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25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 11:42

Parti nait petit pour devenir grand, ou pas. Car il est des partis qui demeurent petits tout au long de leur vie. Ils témoignent ainsi de la différence ; là sera leur utilité : dans le débat, faute d’avoir sur conquérir un large public de citoyens. Est-il nécessaire pour eux qu’à l’heure où il convient de se rassembler ils s’arc-boutent sur leurs positions au point de laisser place libre au mal commun qui, abattu, porterait amélioration à la condition de tous.

La dispersion est mortelle. Non point pour les partis qui trouveront toujours des électeurs pour les alimenter. Mortelle pour ceux que l’on prétend défendre. Camper fièrement sur sa philosophie politique, ne rien céder à la vie politique qui continue à courir, souvent ergoter sur la place de la virgule dont on sait bien sûr l’importance, cela vaut-il qu’on laisse passer l’occasion du changement d’orientation qui serait bénéfique au grand nombre, qu’on sacrifie la vie des femmes et des hommes, des enfants, qui n’en peuvent plus de leur situation misérable ?

Chaque élection apporte ainsi son lot de déconvenue, remet à toujours plus tard le changement nécessaire et indispensable. Les partis de gauche, s’ils acceptaient les uns et les autres de participer au creuset et d’en être un élément, sont en mesure de bousculer l’ordre qui voit les droites (LR et PS) se donner l’alternance en attendant qu’advienne le FN. Que ne sont-ils pas unis ! Quel est ce mal têtu qui les tient ?

2017 qui s’approche sera-t-il l’an où nul parti, nul citoyen qui se réclame de gauche ne manquera à l’appel du rassemblement opérant ?

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 08:53

Extraits

…..l’alternance molle entre deux variantes telles que le PP et le PSOE….

....Les indépendantismes minent le cadre commun.

… ce fut une bataille sévère. IU, construite essentiellement autour du Parti communiste espagnol et pour lequel Pierre Laurent a fait cette fois–ci encore un appel au vote, arrivait en tête de l’autre gauche à la sortie des élections européennes de 2014. Un point devant Podemos. …Les cadres fondateurs du mouvement Podemos étaient déjà en désaccord sur la stratégie appliquée par la majorité d’Izquierda Unida. La répartition léonine au profit du PCE des places éligibles sur la liste Izquierda Unida aux européennes scella la rupture.

….pour construire un pôle alternatif, faut-il faire un cartel de partis destiné à plus ou moins long terme à fusionner sur le mode Die Linke ou Syriza ? Ou bien un mouvement global, inclusif de toutes les formes de participation individuelle ou collective sur le mode Podemos ?

….je ne crois pas qu’une campagne où que ce soit puisse échapper à la personnalisation, comme l’a très bien montré celle de Pablo Iglesias, après celle d’Alexis Tsipras. … Les gens veulent légitimement savoir à qui ils ont à faire.

… l’action comme principe fédérateur. C’est dans l’action qu’un collectif peut se donner à voir d’une façon convaincante. Car dans ce cas, chacun est visible dans son utilité au combat et non dans sa « sensibilité » qui ne peut exister qu’en opposition à celle des autres. L’action montre la cohérence et la solidarité des personnes et du groupe qui l’entreprend et la propose aux autres. Et elle invite tout un chacun à agir de même plutôt qu’à « se positionner ». … On perd son temps à rechercher une identité commune qui sera toujours vécue par chacun comme une mutilation plus ou moins douloureuse. Cette obsession de l’accord complet propose une vision archaïque de comportements politiques fusionnels.

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A propos d'Espagne

Les élections législatives en Espagne sont l’évènement de la fin d’année non seulement pour l’Espagne mais pour l’Europe, puisque ce pays vit sous la surveillance de la Commission européenne. Le résultat du vote exprime d’abord l’état d’instabilité dans lequel le pays est plongé depuis la mise en œuvre des politiques « d’ajustement structurel ». La racine de l’instabilité est dans le bouleversement que connaît l’organisation de la société. Pour restaurer le système bancaire aux frais du contribuable, l’Espagne a été soumise à la grande torture de l’ordolibéralisme européen. La conséquence est terrible.

Je parle ici de l’incroyable reflux des positions acquises subi par une classe moyenne jusque-là en expansion permanente, foudroyée en pleine ascension. C’est elle qui adhérait avec enthousiasme au projet européen. Et, bien sûr, à l’alternance molle entre deux variantes telles que le PP et le PSOE, dans la mesure où la transition de l’après Franco avait été réussie sans douleurs ni soubresauts par ces deux partis. Dorénavant, les stigmates de la déchéance sociale sont visibles à l’œil nu : ce sont les propriétaires d’appartement expulsés, les enfants hyper-éduqués condamnés à un exil économique qui les ramène au sort de leurs grands-parents, les services publics détruits coupant la route à toute reconstruction individuelle dans les biens communs. En arrachant la peau qui englobait la nouvelle Espagne du lendemain de la dictature du général Franco, le typhon néolibéral a mis à nu toutes les fractures de la société qui s’épongeaient naguère en souplesse. Le consentement de la société post franquiste se nourrissait du progrès continu des situations individuelles. Une fois ce processus inversé, l’individualisation des rapports sociaux, que ce modèle social contient, tourne inéluctablement à la pulvérisation de la société elle-même.

Mais de puissants mouvements sociaux, les fameuses « marées citoyennes » de toutes natures, ont permis une riposte de la société qui en a maintenu d’amples secteurs sur le terrain de la solidarité et de l’affirmation de dénominateurs communs. Le racisme et la xénophobie en dépit de plusieurs vagues n’ont jamais réussi a dominer la scène publique. Pour autant, tout le monde n’a pas été acquis au rejet du système qui tue les Espagnols à petit feu. Loin de là, il faudrait s’en souvenir. Le prouve la résistance des deux partis de « la caste », le PP et le PSOE qui, malgré leur discrédit et leur réduction électorale considérable, restent pourtant en tête de l’élection de dimanche dernier. Mais les facteurs de dislocation continuent leur action et vont encore développer leur puissance dorénavant considérables. Ils touchent aux structures les plus profondes de la réalité espagnole.

L’exemple spectaculaire est celui de l’unité même du pays. L’inachèvement de l’État-nation espagnol, masqué par la violence franquiste et amorti pendant les années d’opulence est désormais peut être irréversible. Il est de nouveau mis à vif. Les indépendantismes minent le cadre commun où se prennent des décisions pour tous qui ne sont plus considérées comme légitimes par un nombre considérable de personnes. Ce que nous avons sous les yeux au lendemain de l’élection de dimanche dernier en Espagne, c’est la photographie d’étape d’un processus tourbillonnant bien loin d’être achevé. La nouvelle révolution citoyenne en Espagne est loin de son terme.

Bien sûr, le score spectaculaire de Podemos a retenu l’attention, à juste titre. Donné pour très mal en point après la série d’élections en Catalogne qui avait en partie masqué les évolutions internes et environnantes après les municipales, le mouvement a opéré une « remontée » spectaculaire qui l’a ramené dans la course pour prendre la tête du pays. On devine que je me réjouis du résultat obtenu sous la direction de Pablo Iglesias et Iñigo Errejón. Ce sont pour moi de vieilles connaissances.

