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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 07:02

 

COMMUNIQUE DU PARTI DE GAUCHE

LE SUCCES ECLATANT DU FRONT DE GAUCHE

Pour son troisième rendez-vous avec le suffrage universel, le Front de Gauche voit sa stratégie couronnée de succès.

Au premier tour, il a obtenu 10,5 % des voix sur les 1600 cantons de la France métropolitaine où il se présentait. Cette progression par rapport aux régionales se fait en pourcentage mais aussi en voix puisque le Front de Gauche gagne 250 000 électeurs. C'est la seule force à gauche qui gagne des suffrages.

A l'issue du second tour, il totalise 118 conseillers généraux élus. 17 l'ont été dès le premier tour, 101 au 2ème tour sur 131 candidats encore en lice. Cet excellent prorata élus/candidats se double du meilleur score ramené de la gauche. En effet ramené à ces 131 cantons, le Front de Gauche dépasse en effet les 60 % de suffrages exprimés contre 56,75 % pour le PS et 46,57 % pour Europe Ecologie - Les Verts.

 Ces résultats démontrent non seulement la forte progression du Front de Gauche mais également sa capacité à rassembler une majorité d'électeurs sur ses candidats au deuxième tour.

A 13 mois des élections présidentielles, le Front de Gauche est incontestablement la deuxième force à gauche. C'est l'un des principaux enseignements de ces élections cantonales.


DECLARATION DU FRONT DE GAUCHE

Dans ce deuxième tour, le Front de Gauche participe de façon décisive à l'amplification du résultat de la gauche. Il s'agit d'une défaite des candidats de la droite et plus particulièrement de la majorité présidentielle.

Le Front de Gauche est confirmé ce soir comme la deuxième force à gauche. Il était la seule force de gauche au premier tour à progresser en voix par rapport aux Régionales, il va gagner ce soir des conseillers généraux.

118 conseillères générales et conseillers généraux en France Métropolitaine qui représentaient notre rassemblement dans cette élection sont élu-es ou réélu-es.

Trois départements sont gagnés par la gauche. Le Front de Gauche contribue à ces victoires. Deux conseils généraux étaient présidés par des élus communistes du Front de Gauche. Ils sortent de ce scrutin avec des majorités confortées.

Les leçons de ce scrutin au premier tour ne doivent pas être oubliées.

L'abstention n'est pas le signe d'un désintérêt de nos concitoyens, mais la manifestation d'un écart grandissant entre leurs aspirations et les réponses apportées globalement par les partis politiques. Beaucoup de nos concitoyens expriment ainsi leur rejet du système et des injustices sociales. Il s'agit bien d'une crise démocratique très profonde sur fond de crise sociale. Elle nous conforte à proposer un changement profond de la République sur des bases démocratiques et sociales. Le score du Front National reflète à sa manière cette crise. Il est plus profondément le résultat de la politique de Nicolas Sarkozy qui a banalisé plusieurs de ses thèmes. Mais qu'on ne s'y trompe pas : le FN est essentiellement fort des faiblesses des partis traditionnels à répondre à cette crise. Il vise en réalité à détourner l'aspiration au changement de nos concitoyens.

Si la droite et sa politique sont sanctionnées, la question d'une alternative crédible à gauche reste donc posée. Elle ne pourra voir le jour qu'en répondant aux aspirations des classes populaires.

C'est pourquoi, fort de ces résultats, le Front de Gauche entend amplifier la démarche politique qu'il a initiée. 

Le Front de Gauche va consacrer toute son énergie à mobiliser les salarié-es qui n'en peuvent plus de la politique gouvernementale, à soutenir leurs luttes.

Il va multiplier les initiatives dans les semaines et les mois qui viennent, notamment autour du programme dont qu'il entend porter dans les élections à venir, pour créer la dynamique politique et populaire indispensable à sortir la France de la crise et à réussir le changement.

 

Le mot d’Exergue

On peut toujours se féliciter du peu d’élus du FN. Mais ce n’est qu’au prix du barrage, plus ou moins réussi, dont il a été l’objet. Faire barrage est une pratique mise en œuvre pour sauver les meubles, ce n’est pas un choix positif.

Que le FN ne progresse pas en voix comme cela a été signalé est une piètre consolation, les scores qu’il obtient en %, le rang qu’il occupe, le fait qu’il soit resté dans la compétition pour le second tour doit préoccuper.

