par les uns, là par les autres, et qui souvent s’ignorent ou vivent côte à côte.

 

L’auteur d’ « Indignez-vous », Stéphan Hessel, devrait en savoir (en sait)  quelque chose, car les indignations passées ont conduit au Programme National de la Résistance, soit le projet réel et étayé, avec toutes parties liées, sur lequel s’est appuyé et bâti la France au lendemain de la guerre.

 

Disons donc que pousser des cris, s’agiter, est une condition nécessaire et insuffisante pour que le monde change d’orientation ainsi que nous le souhaitons.

 

Cela le militant politique le sait, ou devrait le savoir, qu’il n’y a d’efficacité que dans le travail qui consiste à ne pas s’éparpiller, à ne pas prendre l’épiphénomène pour l’essentiel du travail, travail qui consiste, avec méthode, à donner cette conscience que ceci appartient à cela et en est inséparable.

 

Les raisons de s’indigner sont nombreuses, tout autant que les manifestations d’indignation ; celles-ci aussitôt digérées par les structures politiques ayant pignon sur rue. Sachons, le fait nouveau des partis politiques supplétifs ou accompagnant le libéralisme n’est pas dans la capacité à lutter contre les indignations mais dans celle à s’en emparer, à les phagocyter, à les régurgiter à la sauce qui reste libérale. Et la preuve en est faite.

 

S’indigner suppose que les motifs de l’indignation, pour les reprendre à son compte, s’inscrivent dans un projet et y trouvent solutions proposées. Les motifs sont alors les exemples concrets, sortis du quotidien, qui donnent et montrent du projet la pertinence et la clairvoyance.

 

Nombreuses sont les personnes en capacité de s’indigner, qui font part de leur indignation, ce qui ne change pas pour autant le résultat des élections, ce qui signifie soit que les indignés ne sont guère nombreux, soit que l’indignation passée elles rejoignent la cohorte de ceux qui se contentent de suivre le monde tel qu’il va. Ce qui signifie encore que le travail sur et avec les indignés n’a pas été fait car des indignations qui ne se regroupent pas, des indignés qui se dispersent la manifestation de l’indignation passée ne sont que vapeurs rapidement dissoutes.

 

Aussi ne faut-il pas trop porter au pinacle les indignations successives et leurs manifestations. Elles valent ce qu’elles valent, pas plus ; ce qui est déjà pas mal.

 

Certes s’indigner de ceci ou de cela, donner à voir de la manifestation que l’on propose, alerte. C’est un pas utile à l’éveil des consciences, mais le travail demeure car les consciences ont ceci de commun avec les bougies, c’est qu’elles s’éteignent aussi facilement, aussi rapidement qu’elles se sont allumées.

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 05:37


Je reçois d’un correspondant cette information :

Raoul Marc Jennar a dit :

mai 28th, 2011 à 4 h 34 min  

Pour ce qui est de la FASE et des Alternatifs, je suis assez informé puisque je reçois les comptes-rendus de leurs réunions avec le Front de Gauche pour savoir qu’ils ne font pas partie du FdG. Malgré leur souhait et même une demande formelle de la part de la FASE. Et le courant Convergence et Alternatives frappe à la porte aussi. Pourquoi n’y sont-ils pas ? Parce que le PCF bloque. Il ne faut pas tromper les gens en faisant croire ce qui n’est pas.
Le Parti de Gauche voit le Front de Gauche comme une étape vers une fédération plus large de la gauche de gauche. Pas le PCF qui oublie que ses 120.000 membres et son paquet de députés n’ont même pas atteint 2% aux dernières présidentielles. Pour qu’une vraie dynamique se mette en place autour du Front de Gauche, il faut qu’il s’ouvre. Pour qu’il soit vraiment le relai des luttes, il faut qu’on y retrouve la diversité, la pluralité qu’on trouve dans les luttes sur le terrain. La vérité a ses droits : ce n’est pas le cas. Pas encore ?

 

Il est vrai que les relations ne sont guère simples avec le PC (voir l’article Le tract). Ses 120 000 adhérents sont le dernier carré de grognards traînant la jambe, grognards qui témoignent de la splendeur passée. Avec ses dérisoires 2% d’électeurs, cependant qui existent, son histoire se lit désormais davantage dans les manuels, son action esseulée a du mal à prendre part à la transformation du réel ce qui le conduit, ici et là, à rechercher des strapontins, les miettes d’une table servie pour d’autres, à négliger, voire à repousser, des alliances qui a long terme lui seraient plus profitables, et qui correspondraient à sa véritable vocation.

