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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 19:51

J’ai eu un jour, entre les mains, la lettre écrite par le préfet au maire du village dans laquelle il était indiqué qu’un arc de triomphe en buis devait être dressé sur la route et la population appelée à venir acclamer Napoléon III. En marge, une annotation, quelques mots : un certain Just Delmas devait être retiré de la circulation, mis à l’ombre pour la journée, le temps du passage de l’empereur.

Procédure administrative déjà, comme ‘la loi qui veut faire retranscrire les principales dispositions de l’état d’urgence dans le droit commun’. Progressisme certainement !

J’imagine un futur proche où les élèves seront conduits à se ranger derrière des barrières un drapeau à la main, comme je fus ‘invité’ à le faire lorsque j’étais lycéen au passage de de Gaulle. Ce jour là, ils auront tous un mot d’excuse du président Macron pour sécher les cours. Progressisme certainement !

On n’en a pas fini de progresser. Mais vers où ? Vers quoi sommes-nous en marche ?

Plus sérieusement, l’article ci-dessous.

Exergue

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Source : https://marwen-belkaid.com/2017/06/09/emmanuel-macron-le-progressisme-et-le-vernis-ecaille/

*

Il n’y a qu’un seul problème vraiment sérieux avec le vernis : passé un certain temps, il finit par s’écailler et donc par mettre à nu ce qu’il recouvrait en même temps qu’il montre le vrai visage de ce qu’il cachait. Il ne me paraît pas exagéré de dire que, seulement 26 jours après sa prise de fonction, le vernis progressiste de Monsieur Macron a singulièrement disparu. Rarement un tel vernis se sera écaillé aussi vite. Il faut dire que cet écaillement et ce qu’il révèle sont proportionnels aux attentes qu’a suscitées le monarque républicain. Dès le lancement d’En Marche, en effet, le nouveau Président de la République a répété à longueur de temps qu’il était dans le camp des progressistes et qu’il luttait contre les conservateurs.

Je ne reviendrai pas dans ce billet sur la potentielle dangerosité que comporte un tel clivage en cela qu’il substitue au clivage politique un clivage moral mais il me semble nécessaire de revenir sur le positionnement que disait représentait notre jeune monarque. En s’affirmant comme progressiste, Emmanuel Macron se présentait finalement comme un libéral absolu – ce que Le Monde Diplomatique titra comme « l’extrême-centre ». Par libéral absolu il faut comprendre que Macron disait être libéral à la fois sur les plans économique et politique. En cela, son positionnement était réellement singulier puisqu’il se détachait de Valls ou Fillon qui eux sont libéraux économiquement mais illibéraux (voire franchement conservateurs) politiquement ainsi que de Mélenchon ou Hamon qui, au contraire, sont libéraux politiquement mais hostiles au libéralisme économique. Après avoir enfumé son monde, voilà que Macron a révélé son vrai visage sous le vernis écaillé : il n’est libéral qu’économiquement.

 

Propos abjects, politique inhumaine et fait du prince, la Sainte Trinité du monarque Macron

 

Dans un excellent thread, l’ami Benjamin a bien résumé les différents exploits de notre cher Président depuis sa prise de fonction. Il me paraît fondamental de revenir sur trois des éléments qui ont concouru à écailler ce si beau vernis déposé par la doxa médiatique dominante tout au fil de la campagne. Le moins que l’on puisse dire c’est que le nouveau Président n’a pas attendu longtemps pour faire montre de son illibéralisme politique puisque dès le début de son mandat on apprenait que l’Elysée souhaitait désigner nommément les journalistes qui pourraient suivre Emmanuel Macron lors de ses déplacements. Il va sans dire qu’une telle position – couplée aux insultes proférées par l’équipe du monarque à l’encontre de certaines équipes de télévision – va frontalement à l’encontre de la liberté de la presse.