Que le FN soit le parti des mécontents, il l’est pour certains électeurs qui se sont exprimés sur son nom, les autres étant restés chez eux. Aussi, si l’on ajoute les abstentionnistes au FN, cela fait un paquet de mécontents.

Certes l’UMP est battue. On ne va pas s’en plaindre. Par qui ? La gauche ? Rien de moins sûr. La gauche ultra pâle apparait vainqueur par défaut. Cela suffit à son bonheur que d’être première sans guère représenter un nombre conséquent de citoyens ; c’est fort dommage pour la démocratie.

Le Front de Gauche progresse en voix et % d’élection en élection. Ses élus sont là pour témoigner de ce fait. Mais il faudra bien se faire un jour à cette idée que revendiquer l’appellation Front de Gauche n’autorise plus à dire, évoquant ce dernier : représenté par tel ou tel parti, cela n’a que peu de sens et est par ailleurs destructeur de cette volonté d’être ensemble proposée aux électeurs.

Que le Front de Gauche tire son épingle du jeu au niveau national ne doit pas empêcher d’avoir les yeux en face des trous. Ainsi, ne pas avoir su capter, dans des départements réputés « roses », un électorat qui se détourne de plus en plus du PS et qui s’est reporté sur le FN, dit bien le travail laborieux de terrain qui est à faire en s’attachant certes à porter et développer les idées du parti mais aussi et surtout en faisant ce travail en partant des préoccupations des populations. Plaquer des idées, reste du placage.

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 05:21

 

Vous allez voir ce que vous allez voir, « ils » avaient dit. Pour voir, on voit. On voit surtout qu’il n’y a pas plus d’Europe que de beurre en broche.

 

Question politique étrangère européenne, les positions communes, les actions communes,  les décisions communes ne sont pas à l’ordre du jour et ne risquent pas de l’être de sitôt.

 

Question économique. L’un après l’autre, les pays, acculés à la faillite, s’effondrent : la Grèce, le Portugal, l’Irlande (pour un motif différent, quoique !). Le prochain ?  L’Espagne. Et, si tel était le cas, la France ne serait pas loin derrière, dixit les économistes. Pourtant, « ils » avaient précisé, qu’avec l’Europe, il n’y avait rien à craindre de l’avenir, ce dernier s’annonçant radieux (comme dans la chanson).

 

Question monnaie. Certains pays pensent sortir de l’euro, tandis que d’autres y resteraient. A moins qu’il y ait une partition. D’un côté, les pays qui auraient un euro fort, de l’autre ceux qui vivraient avec un euro faible ; la France étant dans la zone euro faible.

 

Question finance. Inutile de faire un dessin, après le bazar rien ne change, tout est reparti comme avant.

 

L’Europe, telle qu’elle nous a été fabriquée, l’Europe des marchés, telle qu’elle nous a été imposée, n’est bonne qu’à une chose : nous foutre dans la merde. La merde due au libéralisme. Spéculation, dérégulation, délocalisation,……. chômage, concurrence libre et « faussée »,……

 

Quant à l’Europe des travailleurs, des protections sociales, de la répartition des biens, de la justice sociale, …, elle reste toujours à venir.

 

Ils nous traitaient d’ignares, d’incultes « nos » intellos lorsque nous nous opposions au TCE.

 

Qui trinque ? Non à la santé mais au malheur.

 

Toujours les mêmes.

 

Comment ? Réductions dans toutes les directions dans la fonction publique, restrictions dans le domaine de la santé, blocage des retraites et des salaires quand ce n’est pas diminution, etc, etc, etc, etc, etc, etc,…. Et puis encore, etc, etc, etc, etc,…….

 

Mais ça bouge. En Grèce. Au Portugal,….ailleurs. Alors on se prend à rêver. Rêver que les peuples, partout, marchent en direction de toutes les places Tahrir du monde.

