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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 12:35

Certes la démarche n’est pas réjouissante. Cependant, nul besoin de s’alarmer de la plate allégeance de quelques communistes aux barons du Parti solférinien, ceci à l’occasion des élections municipales à Limoux, Castelnaudary ou ailleurs en France. Dans cette disposition de domestiques, ils ne représentent électoralement rien.

Cet acoquinement n’a d’autre but que de leur permettre de sauver leurs misérables strapontins, de faire gamelle des miettes tombées de la table. Pour parler clair, ces gens là ne sont pas là à adopter une politique dans l’intérêt de ceux qu’ils prétendent défendre mais ils sont seulement occupés à se servir. Par ici la soupe !

Cependant de tels comportements sont nuisibles. Ils ne donnent pas confiance à l’électorat en besoin d’alternance à gauche. Pas de quoi s’étonner alors que l’abstention prolifère quand ces succédanés de communistes sont à se renier en collant à une politique qu’ils prétendent dénoncer. Qu’ils le veuillent ou non, ils alimentent l’antienne : « tous pourris » qui conduit des électeurs, qui ne savent plus à qui se vouer, à voter FN ; aussi, qu’ils ne viennent pas, plus tard, ces charlots, déplorer la montée en puissance du FN après en avoir le lit.

Fort heureusement, à ces communistes de peu de chose s’opposent, démonstration est faite à Limoux, une majorité de communistes. Ils n’entendent pas que le Front de Gauche disparaisse du champ politique. http://www.ladepeche.fr/article/2013/10/15/1731012-limoux-front-de-gauche-une-tribune-pour-les-elections.html.

Malgré tout, peu ou prou, le mal est fait. Et ce Parti, jadis si grand, s’effrite chaque jour davantage des errements de quelques laquais plus préoccupés de leur viatique que de l’intérêt du peuple dont ils se réclament. Ce qui m’amène, pour le bien de la gauche, à souscrire à la menace de Mélenchon qui déclare (en substance) : s’il advenait qu’un militant PG, dans une ville d’importance, se fourvoie avec le Parti solférinien, il serait séance tenante éjecté du PG. Voilà qui est clair ! Faire le ménage s’avère être une nécessité.

A Limoux, les élus municipaux communistes oublient que le maire cumule son mandat avec celui de député ; cumul qu’ils dénoncent pourtant en public (Ça fait bien !). Après avoir déclaré ne pas être informés de la mise en place de citoyens vigilants (ce qui en dit long sur le sérieux de leur travail d’élu ou sur l’estime que leur porte le premier magistrat), ils consentent toutefois à continuer à servir de paillasson. Que ce même maire, dans son rôle de député, cautionne au Parlement la politique de Hollande ne les gêne pas : ils font comme s’il n’y avait pas de lien entre la politique locale et la politique nationale (Un ange passe !).

A Castelnaudary, on ne peut pas dire que l’édile de la ville ait fait merveille. L’économie locale est en totale déconfiture, ainsi que les services publics. Le chômage est plus haut que partout ailleurs. Et pourtant ! Là encore, des communistes, préférant la vie de château et jouer les marionnettes, partent sur la liste de celui qui déclare être parmi les personnes « pas mécontentes de l’action globale du gouvernement de notre président François Hollande ». http://www.midilibre.fr/2013/04/26/le-maire-repond-a-l-ump,686045.php. Les chauriens apprécieront.

Après les communistes-fréchistes, voici donc, dans l’Aude, une nouvelle lignée de communistes qu’il faut bien désigner, pour les distinguer des vrais, sous le vocable : communistes-solfériniens. Ce n’est pas sur eux qu’il faut compter : ils sont passés à l’adversaire et cautionnent par leur mésalliance la politique d’un gouvernement qui ne cesse de renier ses engagements dans tous les domaines.

On ne peut s’empêcher de penser au propos de Marie-George Buffet qui appelait au soir du premier tour de Brignoles « à une mobilisation sans précédent sur les contenus d’une politique de gauche redonnant sens et efficacité à la politique dans la vie quotidienne de nos compatriotes » et indiquait que « c’était la raison d’être du Front de Gauche » et s’interrogeait ainsi : « Qu’est-il donc devenu ? ». Oui, que devient le Front de Gauche pour cette engeance ?

On lui répondra que le Front de Gauche n’est pas mort de l’existence de quelques renégats plus préoccupés de collaboration avec la social-démocratie et le capitalisme (un comble pour qui prétend être communiste) qu’à souhaiter une politique de gauche. On s’en passera donc ! D’autant qu’ils ne représentent rien, cela a été dit, sinon une nuisance passagère, toutefois malvenue. Seuls comptent les nombreux communistes qui sont à vouloir le Front de Gauche et sans lesquels, et lequel, rien ne se fera.

Seul compte également l’électorat car c’est lui qui fait l’élection. Et pour parler de l’électorat communiste, il sait que son intérêt n’est pas dans la compromission, l’aplatissement mais dans le ressaisissement à gauche.