J’ai eu affaire au PC à l’occasion d’élections régionales. J’ai eu affaire à des personnes sûres d’elles, affutées de luttes passées, alors que je débarquais. Alliés nous étions, dans le Front de Gauche justement. Quand on n’a rien, qu’on dépend de l’autre, il est difficile de se faire valoir. Jusqu’au jour, où, lors de ces élections régionales, sont tombés les résultats d’une partielle cantonale dans les Alpes Maritimes et un comparatif. Précédemment le PC avait obtenu : 2% des suffrages, ce jour le Front de Gauche obtenait 5%. J’en conclus que le jeune parti auquel j’appartenais, le Parti de Gauche, valait la différence, et plus que le PC. Conclusion dont je fis part au PC lors d’une discussion, lui indiquant par ailleurs que s’il possédait une machine électorale qui faisait à l’instant défaut au PG, il n’était plus l’espoir de la gauche que, davantage que lui, le PG représentait. Notre relation en a été changée.

De cette anecdote, je retenais qu’il ne fallait pas laisser au PC la bride sur le cou et qu’il convenait d’appliquer à son égard le précepte amélioré ainsi : qui aime bien, contient bien. En d’autres termes, le PC avait besoin d’être tenu au mors, et pour le bien de tous dans le Front de Gauche. Il fallait être responsable pour 2, sinon contribuer en toute discrétion, avec fermeté, à la métamorphose nécessaire. En tous cas, il ne fallait pas lâcher la bride, les mauvaises habitudes revenant vite, le PC usant de la latitude funeste qui lui était laissée.

Que la FASE, les Alternatifs,… ne participent pas encore au Front de Gauche est préjudiciable à la gauche. Lorsque je dis à la gauche, je veux signifier aux citoyens qui se reconnaissent en elle, car les partis de gauche ne sont qu’outils pour faire valoir les intérêts des français qui se reconnaissent en eux et qui n’existent que d’eux.

Au PC il faut faire entendre qu’il peut exister entièrement dans une gauche aux diverses sensibilités, et qu’il y a sa place, mais qu’il n’existera qu’au prix d’être un parmi d’autres car, dans le cas contraire, son avenir est aussi scellé qu’un cercueil plombé. Pour cela, il n’y a pas de cadeau à lui faire. Il y va de l’intérêt de tous, du sien en particulier.

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 18:49


DSK coupable ? innocent ? Le tribunal est là pour le dire. Mais ….

 

C’est écœuré que nous regardons les photos de la somptueuse maison choisie dans laquelle va habiter, en attendant le procès, DSK. Ecœuré de cette absence de décence, là où le justiciable normal, s’il est permis de parler ainsi, adopte profil bas.

 

C’est écœuré encore que nous écoutons les propos d’Husson et Cambadélis validant ce choix. Ecœuré parce qu’on aurait souhaité de leur part une certaine retenue.

 

C’est écœuré toujours qu’il faut être devant cet étalage lorsqu’on sait que DSK était le prétendant que se proposait le PS, prétendant qui à l’évidence ne pouvait correspondre aux valeurs de la gauche telle que nous la concevons.

 

Plus largement, il n’est guère possible de ne pas être écœuré du coût du service des avocats, des détectives,… pour instruire et plaider le dossier de la défense en sachant qu’un autre justiciable en lieu et place, désargenté, n’aurait eu d’autre voie que d’être conduit à l’abattoir de cette justice américaine qui se présente plus libre qu’une autre mais qui laisse les coudées larges au pouvoir de l’argent.

 

Enfin, c’est écœuré  que nous sommes par le comportement des cons-citoyens qui après avoir cru au complot tombent à bras courts et noués sur DSK - rappelons le : non encore jugé - au seul regard de l’étalage du luxe, changeant d’opinion pour cela, endossant chemise sale contre sale chemise.

 

C’est écœuré que….

 

Voici ci-dessous ce que publiait, il y a peu, un internaute.

 

Balthazar
26/05/2011, à 17h27

Aujourd’hui, la présumée victime doit se cacher, tandis que le présumé coupable étale son arrogance, son luxe, son absence d’humilité, son sourire carnassier. B.

Indécent, répugnant constituent les vocables définissant cet étalage de richesses. Les thuriféraires Dskaniens l’absolvent de se vautrer dans le luxe, alors que d’autres l’accusent de se commettre dans la luxure. Défendre des valeurs dites de gauche alors que quelque fortune associée se charge de payer un loyer à 50 000 €/mois démontre la séparation intellectuelle et politique entre l’élite et la masse de besogneux. Évoquer la jalousie, l'envie, le « il a droit d’être riche ne deviendra jamais le terreau apodictique à l’unité du pays, tant les différences stratosphériques restent normées et donc contraire aux partages édictés par la ligne socialiste. Sans doute... Il est navrant de constater les contradictions des zélateurs de l’ex futur candidat lors des condamnations des fortunes des Ben Ali, Moubarak et autre Kadhafi. L’argent roi demeure le dogme des deux camps politiquement opposés, mais ô combien unis dans l’intérêt privé, l’amoncellement des richesses, des privilèges. Le tissu élitaire ne peut recevoir des rémunérations plébéiennes. Soit ! Se cloîtrer dans un différentiel exorbitant, étaler l’immodéré aux gens de peu et notamment des smicards de Sarcelles qui, lobotomisation oblige, placent un espoir dans leurs élus ou en passe de le devenir, ne peut recevoir le viatique nécessaire à l’amélioration d’un difficile et incertain quotidien.