Plus grave encore, à mes yeux, sont les relents racistes de la politique menée par le gouvernement à l’égard des migrants. Le gouvernement fraichement nommé a expliqué, par la voix de son ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, que l’Etat reconduirait à la frontière des migrants avant même qu’ils aient pu déposer une demande d’asile dans notre pays. Cette décision est une atteinte manifeste aux droits humains les plus élémentaires et il va sans dire que c’est purement et simplement une honte que notre pays agisse de la sorte. Et que dire du scandaleux lieu de détention illégal à la frontière italienne ? Emmanuel Macron n’est, lui non plus, pas en reste comme en témoigne ce qui a été désigné comme une « blague maladroite » mais qui n’est en réalité qu’un propos absolument abject. Je veux bien entendu parler de sa phrase sur les kwassa kwassa et sur les Comoriens qui, si elle avait été prononcée par Mélenchon, Fillon ou Le Pen, aurait à juste titre provoqué un tollé gigantesque. Il faut croire que la mansuétude des médias à l’égard du nouveau Président n’a pas de limite.

 

Heureusement, la France a « fait barrage »

 

Durant l’entre-deux tours de l’élection présidentielle, médias et classe politicienne dans son ensemble ou presque ont expliqué à tort et à travers qu’il fallait faire barrage au Front National et donc voter pour Emmanuel Macron. Il le fallait, nous disait-on, en partie pour le caractère raciste du programme frontiste mais il le fallait surtout pour ne pas que notre pays sombre dans l’autoritarisme voire la dictature. C’est en effet l’antienne qui a été le mieux partagée durant les deux semaines qui ont séparé le premier tour du deuxième, celle qui nous a expliqué qu’au vu de nos institutions il ne fallait absolument pas qu’elles tombent aux mains de Madame Le Pen – personne n’a pourtant daigné s’interroger sur les institutions elles-mêmes. La France, au soir du 7 mai dernier, a donc « fait barrage » au FN aux dires de tous les prêcheurs de la bonne conscience et antifascistes d’opérettes.

Nous l’avons vu en première partie, le Président veut choisir quels journalistes le suivront. Mais après tout ça n’est pas bien grave puisque la France a « fait barrage ». Notre pays reconduit à la frontière des personnes sans leur laisser la possibilité de déposer une demande d’asile, notre Président tient des propos racistes ? Ce n’est pas grave la France a « fait barrage ». La France a tellement « fait barrage » au fascisme que le gouvernement envisage de faire passer une loi – je pèse mes mots – qui est fondamentalement fasciste en cela qu’elle va permettre la prise de pouvoir de l’exécutif sur la justice et qu’elle va mettre en place un pouvoir arbitraire. Il s’agit bien évidemment de la loi qui veut faire retranscrire les principales dispositions de l’état d’urgence dans le droit commun. D’une certaine manière cela serait la sortie de l’hypocrisie et la reconnaissance que l’état d’urgence est devenu permanent. Assignations à résidences, port d’un bracelet électronique, interdictions administratives de déplacement ; toutes ces décisions pourraient être prises par le préfet sans passer par la justice. Cette loi, le FN ne l’aurait pas renié. Il faut, je crois, faire comme Orwell et nommer les choses par leur nom – le grand journaliste et écrivain ne disait-il pas que dire la vérité en des temps de mensonges généralisés était déjà révolutionnaire ? – c’est-à-dire qu’il faut affirmer haut et fort que notre pays n’est déjà plus un Etat de droit (il s’est retiré de la convention européenne des droits de l’Homme depuis la proclamation de l’état d’exception). Voilà où nous mène le soi-disant progressisme de Monsieur Macron, vers un autoritarisme certain.

 

Nous le voyons donc, la situation est grave, c’est un euphémisme. Pourtant, il n’est pas dans mes habitudes de jouer les Cassandre ou de prendre des airs catastrophistes. Si nous ne faisons rien, sans doute nous réveillerons-nous un matin privés de toutes nos libertés fondamentales. D’ailleurs, toutes les mesures portées par la loi ont été testées, si l’on peut dire, sur les supporters de foot. Durant des années nous avons appelé vainement à l’action pour montrer à quel point les libertés fondamentales étaient en danger. Dans une indifférence presque générale voire dans un mépris qui frisait le mépris de classe beaucoup nous ont laissé être attaqués de manière abjecte sans broncher. Aujourd’hui nous voilà tous dans le même bateau liberticide et il nous faudra rapidement nous unir afin de faire reculer le recul de nos libertés déjà bien entamé. Aujourd’hui plus que jamais le slogan « liberté pour les ultras » retentit avec force et vigueur puisque bientôt la France entière pourra peut-être dire « nous sommes tous ultras » tant les libertés fondamentales auront été rognées. Finalement, les médias nous vendaient l’élection d’un Kennedy à la française et nous nous retrouvons avec un Valls à peine amélioré, un poil moins colérique et un peu plus souriant. C’est moche, c’est très moche. Mais, heureusement, la France a « fait barrage ». Réveillons-nous, il est plus que temps.