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 08:01


L’utilisation des médias est une des caractéristiques de la guerre « moderne ». Ceux-ci, dans la panoplie guerrière, ont fonction d’intoxiquer l’adversaire. Egalement et surtout, fonction de faire adhérer les populations (des pays agresseurs) au « projet » guerrier. On a vu cela, lors des 2 guerres conduites contre l’Irak, en ex-Yougoslavie,  ….. Les populations sont ainsi un élément central et incontournable dans la conduite de la guerre. Comme, aujourd’hui, elles ne peuvent être autrement qu’informées instantanément et visuellement, il convient de leur donner la « bonne » information, la « bonne » interprétation de ce qu’elles voient par caméras interposées. C’est en quelque sorte reconnaitre qu’il n’y a pas, ou qu’il ne peut y avoir de guerre sans s’assurer du consentement (du soutien ? de la caution ?) de l’opinion, consentement que l’on va même jusqu’à mesurer par sondage aux résultats toujours volatiles. Ce qui signifie aussi, faut-il le remarquer, la fragilité du sens de la guerre, comme si cette dernière, même dans l’esprit des décideurs de guerre, n’était pas aussi légitime qu’ils la prétendent. Cependant, il ne s’agit pas d’obtenir l’accord des populations avant, la guerre étant décidée en dehors d’elles, il s’agit de les conduire à la validation de celle-ci à postériori. En ce sens, les populations sont rendues captives. Pour se faire, les médias, la plupart consentants (nécessité de faire du papier, promiscuité avec le pouvoir politique), sont réquisitionnés pour cet « effort de guerre ». La guerre est-elle juste, injuste ? La question n’est pas posée. Elle est présentée comme juste. Peut-être l’est-elle. Peut-être ne l’est-elle pas. Le lien ci-après, donnera un aperçu du travail des médias décrypté par l’Acrimed*. http://www.acrimed.org/article3558.html

 

Ceux qui ont visionné l’émission Ce soir ou jamais, dont le lien est donné dans l’article du blog Agir ? Ne pas agir ?, certainement ont-ils été attentifs et réceptifs au propos de ce journaliste qui, énumérant de nombreux exemples, montre que toutes les guerres et conflits de ces dernières années ont été introduits par « un gros mensonge » dont c’est, après coup, que les populations ont appris que c’était un gros mensonge. Mais au départ, ces gros mensonges, proposés par les chefs d’Etat et de gouvernement, avaient été présentés et portés par les médias unanimes et complaisants comme « des vérités ». Ce que relève ce journaliste invité de l’émission Ce soir ou jamais chacun de nous le sait. Il n’empêche, pour chaque nouvelle guerre proposée notre esprit est vierge de ce passé« parlant » qui témoigne et devrait nous inciter à la prudence. Mais il n’en est rien.  Pourquoi en est-il ainsi ?

 

En contrepoint, il est d’autres médias qui font profession de dénoncer les propos et arguments des médias évoqués ci-dessus qui participent à « l’effort de guerre ». Leur audience est moindre soit parce qu’ils sont moins nombreux, soit, s’il s’agit de la télévision, parce que cela concerne des émissions qui ne sont guère écoutées car elles passent à l’heure tardive où pour la plupart d’entre-nous nous dormons. Et de fait, ces médias ne sont que de peu d’effet pour pouvoir prétendre aider à la construction de notre jugement.

 

Admettons que nous ayons accès à ces 2 types de médias, est-ce pour autant que nous allons pouvoir fonder notre jugement et estimer de la nécessité de la guerre ou pas ? Ce que nous risquons c’est d’être embrouillés de tant d’énoncés contradictoires dont chacun nous convainc ? Et pourtant, c’est maintenant qu’il faut répondre, prendre parti. Pas plus tard, lorsque les évènements nous donneront à voir les résultats de la guerre. Car si tout va pour le mieux, alors la guerre apparaîtra comme ayant été était utile, alors que si tout se termine en eau de boudin, la guerre sera vécue comme ce qui n’aurait jamais dû être. Aussi ne pouvons-nous être pour où contre la guerre qu’avant, pas après. Justifier de sa position la guerre terminée n’a pas grand sens, car on est l’ordre du « pari » réussi ou échoué.

 

Ainsi si faire la guerre est faire un pari, encore faut-il que les médias instruisent à charge et à décharge, à l’heure propice où la population peut accéder à l’information, au lieu de participer à la propagande. Il s’agit là, simplement, de donner vie à l’activité démocratique au lieu de l’étouffer.

 

Cependant on observe que si la guerre moderne a besoin du consentement des populations, elle ne procède pas, en France, d’un choix démocratique, puisque c’est le Président de la République qui en a décidé.