Le premier, Pablo est un partenaire de longue date, au premiers pas de son travail. J’ai siégé avec lui au Parlement européen et les occasions d’échanger n’ont pas manquées. Il a été le préfacier de la version espagnole de mon livre « Le Hareng de Bismarck ». Le second, Iñigo, avait été accueilli aux rencontres d’été du PG de 2014. J’avais fait sa connaissance à Caracas et je le sais depuis tout ce temps fin analyste des sociétés en transition. Son analyse des nouvelles classes moyennes vénézuéliennes a fortement inspiré ma propre production sur l’analyse politique des sociétés urbanisées en temps de crise. Mais à l’époque, ni l’un ni l’autre, n’étaient à la mode dans la gauche française comme c’est le cas à présent. Ils sentaient trop fort le Venezuela et l’Amérique latine. Combien dorénavant ne jurent plus que par Podemos. C’est touchant. Naturellement, c’est toujours pour retenir ce qui vient à l’appui des marottes de chacun… Aucun nouveau converti ne propose pour autant de mettre la photo d’un leader connu sur les bulletins de vote comme Podemos l’a fait avec celle de Pablo ! Ni de former un « mouvement citoyen » avec un scrutin majoritaire interne, ni de faire des votes électroniques pour les congrès. Ni de faire l’apologie de la « patrie », ni de rejeter le clivage droite gauche, ni de se réclamer de Ernesto Laclau et de la « raison populiste » (qu’il faut quand même avoir lu avant). Et ainsi de suite.

Car j’en passe bien d’autres, pour la centième partie de quoi j’ai déjà été pendu en effigie mille fois par tous ceux qui ont pourfendu ma personnalisation de l’action, fustigé mon patriotisme « déroulédien », dénoncé mon autoritarisme et ainsi de suite ! Je laisse tout cela avec amusement. Bien sûr, pour taquiner les médecins de Molière de l’autre gauche en France qui pullulent ces temps-ci. Mais aussi pour rappeler que tout cela ne se fit pas sans d’âpres polémiques sur place, loin du conte enchanteur débité par les nouveaux enthousiastes. Il y a quelques temps encore les mêmes ravis roucoulaient d’un même chant « Syriza-et-Podemos » comme si c’était deux fois la même chose. L’un et l’autre n’ont rien à voir, pas même l’appartenance à la structure commune européenne du PGE dont Podemos ne veut pas être membre ! Depuis l’alignement d’Alexis Tsipras sur le mémorandum européen, après la photo de rigueur en bras de chemise, tout le monde oublie avec application l’épisode grec. Chacun se replie bravement vers le gagnant du soir, pour l’instant immaculé, sans autre forme d’examen. Cela mérite pourtant de s’y arrêter un sérieux moment. Non pour se rengorger d’une progression spectaculaire et s’en arroger la lumière mais pour travailler sérieusement à comprendre ce qui peut nous être utile.

Car une question de fond nous est posée en ce qui concerne la stratégie d’action politique dans cette ère précise. Mettons de côté ce qui n’est pourtant pas rien : les conditions particulières de la mobilisation sociale en Espagne qui ont porté le début de Podemos. « Ce n’est pas rien », dis-je, non pour reprendre le truisme des bavards « l’Espagne ce n’est pas la France et gnagnagna » mais pour pointer du doigt que c’est sur Podemos que s’est cristallisé politiquement cet élan. Pourquoi Podemos et pas Izquierda Unida (IU) ? De cela, personne ne parle. Pourtant ce fut une bataille sévère. IU, construite essentiellement autour du Parti communiste espagnol et pour lequel Pierre Laurent a fait cette fois–ci encore un appel au vote, arrivait en tête de l’autre gauche à la sortie des élections européennes de 2014. Un point devant Podemos.

Les cadres fondateurs du mouvement Podemos étaient déjà en désaccord sur la stratégie appliquée par la majorité d’Izquierda Unida. La répartition léonine au profit du PCE des places éligibles sur la liste Izquierda Unida aux européennes scella la rupture. Je maintins pour ma part la balance égale entre les deux formations car mes conseillers présents sur place étaient très sceptiques sur la viabilité de la tentative Podemos. Mais ce fut bien Podemos qui cristallisa ensuite politiquement tout le mouvement qui jusque-là se dirigeait en bonne partie sur IU. Et Podemos l’élargit bien au-delà. Le mouvement n’est pas seulement la projection politique pure et simple des « indignés ». Comme l’a dit l’un d’entre eux, il ne s’agissait pas seulement de mobiliser politiquement ceux qui occupèrent les « plazzas » mais aussi ceux qui étaient restés à « las casas », à la maison. C’est la méthode de cet élargissement qui importe et non le lien qui existe entre l’émergence d’une autre gauche et un mouvement social. Pourquoi Podemos et pas IU ?

En réalité l’Espagne tranche une question pendante dans toute la recomposition en Europe. Elle ne la tranche pas définitivement ni pour tout le monde en tous lieux et toutes circonstances. Mais elle répond à sa façon à une question posée partout : pour construire un pôle alternatif, faut-il faire un cartel de partis destiné à plus ou moins long terme à fusionner sur le mode Die Linke ou Syriza ? Ou bien un mouvement global, inclusif de toutes les formes de participation individuelle ou collective sur le mode Podemos ?

Pour ma part, après avoir proposé en vain des mois durant l’intégration en même mouvement des composantes du Front de Gauche et l’adhésion directe, j’ai opté pour l’expérimentation directe. Sur l’idée de François Delapierre qui devait en assurer le pilotage, nous avons lancé le Mouvement Sixième République. J’ai pu observer la puissance d’un mouvement inclusif. L’adhésion de cent mille personnes au projet est la plus importante pétition politique du pays depuis des années. Elle a été un banc d’essai de multiples formes d’auto organisation. Je regrette que maints laudateurs actuels de Podemos ne s’y soient pas intéressés. C’est la meilleure école politique que j’ai fréquentée depuis bien longtemps. J’avais annoncé dès le début que je me retirerai de l’animation du mouvement. Je pensais que François Delapierre pourrait revenir le prendre en charge. Sa maladie l’en empêcha. Mais du coup nous avons pu observer en direct la capacité de déploiement d’un mouvement totalement horizontal.

Le mouvement a certes vite ralenti son rythme. Il faut ici, sans démagogie, accepter l’idée qu’un mouvement sans leadership repérable a de grande difficulté à s’imposer sur la scène. Mais il ne s’est jamais éteint. L’essentiel est qu’il ait fait la preuve de la disponibilité de citoyens pour une idée aussi complexe que la convocation d’une assemblée constituante. Et qu’il ait démontré la capacité de convoquer une assemblée représentative du mouvement par élection interne, tirage au sort et délégation de familles politiques. Tout cela fut fait. N’empêche que l’initiative ne rentre dans aucune des cases connues de l’action politique traditionnelle de l’autre gauche en France. Rien de ce qui s’y est passé n’a retenu un instant son attention ou son intérêt sinon pour les traditionnels crocs en jambes et persiflages.Pour moi cette expérience est un modèle.