 

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 11:01

Certes, les rouages ont fonctionné, mais pour quel résultat ?

Avec 51,5% d’abstentions auxquels s’ajoutent un nombre indéterminé cependant conséquent de blancs et nuls, la victoire de LREM, qui représente 32 de 48,5% des inscrits, s’inscrit en trompe l’œil.

Aux termes de la constitution de la 5ème République le gouvernement de la France est néanmoins réputé légitime.

Les élections passées, où chacun des politiques a constaté, dans un bel unanimisme onaniste à l’orgasme par nature éphémère, ce qu’un citoyen a appelé ‘une France parlementaire sans peuple’, tout fonctionne comme s’il n’était rien advenu.

Les citoyens n’ont pas déserté l’espace politique, ils s’inscrivent, pour ceux qui sont englués dans le there is no alternative, dans le seul espace qu’ils pensent devoir leur rester : celui de l’abstention. Et le gouvernement Macron est loin d’avoir reçu un blanc-seing, les français, dans leur immense majorité, refusant son offre politique.

Ainsi roule, sur une poudrière, la galère gouvernementale. Dans le cadre de ce que certains désignent sous l’appellation démocrature (contraction de démocratie et dictature), c'est-à-dire le respect des rouages démocratiques qui donnent à un gouvernement minoritaire la possibilité d’œuvrer en toute légalité mais en complète dissidence et illégitimité avec la majorité du peuple.

La France roule sur une poudrière. Mélange détonnant, à la fracture sociale et économique qui va toujours en s’agrandissant, s’ajoute désormais, plus gravement que jamais, la fracture politique. Le césarisme dont fait preuve Macron, sa volonté jupitérienne comme il aime le dire, sa raideur, n’est pas fait pour calmer le jeu, bien au contraire.

A cet instant de moralisation de la vie politique dont l’objectif est de redonner confiance aux citoyens en la vie politique on doit s’étonner que le sujet de la désaffection assumée des citoyens vis-à-vis des élections n’ait pas fait l’objet d’un volet différent et supplémentaire. Volet qui aurait conduit, en mettant fin aux sempiternelles promesses, à prendre les mesures adéquates - dont la proportionnelle, en attendant la 6ème république - pour réinsuffler de la démocratie dans nos institutions.  

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 20:58

La formule de coup d’état revient, ces jours derniers, dans le titre de divers articles (Badiou, Evariste dans Respublica).

F. Mitterrand, auteur du pamphlet Le Coup d'Etat permanent, aurait dit avant de quitter le pouvoir : "Ces institutions étaient dangereuses avant moi, elles le resteront après». Que ne les a-t-il changées ! Le non au TCE n’aurait pas eu à subir ce qu’on a appelé une forfaiture qui relève du coup d’état, et nous ne serions pas, aujourd’hui, à nous payer un Président de la République (élu par 14% des citoyens) qui va tenter de faire passer en force la réforme du travail avec des ordonnances, ce qui relève du passage en force, c'est-à-dire du coup d’état. C’est comprendre que la 5ème République porte en elle ce qui rend le coup d’état légal.  Il va falloir en sortir !

Exergue

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J-L Mélenchon : ‘Nos députés lutteront pour protéger le code du travail’ -https://www.youtube.com/watch?v=K_FiuqOstBg

 

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 11:39

Et maintenant ? Les élections présidentielles et législatives derrière nous, la question se pose : et maintenant ?

Certes, le mouvement social va prendre par nécessité - démantèlement du code de travail oblige - la relève. Cependant il ne faudrait pas laisser la séquence politique se dégonfler comme un soufflet. Le capital engrangé par la France insoumise doit se fortifier, prospérer. Il n’est pas d’implantation politique nationale qui dure sans implantation politique au niveau local. C’est dire qu’il convient désormais de se préoccuper d’investir les municipalités avec des élus. Cela ne va pas sans réfléchir à la manière de conduire une éducation populaire et de susciter des ‘vocations’. Cela ne va pas non plus sans concevoir une nouvelle manière d’aborder la gestion communale (participation des populations) et une connaissance approfondie de la situation économique et sociale du lieu.

