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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 06:39

publié sur site PG11

 

S’il est toujours question de délivrer le genre humain de la servitude du capitalisme, il s’agit désormais et aussi de donner à vivre dans un écosystème dont l’être humain n’est qu’un élément parmi tant d’autres, un écosystème à préserver car de lui dépend notre survie à tous. Tel est l’Internationalisme du XXIième siècle.

Le manifeste de l’écosocialisme est au cœur du projet du PG, le résultat de 4 ans de travaux auxquels ont participé des militants du PG mais également des associations, syndicats, … des personnalités : Paul Ariès, Susan George, … 

Traduit en espagnol, grec, arabe, portugais, japonais, italien, polonais, allemand,… il sera présenté prochainement au Forum International de Tunis, à cette heure il l’est au Québec, en Grande-Bretagne ainsi qu’aux Etats-Unis.

Lutter contre la dérégulation climatique, la pollution de l’air, de l’eau, l’épuisement des ressources naturelles, la perte de la biodiversité, garantir nos besoins fondamentaux en réorientant la croissance, … telle est l’ambition du projet écosocialiste du PG.

 

Voir ci-dessous par, Corinne Morel-Darleux, la présentation au congrès du manifeste pour l’Ecosocialisme.

 

http://dev.lateledegauche.fr/spip.php?article1298

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 09:21

 

 publié sur site PG11


L’ANI, l’ANI, l’ANI,….


Tout le monde en parle, mais qui appréhende vraiment ce que comporte comme régression cet accord ? Raison pour laquelle vous êtes invités à écouter sans tarder davantage, avant qu’il ne soit trop tard, ce qu’en dit Gérard Filoche lors d’une réunion publique (1).


Gérard Filoche est membre du bureau national du Parti solférinien, à ce titre il est censé apporter son soutien au contenu de l’ANI qu’Hollande s’apprête à faire valider par le Parlement. Mais non ! Il dénonce l’ANI avec des arguments qui ne laissent aucune place à l’ambigüité.


Le Front de Gauche à l’Assemblée va faire son travail avec les forces qui sont les siennes. De nombreux députés socialistes « ont du mal » avec l’ANI et ne souhaitent pas le valider car ils en connaissent la dangerosité pour les salariés qui représentent 80% des travailleurs du pays. Que vont-ils faire ? Par discipline, par révérence au gouvernement, vont-ils accepter l’inacceptable ? C’est ce que nous saurons au final.


Le peuple de gauche, le peuple socialiste, qu’il soit encarté dans ce parti ou dans celui là ou qu’il ne le soit pas, les salariés, les travailleurs, ne resteront pas indifférents au vote des députés. Un travailleur est aussi un électeur. Au soir du vote à l’Assemblée Nationale on saura dire qui a voté pour et qui a voté contre l’ANI. Ceux qui auront participé à la destruction du Code du travail devront payer le prix pour leur forfait.


(1) http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article2812#.UVnmYmH_f44.twitter 

 

En complément :

http://blogs.mediapart.fr/blog/fondation-copernic/190213/un-ani-qui-nous-veut-du-mal 

 

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 06:17

 

publié sur le site PG11

 

 

Faute d’avoir bataillé ferme pour s’opposer au départ du commissariat, le maire de Limoux fait sienne une méthode plus que douteuse qu’il faut bien appeler par son nom : la délation (1).

 

Ce mois de mars passé, lors d’une réunion publique tenue par le premier magistrat de la ville, la gendarmerie appelée en renfort, il était proposé aux habitants du quartier dit de Chalabre de devenir des citoyens vigilants, autrement nommés des dénonciateurs, plus communément : des indicateurs.

 

Les murs auront donc des oreilles à Limoux, si rien ne vient contrarier ce sinistre projet.


Habile tacticien, l’édile avait, pour cette première, ciblé un aréopage auprès duquel il était assuré d’obtenir le consentement. Chacun sait que les personnes âgées sont plus sensibles que d’autres dès lors qu’il s’agit de sécurité.

 

Miser sur le sentiment d’insécurité pour s’assurer d’une clientèle électorale, la combine n’est pas nouvelle.