A côté de cela, le summum de la modernité connue a consisté à faire des réunions confidentielles où des têtes blanches répètent jusqu’à la nausée les mêmes formules en faveur de « l’élargissement », « le dépassement » et ainsi de suite, à propos de structures de parti qui ne bougent pourtant pas d’un mètre leurs cloisons, les mêmes pratiques de tables rondes sans lendemain, les mêmes invocations à « faire du neuf » et de « l’action a la base » sans que l’on en aperçoive autre chose que l’intention évidemment louable. Dans tous ces cas, on identifie « la démocratie » à la capacité de critiquer tout et tout le monde sans trêve et sans limite avec un appétit de nivellement qui brise les jambes à quiconque dépasse d’une tête. On y assimile le « collectif » à la négociation entre groupes de taille très diverses pour parvenir au plus petit commun dénominateur. Je fais grâce ici des tirades sur « le projet » qui doit être d’abord mis au point. Je n’en doute pas. Mais nous ne partons pas de rien et l’essentiel est acquis depuis longtemps. Des années de travail de la Fondation Copernic, d’Attac et le programme L’Humain d’abord ont fourni une base qui est dorénavant largement acquise par tous. Ce n’est pas le projet le problème. Pas du tout.

C’est la stratégie d’action l’enjeu. Et à partir de là se trouve vraiment interpellé non pas seulement ce que nous croyons bon pour tous mais quels points d’appui nous avons dans la société pour l’aider à se mettre en mouvement. Un exemple. Sagit-il de rassembler la gauche ou de fédérer le peuple ? Avant de répondre « tous les deux bien sûr » cela vaut la peine de s’interroger sur le contenu de cette différence qui en dit long ensuite sur la façon d’agir concrètement. Podemos reprend la formule de Robespierre quand ses leaders déclarent « nous sommes du peuple et nous allons avec le peuple ». J’avoue que j’avais été très surpris d’être aussi mal accueilli dans l’autre gauche quand fut proposé de s’appuyer sur ce concept de « peuple ». Nous en fîmes pourtant, François Delapierre, Clémentine Autain et moi le premier slogan de la campagne présidentielle de 2012 : « Place au peuple ». De la même façon que nous réintégrâmes « la France la belle, la rebelle » considéré comme un slogan sans contenu par le partisan de la ligne « rassembler la gauche » qui traverse depuis le début le Front de Gauche.

La France, la nation, la souveraineté sont des concepts tenus à distance par maints courants de l’autre gauche du moins tant qu’il s’agit de la France car pour le reste, comme par exemple la nation palestinienne, personne ne réprouve le contenu mobilisateur de l’idée. Bien sûr tout cela est l’arrière-plan non-dit de nos discussions. Mon livre L’Ère du peuple développe cette doctrine : fédérer le peuple, former un front du peuple. J’en retrouve les mots par-ci par-là, chez l’un chez l’autre. Faute d’avoir tranché en pratique, l’espace politique s’est déformé sans nous. Le rassemblement de la gauche, cette mascarade, s’opère toujours autour du PS. Mais la fédération du peuple ? Evidemment c’est le Front national qui a pris la main à partir de secteurs populaires de la droite.

Pour autant, la partie n’est pas jouée. La masse immense des abstentionnistes va se redéployer dans le vote de la présidentielle où les taux de participation sont plus élevés. Cette masse se déterminera par rapport au paysage qu’elle pourra observer. C’est-à-dire par rapport à ce qui existe déjà. Et par rapport aux opportunités qu’elle pourra y saisir. Les apparences et « la com » ne jouent pas le rôle essentiel dans ces moments-là. Ou seulement par effet de « simple exposition » comme disent les publicitaires, c’est-à-dire le rabâchage médiatique. On doit s’habituer à l’idée que les médias continueront jusqu’au bout et en totale irresponsabilité civique à faire de Le Pen le vote de rejet du système et on peut compter sur les Pierre Gattaz pour y précipiter aussi les ouvriers. Sans oublier le prochain attentat et les digues arrachées avec soin par Hollande et Valls. La montée du FN, le niveau de l’abstention, la déchéance de la gauche officielle sont les condiments spécifiques de la décomposition de la société française. C’est dans ce contexte qu’il faut penser notre action et non dans la nostalgie ou l’imitation.

Je serais très étonné que dans le contexte actuel elle se détermine alors d’après la qualité et la position des virgules dans des textes savants qui affichent tous les marqueurs et symboles qui permettent ensuite de se faire classer à « l’extrême gauche » par nos adversaires narquois et ravis de l’aubaine que nous leur offrons. Et de même, je ne crois pas qu’une campagne où que ce soit puisse échapper à la personnalisation, comme l’a très bien montré celle de Pablo Iglesias, après celle d’Alexis Tsipras. La nostalgie des vieux partis aux leaders qui apparaissent ou disparaissent sans qu’on sache pourquoi ne m’a jamais paru être attractive. Les gens veulent légitimement savoir à qui ils ont à faire. Tout cela sont les faux « débats » qui nous encombrent pour rien car ils n’ont aucune réponse totalement satisfaisante et restent totalement opaques vus du dehors de nos rangs.

Pour ma part, je crois à l’action comme principe fédérateur. C’est dans l’action qu’un collectif peut se donner à voir d’une façon convaincante. Car dans ce cas, chacun est visible dans son utilité au combat et non dans sa « sensibilité » qui ne peut exister qu’en opposition à celle des autres. L’action montre la cohérence et la solidarité des personnes et du groupe qui l’entreprend et la propose aux autres. Et elle invite tout un chacun à agir de même plutôt qu’à « se positionner ». L’action permet à la modernité réelle de s’affirmer. Car notre temps est celui d’une diversité personnelle culturelle et politique très avancée. On perd son temps à rechercher une identité commune qui sera toujours vécue par chacun comme une mutilation plus ou moins douloureuse. Cette obsession de l’accord complet propose une vision archaïque de comportements politiques fusionnels. Elle vient d’un passé où la gauche s’est confondue avec l’idée d’un socialisme « scientifique » conçu non comme une démarche s’appuyant sur la recherche des faits objectifs mais comme une communion des esprits dans « la vérité ». Pour moi la seule homogénéité souhaitable et exigible raisonnablement c’est celle qu’appelle l’action pour être menée à bien et pour cela seulement. Voilà pour l’instant ce que je crois utile de dire sur ce bilan des élections espagnoles. La suite de l’analyse et des actes que j’en déduis viendront à la rentrée.

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http://melenchon.fr/2015/12/23/a-propos-despagne/

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 02:37

La fuite en avant d’un régime aux abois ? La République menacée ? Maréchal, nous voilà ? Vers l’État d’exception ?Comment garder le pouvoir quand tout fout le camp ? ….

Exergue

….