Raison pour laquelle, il faut garder confiance. D’autant… que se dessinent, au moment même où les communistes-solfériniens vont à la mangeoire, des alliances avec le Front de Gauche. Ainsi à Carcassonne, comme dans d’autres villes en France, EELV (1) quittent le PS pour former une liste avec le Front de Gauche, ce qui ne semble pas être du goût des solfériniens départementaux qui commencent à s’inquiéter de leur avenir et démarchent le Front de Gauche (une première !) après l’avoir longtemps superbement ignoré.

Pour ne pas alourdir cet article voici le discours de clôture prononcé devant les délégués du PG à Clermont-Ferrand http://www.jean-luc-melenchon.fr/ qui élargit l’analyse au niveau européen.

(1)Annexe : http://www.itele.fr/chroniques/invite-politique-ferrari-tirs-croises/eva-joly-valls-a-flirte-trop-longtemps-avec-le-populisme-58969

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 04:54

Je vous conseille vivement la chronique d’Evariste d’où est tirée la citation ci-dessous. http://www.gaucherepublicaine.org/chronique-devariste/presidentielle-2002-brignoles-2013-la-methode-coue-mene-a-lhorreur/7151

« Le cache sexe du « Front républicain » ne fonctionne plus, il n’est plus là que pour justifier le maintien de la politique d’austérité anti-sociale du gouvernement solférinien ».

Chronique d'Evariste

Présidentielle 2002-Brignoles 2013 : la méthode Coué mène à l’horreur !

Lundi 7 octobre 2013

Par Évariste

Dans un canton où la gauche faisait 50 % en 2011 (élection gagnée d’un cheveu par le FN, mais invalidée) et en 2012 (élection gagnée d’un cheveu par le PC, mais invalidée), voici le réel qui fait irruption lors du premier tour de la cantonale partielle de Brignoles, ce dimanche 6 octobre 2013 : aucun candidat de gauche au deuxième tour et l’extrême droite recueille plus de 49 % sur deux candidats (40,40 % pour le premier et 9,1 pour le second, dissident). La gauche passe de 50 % des suffrages exprimés à moins de 24 % en un an.
Déjà la machine médiatique néolibérale bien rodée crache sa propagande honteuse :

1) surtout il ne faut rien changer quant aux politiques nationales néolibérales de l’UMP et du PS, qui sont les seules possibles ;

2) si la gauche était unie, elle aurait été présente au deuxième tour (le candidat PC soutenu par le PS fait 14,58 % et le candidat Vert 8,9 %, face à une candidate de l’UMP qui dépasse difficilement 20 %) ;

3) il faut faire battre le candidat du Front national et promouvoir la candidate néolibérale de l’UMP pour que rien ne change.

Disons-le tout net ! Si nous étions électeur de Brignoles, nous voterions au deuxième tour contre le candidat FN. Mais nous aurions conscience que ce n’est qu’un vote désespéré qui ne résout rien. Car les causes de ce désastre, ce sont les politiques néolibérales suivies par l’UMP, le pseudo centre, le PS et EELV. Donc faire élire un candidat du parti qui est la cause du désastre ne résout rien. Au mieux, ce serait « moins pire ». Mais comme dans les années 30, le cancer continuerait à progresser jusqu’à l’ultime scène. Car si l’histoire ne se répète pas à l’identique, les mêmes causes produisent les mêmes effets, certes sous des formes différentes.

Déroulons notre analyse. Si les électeurs de gauche ont voté avec les pieds (35 % de participation), ce n’est pas parce qu’ils préfèrent le pastis à la votation. C’est la troisième fois qu’ils votent en trois ans sur ce canton, ils connaissent l’implantation et la nocivité de l’extrême droite. C’est parce qu’ils sont des déçus de la politique de François Hollande pour lequel ils ont largement voté au deuxième tour de la présidentielle. Le slogan « le poing et la rose » devient un emblème peu sympathique pour les couches populaires.

Si la gauche avait été unie dès le premier tour, le FN n’en aurait fait qu’une bouchée au deuxième tour. Reprenons l’analyse d’Antonio Gramsci, car la nouvelle droite est en marche comme dans les années 30. Les manifestations contre le mariage pour tous ont montré son nouveau resourcement. C’est la droite qui est en avance dans la bataille pour l’hégémonie culturelle. Une large majorité des électeurs de l’UMP sont pour une alliance UMP-FN. Le cache-sexe du « Front républicain » ne fonctionne plus. Il n’est plus là que pour justifier le maintien de la politique d’austérité anti-sociale du gouvernement solférinien.

Si les électeurs comprennent bien que dans une élection à deux tours, on puisse voter au deuxième tour pour le meilleur candidat ou le moins pire, ils ne peuvent comprendre toute alliance au premier tour entre des candidats néo-libéraux solfériniens et des candidats qui par ailleurs sont au Front de gauche. L’élection du 6 octobre à Brignoles préfigure donc le désastre qui pourrait avoir lieu dans les couches populaires ouvriers et employés (53 % des électeurs) en cas d’alliance au premier tour entre des candidats du Front de gauche et des candidats solfériniens aux municipales.