J’ai le souvenir du ministre de l’intérieur de VGE, Michel Poniatowski, dont l’argument politique consistait à jouer du sentiment d’insécurité afin de gagner à sa cause, qu’il ne savait pas encore perdue, l’électorat.

Ma mémoire ne faiblissant pas encore, dans la foulée, pourquoi ne pas souffler au maire de poursuivre dans la même veine, et, dans l’esprit qui est le sien, de demander au Ministre de l’Intérieur Manuels Valls que soit pondue une loi anti-casseurs du tonneau de celle d’Alain Peyrefitte, ceci comme au bon vieux temps de la droite au pouvoir, loi  fort heureusement abrogée par le gouvernement SOCIALISTE de Pierre Mauroy. Une telle loi permettrait de contenir - pas si sûr- les désordres et révoltes à venir liés à la politique libérale de son parti l’UMPS.

 

Nul ne reprochera au maire de vouloir assurer la sécurité des citoyens. Mais il est des moyens convenables, d’autres qui ne le sont pas. La mise en place de citoyens vigilants ressort de cette mentalité délatrice que plus personne ne veut plus voir se développer.

Au contraire de les inviter à se regarder avec défiance, il faut aider les citoyens à tisser du lien. Pour cela mieux vaut un service public de l’éducation nationale fort qui construit de belles et bonnes têtes, et du travail à la place du chômage.

 

Donc le maire de Limoux s’assure ainsi d’une clientèle. Les élections municipales ne sont pas loin. Les temps vont être durs. Il tient à conserver son mandat. Celui-ci qu’il cumule avec celui de député.

 

Député justement. Et de la majorité parlementaire dont chacun sait qu’elle fait le mauvais temps économique que nous subissons. Celle qui valide la politique gouvernementale libérale, dite également austéritaire, politique qui consiste à tailler dans les services publics, ce qui a autorisé, justement à Limoux, la fermeture du commissariat. Sacré cohérence !

 

Donc à Limoux, le baron local, propose aux citoyens ce haut degré d’éducation incivique dans le cadre du recrutement de balances.

-         Recrutement avez-vous dit ?

-         Oui ! Oui ! Recrutement. Mais je vous vois venir, il ne s’agit pas d’emplois, juste des balances.


Tiens ! J’y pense. Pourquoi ne pas installer dans un coin un peu obscur de la place centrale de Limoux, ou ailleurs pour que cela se fasse en toute discrétion, une bouche de la dénonciation comme à Santa Maria della Visitazione à Venise. Je suis sûr qu’elle aurait du succès. Ni vu ni connu, je t’embrouille.

 

(1)Sur la délation

https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9lation

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 16:46

                                                 ……ou le coup du père François

 

Voili voilà qui vient compléter, ou prêter main forte, à l’article que j’avais fait paraître : L’élection du Pape, une opération géopolitique. Comme quoi un trou de cul, toi moi, pense et tient raison aussi bien qu’un expert. http://exergue.over-blog.com/article-l-election-du-pape-une-operation-de-geopolitique-116257052.html.

En la matière, il faut pas se priver d’en remettre une couche, d’autant que l’Illustre use et abuse d’une de putain de com, aidée par la comédia del médias, qui nous donnerait à gober tout cru qu’il est aussi blanc et immaculé que son froc.

Et, pour les eunuques de la réflexion, les gobe-mouches de la révélation, les ceusss pour qui tout est parole d’évangile, je conseille : Mapuche de Caryl Ferey chez Gallimard, ça leur ouvrira des horizons nouveaux, notamment sur le rôle d’un certain clergé lors de la dictature argentine. En conséquence, ils comprendront mieux le pourquoi de l’élection du François.

Donc, lu sur le site de Raoul Jennar : http://www.jennar.fr/?p=2870 

29 mars 2013

Fumée blanche et noirs présages 

 

Par Jean ORTIZ, universitaire (Pau)

L’élection d’un pape est toujours politique. Le Vatican et la hiérarchie de l’Eglise, mis à part quelques périodes comme celle du « Concile Vatican II » et du « bon pape » Jean 23, ont rarement penché du côté des peuples.

L’élection de « François Premier » l’argentin, n’est donc ni « un tournant », ni une révolution », ni « un aggiornamiento », ni « un virage vers la modernité »… comme s’esbaudissent et ânonnent la quasi totalité des commentateurs, des politiques, et des médias.