Exergue

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Source : http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/le-coup-detat-macroniste-adoube-par-la-sequence-des-elections-presidentielle-et-legislatives/7400432

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Il faut lire cette chronique d’Évariste dans la continuité de celles qui ont suivi les deux tours de la présidentielle et le premier tour des législatives1.

L’abstention massive a une signification politique

Nul ne peut nier qu’un taux d’abstention qui est globalement de 57 %, qui dépasse les deux tiers dans de nombreux quartiers populaires et
frôle les 70 % chez les moins de 35 ans a une signification politique forte, qui questionne le lien social et politique entre les couches populaires ouvrières et employées et la représentation nationale mais aussi les partis. Surtout si on pense que ces couches sociales représentent 53 % des Français.
On pourrait ajouter à l’abstention massive, le nombre de 10% des blancs et nuls qui font que les votes exprimés vers des candidats sont de plus en plus minoritaires.

Cela seul devrait faire réfléchir ceux qui pensent que l’on peut aujourd’hui se passer de l’éducation populaire refondée. Car un lien brisé ne se reconstitue pas avec des formes traditionnelles militantes. Ce point sera pour nous un axe de travail pour le Réseau Education Populaire (Rep) qui devra se restructurer pour faire bien plus que les 400 initiatives annuelles actuelles ! Mais avec vous !

Le coup d’État « macroniste »

Le patronat et ses alliés ont anticipé l’écroulement du Parti socialiste (hollandais et frondeurs) et le déport de Fillon vers l’extrême droite catholique. Très vite, ils ont vu que pour battre leurs deux poulains, Juppé et Sarkozy, Fillon a passé un accord avec Sens commun, le parti d’extrême droite issu de la Manif pour tous. Ils ont alors organisé la mise en orbite d’un autre poulain : Macron. Car l’oligarchie jouera toutes ses cartes néolibérales avant de parrainer une alliance avec l’extrême droite. À cette fin, tous les groupes médiatiques dirigés par le patronat du CAC 40 ont « dégagé » des journalistes qui n’étaient pas dans la nouvelle ligne : des dizaines de journalistes écartés des postes importants. Beaucoup de députés, alliés du patronat, socialistes ou LR, ont rejoint le nouveau « roi ». Ce qui restera de LR aura le choix entre rejoindre le camp du FN comme Dupont-Aignan l’a déjà fait et rejoindre le camp du nouveau « roi ». Ce qui reste du PS aura le choix entre rejoindre le camp du nouveau « roi » et affirmer une franche opposition de gauche à ce coup d’État « macroniste » avalisé par un plébiscite sans précédent. Le vote sur la confiance au gouvernement et la loi d’habilitation des ordonnances donnera alors les tendances pour la séquence nouvelle qui s’ouvre.

Le FN reste en embuscade

Le débat au sein du Front national devra revenir sur l’accentuation de plusieurs contradictions internes. Entre une minorité de l’extrême droite catholique existante dans le FN qui aimerait faire la jonction avec la majorité de l’extrême droite catholique encore à l’extérieur du FN, notamment par une alliance avec Sens commun, et l’actuelle direction qui voit les inconvénients de cette stratégie, notamment vis-à-vis des jeunes. Dilemme entre ceux qui veulent intégrer la droite de la droite et ceux qui veulent rester sur une position souverainiste vis-à-vis de l’Union européenne.

Mais pour nous, ce parti, qui a fortement progressé à la dernière présidentielle et qui a accru le nombre de ses parlementaires, reste un danger majeur, dans la mesure où si Macron subit le même désaveu qu’Hollande, il pourrait être la roue de secours du patronat du CAC 40 comme dans les années 30.

La gauche divisée condamnée à la restructuration-recomposition

Dans l’opposition de gauche au coup d’État « macroniste », c’est l’extrême division qui est le réel.