 

Mais il est une autre question qui n’est pas posée là, cependant sous-jacente, car ce n’était pas le sujet, celle des motifs de la guerre. Question éminemment essentielle. Car pour faire la guerre encore faut-il avoir des raisons, pour le moins une raison pertinente. Cela a été dit plus haut, les dernières guerres ont été ouvertes à la suite de gros mensonges. Alors ! Comment se faire une opinion sur la pertinence de la guerre quand d’une part nous savons que nous pouvons être abusés quant aux motifs, puis endoctrinés avec la complicité des médias ?

 

Une dernière chose. Qu’est-ce qui fait que chacun de nous de bonne volonté, malgré la difficulté, choisit ceci là où un autre décide d’une autre voie ?  


*Acrimed : Observatoire des médias.

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 06:34


Les drames japonais instruisent sur la fragilité de certaines pratiques économiques. Ainsi est-il dit que le Japon concentrant sur son territoire plus de 80% de la fabrication des composants électroniques mettrait à l’arrêt un grand nombre de productions industrielles de la planète dont les caractéristiques sont de travailler à flux tendu, en sous-traitance,….

 

On placera également l’observation qui précède sous le volet de l’indépendance des pays qui n’ayant pas pris en compte des relations économiques trop interconnectées font que lorsqu’un maillon cède tout le monde en subit les conséquences.

 

On pourrait parler de la sorte de l’économie des productions agricoles qui font qu’à avoir détruit les agricultures vivrières, outre le fait que des pays sont placés sous une étroite dépendance (ou servitude) de l’étranger pour nourrir leurs populations, chaque fois qu’il y a une pénurie dans un pays producteur, de nombreux autres pays en subissent, là encore, les conséquences néfastes.

 

La sagesse devrait conduire les pays, non pas à renoncer au commerce international, mais à avoir une politique économique de moindre interdépendance ou, plus exactement, une politique d’indépendance.

 

Le problème est que les acteurs économiques sont les grandes entreprises internationales, que la politique des Etats est inexistante (assujettie aux désidératas de ces entreprises), que les organisations internationales (OCM,..) travaillent à promouvoir le modèle de relations économiques dont nous voyons les effets (famine,….) à l’occasion des drames (tsunami, catastrophes nucléaires, inondations, sècheresse,….).

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 12:51


En sachant que ne pas agir c’est, qu’on le veuille ou non, agir.

Le débat lors de l’émission  Ce soir ou jamais (lien ci-après) me parait d’une grande utilité (et je dois dire qu’il m’a sérieusement secoué sans pour autant m’apporter la sérénité d’un choix aisé). Pour tous ceux qui sont soucieux de comprendre, et surtout de ne pas se laisser intoxiquer : http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/?page=emission&id_rubrique=1346 . Peut-être une solution avec la proposition de Jean-Claude Milner (2ième partie de l’émission) : pour faire un choix en politique « Il faut resserrer le point décisif ».

 

Voir également concernant l’affaire libyenne : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/ca-y-est-la-propaganda-est-en-90979

 

Questions :

-          Qu’est-ce que la rue arabe ? Celle d’Egypte ou de Libye ?

-          Qu’est ce que la Ligue arabe ? A-t-elle le désir de s’investir sachant que si elle intervient elle se donne autorisation d’intervenir auprès de chacun de ses pays membres (ce qu’elle ne souhaite pas), sachant encore que son président va se présenter aux élections présidentielles égyptiennes ?

-          Quand on parle des pays arabes, ne serait-il pas utile de faire la distinction entre les peuples et les dirigeants ?

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 06:34


Il est vrai que l’Espagne de 36 n’était pas la Lybie d’aujourd’hui*. Le parallélisme n’avait d’autre intérêt que de montrer que, là où les « démocraties » tergiversent, les totalitarismes et fascismes n’ont pas d’état d’âme. Le fait qu’il y ait du pétrole en Libye (1 à 2% du commerce mondial) et que, ce faisant, les pays démocratiques aient hésité à intervenir pour certains, se soient empressés pour d’autres, ne me parait guère significatif. Laisser en place Kadhafi où s’en débarrasser n’affecte en rien l’accès au pétrole et les affaires commerciales tant avec Kadhafi qu’avec ses successeurs. Mon point de vue est qu’il faut chercher ailleurs des explications à l’intervention.