Déchéance de nationalité : la nausée, par J-L Mélenchon

Comment ont-ils pu oser ça ! Avec la proposition de déchoir de la nationalité française les binationaux nés français, l’équipe Hollande-Valls a consommé sa propre déchéance morale. D’où vient cette idée ? C’est une mesure proposée d’abord par Jean-Marie Le Pen puis Nicolas Sarkozy. Qu’il s’agisse surtout de faire un nouveau coup de communication sur le dos des principes républicains les plus constants, n’est pas une excuse. Il ne peut pas y avoir deux sortes de Français au prétexte de quelques criminels. Il n’y a en aura jamais qu’une. C’est une question fondamentale dans la construction de la forme républicaine de la Nation.

Je me souviens de la levée de bouclier quand j’ai dit pour la première fois que Valls était « contaminé par Le FN ». C’était en août 2013. Juste après l’épisode sur les Rom « inassimilables » selon lui. Mais une fois de plus, il est prouvé que les principes d’action forment un tout. Quand on tire un fil, tout le tricot peut se défaire. Si les Rom sont « inassimilables » alors certains Français peuvent ne pas l’être non plus. Car quelque part existerait une essence de la nationalité antérieure et supérieure à sa réalité administrative et concrète. Si l’on peut enlever sa nationalité à quelqu’un qui l’avait trouvée dans son berceau, on crée en même temps une autre catégorie à qui on ne peut jamais l’enlever.

Valls et Hollande viennent de valider qu’il existe non seulement des « Français de souche » mais aussi des « étrangers de souche ». Soyez maudits ! Mes ancêtres maternels, Français par choix anti fasciste, haïssaient Pétain parce qu’il prétendait retirer leur nationalité aux « Français de papier ». Mais du moins Pétain avait-il mis une limite dans le temps depuis l’acquisition de la nationalité. Pas Valls et Hollande. Pour eux, tout double national est suspect à vie et pour toutes les générations ! Car la nationalité française trouvée en naissant peut s’accompagner, des générations durant, d’une autre dont vous n’avez pas décidé. J’ai déjà dit qu’on nait marocain, par exemple, si l’un de ses parents l’est, et ainsi de suite en remontant et en descendant le temps aussi longtemps qu’on n’a pas été renié, à ses risques et périls, cette nationalité !

Naturellement, il existe des doubles nationaux par choix. Ils ont demandé leur deuxième nationalité. Certains servent même au titre du service militaire dans une armée étrangère. C’est autrement plus engageant que le soupçon répandu sur des millions de personnes par la proposition de Valls et Hollande ! Pourtant, la France républicaine s’est toujours interdit de distinguer entre les siens. A l’exception de ceux qui ont acquis à leur demande personnelle la nationalité et dans la limite extrême de quinze ans après l’obtention, personne ne peut être déchu de la nationalité française. Cela postule que le peuple, la communauté légale, source de la loi est, comme elle, un et indivisible. Il n’y a qu’un seul peuple français où tous sont égaux entre eux, libres et fraternels. Le mot fraternel s’applique dans son acception la plus moderne : les demis-frères et sœurs sont considérés comme frères et sœurs en toutes circonstances.

En introduisant ce principe dans la Constitution, Valls et Hollande débouclent la possibilité dans le futur d’étendre à d’autres circonstances la déchéance de la nationalité. Il n’y aura plus d’objection constitutionnelle demain si quelqu’un propose la déchéance de ceux qui servent dans une armée étrangère comme je l’ai rappelé. Ou de l’étendre à d’autres circonstances, d’autres délits. La boite de Pandore sera ouverte. C’est de la folie !

Avec cette décision, il s’agit de flatter l’opinion la plus bornée. Il est pourtant facile de comprendre qu’un binational criminel terroriste ne doit pas être expulsé ou réclamable par un pays tiers quand il est pris et condamné pour terrorisme en France. Il doit être au contraire gardé et surveillé dans nos prisons. Penser que cette mesure dissuaderait quelqu’un prêt à se faire sauter lui-même avec une ceinture d’explosif est ridicule.

Je pense avec émotion à la tristesse et à l’angoisse de tous ceux que cette mesure montre du doigt comme des suspects potentiels. Je pense à la consternation des socialistes à la base qui savent que cela est proposé en leur nom. Je pense avec amertume à ce que ces gens font de notre pays et aux débordements et surenchères que cette initiative va permettre dans l’avenir. Je compte sur les parlementaires de tous bords, de droite comme de gauche, pour refuser leur voix à cet attentat contre l’identité républicaine de notre patrie. J’adjure qu’on entende la voix de l’honneur blessé de tous ceux pour qui la France est davantage qu’une identité administrative mais une passion choisie et assumée, parfois de génération en génération, quand bien même un ancêtre proche ou lointain n’aurait pas eu le bonheur de partager cette adhésion.

http://melenchon.fr/2015/12/23/la-nausee/

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Sur MédiaPart. L’article d’Edwy Plenel : L’ultime rupture

https://nantessecteurouest.wordpress.com/2015/12/24/lultime-rupture23-decembre-2015-par-edwy-plenel-mediapart/

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 07:54

Tenons pour assuré qu’Onesta ne signifie pas honnête, compliment qu’avait reçu d’un des siens dans la salle le sieur nommé ainsi, rengorgé comme dindon, lors de la réunion départementale des régionales à Capendu.

Tenons également pour assuré qu’une Charte éthique ne vaut que pour celui qui la propose et non pour celui qui se la voit offrir. L’éthique est toujours proposition personnelle, et rien d’autre.

Voici donc que la fusion technique portée tout au long de la campagne par la liste Nouveau monde en commun s’est transformée, sous l’impulsion d’Onesta en fusion programmatique et de gouvernance, moyennant quelques postes à la clé, cela va de soi. Cochon qui s’en dédie.

Au soir même des résultats champagne était sabré à Montpellier par Onesta (EELV), petits fours apportés par le PC qui s’était fendu pour l’occasion d’un appel dans la presse appelant aux agapes. Tous allaient être pourvus de maroquins plus ou moins importants, y compris Ensemble, le Parti occitan, tandis que la bleusaille qui avait négocié pour le PG et NGS (Nouvelle gauche socialiste) décidaient de former au parlement régional groupe de 4 élus à part (à la bonne heure !).

Il avait été annoncé que cette liste, Nouveau monde en commun, était exemplaire, qu’elle augurait et préfigurait d’un large rassemblement en vue des Présidentielles. Il n’était que couillons, qui se croyaient experts, pour imaginer pareille ineptie, couillons avertis en vain par les grognards. Couillons qui pensaient avoir inventé l’eau tiède, disputant seulement entre eux pour savoir s’il fallait ajouter de l’eau froide à de l’eau chaude ou le contraire.

Ceci reste toutefois exemplaire. Leçon reçue, on sait désormais sur qui on peut compter pour les élections présidentielles à venir, et sur qui on ne pas compter. S’il fallait démonstration, la voici faite. A toute chose malheur est bon, dès lors que l’expérience contraint à mettre les yeux en face des trous.

Voici donc le PG seul plutôt que mal accompagné. Seule force en charge d’incarner l’opposition. Cela n’est pas plus mal. Mais non point seul tout à fait, bien au contraire. A entendre remuer fort dans les brancards certains militants communistes et d’EELV pour qui la fusion technique ne passait pas, la fusion programmatique et de gouvernance encore moins, si on perd des partis pour faire front commun la route est ouverte, pour autant qu’on se mette à l’ouvrage, pour faire front populaire.