  • Réticence à mettre au poste de commande de l’action politique locale ce qui touche prioritairement les couches populaires ouvriers et employés (53 % des électeurs) mais aussi les couches moyennes intermédiaires (24 %) : l’emploi, la précarité, la santé, les retraites, la perte d’autonomie, la politique familiale, le logement, les services publics, la laïcité, la construction européenne, le débat sur la crise économique, la démocratie dans la conduite des luttes, etc.
  • Incapacité du Front de gauche à tirer les conséquences du phénomène de gentrification (baisse rapide des couches populaires dans les villes centres, baisse lente mais significative des couches populaires des banlieues populaires, accroissement fort des couches populaires en zone périurbaine et rurale) et donc de produire la stratégie adéquate. Rappelons la campagne du FN dans les « villages » depuis la campagne présidentielle !
  • La bataille pour l’hégémonie culturelle autour de la globalisation des combats et d’un nouveau modèle politique alternatif (la République sociale) est nécessaire. La présentation concomitante des politiques de temps court et de temps long est aussi indispensable.
  • Incapacité du Front de gauche de se présenter partout uni au premier tour des élections sans les solfériniens.
  • Incapacité, la plus dommageable sans doute, car à la racine des toutes les autres, à mettre radicalement en cause la construction européenne. Prétendre pouvoir construire une autre Europe, sociale, une Europe des peuples souverains, par la renégociation du Pacte budgétaire, le changement de statut de la BCE, la réorientation de l’euro, etc., est une illusion totale. Craindre les coûts sociaux d’une implosion de l’euro pour justifier cette attitude, c’est croire qu’il suffit de changer les hommes politiques aux manettes pour sortir de la grande crise du capitalisme que nous vivons.

Nous appelons donc à refuser la politique de l’autruche et à promouvoir l’intensification des débats politiques ouverts. N’acceptez plus les débats aseptisés que certains vous proposent. Pour ce débat ouvert, nous sommes à votre disposition.

**********

Commentaires

1

Contrairement à Evariste, si j’étais électeur à Brignoles, au 2ième tour je m’abstiendrais de voter.

Je m’abstiendrais d’autant que cette élection cantonale et sans grande conséquence (réforme).

Je m’abstiendrais également car la notion de solution la moins pire, utilisée par Evariste, n’a aucune pertinence. (Remplacez solution par mort).

Je m’abstiendrais, conscient que c’est encourager le Parti solférinien à récidiver dans sa démarche d’appeler au rassemblement d’un Front républicain. Pourquoi ne continuerait-il assuré d’une telle martingale ?

Je m’abstiendrais de voter car pour inciter le Parti solférinien à changer de contenu politique il convient de le mettre en échec électoral, car ce ne sont pas les propositions du FN qui font son succès mais le contenu de la politique mis en œuvre par l’UMP et le Parti solférinien.

2

D’accord avec ceci : « Les meetings et les réunions « entre nous » ne remplaceront jamais l’éducation populaire ».

Education populaire dont tout le monde se gargarise mais que nul ne met véritablement en pratique.

Education populaire qui est labour patient du terrain, qui ne peut se résumer à du tractage, de l’affichage, et à quelques rassemblements étriqués d’indignés,…

Education populaire qui doit être pensée dans son contenu, sa pédagogie, ses outils ; programmée dans le temps ;…...

Education populaire qui oblige à aller au devant des citoyens et de populations ciblées trop souvent délaissées.

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 05:28

Brignoles

FN+FN dissident 49,5%

UMP 20,8%

PCF (soutenu par le Parti Solférinien) 14,6%

EELV 8,9%

Divers droite : 6,3%

….

Parti des abstentionnistes : 67% des inscrits

******

Inscrits : 20728

Abstentionnistes : 13815

Votants : 6913

Blancs ou nuls : 185

Exprimés : 6728 (soit 32,45% des inscrits)

*****

La victoire du FN rapportée aux inscrits est de 15,99%. Pas de quoi pavoiser pour le FN. Encore moins pour les autres partis.

******

A épiloguer sur le résultat du FN on oublie la réalité, bien concrète, que sont les abstentionnistes.

Quand, lors du décompte en voix et %, on s’obstine à négliger les abstentionnistes et les blancs et nuls, à ne pas et à ne jamais s’interroger sur la manière de répondre à leur défection et à leur désaveu, la démocratie n’est qu’un mot creux car elle ne peut s’accommoder d’un minimum d’électeurs et du seul respect de la forme.

*****

Ce qui devait arriver, après être arrivé ailleurs, est arrivé à Brignoles. Cela arrivera encore. Faut-il s’en étonner ?

UMP et Parti solférinien mettant en œuvre une politique identique, n’offrant pas d’alternance de contenu et de méthode, les quelques électeurs qui consentent à voter, écœurés, expriment leur ras le bol en votant FN.

Les solutions simplistes, la mise en avant de boucs émissaires, ont toujours fait recette en temps de crise.

Ce n’est pas le FN qui est performant. Ce sont simplement l’UMP et Le parti solférinien qui sont nuls ; en cela ils doivent être tenus pour responsables des résultats obtenus par le FN ; résultats provisoires auxquels ils demandent de faire barrage en appelant au rassemblement républicain.

Le FN prospère de l’incurie de l’UMP et du Parti solférinien.

*****

Le rassemblement républicain : une escroquerie.

Qu’on ne vienne pas demander de trancher en faveur de l’un au prétexte du péril qu’est le FN.