 

Concernant Sarkozy, certainement faut-il il comprendre son agitation dans le cadre de la politique intérieure française. Il se refait une santé. Il espère ainsi pour les élections en cours et les élections présidentielles à venir. Sarkozy est en campagne. Sa vertu nouvelle est contredite par la réception faite à Kadhafi à Paris comme par son engagement à propos de la Tunisie (MAM n’a pas tenu son propos à la Chambre sans le consentement de l’Elysée) et de l’Egypte. Aussi doit-on entendre que Sarkozy ne vient pas défendre le peuple libyen qui s’est insurgé contre son tyran, il vient à la reconquête de son électorat qui s’égaille dans la nature. Puis, répétons-le, l’histrion, compense de ce qui lui défaut : l’envergure qui doit habiter l’homme d’Etat, une politique étrangère pensée. Cela étant dit, la conscience que l’on a des motifs de l’intervention (et de Sarkozy) ne doit pas permettre de la déprécier car elle sort les libyens insurgés du sort que leur réservait Kadhafi.

 

Pour ce qui est d’Obama et Camerone. Du premier j’observe qu’autant il s’est engagé dans l’affaire tunisienne, moins dans l’égyptienne, autant il s’est montré franchement en retrait pour celle de la Libye. On peut avancer plusieurs raisons. Il lui faut honorer son prix Nobel de la paix, surtout se démarquer de la politique interventionniste de ses prédécesseurs, être attentif aux étasuniens qui ne sont pas prêts à s’embarquer dans le bourbier d’une autre guerre. En même temps, il doit répondre aux attentes pressantes des populations qui se révoltent et espèrent, ainsi qu’à ses alliés va-t-en guerre. Pour Camerone, je l’imagine en héritier de Thatcher qui s’est fait son surnom de Dame de fer (alors qu’elle était politiquement en mauvaise posture) au fait d’avoir conduit la guerre des Malouines. On peut ajouter à cela : faire payer à Kadhafi l’affront subit au travers de l’attentat de Lockerbie. Il peut donc y avoir pour Camerone un désir de ressemblance et de filiation avec son modèle Thatcher et le désir de rétablir l’honneur anglais.

 

On est bien plus près dans tout cela de politique intérieure que de politique dans le domaine étranger. Je ne crois donc pas tellement à de bonnes ou mauvaises intentions quant à l’intervention des puissances agissant sous mandat de l’ONU sur le territoire de la Libye. Pour dire les choses abruptement, je pense qu’ils s’en foutent. Mais, une fois de plus, qu’ils s’en foutent ou pas, ils interviennent et c’est ce qui importe. De la même manière s’en foutent les autres dirigeants des pays du monde (Russie, Chine, Allemagne,…) qui ne considèrent l’affaire libyenne que de leur intérêt.

 

Si on dépasse ceci.

-          Dans l’esprit, qui prévaut en ce moment, on devrait s’attendre, normalement, à des décisions de l’ONU à propos du Yémen et du Bahreïn, voire de la Syrie, à des injonctions faites à l’Arabie Saoudite pour qu’elle ne prête pas main forte au Bahreïn. Bien entendu, il n’en sera rien, car la politique étrangère est le lieu géométrique des intérêts.

-          Une chose est préoccupante. C’est l’attitude récente qu’ont certains pays occidentaux (dont la France), qu’a la communauté internationale, à se mêler des affaires intérieures des autres pays et par exemple celles de la Côte d’Ivoire (et ceci quoiqu’on pense de ce qui se passe dans ce pays). Il y a là quelque chose de surprenant. Ceci peut, là encore, s’expliquer au regard de la politique intérieure des pays appelant à des sanctions. On peut lire également dans une telle attitude un relent de néo-colonialisme et de paternalisme dans une version nouvelle et améliorée de la politique de Bush.

-          Toutes ces interventions posent les questions : qu’est-ce qu’une intervention juste ? Qui détermine ce qui est juste ?

-          A noter encore que les informations en bouclent sur les chaines TV participent de l’intoxication guerrière et politique. Pour Sarko, il s’agit de montrer que la France a une belle armée et un grand chef de guerre. Propagande.

 

Cela étant dit, si j’apprécie positivement l’intervention en Libye, j’ai conscience que cette intervention ouvre la porte à bien des comportements de politique étrangère qui sont loin d’avoir mon assentiment. Alors !  Où est le juste ? Et que faudrait-il faire ou ne pas faire ?