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 05:34

https://blogs.mediapart.fr/boudinovitch/blog/181215/parti-de-gauche-encore-un-gros-effort-pour-devenir-un-vrai-parti?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-67

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Survolons rapidement quelques questions.

a) Faut il tenter de reconstruire une vraie gauche, ou aider le PS a participer au second tour en 2017 ? On suppose ici que tout le monde adopte le premier choix de l'alternative.

b) La reconstruction d'une vraie gauche concerne-t-elle les militants et les organisations, ou plutôt le mouvement social ? Les deux, mon Capitaine. Mais entre militants on ne peut traiter que du premier point car le mouvement social ne dépend de la volonté d'aucun militant, d'aucun groupe, d'aucun parti.

c) Ni Dieu, ni César, ni Tribun, donc les personnalités, on s'en fiche ? Que nenni. Le mouvement s'est toujours servi des personnalités. Bien sûr, si une personnalité parvient à se servir du mouvement, c'est regrettable. Contre ce danger, il n'existe hélas pas de vaccin.

La voie est dégagée, le lecteur de ce billet a compris de quoi je vais traiter : de cuisine politique. J'espère d'ailleurs que dans notre pays "Cuisine" n'est pas un mot déplaisant. Je n'ai pas écrit "cuisine politicienne".

Encore très brièvement, avant d'en venir au point particulier qui m'intéresse aujourd'hui : je pense qu'il faut bâtir une représentation politique aujourd'hui absente du paysage : une opposition de gauche. Oui, le mot "gauche" est usé, ambigü, vieillot. Mais tant qu'on n'en a pas un meilleur ? On peut également (comme fait Noel Mamère) parler d'émancipation. Mouvement pour l'émancipation, ce n'est pas mal non plus. Mais la connotation est moins forte : gardons en mémoire le cas de Podemos qui s'est voulu "ni droite, ni gauche"... et qui se déglingue, d'avoir voulu être trop malin...

J'avance. Dans le dispositif qui pourrait constituer une "Opposition de Gauche", il y a des associations, des syndicats, des partis, et des hommes. Par "hommes" je pense bien sûr aux citoyens, mais aussi aux leaders. Pardon de choquer certains, mais je crois que les leaders sont importants. Plus exactement, je sais, comme tout le monde sauf ceux qui par fanatisme veulent nier l'évidence, que les leaders sont très importants.

Dans notre gauche, des leaders il n'y en a pas beaucoup. On peut citer Pierre Larroutourou, Paul Laurent, Jean-Luc Mélenchon, Cécile Duflot, Clémentine Autain, Olivier Besancenot. Les citoyens n'en connaissent guère actuellement que deux : Duflot et Mélenchon. Le baromètre de popularité IPSOS des hommes politiques ne cite que ces deux-là. Il met Mélenchon en moyenne au dessus de 30% d'opinion favorables (32%) et Duflot au dessus de 20% (23%).

Les partis qui existent dans notre gauche sont assez nombreux, en particulier du fait de nombreux petits groupes issus du NPA ou du PCF, membres ou non du "Front de Gauche". Les principaux sont les PCF, le PG et EELV. On me dira que mettre "à gauche", EELV (et Cécile Duflot) c'est loin d'être évident. Je dirais pour ma défense que c'est aussi le cas du PCF (et de Pierre Laurent). Chacun sait tout ce que l'on peut dire à ce sujet.

Vous voyez où me mène ma façon de raisonner. Le seul parti clairement à gauche, c'est le Parti de Gauche. Le seul leader politique lucide, honnête, loyal, c'est Mélenchon. Rebâtir le mouvement pour l'émancipation, est-ce possible en faisant l'impasse sur le PG et sur JLM ? Certains le pensent, peut-être. Alain Badiou, par exemple, explique, avec quelques d'autres, sans préciser outre mesure, qu'il faut bâtir, dans la durée, un mouvement authentiquement communiste (ce que n'est certes pas le PG) avec une petite cohorte cohérente et politiquement très formée. Noël Mamère, d'un point de vue certainement très éloigné, dit aussi qu'il faut bâtir, dans la durée, et suivent un processus lent, quelque chose au sujet duquel il ne nous dit rien.

Je note ces positions, sans les mépriser, mais je ne les suis pas. En particulier, je pense que les anciens staliniens comme Alain Badiou, quelque soit par ailleurs leur bonne volonté actuelle et la valeur de leur intelligence, ne sont pas armés pour faire le premier pas : leur bagage théorique est, à mes yeux, très pauvre et souvent fondé sur de très anciens mensonges.

J'en arrive au PG, et à JLM, qui devraient, selon mon schéma, être au centre de la reconstruction. Hélas, cela peut difficilement être le cas aujourd'hui.

Je prétends que toute une série de préjugés petits bourgeois grèvent cette organisation dans ses fondements. Je les liste : (1) la méconnaissance du rôle d'un dirigeant (2) la méconnaissance du rôle de la discipline (3) une conception fausse du féminisme. A cela, j'ajoute un point beaucoup plus politique : (4) l'absence d'une stratégie de construction.

Toujours à toute vitesse, mes éléments de preuve.

Pour le (1), ce fut et cela reste une erreur, une faute, de la part de JLM, de se mettre à part et de ne pas être le dirigeant du PG. Beaucoup de gens, d'ailleurs, pensent que c'est du flan et que, de manière occulte, il dirige le PG. Hélas, ce n'est pas du flan. JLM est le seul qui a la carrure d'un dirigeant, et, pour de mauvaises raisons, il ne dirige pas.

(2). Lorsqu'on m'a dit (j'ai adhéré au PG en Juin 2015) que dans ce parti il y avait un principe "une seule consigne, pas de consigne", j'ai cru à une blague (douteuse). Hélas, c'est vrai. Au PG, chacun fait comme il veut. JLM avait demandé avec insistance, publiquement, que les listes d'union portent un nom unique au plan national. On sait, a posteriori, l'importance de ce "détail". Cette bataille n'a pas été menée. Chacun, régionalement, a fait selon son inspiration et le sens du vent. Résultat, c'est EELV qui a imposé sa ligne. Autre résultat, dans certains départements, les dirigeants et la quasi totalité des militants se sont mis "en congé". L'accord d'union ne leur plaisait pas trop... Je connais un cas où celui qui va rendre compte de la campagne au CN du PG de janvier n'y a pas participé : il n'est pas sorti de chez lui...

(3) Au PG, le "principe de parité" s'applique à tous les échelons. Pas seulement ce qui est imposé par la loi, beaucoup plus. Tous les comités, toutes les délégations, sont "paritaires". Ce principe a été dénoncé par de nombreux et nombreuses féministes. Il est insultant pour les femmes, puisqu'il pose qu'elles ne peuvent participer par leur talent et leur valeur.