A chaque fois c’est pareil. Tour à tour, UMP et Parti solférinien, multirécidivistes, appellent au rassemblement républicain pour faire barrage. Le barrage ayant été fait, ces 2 partis, ayant préservé leurs œufs, continuent leur carabistouille politique sans en changer un iota.

Alors, pourquoi faire barrage ? Pour se retrouver à la faveur d’une autre élection dans la position de devoir à nouveau faire barrage ? De qui se moque-t-on ?

Faire barrage une fois, passe encore. Mais cela suppose que les partis ont analysé la situation et évitent de la répéter. Ce n’est pas le cas.

Il faut donc en tirer les conséquences. Se dire qu’il faut mettre fin à la mascarade. Qu’ils se démerdent, les pseudos républicains qui se découvrent républicains par intérêt électoral ! Qu’ils se démerdent avec le FN que leur politique a contribué à installer.

Pour ce qui concerne Brignoles, faut-il voter pour l’UMP, sous prétexte de faire barrage alors que Coppé depuis longtemps ne voit pas la différence entre lui et le FN, qu’il se réjouit de la disparition de la gauche à Brignoles sans pour s’inquiéter de l’émergence du FN ? Faut-il faire confiance à Fillon qui depuis peu a adopté la même attitude (briser le tabou du FN) que son concurrent à l’UMP ? Allons donc !

*****

Marie-George Buffet écrit au soir de ce jour d’élection à Brignoles : « Voilà aussi l’urgence d’une alternative claire à gauche. Face au danger, l’heure est moins à l’appel au front républicain sans contenu qu’à une mobilisation sans précédent sur les contenus d’une politique de gauche redonnant sens et efficacité à la politique dans la vie quotidienne de nos compatriotes. Voilà, pour moi, c’était cela la raison d’être du Front de gauche, qu’est-il devenu ? ».

Oui ! Qu’est-il devenu le Front de gauche pour certains quand on sait, qu’ici et là, il est des apparatchiks pour partir à la soupe solférinienne qui, pour le coup, n’a rien de populaire ? Fort heureusement militants et électeurs ne suivent pas. Et quand ces électeurs ne sont pas représentés par un parti authentiquement de GAUCHE, ils s’abstiennent.

*****

Répondre à l’appel au front républicain n’est plus la solution.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 16:36

1

Il est vrai, il est vrai ….

Les personnels de l’armée, ceux de la gendarmerie travaillent (astreinte) la nuit et le dimanche. On comprend aisément la raison. On comprend également que les personnels roulants appelés à travailler la nuit permettent aux trains de circuler la nuit, que les personnels de la restauration, que ceux des bistrots assurent des services qui ne peuvent l’être à d’autres moments car on ne va pas au resto pendant les heures de travail. Comme on comprend qu’on soit d’astreinte dans certaines professions : ainsi les médecins, les infirmiers, les pharmaciens, …

Il y a là nécessité de poursuivre des activités qui ne peuvent s’interrompre ou qui ne peuvent se passer à un autre moment.

2

Pour le reste !

Magasins de bricolage, grandes surfaces,…. leur commerce s’est effectué jusqu’ici hors de la période nocturne et de celle du dimanche, sans que nul n’y trouve à redire. Alors quoi ! Y aurait-t-il aujourd’hui des arguments fondés pour qu’il en soit différemment ?

Les dirigeants de magasins font valoir que l’essentiel de leur chiffre d’affaire s’effectue le dimanche. Ce qui est faux. Les enquêtes font ressortir que le chiffre d’affaire réalisé est de l’ordre de 15 à 17%, soit : égal à celui d’un jour ordinaire.

Poursuivons, le pouvoir d’achat n’étant pas extensible, ce qui est acheté le dimanche ou en nocturne vient amoindrir le chiffre d’affaire effectué un jour de semaine, chiffre d’affaire qui se retrouverait réévalué les jours de semaine si le travail du dimanche et en nocturne n’existait pas.

Ajoutons que si dans certains pays (Italie, Grande Bretagne) il est travaillé le dimanche, dans d’autres (Allemagne, Autriche, Suisse) le travail dominical n’existe pas ; ce qui tendrait à montrer, l’Allemagne étant réputé aux yeux de certains pour être la championne de la réussite économique, que ce n’est pas le travail dominical ou en nocturne qui fait tourner l’économie.

3

A 80%, toujours selon les enquêtes, les français sont favorables au travail en nocturne et dominical. Mais 68% ne souhaitent pas travailler dans ces conditions. Curieux ! Le consommateur aime bien le travailleur corvéable à merci, sauf si ce travailleur c’est lui. Pourquoi pas !

4

Les médias, toujours bien intentionnés, interrogent les travailleurs du soir et du dimanche qui s’insurgent qu’on veuille mettre un terme à de telles pratiques.

Les étudiants font valoir que cela leur permet de se payer les études. Evidemment ! Il est même des étudiantes (40000 environ) qui se prostituent pour cela. La solution ne serait-elle pas de conduire une politique rendant l’accession aux études possible à tous, sans qu’il soit nécessaire de travailler, d’être exploité ou de faire le tapin. Il y a là une revendication à réclamer, une conquête à effectuer. Mais pour cela encore faudrait-il avoir conscience des enjeux !