Cette élection me rappelle la terrible humiliation dont fut victime en 1983 le père Ernesto Cardenal, prêtre et ministre de la culture du gouvernement sandiniste. Jean Paul II avait exigé que les quatre prêtres qui participaient au gouvernement de libération, après le renversement de la dictature de Somoza, démissionnent. De passage à Managua, il avait refusé de serrer la main d’Ernesto et l’avait menacé du doigt sur le tarmac, l’obligeant à s’agenouiller. Le père Cardenal fut suspendu, et interdit de ministère, coupable d’engagement aux côtés des humbles et de leur lutte.

Dans ces années 1980, au même moment où au Salvador, au Guatemala …, des prêtres et des religieuses  inspirés par la théologie de la libération étaient assassinés (dont 7 Jésuites de l’université centraméricaine de San Salvador), de même que l’archevêque Monseigneur Romero, le Vatican mena une offensive impitoyable contre les tenants de la « théologie de la libération », n’hésitant pas à utiliser y compris la répression contre les partisans de cette « Église du peuple ». On connaît le résultat.

L’église officielle s’éloigna des pauvres, perdit du terrain en Amérique latine (le continent le plus catholique), ouvrant la porte à toute sorte de sectes aliénant les individus, et servant les intérêts des classes dominantes et des partis les plus conservateurs.

Aujourd’hui, l’Amérique latine vit une véritable émancipation, des mouvements de souveraineté et d’indépendance sans précédents, des « révolutions » qui engagent la construction de sociétés nouvelles. Voilà ce qui préoccupe réellement le Vatican. L’élection du jésuite argentin, Jorge Mario Bergoglio, s’inscrit dans la continuité des options conservatrices du Vatican, même si l’homme est présenté comme « Monsieur Tout le monde ».

Plus grave encore, le nouveau pape, censeur implacable de l’avortement et du mariage homosexuel, a collaboré avec la dictature militaire argentine (1976-1983). Il était alors « Supérieur provincial de l’ordre des Jésuites ». On lui reproche d’avoir « lâché » deux prêtres jésuites qui furent par la suite séquestrés et torturés. Ses relations avec le pouvoir étaient si étroites qu’en 2010, on l’obligea à témoigner dans les procès pour crimes contre l’humanité commis à l’Ecole de Mécanique de la Marine (ESMA), centre de l’horreur. Pendant cinq heures, il fut interrogé sur l’affaire de ces deux prêtres jésuites qui travaillaient dans un bidonville (« villa miseria ») malgré son opposition. Selon l’accusation, le nouveau pape  »mentit ». Monseigneur Bergoglio fut également appelé comme témoin dans une affaire d’enfant volé (Ana de la Cuadra) par les militaires et accusé de complicité par les « Grands-mères de la Place de Mai ».

Pas un mot non plus de celui qui depuis 1998 était archevêque de Buenos Aires sur les 30 000 disparus, pas une autocritique sur le silence de l’Eglise durant toutes ces années noires. Le nouveau pape, était, et demeure, un adversaire résolu des époux Kirchner, ceux-là mêmes qui ont annulé les lois d’impunité (« loi de point final »…), transformé l’ESMA en musée de la mémoire, et traduit devant les tribunaux nombre de tortionnaires, de chefs militaires, aujourd’hui emprisonnés.

L’élection de ce pape, François Ier, me paraît un mauvais signe. Elle s’inscrit à contre-courant des nouvelles réalités latino-américaines et est destinée à les contrecarrer, sous couvert de proximité avec les pauvres, de simplicité. La tâche lui sera plus difficile qu’à Jean Paul II.

(Jean Ortiz, maître de conférences à l’Université de Pau, est un spécialiste du vingtième siècle latino-américain)

 

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 06:09

 

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Flottait dans l’air, vif, palpable, ce sentiment : nous sommes partis pour conquérir le pouvoir.

 

Alors que les élections (1) sont pour 2014, déjà, dans une soixantaine de villes il est prévu de se rassembler sous la bannière de listes autonomes conquérantes : ici Front de Gauche, là Rassemblement citoyens. Et chacun de se demander : combien y aura-t-il de listes au moment de la révolution par les urnes, appelée aussi révolution citoyenne ?