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 07:28


Décidemment l’homme, l’homme politique, me plaît de plus en plus. Pas de langue de bois. Pas de questions esquivées. C’est clair et net.

Le mensonge ainsi réservé à ceux, légion, qui n’ont d’autre préoccupation que d’arriver au pouvoir par tromperie, en abusant de la crédulité populaire afin de perpétuer une politique destructrice dont le plus grand nombre souffre.

Ainsi, je me réconcilie avec la pratique politique telle que je la souhaite, telle qu’elle devrait être.

 

Dans cette émission il est question de DSK, des élections présidentielles à venir, de la gauche d’accompagnement du libéralisme, de la nécessité d’une constituante, de l’espoir que suscite le mouvement espagnol de la place Réal à Madrid et dont il faut espérer qu’il s’étende à l’Europe entière pour qu’enfin……. et de bien d’autres choses encore.

 

Une manière de prendre sa part. Si, comme moi, vous estimez que ce qui est dit là mérite d’être écouté, alors n’hésitez pas diffusez le lien, un petit message à vos amis, à vos connaissances, ça ne coûte guère et ce n’est pas sans efficacité réelle que de donner à entendre une autre politique possible.

 

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/05/22/invite-de-c-politique/

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 07:29


Non ! Les français n’ont pas de complexe avec l’argent.

 

Les français - dans leur grande majorité - ont simplement le souci de sa juste répartition (Pourvu que ça dure !)

Les français ne veulent pas que certains en aient plus qu’il en faut alors que d’autres n’auraient rien et, pour certains : n’ont rien, même pas de quoi se loger, se nourrir, tout simplement de quoi vivre.

 

Les français aspirent seulement à vivre du fruit de leur travail (payé au prix juste) par une redistribution équitable de la richesse produite. En cela ils ne veulent pas une société dans laquelle les uns seraient les serfs des autres.

 

« Les français ont un complexe avec l’argent », n’est rien d’autre que du marketing, un slogan dont la fonction est de valider un système qui n’est pas (pour l’instant, espérons le !) le leur, ceci dans le but de les y faire adhérer et, ce faisant, désamorcer leur aspiration à la justice sociale, la justice économique, tout simplement une société équitable et humaine pour tous.

 

Sûr qu’en d’autres temps une pareille apostrophe (provocation ?) aurait coûté chèrement au quidam qui en est l’auteur.

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 05:24

 

Ci-dessous un article repris du blog de Raoul Jennar http://www.jennar.fr/?p=1957

L’article :

 

25 mai 2011

 

Montebourg : « Préférer les banques aux peuples est une faute politique majeure pour un socialsite »

Bonjour,

Après mon départ du NPA, de bons esprits, incapables de comprendre ma volonté de redevenir ce que je n’aurais jamais du cesser d’être – un intellectuel engagé mais libre – ont  gentiment annoncé que j’allais passer au PG. Pour des raisons alimentaires, de surcroît ! Je ne suis toujours pas au PG, même si j’apprécie beaucoup  - mais pas tout – de la démarche de Jean-Luc Mélenchon. Mais l’incapacité du Front de Gauche à s’ouvrir aux Alternatifs, à la FASE, à tous les unitaires à la gauche du PS me consterne. Et ma liberté m’incite à regarder partout où le renouveau socialiste espéré lors de la création du NPA semble poindre.

 

Il y a peu, j’ai lu le livre d’Arnaud Montebourg « Des idées et des rêves ».  Ce livre m’a beaucoup plu parce qu’il reprend des thèmes chers au mouvement altermondialiste et en particulier à Walden Bello, un universitaire philippin qui analyse la mondialisation néolibérale comme un phénomène nuisible qui frappe également le Nord et le Sud. Mais aussi un militant très actif du réseau « Notre monde n’est pas à vendre » que j’ai côtoyé à de multiples reprises.  Il m’a plu aussi parce que chaque chapitre se termine par une série de propositions concrètes.

 

Incontestablement, Montebourg, dont je ne n’oublie pas ses campagnes pour une VIe République bien avant l’arrivée de l’actuel occupant de l’Elysée et  contre les paradis fiscaux bien avant la crise de 2008, tranche avec la direction du PS et cette génération des Fabius, Aubry/Delors, Hollande, Royal, Moscovici, etc. qui a renié le socialisme. Force est de constater qu’aucune des idées novatrices de Montebourg n’est reprise dans le projet du PS, ni sur la VIe République, ni sur le capitalisme, ni sur l’écologie.

 

Mélenchon, Montebourg. Voilà deux acteurs politiques que j’aimerais voir ensemble. Voici un entretien de Montebourg dans Libé d’hier.