D’autres personnels indiquent que cela met du beurre dans les épinards, qu’ils s’en sortent mieux. Pourquoi pas ! Tant qu’à faire : pourquoi ne pas remettre la journée de travail à 10 heures ?12h ? Revenir aux horaires pratiqués en 1914 ou avant. Ils s’en sortiraient encore mieux.

Etrange. Plutôt que s’interroger sur les conditions qui leurs sont faites, éventuellement envisager de s’insurger -nos aïeux l’ont fait-, les individus acceptent d’être exploités. Autre temps, autre conscience !

5

Les médias, toujours bien intentionnés, s’interrogent sur le rôle des syndicats qui, dans les professions concernées par le travail en nocturne et dominical, s’opposent aux employés.

C’est oublier que les syndicats ne s’intéressent pas à une addition d’individus, mais à ce qu’on appelle la collectivité de travail. Et qu’il leur appartient de favoriser le collectif plus que l’individualisme.

6

Chacun est libre de travailler ou non en nocturne ou le dimanche, dit-on. Est-ce si vrai ? Une société serait-elle la somme d’individus aux intérêts divergents, quitte à ce que ces intérêts nient l’intérêt général ? Ou une société est un tout qui obéit à l’intérêt général et prévient des dérives ?

7

Une société pour fonctionner a besoin de la concordance des temps (que le temps de l’un concorde avec celui de l’autre). Des activités sportives, culturelles, ..., supposent la disponibilité des uns et des autres en même temps. Le temps familial permet aux parents et aux enfants de se retrouver ensemble pour tisser du lien, se comprendre, se connaître, s’apprécier, s’aimer, … Sans cette synchronie du temps social point de société. On doit pouvoir s’arrêter en même temps pour être ensemble.

8

Consommateur, travailleur, citoyen. Le consommateur voit midi à sa porte, le travailleur également. Que pense le citoyen de tout cela ?

9

Et si derrière tout cela il y avait la poursuite du démantèlement du droit du travail. A comprendre que notre société explose sous l’effet de l’individualisme.

10

Le gouvernement s’accorde 2 mois pour réfléchir à la question. Quelle question ? Savoir comment on va encore baiser le monde du travail et les travailleurs ? Foutre davantage en l’air les avancées sociales ? Se demander comment rendre les études financièrement accessibles à tous ?

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 16:41

Débat entre Jean-Luc Mélenchon et Jacques Sapir (vidéo)

http://blogdejocelyne.canalblog.com/archives/2013/07/04/27571225.html

Echange entre Frédéric Lordon et Emmanuel Todd

http://www.marianne.net/Lordon-Todd-Les-intellectuels-vont-devoir-parler-au-peuple_a229828.html

Aparté

  • Le commentaire 49 de l’échange Lordon/Todd définit la monnaie unique comme la seule et même monnaie pour plusieurs pays (situation actuelle de l’euro) et la monnaie commune comme celle qui permettrait aux pays de la zone euro d’échanger à l’international avec l’euro, mais chaque pays revenant à l’interne à une monnaie propre, fluctuante et renégociée chaque année au niveau européen.

  • Emmanuel Todd : …….. L'Europe est devenue une machine à déresponsabiliser les politiques. La liberté de la nation les obligerait à gouverner, à travailler : comprendre la monnaie, définir une politique industrielle, des protections tarifaires...

Il revient aux intellectuels de construire un projet politique, indépendamment des politiques, je dirais même contre les politiques. Nous ne devons plus les conseiller, nous devons les juger. Nous devons surtout proposer à la nation, en nous concertant entre nous, un nouveau paradigme historique et économique. Les intellectuels vont devoir parler au peuple directement.

Frédéric Lordon : ….J'ai toujours eu de grandes réserves vis-à-vis de l'idée du pouvoir des intellectuels….mais comme disait Marx, la théorie ne devient une arme que si elle s'empare des masses. Formulation que je modifierais d'ailleurs pour dire "... que si les masses s'en emparent". Pour en faire ce qu'elles veulent ! Je ne crois pas que les intellectuels puissent revendiquer un magistère politique, et je me méfie des révolutions sous la conduite des intellectuels -- en vérité il n'y en a pas, et c'est tant mieux. C'est le peuple, ou comme dit Spinoza, la multitude, qui est le sujet de l'histoire, et qui se moque bien de recevoir ses directives des intellectuels. Que les intellectuels cependant prennent la parole et contribuent, à leur place propre, au grand travail que fait sur soi la communauté politique, ça me paraît la moindre des choses.

Anecdote personnelle à méditer.

Participant dernièrement, en tant qu’auditeur, à un colloque : « Penser est-il devenu obsolète ? », j’interrogeais, tour à tour, lors d’une pause une intervenante et un organisateur avec cette question : « Je participe comme aujourd’hui à des réunions ou des rencontres, il se trouve que l’auditoire est toujours composé des mêmes, convaincus par avance de ce qu’ils vont entendre. Ne pensez-vous pas qu’il conviendrait, pour être efficace, de tenter d’atteindre un autre public, plus exactement de s’adresser au peuple et de battre la campagne ? L’intervenante tourna les talons, l’organisateur me répondit qu’il n’en était nul besoin car, dit-il, citant auteur et étude, il était démontré qu’il suffisait d’une masse de 20% de la population composée d’intellectuels pour changer le cours politique. Ceci dit, je suis tout à fait d’accord avec la réponse de Lordon à Todd.