 

A l’arrivée du PC, représenté par Pierre Laurent, les délégués se lèvent d’un bloc, applaudissent, scandent : Front de Gauche ! Front de Gauche ! Résistance ! Résistance !

 

Il est vrai qu’auparavant, toutes les composantes du F de G se sont mises d’accord. Pas question de faire alliance avec le P(s), de laisser la main à ceux qui soutiennent le gouvernement. Pas question d’en être les soutiers. Personne ne se reniera. Personne ne se couchera, n’ira se nourrir des miettes tombées de la table. Ce serait trahison. Le suicide assuré pour qui s’y risquerait.

 

Le changement de locataire à l’Elysée poursuivant la politique de son prédécesseur ; UMP et PS confondus dans une même approche de la politique sont désormais déclinés sous cette forme hybride, chimérique, formant mariage aujourd’hui consanguin, autrefois hautement improbable : l’UMPS.

 

Des lors on comprend mieux les attaques nauséabondes portées contre J-L Mélenchon. Oui ! Moscovici parle la langue de la finance internationale, mais qu’on vienne à s’en prendre à lui du fait de sa religion, alors le PG, laïque, se lèvera d’un bloc pour le défendre ainsi que l’on affirmé les congressistes. Il n’est pas dit que celui-ci trouve autant de soutien auprès de ses proches.

 

Alors pourquoi tant de bassesse, de hargne, de haine ? La raison en est simple. Le P(s) a peur. Et, de ce cela, on doit lui donner raison.

Sa peur dit notre force.

Sa peur annonce notre victoire prochaine.

 

La gauche est là, rassemblée, soudée, unie, pour proposer une alternative à la politique libérale.

Des temps nouveaux se profilent. L’aube est prête à poindre, l’horizon dégagé du libéralisme et des voyous qui l’organisent.

Plus personne ne veut et n’acceptera des salaires low cost, une vie low cost, pour satisfaire les besoins jamais satisfaits de ceux qui se goinfrent, n’en ont jamais assez, tandis que les misérables, toujours plus nombreux, jonchent les rues.

 

Citant Machiavel, J-L Mélenchon dit : « La meilleure forteresse des tyrans est dans l’inertie des peuples ».

                                                  …… et voici venu le temps où les peuples se réveillent.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 21:54

 

 

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De l’avis des délégués un congrès en tous points satisfaisant, n’en déplaise à la médiacratie inféodée aux pouvoirs politiques et économiques en place, presse charognarde non point attachée à rendre compte du contenu réel mais faisant son plat de résistance de quelques saillies assumées.


En toute transparence, et dans le respect les uns des autres, le débat a eu lieu.

Les citoyens qui le souhaitaient pouvaient suivre le déroulement (retransmis en direct) des interventions à la tribune et de la salle, des votes. Quel parti ose ainsi s’offrir aux regards et à l’écoute ?

 

Quel chemin parcouru en quelques années d’existence ! Aux premiers engagés, le plus souvent âgés, sont venus s’ajouter, nombreux, des jeunes, femmes et hommes, brillants, l’argument affuté, la pensée et le discours construits. La relève est assurée.

 

L’émotion suintait, allait de l’un à l’autre, sans pour autant brouiller les esprits, au contraire, les aiguisant, rendant les objectifs à atteindre plus clairs que jamais.

 

Il était également, dans l’immense hall, pas moins de 35 délégations étrangères venues de tous les coins du monde (1), l’internationale se déclinant désormais dans le cadre de l’écosocialisme dont le projet est traduit et diffusé en plus d’une dizaine de langues.

 

Présents aussi des représentants des autres partis constituants le Front de Gauche mais encore des représentants de LO, du POI,….Comme étaient présentes des délégations syndicales, CGT, de UNSA,…des représentants des travailleurs en luttes : Fralib, Pilpa, Air-France,…

 

Oui ! Un bon congrès. Chaleureux, fraternel, cohérent. Une ligne politique claire.