Hollande et Aubry nous ont fait perdre en 2002″

Député et président du conseil général de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg analyse les conséquences pour le PS de «l’affaire DSK», défend sa candidature «définitive» à la primaire du PS contre les candidats du système Hollande et Aubry et détaille son projet de «démondialisation», auquel il consacre un livre (1) qui sort demain.

Que change le forfait de DSK pour le Parti socialiste et pour vous ?

Ça ouvre le jeu. Je n’exclus pas, pour ma part, puisque ma candidature est définitive, d’être au deuxième tour de la primaire. L’élimination de Dominique Strauss-Kahn est une affaire judiciaire d’ordre personnel. Elle ne peut pas avoir de conséquences politiques.

Il ne faut pas suspendre la primaire ?

Nous avons à retrouver la confiance avec les Français. La primaire a cet objectif en les associant au choix. Il est hors de question de déconstruire ce que nous avons patiemment construit dans le cadre de ces retrouvailles.

Vous publiez ce livre à un mois du dépôt officiel des candidatures. Est-ce pour relancer votre campagne ?

Je ne suis pas écrivain, je suis un acteur politique. Mon livre est un outil de campagne. Les médias ont le nez sur les sondages, mais les Français se cherchent un avenir, le chemin qu’ils veulent donner à notre pays et la place qu’ils y trouveront. Le débat de la primaire doit être un débat d’orientation. Les derniers événements liés à la crise réclament un renouvellement profond de nos choix. La preuve en est ce qui se passe en Espagne (lire pages 4 à 6) où les socialistes qui accompagnent les marchés sont considérés comme étant inutiles ou identiques à la droite.

Ce que vous appelez le «socialisme d’accompagnement» et que vous combattez…

Je défends la naissance d’un nouveau socialisme parce que la crise est en train de mettre au pas les peuples. Le socialisme de l’ajustement, c’est le socialisme qui conduit à ce qu’on soutienne Christine Lagarde au FMI, c’est-à-dire que sur les orientations politiques, il n’y a pas de différence entre la droite et la gauche européennes, qui sont favorables à sa candidature. Le FMI de Christine Lagarde c’est le même que le FMI de Dominique Strauss-Kahn, c’est une machine qui se retourne contre les peuples. Préférer les banques aux peuples est une faute politique majeure pour un socialiste.

Qu’est-ce qui vous différencie des autres ?

Les candidatures de François Hollande et de Martine Aubry sont parfaitement légitimes, parfaitement logiques et parfaitement identiques. Elles sont solubles dans la mondialisation. Elles ne remettent pas en cause le système. Ce sont des gestionnaires du moindre mal. Ce qui est en train de se passer – la montée du rejet du politique – a un rapport direct avec le fait que les dirigeants, y compris de gauche, ont théorisé leur propre impuissance.

François Hollande dit qu’il veut être un président «normal». Et vous ?

Un président de réconciliation des Français, un président créatif, innovant et mettant au pouvoir tous ceux qui inventent la nouvelle France. Il faut bâtir la France du XXIe siècle avec les idées qui sont en train de naître dans la société.

Comment êtes-vous arrivé à l’idée que la démondialisation devait être votre axe de campagne, voire celui de la présidentielle ?

C’est une conscience ancienne, des idées qui ont été réveillées plus fortement par la crise de 2008-2009. Il n’y a pas de sortie de crise possible sans renaissance de la politique. Le nouveau socialisme, c’est rendre la politique plus forte que la mondialisation. C’est un chemin plus difficile, plus audacieux, mais indispensable pour éviter des désastres futurs. Moi, je suis candidat à la transformation du système, pas à la gestion du système.

Mais vous prônez le retour au protectionnisme comme Marine Le Pen…

Je combats le protectionnisme de l’extrême droite. Le protectionnisme que je défends est un protectionnisme de progrès. La démondialisation, c’est la préférence à la production sur place plutôt qu’importée, la préférence pour les salaires plutôt que les dividendes et pour l’environnement plutôt que la destruction des ressources naturelles. C’est un protectionnisme vert, social et de progrès.

Le projet du Parti socialiste, qui contient des propositions pour lutter contre la mondialisation, ne vous va pas…

Le projet est un rez-de-chaussée dans lequel tout le monde peut se retrouver. Je propose pour ma part de construire les étages de la nouvelle France, notamment sur les questions de démondialisation, de capitalisme coopératif, de VIe République, de mise sous tutelle du système capitaliste et bancaire. C’est le minimum de ce qu’il faudrait imaginer pour reprendre la main sur l’économie avant que celle-ci nous esclavagise. Aucune proposition du PS ne va dans le sens de mettre une bride sur le cheval de la finance devenu fou.