 

*Article pour partie écrit pour dialoguer avec Nuria et répondre au commentaire suite à l’article «Arriba…. ».

*La difficulté de faire un tel article est que, commencé depuis quelques jours, il est bousculé par les évènements.

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 06:22

Faites vos jeux. Rien ne va plus pour l’UMP.

 

Lorsque Jospin s’est fait virer du second tour des présidentielles pour laisser face à face Chirac et Le Pen, la Gauche, pour faire barrage à l’extrême-droite, en appelant à la défense de la République, a appelé à voter Chirac qui, disons le, n’a guère était reconnaissant de ce soutien et a conduit une politique de droite en tenant l’argument qu’il avait été confortablement élu pour cela. En cela, au lieu de réduire la fracture il a fait payer la facture.

 

Lorsque Sarkozy le magnifique est en passe (enfin !) de disparaître aux oubliettes de l’Histoire, la droite dans un sursaut qui n’est pas entièrement républicain se divise. Une bonne part s’en vient à chasser sur les terres putrides du FN envisageant même si l’UMP n’est pas présente au second tour de voter FN, une autre part s’abstiendra, et une dernière part votera pour la gauche. C’est ce qu’indiquent à la fois les sondages derniers et les déclarations de certains dirigeants politiques de l’UMP.

 

Faut-il s’étonner de cela ? Certainement pas. Une bonne partie de la droite n’aime pas la République. Et depuis toujours. Chaque fois que l’occasion se présente, elle en apporte la preuve, de Coblence à aujourd’hui en passant par Vichy.

 

Donc, question : pour qui votera Sarkozy au second tour des présidentielles ?

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 06:09


 

Lu, vu, sur le site du Parti de Gauche 

 

-          1er tour des élections cantonales : déclaration du Front de gauche

Au soir de ce premier tour des élections cantonales, la droite persiste à nier la sanction de sa politique issue des urnes. Le rejet de la politique du gouvernement est massif dans le pays et celui qui est passé en force contre une très large majorité de nos concitoyens pour rallonger l'âge de la retraite est sanctionné. L'ensemble des forces de gauche pr ogresse significativement par rapport au scrutin de 2004. Le Front de Gauche connait une nette poussée.

 

-                         -         10,38%   

Lundi, 21 Mars 2011 03:01

Nous disposons à cette heure des résultats définitifs du premier tour des élections cantonales.

Nous avons atteint l’objectif que nous avions fixé pour le Front de Gauche d’un score à deux chiffres. Les candidats étiquetés PCF ou PG par le Ministère de l’Intérieur, qui se présentaient indistinctement sous le label Front de Gauche, totalisent 815 142 voix soit 10,38% des suffrages exprimés dans leurs cantons. Parmi eux, les 243 estampillés PG par le Ministère atteignent 7,91% des suffrages exprimés, un score remarquable sachant que le Parti de Gauche affrontait ici la première élection cantonale de sa jeune histoire.

C’est une poussée considérable par rapport aux élections de 2009 et 2010 où le Front de Gauche atteignait 6% des suffrages au plan national. Le Front de Gauche est désormais la 4e force politique du pays et la 2e force à gauche. Notre ténacité et notre clarté nous valent la confiance d’un nombre grandissant de nos concitoyens.

 

-          Voir les vidéos : Eric Coquerel, François Delapierre, Martine Billard et Jean-Luc-Mélenchon

http://www.lepartidegauche.fr/editos/actualites/3590-soiree-electorale--les-videos

 

-                   -            Site Parti de gauche : /http://www.lepartidegauche.fr/editos/actualites/3592-1038-

 