Combien dans les députés PS se positionneront dans une franche opposition au « roi » Macron ? Nous avons entendu des propos très contradictoires dimanche soir après les résultats de l’élection.

Le fait que la France insoumise puisse faire un groupe à l’Assemblée est plutôt une bonne nouvelle. Ce sera un point d’appui pour les luttes sociales et politiques à venir. Nous verrons donc quels sont les députés PC, PS ou divers gauche qui rejoindront ce groupe.

À noter cependant que si l’on ajoute les nouveaux députés FI et les députés communistes, ils sont bien plus nombreux que lors de la dernière législature.

Faire tomber les haines entre militants de la gauche d’opposition au coup d’État « macroniste » serait un point positif.

Que faire dans la nouvelle séquence ?

Si nous reprenons notre slogan, il convient de se sortir des impasses de la gauche de la gauche, de la gauche radicale, etc., pour construire une vraie gauche de gauche.

  • Tout d’abord, retrouver le lien avec les couches populaires, ce qui demande un travail de terrain sur des bases sociales, laïques, anti-racistes et républicaines. À ce titre, il faut noter, par exemple, que Mathilde Panot, nouvelle députée « France insoumise » de la circonscription d’Ivry, a fait une campagne claire sur ces sujets, au contraire du candidat PC, qui a développé une campagne communautariste avérée.
  • Soutenir les luttes sociales et le mouvement syndical revendicatif qui seront, dans la nouvelle séquence, au premier rang de la lutte contre l’intensification de la politique de destruction des conquis sociaux par ordonnances durant l’été. Après les 49-3 de Hollande, voici les ordonnances de Macron.
  • Abandonner les postures para-keynésiennes en économie car les solutions à la crise ne sont pas des problèmes techniques que l’on peut résoudre seulement par un volontarisme accru. Il n’y aura plus de grands conquis sociaux, comme auparavant, sans un changement de paradigme avec un nouveau modèle politique alternatif à mettre en débat et en processus. Un modèle politique, c’est autre chose qu’un programme. Cette stratégie de l’évolution révolutionnaire (Marx 1850, Jaurès, etc.) vers un modèle politique alternatif se doit d’engager à terme un changement des rapports de production, un changement des rapports de propriété, etc.
  • Développer une formation militante cohérente et globale, sur les sujets intéressant les couches populaires ouvrières et employées et les couches moyennes intermédiaires, à savoir la protection sociale2, les services publics3, l’Union européenne, la politique sociale et économique, l’écologie, le féminisme, l’anti-racisme radical, la laïcité comme moyen de la souveraineté populaire, les politiques d’immigration et de la nationalité (car cela va ensemble), la géopolitique mondiale, les traités internationaux, etc.
  • S’engager prioritairement dans l’éducation populaire refondée pour mener la bataille pour une nouvelle hégémonie culturelle. Cela passe par de l’instruction, de la co-éducation et des nouvelles pratiques créant du lien social et politique. L’objectif d’un rassemblement des structures pratiquant l’éducation populaire refondée4 devrait devenir un objectif pour l’année 2017-2018.

En attendant, multipliez les débats mais pas dans l’entre-soi mortifère ni en n’invitant que ceux qui sont d’accord entre eux !

Hasta la victoria siempre !

 

  1. http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/les-enseignements-du-premier-tour-de-lelection-presidentielle-2017/7400228
    http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/retour-sur-le-triomphe-de-macron-le-7-mai-2017/7400277
    et http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/11-juin-2017-enseignements-du-1er-tour-des-legislatives/7400393 []
  2. Par exemple, le partenariat du Réseau Education Populaire (Rep) avec l’équipe du film « La Sociale » de Gilles Perret a largement contribué au succès de ce documentaire (150.000 personnes, 500 débats). Pourquoi pas aujourd’hui répondre positivement à la demande de l’équipe du film de monter des comités « La Sociale » pour alimenter demain de nouvelles initiatives pour promouvoir une nouvelle Sécurité sociale refondée ? []
  3. La Convergence nationale Services publics en lien avec des syndicats CGT, FSU, Sud-Solidaires mènent aujourd’hui des luttes pour les services publics. []
  4. Et non pratiquant uniquement de la vente d’activités sans réflexion et sens de l’action comme cela se fait dans des organisations naguère d’éducation populaire. Rappelons notre définition de l’éducation populaire : « L’éducation populaire est une activité culturelle visant la transformation sociale et politique aux fins que chaque salarié, chaque citoyen soit acteur et auteur de sa propre vie ». A noter que si ladite transformation sociale et politique doit résulter de l’action politique, les militants des partis qui y œuvrent devraient plus réfléchir au rapport de l’éducation populaire avec l’action partisane… []