Les socialistes pourront vous reprocher d’avoir gardé sous le coude vos propositions au détriment du projet collectif…

J’ai défendu depuis dix ans la fin des paradis fiscaux, la VIe République… J’ai proposé tout cela sous forme d’amendements qui ont été aimablement rejetés. On ne peut pas considérer que le débat n’a pas eu lieu. Il a été rétréci mais il a eu lieu. Ma stratégie est une stratégie de construction de l’après. Je suis le candidat du renouvellement des idées et des hommes.

On voit mieux vos idées aujourd’hui mais qu’en est-il des hommes ?

Ce sont tous ceux qui commencent à rejoindre ma candidature, dont vous entendrez parler bientôt, et qui ne sont pas les habituels barons du PS.

C’est encore une critique en creux de François Hollande et de Martine Aubry…

J’ai envie de dire que ce sont les mêmes qu’il y a dix ans. Ce sont ceux qui nous ont fait perdre en 2002, qui avaient déjà rédigé le projet à cette époque, qui sont candidats en 2012. Par ailleurs, je considère être le meilleur rassembleur de toutes les gauches. Jean-Luc Mélenchon a dit qu’il ne serait pas candidat si j’étais le candidat du PS (lire ci-contre), Jean-Pierre Chevènement a dit qu’il voterait pour moi s’il votait aux primaires. Nicolas Hulot a déclaré que j’étais le meilleur candidat écologiste et Christiane Taubira est dans mon comité de soutien. Donc quand vous me dites «avec qui ?», je vous réponds : moins de barons, plus de personnalités. Je considère que ma candidature rassemble au-delà des appareils et du vieil appareil du PS.

Dans votre livre, vous faites le procès des politiques qui ont baissé les bras. Pourquoi vous, vous y arriveriez mieux ?

On peut considérer que la conflictualité n’est pas nécessaire, qu’il faut se couler dans un moule qui n’est pas le nôtre. A accepter cela, le PS disparaîtra. Ma position, c’est que la politique doit être plus forte. Donc la question, c’est la quantité à mettre dans la seringue de l’action politique. C’est le sens de ma candidature.

Propos recueillis par Laure Bretton

Libération, 24 mai 2011

(1) «Votez pour la démondialisation !», Flammarion. 92 pp., 2 euros.

 

 

 

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 05:13

Le manifeste espagnol des indignés traduit

La jeunesse espagnole réunit au sein du mouvement "du 15 mai" redonne un peu d'espoir à cette vieille Europe qui sombrait dans le fatalisme, le racisme et la déprime aigüe. Enfin des gens se lèvent pour dire "cela suffit" sans voir dans son voisin la faute de tout ses maux. Je vous propose la traduction du manifeste du collectif du 15 mai espagnol qui sonne tout aussi bien en Français. Ce mouvement est à soutenir, appuyer et à developper en France maintenant.

Je ne suis pas l'auteur de ce texte, il a été traduit de l'espagnol par le collectif français "Democracia real"

 

 

Manifeste du collectif du 15 mai (Espagne). 

 

Nous sommes des personnes normales et ordinaires. Nous sommes comme toi : des gens qui se lèvent tous les matins pour étudier, pour travailler ou pour chercher du travail, des personnes qui ont une famille et des amis. 

Nous travaillons dur tous les jours pour vivre et donner un futur meilleur à ceux qui nous entourent.

 

Certains d’entre nous se considèrent progressistes, d'autres plus conservateurs. Croyants ou non, avec des idéologies bien définies, ou apolitiques.

 

Cependant nous sommes tous préoccupés et indignés par le contexte politique, économique et social qui nous entoure, par la corruption des politiciens, des chefs d'entreprises, des banquiers… par le manque de défense du citoyen. Cette situation nuisible au quotidien, peut être changée si nous nous unissons. Il est temps de se mettre en marche, de construire ensemble une société meilleure. Pour cela nous soutenons fermement ce qui suit :

 

-Les priorités de toute société avancée doivent être l'égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, le développement écologique durable, l’épanouissement, le bien-être du citoyen.

 

-Il existe des droits fondamentaux qui devraient être couverts dans ces sociétés tels que le droit au logement, au travail, à la culture, à la santé, à l'éducation, à la participation à la vie politique, au libre développement personnel ainsi que le droit à la consommation des biens nécessaires pour mener une vie saine et heureuse.

 

-L'actuel fonctionnement de notre système économique et gouvernemental ne répond pas à ces priorités et représente un obstacle pour le progrès de l'humanité.

 

- La démocratie part du peuple (dêmos=peuple ; kratos=le pouvoir) et dans cette optique le gouvernement doit naitre du peuple. Toutefois, dans ce pays, la majorité de la classe politique ne nous écoute pas. Alors que ses fonctions devraient être celles de porte- paroles de nos revendications auprès des institutions, en permettant la participation politique des citoyens au moyen de voies directes procurant ainsi un meilleur bénéfice pour l’ensemble de la société, nous assistons à un enrichissement et à leur prospérité à nos dépends.