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 08:05


Jadis propriété, puis exploitation, désormais l’agriculteur est à la tête d’une entreprise agricole. A la tête, même s’il est le plus souvent seul avec sa famille à pourvoir au travail. Etre à la tête distingue et sépare celui qui dirige de celui qui travaille, encore plus de ce qui est travaillé. Il y a à faire dans ces différenciations la lecture d’une mutation que l’on peut signifier ainsi : le passage d’une agriculture « normale » à une agriculture industrielle. L’agriculteur, je parle du « petit », a vécu cette transformation linguistique, qui n’est pas de son initiative, sans se rendre compte des implications, cependant avec une certaine fierté. Pensez donc ! Passer du statut de paysan à celui de chef d’entreprise, c’était passer de celui de bouseux à celui d’acteur économique, passer de l’agriculture vivrière qui nourrit la famille et le proche alentours à une agriculture qui commerce avec le lointain dans un rapport d’échange qui produit des liquidités. La marque extérieure de cette mutation, le désir d’appartenance se lit à l’usage d’un gros pick-up, le plus souvent inutile, quoique onéreux, où, il y a peu, suffisait la 4L. Il faut aux êtres humains les mots et davantage, cultiver et donner le spectacle de leur image comme l’enfant souhaite pour aller à l’école un cartable portant la marque du jour ; l’un comme l’autre, l’agriculteur et l’enfant, ont besoin d’être dans le coup. Dans l’affaire, l’agriculteur, mais encore l’artisan, le commerçant, s’est vu imposé le vocable de chef d’entreprise sans y avoir jamais pensé. Changeant de statut, et l’acceptant, tout ce monde a été aspiré et conduit de l’extérieur à changer de mode de vie et de manière de  penser la vie. Dès lors, délaissant une économie à échelle humaine, les agriculteurs sont entrés dans une économie administrée, non pas sur le modèle soviétique, mais libéral, avec ses critères  de comptabilité, de performance et de rentabilité.

 

Autre exemple. Toujours dans l’agriculture. Je lis, en marge du cahier journal remplit par la personne que j’emploie : 1UTH, 2 UTH. Qu’est-ce cela ? Je m’en doute. 1 Unité de Travail Humain, 2 Unités de Travail Humain, m’est-il répondu. Où avez-vous appris cela ? En formation. Bien ! Ainsi, subrepticement, de manière indolore, cette personne a été informée que tel travail nécessite le travail d’1 homme ou de 2.  Pardon ! D’un certain nombre d’unités de travail. A-t-elle pris conscience qu’on mesure la quantité de travail effectué et qu’on établit ainsi des normes ? Que le travail effectué par un homme pourrait l’être par un autre, selon ses aptitudes physiques, où plus rapidement ou plus lentement ? Qu’il ya dépersonnalisation du travail ? Que l’homme est rendu à l’état d’outil ? Non ! Car lorsqu’il m’est annoncé ce qui signifie 1 UTH, 2UTH, je sens cette fierté de m’apprendre quelque chose, de m’apporter la preuve que quelque chose m’échappe. Et le formateur, lui, s’est-il posé la question de savoir ce qu’il faisait passer ? A-t-il informé son formé du sens contenu dans ce sigle, des implications ? Non ! Car le formateur assoie sa puissance dans son savoir, sans trop se poser la question de la servitude qu’il propose, et c’est la seule chose qui lui importe : sa puissance. Comptabilité encore. Rationalisation aussi. Mais surtout déperdition de ce qu’est un homme qui n’est plus considéré que comme une capacité de travail normalisé. Il est vrai que c’est à Hayek, le père spirituel de Milton Friedman, à qui l’on doit la notion de capital humain (capital humain !) dont dérive UTH. On pourrait encore épiloguer de la sorte sur le terme de Directeur des ressources humaines.

 

La révolution qu’on devrait recommander, la première résistance, serait d’être attentif et de refuser cette contamination linguistique dont nous sommes tous atteints afin de ne point nous mettre en position de faiblesse. Car de l’usage de certains mots on informe et on instruit sa pensée.

 

Etiemble rapportait, il y a déjà longtemps, dans son livre Parlez-vous franglais ? (page 233) « ….le colonel Ricard traitait en ces termes de ce qu’il appelle Formes rédactionnelles et formalisme : « Dans l’Union occidentale du Pacte de l’Atlantique, il se pose un problème de langue et une certaine difficulté d’échanges verbaux……Il s’agit d’être entendu et compris….A l’unité et à l’interchangeabilité, chaque allié doit faire le sacrifice d’une habitude. C’est à ce prix que tomberont les barrières du langage et, plus pernicieuses encore les barrières de la pensée…….Ne dites pas : pensez d’abord de même, vous trouverez une expression commune. Non, trouvez une expression commune et bientôt vous penserez de même ». «  Et bientôt vous penserez de même ». Tout est dit. Formation ou formatage ? Pensée unique ou pensées plurielles ?