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 10:12

Emprunté au blog de Corinne Morel-Darleux

août 2012, éditions Bruno Leprince ISBN 978-2-36488-024-5 8 €

Cet abécédaire est une boîte à outils, pleine d’initiatives locales. C’est un ouvrage sûrement incomplet qui en appellera d’autres, mais déjà riche de radicalités concrètes, de réflexions pour l’action politique municipale de chaque jour. Ces matériaux ont été retenus par Gabriel Amard, secrétaire général de l’association La Gauche par l’exemple et Président de l’agglomération Les Lacs de l’Essonne, pour ce qui les démarquent des gestions municipales « molles », fainéantes et capitulardes face à l’idéologie dominante de la doxa capitaliste.

Le déploiement des services publics, la défense de la laïcité, l’urgence écologique, la résistance aux agences de notation, la bataille pour l’égalité des droits doivent trouver des traductions en actes dans l’action municipale. Terres de Gauche est un premier étendard qui « claque » pour donner le signal du rassemblement à tous les résistants. Citoyens, militants associatifs, élus d’opposition comme de majorité, si vous avez le cœur à gauche, ne vous résignez pas, ne capitulez jamais, la gauche conquérante est de retour.

Réalisé à partir des textes de : Mathieu Agostini, Gabriel Amard, Paul Ariès, Vincent Assante, Léa Batoux, Maryse Berger-Lavigne, Tony Bernard, Alain Berthault, Christine Binant, Philippe Bluteau, Jacky Bortoli, Damien Calvignac, Gilles Clément, Yannick Delord, Jean-Jacques Deluchey, Alain Divo, Sophie Duvauchelle, Sakina Faouzi, Bruno Fialho, Romain Jammes, Christophe Laluque, Anne-Marie Laurent, Yves Le Hen Corinne Morel-Darleux, Patrice Perdereau, Jean-Paul Pla, Emmanuel Poilane, Juliette Prados, Gilles Rémignard, Philippe Rio, Joseph Rossignol, Arnaud Thomas, Nathanaël Uhl.

* Editions Bruno Leprince : http://www.graffic.fr/

*Blog de Corinne moral-Darleux : http://www.lespetitspoissontrouges.org/index.php?pages/livres

  • Pour compléter l’article d’Exergue paru : politique culturelle à l’Echelle d’une municipalité, on trouvera dans le livre cité ci-dessus : C comme cinéma municipal, F comme Friche culturelle, L comme Lecture publique, U comme Université populaire, …. Autant de textes et d’outils qui aident qui mettre en œuvre la politique culturelle.
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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 09:03
  • Extrait de Dans les pas d’Hannah Arendt de Laure Adler :

« …elle publie…un article qui fera date sur la crise de la culture. Prophétisant une société, qu’on le veuille ou non, de masse, Society and Culture s’alarme du développement de la culture dans un tel environnement où règnent les lois économiques. A société de masse, culture de masse. Par essence, la culture est ce qui perdure. Au fil du temps, cette idée même de permanence attachée à l’œuvre culturelle se désintègre et la culture, d’atteinte de la perfection, d’approche de la beauté, se transforme pour devenir une valeur marchande comme une autre. …..Car la société de masse ne veut pas de la culture mais des loisirs……Hannah Arendt théorise ce qui ne fait que commencer : l’éradication pure et simple de la culture, réduite à un ghetto parce que jugée inutile dans le champ social de l’industrialisation des loisirs. Elle met l’accent sur la menace que le besoin de loisirs fait peser sur le monde culturel tout entier et dissèque…le processus par lequel la culture se trouve détruite pour engendrer le loisir. Le résultat n’est pas une désintégration mais une pourriture, écrit-elle, et les promoteurs de cette pseudo-culture sont une sorte particulières d’intellectuels dont la fonction exclusive est d’organiser, diffuser, et modifier les objets culturels en vue de persuader les masses (qu’) Hamlet peut être aussi divertissant que My Fair Lady et, pourquoi pas, tout aussi éducatif. Le mot même de culture indique que l’art et la politique sont liés. Les Romains l’avaient bien compris qui faisaient de la politique un art et une activité de l’esprit désintéressé. ….La culture est une affaire à prendre au sérieux pour le bien commun et l’ordre du monde. »

  • Extraits du Programmé partagé.

Des articles 42(Place des arts dans la société), 43 (Un statut décent pour les intermittents du spectacle), 44 (Pour l’exception culturelle des écoles d’art) on retiendra à cet instant l’énoncé pour l’art.42 :

  • des principes : « Notre choix de civilisation repose sur la capacité de la personne humaine penser, agir, s’émouvoir. La confrontation aux arts, aux sciences, à la réflexion permet de devenir un citoyen éclairé, exigeant et ouvert. La culture c’est aussi la compréhension des langages multiples et des symboliques liées aux créations. Elle est facteur d’épanouissement et d’émancipation permettant de créer un espace à la fois commun à tous et respectueux des choix de chacun ».
  • des constats /diagnostics sur la situation : « Dans tous les domaines culturels, la marchandisation des artistes et des objets culturels est en route. groupes multinationaux construisent de puissantes filiales de communication et d’édition avec un double enjeu de profit et de contrôle et de la diffusion des idées. Une logique de contrôle de la création et des spectacles est mise en œuvre, conduisant à la standardisation, à la normalisation de la culture. La mondialisation forcée du capitalisme conduit à l’asservissement des imaginaires et à l’arasement des cultures…. ».