 

-Le besoin irrépressible de pouvoir de certains d’entre eux provoque une inégalité, de la crispation et de l'injustice, ce qui conduit à la violence que nous rejetons. Le modèle économique en vigueur, obsolète et antinaturel bloque la machine sociale et la convertit en une spirale qui se consume en enrichissant quelques-uns et en plongeant dans la pauvreté et la pénurie les autres. Jusqu'à l'effondrement.

 

-La volonté et la finalité du système est l'accumulation d'argent, la plaçant au-dessus de l'efficacité et le bien-être de la société. En gaspillant des ressources, détruisant la planète, produisant du chômage et des consommateurs malheureux.

 

-les citoyens font partie de l’engrenage d'une machine destinée à enrichir une minorité qui ignore tout de nos besoins. Nous sommes anonymes, mais sans nous, rien de ceci n’existerait parce que nous faisons bouger le monde.

 

-Si comme société nous apprenons à ne pas confier notre futur à une rentabilité économique abstraite qui n'est jamais favorable à la majorité, nous pourrons éliminer les abus et les manques que nous souffrons tous.

 

 

Une Révolution Morale est nécessaire. Nous avons mis l'argent au-dessus de l'Être Humain alors que nous devrions le mettre à notre service. Nous sommes des personnes, non des produits de marché. Je ne suis pas seulement ce que j'achète, pourquoi et à qui je l’achète.

 

 

Pour tout ce qui précède, je suis indigné.

 

Je crois que je peux le changer.

Je crois que je peux aider.

Je sais qu'unis nous pouvons.

Sort avec nous. C'est ton droit.

 

Plus d'infos : 

http://fr.myeurop.info/2011/05/18/en-espagne-la-jeunesse-s-indigne-et-s-embrase-2460

 

Le site Espagnol 

http://www.democraciarealya.es

 

Vidéo 

http://www.youtube.com/watch?v=3DXJ0qPXrCA&feature=player_embedded

 

Un exemple en France :

http://strasbourgcurieux.free.fr/agenda/strasbourgSql/agenda/AffichagePopUp.php?row=11848&index

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 19:44


Ci-dessous, un article à méditer, paru dans le blog : Chroniques du Yéti

Il est aussi de grand intérêt à visiter : LEAP/Europe 2020

Article du Yéti :

 

LEAP : une crise systémique globale pour l'automne 2011 ?

par Le Yéti - Le monde et nous

Comment ? Vous ne connaissez pas le LEAP/Europe 2020 (Laboratoire européen d’anticipation politique) ? Normal, il s’agit d’un “think-tank”, un honorable groupement de gens hautement qualifiés qui pensent au secret de leurs officines et essaient d’anticiper notre avenir.

Chaque trimestre, le LEAP publie une sorte d’état de santé du monde dans un bulletin intitulé GEAB (Global Europe Anticipation Bulletin). Le dernier est paru à la mi-avril. Sa conclusion est sans appel : Le monde va connaître sa crise systémique globale, sa « Très Grande Panne du système économique, financier et monétaire mondial », à l’automne 2011.

Le LEAP ne s’adresse pas à quelque groupement d’altermondialistes fiévreux, mais aux élites qui suivent ses travaux avec autant d’intérêt que d’effarement. Il est dirigé par un monsieur très sérieux, Franck Biancheri, dont le moins qu’on puisse dire est qu’il ne partage guère l’optimisme évaporé de notre ministre Lagarde.

Une plongée meurtrière des États-Unis dans l’austérité

À l’appui de ces sombres prédictions, le LEAP fournit une multitude de données chiffrées et d’analyses savantes que nous vous épargnerons ici. Contentons-nous d’en présenter les grandes conclusions basées sur l’entrée sévère en austérité des États-Unis au printemps 2011.

« Les États-Unis plongent de gré ou de force dans cette austérité sans précédent et vont y entraîner des pans entiers de l’économie et de la finance mondiale. » (GEAB n° 54, 15 avril 2011)

Selon le LEAP, toutes les manœuvres auxquelles les maîtres du monde se sont livrés depuis 2008 n’ont servi à rien. Aujourd’hui, les États-Unis se retrouvent brutalement avec un passif de 20 000 milliards d’actifs toxiques à solder de toute urgence sous la pression d’une triple crise : 

  • une crise budgétaire avec des coupes sanglantes dans les dépenses qui entraîneront d’inexorables mouvements sociaux (cf. les émeutes du Wisconsin en février 2011) ;

 

  • une crise des bons du Trésor qui conduit la Réserve fédérale américaine à une inévitable faillite et le pays au défaut de paiement ;

 

  • une crise du dollar qui aboutira à sa dévaluation d’environ 30% et propulsera le monde entier dans une nouvelle tourmente financière à côté de laquelle la crise de l’automne 2008 apparaîtra comme un aimable  « détonateur ».