 

Ainsi l’agriculteur, mais pas seulement lui, nous tous, pensons ce que nous donne à penser la pensée libérale et son vecteur l’anglais. Ce qui permettait à Alfred Sauvy, en 1953 (déjà !), d’écrire un article dans Le Monde sous le titre qui n’a pas besoin d’être explicité :De l’abandon linguistique à la servitude. Ainsi donc, la maîtrise et le bon usage des mots français à son importance que nous aurions tort de mésestimer si nous entendons rester libre et en responsabilité.

 

Voici maintenant ce que dit, comparant des langues, page 183 de Pluriel, Stéphane Hessel : « Il y a une perte de connaissance de la langue allemande par les Français qui est très regrettable, sur un plan économique et commercial, bien sûr, mais même sur un plan culturel, car ce sont deux langues qui ont des caractéristiques complémentaires. Quand un esprit travaille dans ces deux langues, il s’enrichit et devient verbalement plus capable, alors que la langue anglaise n’ajoute rien de très décisif à la langue française. Cela tient à la syntaxe. Le français est une langue admirable par son côté analytique : une pensée se développe à partir de différents termes –sujet, verbe, complément –et elle est d’une clarté inégalée.  L’allemand à une exceptionnelle capacité à ramasser les termes et la pensée, de sorte qu’une thèse exposée dans cette langue lui donne son plein sens et devient difficilement réfutable, alors qu’une thèse exposée en français ne donne pas lieu à la même solidité de pensée. Tout au long de ma vie, j’ai pu constater à quel point ces deux langues étaient complémentaires….. ». «…. alors que la langue anglaise n’apporte rien de décisif à la langue française » (je souligne), dit Hessel.  Aussi pourquoi cet acharnement de François Copé à jouer contre le français et à vouloir faire de l’anglais la langue universelle, sinon pour nous convertir et nous ouvrir définitivement au libéralisme. On lira attentivement l’article : Halte au totalitarisme linguistique  de l’Ufal (Union des familles laïques) : http://www.ufal.info/divers/halte-au-totalitarisme-linguistique-de-m-cope/4067#more-4067

 

Pour apporter un complément de compréhension au sujet, il n’est certainement pas inutile d’être attentif à ce qu’écrit Castoriadis, pages 49-50 dans le livre Thucydide, la force et le droit : « Kant est obligé de postuler tacitement – et cela au point que je suis convaincu qu’il n’en a pas conscience et qu’on ne trouvera pas un passage chez lui où il montre qu’il en a conscience – que le fait qu’il écrit en allemand n’influe en rien sur le contenu de sa pensée. Or c’est faux, est la preuve en est que quand on lit en traduction un livre dont on ne peut vraiment pas dire qu’il soit écrit dans une langue poétique, un livre qui est aussi « objectif » que possible comme la Critique de la raison pure, et d’ailleurs tant d’autres écrits de Kant, on perd quelque chose – quelque chose de philosophique. On n’aura pas la même expérience avec un traité de mathématiques, dans la mesure où un tel traité est ou tend à être un pur algorithme. Les philosophes –je ne parle pas des ethnologues et des linguistes, qui, eux, ont été beaucoup plus lucides sur la question – en sont arrivés à reconnaitre, tant bien que mal, qu’il ne faut certainement pas  postuler cela. Ainsi Merleau-Ponty qui, si j’ai bonne mémoire, écrit que le langage, comme le sensible,« empiète » sur le tout, expression à mon avis encore trop faible. Le langage coopère activement à la transformation de cette espèce de chaos informe que sont mes représentations et mes pensées non exprimées en quelque chose qui, même si je ne le transmets pas à un autre, même dans un monde le plus solipsiste, a une véritable existence pour moi. »

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 10:37


Nécessité de lire l’article « Alerte » (lien ci-dessous) paru sur le Blog de Mélenchon pour bien comprendre et rectifier les résultats, qui seront donnés, des cantonales.

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/03/18/alerte/

 

Vidéo de RMC, invité J.L Mélenchon : Libye (précisions utiles sur l’intervention de l’ONU), catastrophe nucléaire au Japon et débat en France sur le nucléaire, les propos de Guéant sur le sentiment des français,…. (lien ci-dessous). Clair, net et précis.

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/03/18/invite-de-la-matinale-de-rmc-et-bfm-tv/

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