 

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 19:51

Ne croyez surtout pas que J - L Mélenchon est le leader d’un mouvement politique. Non ! C’est un chef de clan. Que fait-il avec les siens ? Il débarque à l’Assemblée.

Vaut mieux en sourire.

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http://www.francetvinfo.fr/politique/la-france-insoumise/la-france-insoumise-debarque-a-l-assemblee_2245883.html

 

 

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 17:41

 ‘Tout s’est fait autour d’un nom propre, pas autour d’un programme’. Badiou

‘Ce n’est pas le parti qui désigne le président, c’est le président  qui désigne le parti’. Badiou

C’est, en deux phrases, signifier l’état pitoyable dans lequel se trouve la conscience citoyenne, si on n’observait pas qu’entre ceux qui se sont abstenus et ceux qui ont voté blanc ou nul cela fait 60% des électeurs et que, dans les 40% restants, nombreux sont ceux qui se sont portés sur d’autres candidats que ceux de LFEM.

Exergue

 *

 

 

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 11:17

On parle de renouvellement. Il est vrai que le personnel politique de l’hémicycle n’est plus à l’identique. Ce ne sont plus les mêmes qui vont siéger, ou presque. Pour le reste…. le renouvellement demeure à démontrer. Le nouvel emballage ne fait pas le contenu nouveau, tout au plus le nouveau bocal contient-il de nouveaux cornichons.

Ce renouveau, tant commenté, laisse dubitatif.

Des individus, après s’être plié au jeu du casting pour devenir parlementaires, qui s’engagent à voter 6 grands textes, sans broncher, proposés par le ‘chef’ - pas encore caudillo ou duce - font preuve, d’entrée de jeu, de grande servitude.  Fidèles à la tradition de la 5ème république, il convient de les accueillir ainsi qu’ils le méritent : « Salut les godillots ! ».

Redevables à César, ils obéiront à César. Lui rendront compte. Ils ne s’en cachent pas, tel est le contrat.

Fort heureusement, il n’existe pas à ce jour de procédure de licenciement pour les parlementaires s’il leur prenait la velléité de se regimber contre le patron de l’entreprise France qui les a faits, pas plus il est vrai qu’il n’existe de procédure révocatoire des élus d’initiative populaire. Cela peut venir. Dans un cas comme dans l’autre.

En contrepoint F. Ruffin. Un mélange de Pépé Mujica, de Gavroche,…, un p’tit gars libre dans ses idées, sa parole, qui n’imagine pas la France sans français, qui s’adresse aux gens, qui parle frais. Si c’était ça le renouvellement ?

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- http://www.francetvinfo.fr/elections/legislatives/video-je-me-paierai-au-smic-declare-francois-ruffin-elu-depute-de-la-france-insoumise-dans-la-somme_2243751.html

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 07:33

Un taux d’abstention record aux élections présidentielles et législatives (+ de 56%)  auxquelles il convient d’ajouter les bulletins blancs et nuls (dont nul ne fait état) conduisent à diagnostiquer la mort de la démocratie en France.

Nos représentants ne sont plus représentatifs de la majorité des citoyens, que ce soit au niveau exécutif que législatif.

Certes les procédures démocratiques ont été respectées, mais que valent-elles lorsqu’elles autorisent une minorité à gouverner et légiférer pour le grand nombre qui se refuse à elle.

‘Le peuple a un vote mais n’a pas de voix’.

Le temps est venu de changer de système politique, de faire notre pérestroïka institutionnelle et d’aborder la 6ème république.