Font suite des objectifs et des propositions.

  • Trop long pour reprendre ici le Programme du Front de Gauche L’humain d’abord et particulièrement le chapitre 9 (L’émancipation humaine en tête et son sous chapitre -S’épanouir par les arts, la culture...- qui reprend l’essentiel le Programme partagé tout en apportant des compléments.

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Réflexions

  • La construction d’une politique culturelle à l’échelle d’une municipalité ou d’une Communauté de communes ne peut faire l’impasse de la réflexion de Hannah Arendt à laquelle font écho les extraits cités du Programme partagé. A la culture de masse transformée en loisir, le Programme partagé répond : marchandisation. Et tout autant, dans un cas comme dans l’autre, les termes d’éducation et d’émancipation sont dits ou sous-jacents.
  • Aussi un projet de politique culturelle ne peut se réduire à mettre en contact avec des « œuvres » (livres, sculptures, films,..) ou à transporter les populations pour qu’elles puissent les voir ou les écouter. Il conviendra de procéder à un acte éducatif. Par exemple, il ne s’agira pas seulement de proposer la vision d’un film mais d’accompagner cette vision d’une réflexion, c'est-à-dire d’apprendre « à lire » un film. De la même façon, il s’agira d’apprendre à décoder les journaux, la télévision, les médias car « Nous mettons la culture au cœur du projet politique du Front de Gauche, parce qu’elle est la condition même de l’action politique et de la démocratie » est-il écrit dans l’Humain d’abord. Sachant que l’acte éducatif est apprentissage de la création, il faudra donner à créer en ayant toutefois à l’esprit que les 1ier œuvres créées n’ont qu’un bien maigre statut et sans équivalent avec celui d’œuvres abouties.
  • Egalement, on ne saurait passer sous silence la pseudo-réforme Peillon qui veut bien de la Culture en s’en débarrassant sur les communes et les Communautés de communes, et alerter ainsi sur le danger qu’il y a à voir la disparition de la « mise à disposition » de la Culture si un projet culturel n’est pas fortement pensé, charpenté et s’il n’a pas les moyens financiers d’aboutir.
  • Une dernière chose. La culture n’est pas un accessoire. Elle est au cœur, sinon le cœur de la politique….partant de l’économie, du commerce. En témoigne depuis la fin de la 2ième guerre mondiale (plan Marshall) l’acharnement que mettent les USA à nous assujettir en tenant à nous faire devenir des photocopies de Starky et Huch. La bataille culturelle est la clé de voûte de notre indépendance et de notre liberté. Raison pour laquelle le projet culturel devrait être réfléchi collectivement.

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 18:19

Les USA espionnent leurs partenaires européens, titrent à tour de rôle divers journaux. Illico, c’est le branle-bas. Berlin, Bruxelles, Paris montent aux créneaux. « Entre partenaires, on ne s’espionne pas » éructe-t-on, tandis que Christiane Taubira s’offusque de cet « acte d’hostilité ».

C’est le chœur des clowns. A moins que ce ne soit celui de ceux qui prennent les citoyens pour des neuneus.

Depuis que le monde est monde, les pays s’espionnent, quelles que soient les relations, partenariales ou pas, qu’ils entretiennent entre eux.

Pas un instant on imagine la naïveté des responsables européens. Surtout lorsque la garde avancée du libéralisme et des américains, telle le cheval de Troie, est aux commandes de l’Europe. Alors ! Pourquoi un tel étonnement ? Supputons. Est-ce pour nous préparer à gober sans broncher le GMT, l’air de dire : « Voyez ! On veille au grain. On ne se laisse pas marcher sur les pieds ». Une autre raison ? Je n’en sais rien. Tout ceci n’est pas clair.

Faire confiance ! Bien sûr. Au regard de partenaires, c’est toujours une confiance attentive qu’il convient d’avoir. Les alliances ont ceci de particulier que chacun y trouve son compte, sans pour autant que ce soit toujours le même compte.

Il en est ainsi en politique. Qu’un parti demande le soutien d’un autre, cet autre doit se demander l’intérêt que le demandeur poursuit ? Si c’est le sien ? Ce qu’il a à y gagner ? S’il n’y a pas là quelque manœuvre qui, finalement, le met à la remorque du partenaire ? Cet autre peut même s’interroger ainsi : qu’aurait fait en la circonstance celui qui appelle au soutien ? Aurait-il répondu favorablement ? Aurait-il trouvé une échappatoire pour se soustraire à cette sollicitation ?

Car le partenariat, n’exclue pas la concurrence. Et ce n’est faire injure à un quelconque partenaire que de le constater.

La confiance se distingue donc de la crédulité.

« …gardez-moi de mes amis ! Quand à mes ennemis je m’en charge ! »

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 06:46

Ce ne sont pas les « affaires » qui manquent. Vous avez 57mn ? Regardez et écoutez la vidéo du lien.