Le quatrième et dernier point est politique. J'ai autour de moi au moins vingt amis qui pourraient adhérer au PG dès demain. Mais pour y faire quoi ? Il existe de nombreux témoignages de gens qui ont adhéré, payent une assez forte cotisation, et ne sont contactés par personne pendant des mois.

Le PG n'a pas prévu de se construire, il a tout attendu, depuis 2012, du développement du FdG, pourtant rendu impossible par l'attitude du PCF. Il n'existe qu'une manière de construire une organisation. Il faut une volonté et un suivi nationaux de la direction, et une présence régulière sur les marchés et dans les cités, au porte-à-porte. Il faut "aller au masses" comme le demandait, dans les années vingt, l'internationale communiste au petit parti communiste français.

J'ai certainement été trop long. Je résume. Il n'y aura pas de formation de l'opposition de gauche en France sans mise à l'écart, au PCF, des dirigeants déloyaux comme Pierre Laurent. Sans poursuite de la clarification au sein de EELV, renvoyant vers le PS ceux qui sacrifient au dogme libéral, et sans refonte complète, sur le plan organisationnel, du PG.

Lourde tâche, pour ce qui concerne le PG. Mélenchon doit s'engager plus directement. S'il fait le choix, au contraire, de se distancier pour acquérir une meilleur stature de candidat présidentiel, ce sera à nouveau un mauvais choix. Bien sûr que JLM est le meilleur candidat de la vraie gauche. En fait il est le seul. Il faut faire les deux : reprendre en main le PG et le construire avec audace, et préparer la présidentielle.

Mais ce parti a de grands atouts, en particulier un programme politique très bien fait, spécialement pour ce qui concerne la position relative à l'Euro et à l'UE (position excellemment présentée sur Médiapart par Jacques Généreux il y a quelques mois).

Je ne suis ni optimiste, ni pessimiste. Les difficultés sont grandes. Mais la nécessité est forte.

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 07:38

Les encombrants sont d’ordinaire des objets volumineux que l’on sort au trottoir pour s’en débarrasser après avoir averti les services municipaux équipés à cet effet de venir les prendre. Il arrive souvent qu’on ait quelque affection pour eux, liée au souvenir, à leur utilité du temps jadis mais à cet instant défunte. On aimerait bien les conserver, cependant ils ne sont plus bon à rien pour nourrir l’avenir et y faire face.

Il en est ainsi de quelques partis politiques. De la sorte EELV et le PC, à certains égards estimables, à qui on doit beaucoup, l’un pour avoir porté le premier la revendication écologique, l’autre pour avoir contribué amplement à l’amélioration de la condition humaine. Toutefois partis désormais plus enclin à s’assurer de leur survie par miettes tombées de la table solférinienne et gouvernementale que du sujet politique. Aussi, lorsqu’on les cherche à zig les voici qui sont à zag, et du temps qu’on va pour les rencontrer à zag, les voilà revenus à zig. Ainsi les poursuit-on vainement pour finalement se lasser de les voir partout mais nulle part à gauche où ils devraient se tenir.

Cécile Duflot disait il n’y a pas si longtemps pis que pendre du gouvernement lors de sa sortie de celui-ci et envoie aujourd’hui un pli énamouré au ‘Président’ pour lui demander une ‘coalition de transformation’ et des secondes noces. C’est que sa famille politique est si large - on y trouve à la fois cousins libéraux opportunistes et cousins de gauche - qu’elle navigue au vent.

Quant au PC, certes de gauche, qui joue les garçons d’honneurs dans la demande de ‘coalition de transformation’ proposée par Cécile Duflot, qui peut dire ce qu’il est ? Quelle est sa réalité ? Fait-on référence à l’image de son ancienne splendeur ? Certainement, car rien que dans l’Aude, il en est au minimum 3 formes. 3 formes qui ne peuvent pas se blairer, ne se parlent pas. L’une à Narbonne gueularde et prête à envoyer au goulag, l’autre à Carcassonne davantage dans le dialogue et l’union des forces de gauche quand ça lui chante, la dernière à Limoux divisée entre apparatchiks qui ont strapontins auprès du maire PS de droite tandis que les militants font cause commune dans le F de G. Et ce qui est bon pour le département se répète à l’infini sur tout le territoire français où le PC fait ici mumuse avec l’un tandis que là-bas il gaudriole avec l’autre. De fait que représente le PC ? Non un savoir être. Il n’est plus. Néanmoins une armée de plus en plus ténue de petites mains vieillissantes attachées comme dévots à leurs icones locales et nationales, et à la gloire passée. Autant dire qu’il n’en a plus pour longtemps et qu’il court après le PS de droite pour que celui-ci lui administre les soins palliatifs qui le font durer en attendant de recevoir les derniers sacrements.

De ces deux partis, il faut se défaire. On n’a que trop tardé. Se défaire de l’idée qu’on peut construire avec eux. Ils sont une entrave à l’avancée. On ne peut sans arrêt faire profil bas et en vain arrondir les angles au prétexte qu’on a avec eux quelques points communs. Aussi si on ne peut unir les partis, il reste à réunir les citoyens et les militants qui n’attendent que ça.

Le Parti de gauche, gauche radicale comme on le dit aussi, signifie à la fois attitude et étymologiquement racine. Attitude : on ne compose pas avec ce qui n’est pas la gauche. Racine : le fondement est le socialisme. De là, il ne faut point sortir. Alors ! sur qui compter ? Pas EELV. Pas le PC. Mais les citoyens et les militants, ça vient d’être dit, y compris des militants de ces deux partis, tous en ayant marre de ces partis-outils dont les leaders courent après leur fortune.

Le Parti de Gauche - le Front de Gauche étant mort - doit donc tracer sa route sans plus s’encombrer des poids morts. Il a un corps politique : l’Ecosocialisme (jonction de l’écologie et du socialisme) et l’Humain d’abord. Il a développé une Charte éthique politique avec le concours d’assemblées citoyennes (notamment en LRMP) dont il a eu l’initiative. Ses commissions planchent depuis longtemps tant sur l’éducation que sur l’économie, l’agriculture, la santé, les services publics, … Il a un leader. Il est prêt à prendre le pouvoir à gauche. Que lui faut-il de plus ? Rassembler : pour cela, battre la campagne sans plus tarder. Labourer, semer, s’il entend voir germer. Faire de l’éducation populaire. Écouter les citoyens. Partir des difficultés de ces derniers pour montrer comment celles-ci sont liées entre-elles et contenues dans des problématiques plus larges. Ainsi ceux des partis qui ne sont pas venus aujourd’hui attirés comme papillons par la lumière solférinienne ne manqueront pas demain le rencard du recyclage.

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 08:37

En février 1995, Lionel Jospin inventait le droit d’inventaire, naturellement appliqué aux gouvernements précédents. «Pourquoi n'aurions-nous pas collectivement, et n'aurais-je pas moi, comme candidat à l'élection présidentielle, le droit d'inventaire? N'est-ce pas cela l'attitude de la raison? N'est-ce pas cela l'attitude de l'esprit critique et de l'esprit de progrès?», disait-il.

On conçoit la démarche prudente qui consiste à connaître l’état des lieux avant d’engager le travail gouvernemental.