L’absence d’alternative politique immédiate

« Cette triple crise US marquera la vraie sortie du “monde d’après 1945” qui a vu les États-Unis jouer le rôle d’Atlas et sera donc marquée par des chocs et des répliques multiples au cours des trimestres qui suivront. »

Le LEAP fixe le dénouement critique de la Grande Crise au second semestre 2011. Mais il ne ne se traduira pas par une révolution systémique immédiate, plutôt par « une succession de crises sociales et politiques au cours de la décennie à venir ». Deux raisons :

  • « Imaginer que les tenants du pouvoir américain (classes favorisées,
    banquiers, grandes industries et militaires) se prêtent docilement à un
    exercice de réduction des déficits qui se traduirait par une perte
    brutale de leur pouvoir et de leur richesse serait d’une totale naïveté. »

 

  • « Les groupes qui veulent changer le système politique américain ne possèdent pas les moyens de forcer le changement. »

Un processus diabolique à très court terme 

On peut bien sûr chipoter sur les dates. L’important est de saisir que le processus diabolique se joue désormais à très court terme. Rappelons que le LEAP avait aussi annoncé la crise de 2008, et anticipé dès juin 2008 les récentes révolutions arabes.

Le LEAP ne livre pas des divinations à la Nostradamus sur plusieurs siècles, mais des prévisions sur quelques années, voire quelques mois, ce qui les rend facilement vérifiables ou amendables. Ses erreurs d’appréciations depuis sa création en 1997 sont d’ailleurs négligeables. Notons une “faiblesse” à l’égard de la situation dans la zone euro dont le LEAP mesure mal la gravité malgré l’endémie grecque.

Si les travaux du LEAP sont si suivis par les grands de ce monde, pourquoi alors cette absence de réactions de leur part, cette incapacité à prendre les décisions qui s’imposent ? On atteint là, je pense, à la limite de l’être humain : sa négation obstinée des réalités inacceptables, sa paralysie devant les catastrophes annoncées, sa fuite éperdue dans des rêves à la logique obsolète.

Le G20 est comme le lapin pris dans les phares d’un bolide lancé à toute allure. Et la ministre Lagarde de poursuivre son extravagante danse d’optimisme béat au pied d’un barrage en cours d’effondrement.

Références de l’article sur le blog pré-cité. http://yetiblog.org/index.php?post%2Fselon-le-LEAP-le-d%C3%A9nouement-est-pour-l-automne-2012

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 09:25

 

C’est bien connu, politique et éthique ne vont guère ensemble. C’est ce qu’il semble. Il paraît difficile de les marier tant les intérêts d’un pays, ceux d’un groupe d’individus sont en conflit avec ceux d’un autre, les attentes de chacun en compétition. Les exemples, passés et actuels, foisonnent et témoignent de cette apparente et insurmontable incompatibilité. Doit-on en prendre acte ? S’en tenir au constat ? Est-il souhaitable de continuer ainsi, de projeter et de conduire des politiques sans éthique ? D’admettre des groupes sociaux dont les comportements s’exempteraient d’elle ?

Les peuples, et chaque individu en leur sein, lorsqu’ils se déclarent sur la vision qu’ils ont du monde, sur les choix qu’ils veulent voir être mis en œuvre, le font généralement au nom de l’éthique. Les gouvernants quant à eux, au pouvoir ou dans l’opposition, après avoir émaillé leurs discours de références à l’éthique pour en fonder le contenu, surtout faire passer la pilule, s’en abstraient volontiers. Mais déjà, tenir lors du discours l’argument éthique signifie bien qu’on sait qu’il sert de faire valoir car on sait aussi qu’il résonne à l’intelligence de ceux qui l’entendent.

Il y aurait donc, dans la pratique, un hiatus entre l’éthique et la politique, les peuples et les gouvernants.

Cela est-il irrémédiable ?

C’est irrémédiable dès lors qu’on le considère comme tel. Ce qui revient à dire que rien n’est irrémédiable. Il suffirait de considérer la politique, les rapports humains, selon une autre perspective que celle en cours.

Il faut apprécier la formule de Mélenchon - est-elle de lui ? - citée de mémoire : « Ce qui est bon pour tous et bon pour chacun de nous ». Elle situe la politique et ses choix, les rapports entre les groupes humains dans le champ de l’éthique, en renvoyant l’individu à son appartenance : le groupe sans lequel il n’est pas,  à cette époque nouvelle et pleine de dangers pour l’humanité, elle le renvoie également à la prise en compte du milieu dans lequel il vit et dont il sait désormais qu’il n’est qu’un hôte parmi d’autres.

L’éthique n’est donc pas une fantaisie de l’esprit, c’est une nécessité. Qui plus est, l’éthique appliquée à la politique et à ses choix passe dorénavant par une porte plus étroite que naguère, les marges de manœuvre sont plus rapprochées que jamais  car il y va de la survie, non de la planète Terre mais de notre espèce. Parlant ainsi de la nécessité de l’éthique appliquée à la politique, c'est-à-dire d’une éthique conduisant à des choix qui nous concernent tous, il est donc question, à l’évidence, d’une éthique portée par le groupe humain, en conséquence par chacun de nous car il est difficilement envisageable de concevoir des éthiques individuelles qui ne vérifieraient pas le point de vue éthique collectif si on entend le faire exister.