Ça commence comme ça : « Le 12 juin 2013, Pierre Condamin-Gerbier, ancien de la banque suisse de Cahuzac, Reyl et Cnie, et ancien responsable de l’UMP en Suisse, à été auditionné par le Sénat. Ses déclarations sont stupéfiantes…… ».

http://www.les-crises.fr/pierre-condamin-gerbier/

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 13:55

Et de 6.

6 législatives partielles gagnées sans gloire par l’UMP, perdues de haute volée par le Parti solférinien depuis l’élection de François Hollande. Pas de quoi pavoiser, et pour l’un et pour l’autre.

A Villeneuve sur Lot, auparavant à Beauvais dans l’Oise, l’UMP est talonnée par le FN, le parti gouvernemental pointe aux abonnés absents. C’est donc davantage la politique libérale austéritaire du gouvernement Hollande que l’affaire Cahuzac qui est responsable de la montée en puissance du FN.

Les sondages font ressortir que le FN progresse pour l’essentiel du fait d’électeurs transfuge de l’UMP. Les électeurs de gauche préférant majoritairement s’abstenir que de voter comme ils le faisaient naguère pour un candidat du Parti dévoyé à droite dans lequel ils ont peine à reconnaître « la » gauche. On les comprend.

Les partis de l’alternance jusqu’ici au pouvoir ne font plus vraiment recette. L’électorat de droite se projette sur l’extrême droite. Celui de gauche se retire au du jeu de dupes malgré la présence d’un candidat du Front de gauche ; pourquoi ? C’est à cette question qu’il faut répondre.

C’est que le Parti solférinien, malgré son virage à droite, conserve dans l’électorat une certaine faveur liée à son histoire. Difficile de quitter la maison que l’on a longtemps habitée. On veut croire encore au parti, même si on n’y croit plus tout à fait, et même plus du tout.

Pourtant, ici et là, la mutation se fait. C’est un électeur qui dit : « Moi, le PS, c’est terminé ». C’est un militant qui rend sa carte, qui va se mettre au vert le temps de digérer l’aigre de sa déconvenue. C’est un élu qui frappe à la porte du PG. Sont là des camarades qui, comme lui, avant lui, ont franchi le cap. D’autres, qui ne furent jamais engagés, qui ont décidé de rentrer en résistance. Et chacun sait que du pas qu’il fait, de la troupe qui s’épaissit, une trouée se fait au ciel. C’est ainsi qu’on agit avant lui ses aînés, c’est ainsi qu’il doit faire.

Long et rude est le chemin. Qu’importe ! Il faut laisser le temps au temps, disait Mitterrand. On le voudrait plus bref. Et certainement sera-t-il raccourci si la troupe s’étoffe d’autres militants, d’autres électeurs qui franchissent à leur tour le cap. Le changement ? Chacun doit le porter. Le changement ? Il est dans l’engagement de chacun. Le changement ? Il n’est plus à attendre dans le discours d’un menteur. Il est dans la nouaison des volontés qui décident de se prendre en charge.

Et si le Front de gauche ne fait pas à l’instant jeu égal avec le FN, c’est qu’il est plus difficile de faire entendre raison et humanité que de cultiver la haine de l’autre. Qu’il est plus ardu de proposer un programme cohérent construit avec la participation de tous que de faire appel aux bas instincts toujours prêts à surgir. Que l’éducation politique s’est perdue sous l’influence de l’individualisme. Qu’on a préféré depuis longtemps la facilité du slogan à l’argument politique. Enfin beaucoup de choses qui font que l’on en est là, avec 2 partis, le PS et l’UMP, qui ne valent pas mieux l’un que l’autre, un FN pas reluisant.

Mais revenons au législatives partielles pour distribuer le : à qui la faute ? A qui doit-on la progression du FN ? A qui ?

Aux politiques austéritaires de bonnet blanc et blanc bonnet. A leur gémellité. A l’incompétence des partis de l’alternance qui fait que l’on ne distingue pas la politique de l’un de celle de l’autre. Au fait que l’un aime flirter avec le FN avec qui il se reconnait quelques affinités, tandis que l’autre manifeste une certaine insouciance ; puis les 2 se réveillant lorsqu’il est trop tard.

Comme dans d’autres départements, dans l’Aude le FN est à la porte -surtout dans les villages. Porte ouverte par les partis de l’alternance au pouvoir, Parti solférinien et UMP. On cultive l’insécurité (la peur de l’autre en attendant la haine de l’autre) comme au temps de Poniatowski. Pour cela on s’offre des citoyens vigilants, ce faisant on marche dans les traces du FN qui ne demande pas mieux que de voir sa péroraison confortée. A quand légitime défense ?

Enfin, pour terminer.

On peut toujours déplorer ceci et cela. Trouver que … Mais il n’est qu’une chose à faire, vraiment : se retrousser les manches et se battre, cela vaut mieux que de commenter la dernière bataille qui aurait dû être conduite autrement. Ceux qui croient qu’il suffit de tenir argument raisonnable pour emporter le morceau, ils commettent une erreur ; si la raison est nécessaire, elle est loin d’être suffisante. Il n’y a qu’une chose qui paye, le travail tenace.

Lire aussi : http://www.legrandsoir.info/le-ps-prend-sa-rouste-a-villeneuve-sur-k-o.html

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