Il ajoutait : «On ne se juge pas soi-même ». On comprend qu’il est difficile de porter un regard objectif sur ce qu’on a accompli.

Quelques années plus tard, « Moi, je », Président de la République n’aura pas cette pudeur et écrira Droits d’inventaires dans lequel il fera le bilan de son passage rue Solférino. En 2015, il récidivera, à propos de la première partie de son quinquennat, par l’intermédiaire d’une journaliste à laquelle il fait part de ses réflexions et qui écrit à cet effet le livre : Le stage est fini.

Pour pallier aux présentations embellies et aux lacunes inhérentes à un tel droit d’inventaire qui relève de l’autopromotion comme du savoir se vendre, dans lequel juge et partie sont liés en une même personne, voici ci-dessous un inventaire avec ses sources qui ne doit rien à « Moi, je », intitulé le PS en actes. http://bilan-ps.fr/liste

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***

Le PS en actes

*

Lundi 14 décembre 2015

*

Sur le document original les ajouts récents sont signalés par une pastille rouge.

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Sécurité
  • État d’urgence étendu à 3 mois (source)
  • Projet d’extension à 6 mois & inscription dans la Constitution (source)
  • Interdiction des manifestations non commerciales (source)
  • Assignation à résidence d’opposants (source)
  • Déchéance de nationalité (source)
  • Stigmatisation des Roms (source)
  • Fermeture des frontières aux réfugiés syriens (30.000 en 2 ans) (source)
  • Surveillance massive des citoyens (source)
  • Vote avec l’UMP contre un amendement de Taubira sur la Loi Renseignement (source)
  • En projet : Supprimer les wifi publics, interdire TOR (source)
  • Envisage la privation de liberté à titre préventif (source)
  • Fin de la présomption d’innocence (source)
  • Extension de la présomption de légitime défense pour la police (source)
  • Suspension de la Convention Européenne des Droits de Homme (source)
  • Armement des polices municipales (source)
Fiscalité
  • CICE en rythme de croisière : 40 milliards par an (source)
  • Pacte de Responsabilité (source)
    • Plus forte exonération de "charges" de la Vè République (source)
    • - 6,3 milliards pour la protection sociale (Source)
  • Le bouclier fiscal de Hollande (source)
  • Maintien du Crédit Impôt Recherche (5,5 Mds€/an) (source)
  • Interdiction de publication du rapport (pdf)
  • 40Mds € de dividendes pour le CAC40 en 2014 (source)
  • Maintien des niches fiscales (source)
  • ISF : le gouvernement ne taxera pas les œuvres d’art (source)
  • Entraves à la taxe sur les transactions financières (source)
  • Abandon de la "grande réforme fiscale" Ayrault (source)
  • Recul sur l’alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail (source)
  • Recul sur l’instauration d’une taxe sur l’excédent brut d’exploitation (source)
  • Valls regrette la hausse (symbolique) des impôts des plus riches (Source)
  • Pas de séparation banques de dépôt / d’investissement (source)
  • Transfert du risque de faillite bancaire sur les déposants (source)
  • Prolongation des concessions autoroutières (source)
  • Le gouvernement privé de latitude (source)
  • Vote du TSCG sans renégociation (source)
  • Hausse de la TVA de 19,6 à 20% et de 7 à 10% (source)
  • Abandon de l’encadrement des bonus (source)
  • Multiplication des Partenariats Public-Privé (source)
  • Contrôle des frais des députés, avis défavorable d’Eckert, rejeté (source)
  • Rejet du "reporting public" sur demande de C. Eckert (source 1) (source 2)
Travail, salariat
  • Criminalisation de l’action syndicale (source)
  • Torpillage de la loi d’amnistie sociale votée au sénat (source)
  • Loi « Florange » inefficace et vide (Goodyear, Fralib, Petroplus) (source)
  • Répression pour la Confédération Paysanne, mansuétude pour la FNSEA (source)
  • Air France : 100 millions d’€ de CICE en 2 ans = 3000 emplois supprimés (Source)
  • Hausse du chômage (source)
  • Démantèlement du droit du travail (ANI)
    • loi de sécurisation de l’emploi : la prescription sur les salaires passe de 5 à 3 ans (source)
    • inclut amendement pour l’enfouissement des déchets radioactifs (source)
    • Différé d’indemnisation de 180 jours pour rupture conventionnelle (source)
    • Mutuelle d’entreprise obligatoire (2Mds€ pour 400.000 personnes) (source)
  • Sapin appelle les entreprises à ne pas augmenter les salaires trop vite (source)
  • Pas de loi limitant les rémunérations des patrons (source)
  • Destruction du Code du Travail (source)
  • [objectif] Privilégier les accords d’entreprise, au détriment de la loi (source)
  • Généralisation du travail du dimanche, (source)
  • Ouverture des magasins de nuit (source)
  • CDD renouvelable 2 fois (source)
  • Fragilisation des CE & CHSCT (source)
  • Prime d’activité : moins d’aide pour les plus fragiles (RSA activité et PPE) (source)
  • Loi Rebsamen :
  • Création du CDI intermittent (source) (voir aussi Légifrance)
  • Ouverture de l’apprentissage aux chômeurs de longue durée [Statut inconnu] (source)
  • Destruction de l’Inspection du Travail (source)
  • Suppression des élections prud’hommales (source)
  • Plafonnement des indemnités de prud’hommes (source)
  • Condamnation d’une inspectrice du travail (Téfal) (source)
  • Facilitation des licenciements collectifs (source)
  • [Projet] Encourager les emplois de service ("trappes à bas salaires") (source)
  • [Projet] Formation : Valls demande des contreparties aux chômeurs (source)
Solidarité
  • Durée de cotisation retraite portée à 43 ans (source)
  • Loi Macron 2 (Noe) : mise en place de fonds de pension (source)
  • Chasse aux chômeurs (source)
  • Fraude aux cotisations sociales (25Mds/an) : aucune action (source)
  • non-revalorisation du SMIC (source)
  • Gel du point d’indice des fonctionnaires (Source)
  • Pas de baisse de la précarité dans la fonction publique (source)
  • Hôpitaux : suppression de 22.000 postes en 3 ans (source)
  • Gel des retraites >1200€ et décalage de 6 mois de la revalorisation (source)
  • Hausse de l’allocation handicapés de 7€ [sept] (source)
  • Prime exceptionnelle (sic) de 40€ pour les retraites les plus faibles (source)
  • Baisse de la rémunération du Livret A (source)
  • Abandon de la réglementation sur l’accessibilité aux handicapés (source)
  • Baisse de la prestation de compensation du Handicap (source)
  • Baisse du montant des APL (source)
  • Réduction des aides au logement des jeunes travailleurs précaires (source)
  • Ouverture des centres d’hébergement seulement par -5°C (source)
  • Retrait du Burn-out de la liste des maladies professionnelles (source)
  • Pas retour sur les franchises de soins (source)
  • Loi fin de vie vidée (en attente de CMP) (source)
  • Remise en cause du droit au séjour pour soins (source 1) (source 2)
International
  • Valls invite les saoudiens à investir en France (source)
  • Vente de Rafales aux pétromonarchies (source)
  • Annulation du contrat Mistral avec la Russie, et vente à l’Égypte (source)
  • Le PS soutient Juncker à la présidence de la Commission Européenne (source)
  • Hollande pousse Tsipras à accepter un accord avec la Troïka (source)
  • TAFTA : négociations secrètes (source)
    • ISDS : Un tribunal privé (source)
  • Refus du droit d’asile pour Assange et Snowden (source)
  • Interdiction de survol de l’espace aérien pour le président Evo Morales (source)
  • Illégalité du mouvement BDS (source)
  • Guerre au Mali (source)
Transports & écologie
  • Aéroport Notre-Dame-Des-Landes (source)
  • Futures lignes TGV et LGV inutiles (source)
  • SNCF : suppression de 1400 emplois en 2016 (source)
  • Désinvestissement dans la SNCF (source)
  • Abandon du fret ferroviaire (source)
  • Hausse du tonnage des camions (source)
  • Davantage d’autocars sur les routes (source)
  • Privatisation des aéroports (source)
  • Renoncement à la fermeture de Fessenheim (source)
  • Réduction de 25% des aides au maintien dans l’agriculture biologique (source)
  • Élevage : à la botte de la FNSEA (source)
  • Ajournement du rapport de l’ADEME (pdf ici) sur une France 100% renouvelable (source)
  • Industrialisation de l’agriculture (source)
  • Retrait de l’écotaxe (source)
  • À peine née, baisse de l’indemnité kilométrique vélo (IKV) (source)
  • Silence sur les extensions d’autorisation d’OGM (source)
  • Privatisation des barrages hydro électriques (source)
  • Mort de Rémi Fraisse à Sivens (source)
Autres
  • Suppression de la publicité dans les programmes jeunesse : Enterrée (source)
  • Loi ALUR vidée de sa substance (source)
  • Retour sur l’engagement à sanctuariser le budget de la Culture (source)
  • Loi Fioraso (LRU 2) Universités à vendre (source)
  • Mise en place chaotique et inégalitaire des TAP en primaire (source)
  • Réforme du collège :
    • Autonomie pour 20% des horaires disciplinaires (source)
    • Mise en concurrence des établissements (source)
    • Baisse des moyens (source)
    • Suppression du Latin, du Grec et des classes bilangues européennes (source)
  • Hollande satisfait du résultat du 1er tour des élections régionales (source)
  • Désistement et appel à voter pour la droite (source)
  • Renoncement au vote des étrangers (Source)
  • Thevenoud, Cahuzac, Kader Arif
  • Appels à la délation (fraude fiscale) (source)
  • Projet de créer une loi sur le secret des affaires (source)
  • 3 recours à l’article 49.3 en un an (source)
  • Budget Sécurité sociale : suspension des votes à l’Assemblée (source)
  • Des enfants en zone d’attente aéroportuaire (source)
  • Comptes de campagne : Contrôles pendant 6 mois au lieu de 12 (source)
  • Maintien de la Cour de Justice de la République (source)
Citations d’E. Macron