 

(1) Algérie, Tunisie, Maroc, Palestine, Bahreïn, Syrie, Allemagne, Belgique, Portugal, Pologne, Grèce, Espagne, Irlande, Luxembourg, Italie, Royaume-Uni, Argentine, Brésil, Colombie, Mexique, Pérou, Vénézuela, Bénin, Caméroun, Guinée équatoriale, Côte d’Ivoire, Gabon, Congo, Corée du Sud, Australie,… 

 

 

 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 09:02

Analyse personnelle qui  en vaut bien d’autres.

 

4 catholiques sur 10 au monde vivent sur le continent sud-américain, dit-on à l’occasion de l’élection du Pape. Justification n’est pas explication.

 

L’Etat du Vatican, par cette élection, poursuit sa politique qui est de se tenir du côté du pouvoir de l’argent et du conservatisme ; s’il le faut en composant ou en soutenant des dictatures fascistes de droite, cela n’est pas à prouver, ce sont des faits qui infirment les discours pontifiants qui tentent d’étayer du contraire. Pourrait-il se donner une autre voie ? Bien évidemment ! Rien ne l’oblige et le contraint à ce choix, choix refusé par de nombreux chrétiens au sein de cette même église qui pour s’y être essayés ont été, dans le meilleur des cas, placardisés.

 

Restons à ces dernières décennies. C’est suffisant !

 

L’élection du Pape François s’inscrit dans la ligne de celle de Jean-Paul II. 

Jean-Paul II a été élu en remerciement pour la lutte qu’il conduisait en Pologne contre le « communisme » à la sauce soviétique en particulier, le socialisme en général, et pour lui donner plus de poids et d’efficacité dans cette lutte.

 

Plus tard, le bloc de l’est effondré, la mondialisation s’ouvrant, il était convenable pour le Vatican de procéder au nettoyage du reste du monde pour permettre au libéralisme de s’épanouir. C’est ainsi que Jean-Paul II a confié à Ratzinger le boulot de désinfecter l’Amérique du Sud en la débarrassant de la prêtrise progressiste, ce dont il s’est acquitté en bon technicien de surface en faisant une place de choix à l’Opus Dei et en réorganisant « l’école » produisant le clergé.

 

Manque de bol, essentiellement au cours du mandat de Benoit XVI, alias Ratzinger, des gouvernements progressistes de plus en plus nombreux ont émergé un peu partout sur ce même continent. Qu’ils fussent progressistes et se revendiquent chrétiens qu’importe, ils étaient progressistes. Le péché était suffisant.

 

Dès lors, que faire pour le Vatican ?

 

S’offrir un Pape du cru fournissant les garanties désirées.

 

Celui qui allait prendre le nom de François avait émergé après l’épuration de Ratzinger. Donnait le change pour avoir vendu son palais d’archevêque et habitait un appartement, un peu à la manière de Dom Helder Camara (1) qui, avant lui, avait fait de même, à la différence que ce dernier s’était installé dans un bidonville.  Faisait la charité aux pauvres selon l’habitude séculaire de l’Eglise, sans pour autant désirer la solidarité et encore moins s’engager dans la voie de la théologie de la libération qu’il réprouvait et condamnait. Egalement, il n’était pas semblable à l’archevêque Romero (2) qui, après avoir compris ce que faisaient les dictatures fascistes de droite, s’était délibérément rangé contre-elles et, pour cela, avait été assassiné. Non, le futur François s’était contenté d’accompagner modestement et discrètement la dictature argentine, comme l’église avait accompagnée ouvertement celle de Pinochet juste derrière la cloison andine, avant celle de Franco ; dictature argentine qui jetait à la mer en les larguant des avions les opposants quand elle ne les faisait pas disparaître de bien d’autres manières. François, qui n’était pas encore François, s’est pourtant un jour ébroué pour s’opposer à Christina Kirchner (3), chef de l’Etat argentin conduisant une politique contraire à l’orthodoxie libérale, sur des problèmes sociétaux sans nul doute plus importants à ses yeux que les atrocités de la dictature de droite, et ceci ne pouvait qu’attirer l’attention vaticane sur lui : il avait le profil qui convient.

 

Ainsi, l’élection de François n’est pas neutre. Elle participe à la lutte contre les gouvernements progressistes nouvellement au pouvoir en Amérique du Sud. Et tel est le mandat que file, à François, l’élection.

 

Le jour où le Vatican condamnera avec autant de zèle les dictatures de droite qu’elle condamne les dictatures de gauche et fera le choix de la solidarité avec les pauvres et laissera tomber la charité, nous réviserons notre jugement sur lui.