C’est bien là le cadre dans lequel nous devons réfléchir, nous réformer, nous organiser. Frustration assurée dans un premier temps, temps qui sera nécessaire pour nous dégager de la puissance de notre « je » étriqué et gangrénant jusqu’au moment de le faire parvenir à un nouvel épanouissement dans un cadre collectif. Chose possible qui ne relève pas d’un esprit chimérique. Le type de société dans lequel nous vivons n’est pas unique. Qu’il se soit diffusé et étendu à la planète ne dit pas qu’il est raisonnable. Il dit que ce modèle s’est imposé. Rien de plus. Il n’en dit surtout pas la bonne qualité. Il est des sociétés où l’organisation des rapports humains, les choix politiques procèdent d’une philosophie bien différente de la nôtre sans pour autant que cela nuise à l’individu, par extension au groupe ; bien au contraire. Nier cette réalité, et cette vérité, relève au mieux d’une certaine outrecuidance, au pire d’un déficit intellectuel et de l’esprit de facilité qui, en la circonstance, ne conduit à rien de bon. La difficulté à résoudre c’est les intérêts d’apparence contradictoire qui n’existent et ne durent que de la volonté que l’on n’a pas de penser et d’agir autrement.

La politique telle que nous la vivons n’est guère fondée sur la recherche de la voie de la sagesse. Elle est l’organisation de la compétition et de la concurrence pour faire valoir son intérêt, naturellement au détriment de celui d’autrui. Si on attend des enfants l’exercice de cette vertu qu’est la sagesse, nous sommes bien loin, adultes, qui plus est citoyens, de la pratiquer et de la leur proposer en exemple, ce qui, soit-dit en passant, serait un geste conséquent d’éducateur. A ce jeu destructeur, de la compétition et de la concurrence, gagne celui qui est le plus fort, non celui qui est dans la raison et le raisonnable. De là, la difficulté à aller vers le progrès, vers une plus grande humanité qui fait la place à chacun, Etats et individus. En cela, la société locale, la société nationale, la société monde, est freinée dans son épanouissement par la concurrence des intérêts individuels qui atomisent le groupe. Il en résulte un moindre progrès que celui auquel nous pourrions prétendre, une moins grande harmonie aussi. 

Ethique et sagesse, tels que ces termes sont employés ici sont quasiment synonymes. S’ils n’apparaissent pas ainsi à l’esprit de quelques uns, il faut alors les considérer comme étroitement complémentaires pour établir la politique. Et si cette politique ne peut pas être, au non de la survie, celle de la compétition qui écrase l’autre, celle de la concurrence, ce doit être celle de la coopération à tous les niveaux. Réunir les forces au lieu de les épuiser dans des oppositions, tel devrait-être le chemin à emprunter. Ainsi seraient réconciliés politique et éthique. Mais tout ceci est affaire de volonté et de dépassement de soi, redisons le : pour un agrandissement de tous et donc, justement, de soi.

 

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 05:59



 

Pathétique est ce tract qui appelle à une réunion. Figurent côte à côte le sigle d’un parti, jadis grand, réduit désormais à l’usage de la ruse sénile et persistante, et celui d’un groupement de partis dont il a été l’initiateur afin de rassembler la gauche.

Pourquoi se singulariser ? Sortir de l’ensemble auquel il appartient, auquel il a souscrit en le portant sur les fonts baptismaux ? Pourquoi se démarquer ? Quitter l’appellation ?

Vraisemblablement le désir d’être encore alors qu’il n’est plus temps, sinon de changer de peau et de manière.

Il y a là quelque chose qui ressemble au dernier soubresaut d’un moribond dont le trépas est proche, que chacun sait, et autant le futur défunt. Il y a comme un manque de lucidité sûrement dû au retrait du sang qui n’irrigue plus le cerveau.

 

Etonné, je le suis de ce jeune parti, membre de ce groupement, qui appelle lui également à la réunion et pour cela fait valoir le tract, sans être heurté de cette mise en page, sans froncement de sourcils. Parti qui cautionne ce qui ne peut l’être.

 

Le PC, puisqu’il s’agit de lui, appelle à une réunion. Côte à côte donc, au bas du tract : PC et Front de Gauche. 2 choses différentes. Ainsi le lit le public. Public qui ne sait plus de quoi il retourne. Car comment le PC peut-il être dans le Front de Gauche quand il se présente et se propose dehors ? C’est à ce genre de détails qu’on perd sa crédibilité. La sienne et celle des autres.

Que le PC, composante du Front de Gauche, fasse une réunion, pourquoi pas. Mais alors qu’il la fasse sous son seul sigle.

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