Ajoutons à la situation politique qu’offre le pays au soir de ces élections législatives que les instituts de sondage font apparaître que plus de 60% des citoyens ne veulent pas qu’on touche au code du travail, de l’augmentation de la CSG et qu’il soit gouverné par ordonnances. C’est dire que l’état du pays est comparable à une cocotte-minute prête à exploser. Dans ce cadre, les déclarations persistantes du 1er ministre, indiquant que les objectifs d’EM seront poursuivis sans faiblir selon la procédure des ordonnances, sont très inquiétantes. La sagesse voudrait de ne pas tenter le diable en allumant la mèche qui mettrait le feu à la plaine car tous les ingrédients sont là pour qu’elle s’embrase.

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Intervention de JL Mélenchon au soir des législatives :

http://melenchon.fr/2017/06/18/france-insoumise-aura-groupe-a-lassemblee-nationale/

 

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 06:25

La violence, encore et toujours. Violence d’Etat. L’inhumanité comme politique. Ainsi, s’ouvre l’ère Macron.

Exergue

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Source : http://www.bondyblog.fr/201706161028/m-le-president-faites-cesser-ces-violences-envers-les-migrants/#.WUX1kMZpzIV

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[LETTRE OUVERTE] Points d’eau supprimés, distributions alimentaires entravées par les forces de l’ordre, violences physiques : les témoignages, rapports et reportages font état ces derniers jours d’actes de maltraitance inhumains insupportables envers les 600 exilés à Calais. Dans cette lettre adressée au président de la République, Emmanuel Macron, plusieurs personnalités demandent à ce que ces violences cessent.

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M. le président de la République,

Depuis plusieurs années maintenant, des milliers de migrants transitent chez nous, à Calais, en espérant atteindre la Grande-Bretagne. Ils aspirent à une vie meilleure. Ils ont fui leur pays, leurs proches, leurs familles, ont parcouru des milliers de kilomètres, ont échappé au pire : la faim, la soif, la répression, l’esclavage, la mort. Ils espèrent et attendent sur notre territoire dans des conditions qui ne nous honorent pas. Ces conditions nous font honte. C’est pourquoi M. le Président, nous, associations, ONG, chercheurs, journalistes, écrivains, avocats, artistes, comédiens, réalisateurs, élus, policiers, enseignants, décidons de vous interpeller.

Depuis le démantèlement du camp de Calais fin octobre 2016, les associations et organisations non gouvernementales dénombrent 600 migrants sur place. Celles-ci se battent pour leur assurer ce qu’il y a de plus élémentaire : de l’eau et de la nourriture. Mais voilà deux semaines que les autorités rendent cette tâche difficile. Qu’une “sorte de traque” est organisée pour reprendre les propos du Défenseur des droits dont les collaborateurs se sont rendus sur place. Nous avons lu que des officiers de police interdisent à des migrants de se rendre à une distribution de vivres. Nous avons aussi pris connaissance de ces témoignages de bénévoles, rapportés par plusieurs journalistes, qui racontent comment les CRS les ont empêchés de donner à boire à des exilés dont des enfants. Nous avons appris que tous les points d’eau ont été supprimés, que les exilés dorment à même le sol. Nous avons aussi lu ces récits de migrants qui racontent qu’on les frappe, qu’on les gaze. Qui donne ces ordres ? Est-ce donc cela, selon vous, une police qui protège et qui sert ? Les forces de l’ordre ne méritent-elles pas mieux que d’assoiffer des femmes, des hommes, des enfants déjà exténués par leurs conditions de survie ? Est-ce faire honneur aux policiers que de les assigner à des tâches si inhumaines?

Vous le savez, ces faits sont constitutifs d’une “atteinte aux droits fondamentaux d’une exceptionnelle et inédite gravité”. La justice a été saisie, et nous avons bon espoir qu’au moins, les pressions sur les associations cessent afin qu’elles puissent faire leur travail correctement, afin qu’elles puissent assurer le minimum. Mais vous avez le pouvoir d’agir afin que ces pressions cessent dans l’heure. Et vous avez un pouvoir plus grand encore, celui de mettre en place une politique migratoire digne comme le demandent plus de 200 organisations.

Il y aurait, lit-on, une volonté des pouvoirs publics de ne plus voir de migrants à Calais. Mais il y a une volonté plus grande encore : celle qu’ont ces migrants de vouloir construire une vie meilleure pour eux et leurs familles. Aucun gouvernement ne parviendra jamais, et par quelque mesure que ce soit, à empêcher un individu que la mort, la faim ou la répression poursuit d’aller vers là où la vie est plus douce.