 

 

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9lder_C%C3%A2mara

 

(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%93scar_Romero

 

(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Cristina_Fern%C3%A1ndez_de_Kirchner

 

 

Compléments :

·        http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/03/14/le-pape-francois-a-une-conception-traditionnelle-du-pauvre_1848793_3214.html

 

·        http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/03/14/l-ascension-fulgurante-d-un-austere-jesuite-argentin-porte-voix-des-desherites_1847677_3214.html

 

 

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 07:20

 

Ceux qui ont lu La Stratégie du choc de Naomi Klein ne seront pas surpris des Confessions d’un assassin financier.

Mais ce n’est plus là une enquête. John Perkins décrit le travail qu’il a effectué pour le compte des USA. C’est donc de l’intérieur de la machine, par un de ses acteurs, que nous avons connaissance de la stratégie, des méthodes, des résultats (des méfaits ?) de la politique américaine pour assurer l’hégémonie de la plus grande démocratie du monde et garantir ses sources d’approvisionnement.

Ce document s’adresse à tous… parce que nous sommes tous des citoyens, en exercice ou en puissance. Il permet de comprendre que nous vivons dans une apparence de démocratie. Que nous devons creuser derrière les informations qui nous sont fournies quotidiennement à la télé, par les journaux et les responsables politiques pour trouver le sens exact des actions conduites par les gouvernements.


(1)    http://www.dailymotion.com/video/xe9n2b_confessions-d-un-assassin-financier_news#.UTzbMjej_p9

(2)    http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Perkins

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 10:23

Voici 3 articles, certainement les derniers qu'Exergue fera paraître concernant Hugo Chavez. Il faut bien arrêter.

 

Le premier: 50 vérités sur Chavez et la révolution bolivarienne par Salim Lamrani (1),  est sorti sur Internationalnews. Ce sont les réultats obtenus du fait de la politique conduite par Chavez.

Le 2ième, tiré du blog (Vénézuela info) de Thierry Deronne (journaliste belge vivant au Venezuela), propose 8 regards sur le Venezuela bolivarien (2).

 Le 3ième, tiré écrit par Maxime Vivas, romancier, journaliste français, responsable de Le Grand Soir, s'adresse aux militants et électeurs socialistes: Non, le Ps n'a pas bavé sur la dépouille d'Hugo Chavez ni craché sur Jean Jaurès (3).

 

Les articles sont suffisamment longs et explicites pour éviter d’ajouter encore. 

 

(1) http://www.internationalnews.fr/article-50-verites-sur-chavez-et-la-revolution-bolivarienne-par-salim-lamrani-116113793.html

 

(2) http://venezuelainfos.wordpress.com/2012/08/27/huit-regards-sur-le-venezuela-bolivarien-par-opera-mundi-bresil/

 

(3) http://www.legrandsoir.info/non-le-ps-n-a-pas-bave-sur-la-depouille-d-hugo-chavez-ni-crache-sur-jean-jaures.html

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 10:57

« A ceux qui souhaitent ma mort, je leur souhaite une longue vie pour qu’ils voient comment la révolution bolivarienne va continuer à avancer bataille après bataille, victoire après victoire ». Chavez.

 

« Ce que Hugo Chavez a incarné  et ce qu’il nous a légué ne meurt jamais ».

 

« …. mais combien d’œuvres humaines ont autant de parts de lumière ».


(1)http://www.dailymotion.com/video/xy1fnu_hommage-a-hugo-chavez_news?start=4#.UTxukDej_p9 

 

 

et Alexis Corbière

 

http://www.dailymotion.com/video/xy2598_alexis-corbiere-rend-hommage-a-hugo-chavez-sur-bfm-tv-le-08-03-13_news#.UT4eezej_p8 

 

« Un symbole d’émancipation pour toute l’Amérique latine par rapport à l’hégémonie américaine, celle de Washington ». Ulysse Gosset BFM

 

« C’était quelqu’un qui avait effectivement redistribué les richesses du pétrole qui étaient réservées à l’oligarchie et aux classes moyennes vers les classes les plus pauvres». Ulysse Gosset BFM

 

 

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