Alors nous vous proposons de faire vôtre une autre volonté : celle de ne plus voir, sur notre territoire, d’individus, quels qu’ils soient et d’où qu’ils viennent, victimes de violences et de traitements inhumains et dégradants exercés par l’État. Cela commence par mettre fin à ce qui se passe à Calais. C’est une question d’humanité. Nous ne vous demandons pourtant pas d’être généreux ; il n’est pas question de sacrifier la raison au cœur ; il s’agit seulement, au lieu de mener une politique inutile, et inutilement violente, de respecter les droits humains.

Pour signer la pétition : https://www.change.org/p/emmanuel-macron-m-le-pr%C3%A9sident-faites-cesser-ces-violences-envers-les-migrants

Signataires :

La rédaction du Bondy BlogYannick Jadot, député européen – Omar Sy, acteur – Association Auberge des migrantsAssa Traoré, comité Adama – Hélène Sy, présidente de l’association Cékedubonheur – Camille Louis, philosophe, dramaturge – Jean-Luc Mélenchon, député européen – Sud Intérieur-Union syndicale solidaires, syndicat de police – Marie-Françoise Colombani, journaliste – Florence Thune, directrice générale de Sidaction – La Caution, artistes – Malik Salemkour, président de la LDH – Laurence De Cock, historienne – Raphaël Kempf, avocat – Françoise Sivignon, présidente de Médecins du Monde France – Mathilde Larrère, historienne – Coordination nationale “Pas sans nous”Syndicat de la magistratureAlain Gresh, journaliste – Marwan Mohammed, sociologue au CNRS – Aïssata Seck, maire-adjointe de Bondy – Nordine Nabili, journaliste, enseignant – Eric Fassin, sociologue – Christine and the Queens, artiste – Geoffroy de Lagasnerie, philosophe, sociologue – Laurent Cantet, réalisateur – Océanerosemarie, comédienne – Nadia Lamarkbi, formatrice, coach professionnelle – Christophe Ruggia, réalisateur – Véronique Decker, directrice d’école – Nadia Leila Aissaoui, sociologue, féministe – Céline Sciamma, réalisatrice, scénariste, co-présidente de la Société des Réalisateurs de Films – Etienne Tassin, philosophe – Marwan Muhammad, directeur du Ccif – Marie-Laure Basilien, professeur des Universités en droit public, membre de l’Institut universitaire de France – Ziad Majed, politiste, professeur universitaire – Edouard Louis, écrivain – Médine, artiste – Didier Eribon, philosophe – Alice Diop, réalisatrice – Magyd Cherfi, chanteur, écrivain – Laurent Chalumeau, auteur de polars – Mohamed Hamidi, réalisateur – Robin Campillo, réalisateur – Yasmine Bouagga, sociologue – Alain Mikowski, avocat – Rokhaya Diallo, journaliste – Pascale Ferran, réalisatrice – Association Itinérance CherbourgRaphäl Yem, animateur TV, fondateur de Fumigène magazine – Akram Belkaïd, journaliste, écrivain – Pouria Amirshahi, député, fondateur du “Mouvement Commun” – Nora Hamadi, journaliste – Raphaël Glucksmann, essayiste – Faïza Guène, écrivain – Julien Salingue, docteur en science politique – Madjid Messaoudene, conseiller municipal délégué, Saint-Denis – Pierre-Emmanuel Barré, humoriste – Lauren Bastide, journaliste – Abou Diaby, footballeur professionnel – Mouloud Achour, journaliste – Malik Bentalha, humoriste et comédien – Benjamin Stora, historien – Latifa Ibn Ziaten, présidente et fondatrice de l’association Imad Ibn Ziaten pour la Jeunesse et la Paix – Amelle Chahbi, comédienne

 

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 20:46

La question se pose de plus en plus.

Les invités : Raquel Garrido (FI), Henri Guaino (LR), Ivan Rioufol (Essayiste), Béatrice Brugére (FO) et Eugénie Bastié (Le Figaro).

 *

A partir de la 7ème minute jusqu’à la 30ème :  

https://www.youtube.com/watch?v=2xpB1qksDYU

 

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