« Il y a dans le processus démocratique et dans son fonctionnement un absent. Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort » (Le Point, 8 juillet 2015).

« Le travail du dimanche, c’est plus de liberté et la liberté, c’est une valeur de gauche » (RTL, 11 décembre 2014)

« Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord » (BFM-TV, 18 février 2015).

« Il ne serait pas réaliste d’imposer un doublement de la rémunération pour les salariés qui travaillent le dimanche car certaines petites enseignes n’y survivraient pas » (Reuters, 11/12/2014)

« On va progressivement entrer dans une zone - on y est déjà d’ailleurs - où la justification d’avoir un emploi à vie garanti sur des missions qui ne le justifient plus sera de moins en moins défendable. » (source)

« Le statut de la fonction publique n’est plus adéquat » (idem)

Remise en cause des 35 heures : « La gauche a cru un temps que la France pourrait aller mieux en travaillant moins. C’était des fausses idées » (Université d’été du Medef - 27/08/15 )

« Il faut des jeunes qui aient envie de devenir milliardaires » (Macron, 06/01/15, Las Vegas)

Il qualifie Marine Le Pen de "Tsipras français". (source)

Autres citations

« Si vous estimez que cette loi est mal boutiquée et si vous redoutez que dans le futur le pouvoir politique en fasse mauvais usage, ne vous inquiétez pas et votez pour nous qui sommes les amis de la liberté » Bruno Le Roux, France-Inter, 05/06/15 (source)

« Les privatisations vont aider à moderniser l’économie » Moscovici, à propos de la Grèce (source)

« Le contrat de travail n’impose pas toujours un rapport de subordination entre employeur et salarié : il est signé par deux personnes libres qui s’engagent mutuellement. Dans les situations de plein emploi, c’est même l’employeur qui recherche les salariés... » Rebsamen (source)

« Le Parti socialiste est en pleine mue idéologique. Moi je l’ai effectuée depuis longtemps. » (le même : source)

« Nous, nous avons fait le choix d’un niveau de chômage très important et très bien indemnisé. » (Valls, 06/10/14, Londres)

« J’aime l’entreprise » M. Valls, Université d’été du Medef, 27/08/14, (source)

« My government is pro-business ! » M. Valls (source)

« C’est plus intelligent de parier sur Valls que Sarkozy ». (Handelsblatt, quotidien des affaires allemand)

« « Que l’on ne nous demande pas de faire en cinq ans ce que l’Allemagne a réalisé en plus de dix ans. » François Hollande, 18/09/14 (Les lois Hartz IV : dérégulation complète du "marché" du travail, casse de la protection sociale, jobs à 1 €) »

Messages

dans le genre respect du parlement

vote bloqué sur l’ANI http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Senat-l-accord-sur-l-emploi-vote-le-PC-denonce-un-coup-de-force-603135

vote bloqué sur la réforme des retraites en novembre 2013 http://www.politis.fr/PS-Le-vote-bloque-deshonore-et,24658.html

réserve de vote le 30 juin 2014 http://www.francetvinfo.fr/france/budget-de-la-secu-suspension-surprise-des-votes-a-l-assemblee_636249.html

Jean marc Ayrault président du groupe PS à l’assemblée déclarait le 05 octobre 2010 "Nous demandons""que la présidence engage le dialogue avec le Gouvernement pour proscrire l’usage de la réserve de vote,du vote bloqué"

J’avais déjà mentionné le recours au « vote bloqué » à trois reprises. Je viens d’y adjoindre la réserve de vote que vous mentionnez.

Merci pour votre contribution.

2012, 2013, promesse trahie de sanctuariser le budget de la culture http://www.metronews.fr/info/budget-entre-sarkozy-et-hollande-qui-a-le-plus-sacrifie-la-culture/mogv!j1ZbeqLB912QE/

Beau travail, un "à propos" lui donnerait plus de crédibilité.

Privatisation des barrages hydro électriques
Autorisation de pistolets 357 Magnum pour les polices municipal
es

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 21:48

Ce n’est pas une nouvelle, mais il est bon de le rappeler !

La liquidation de la gauche était dans les tuyaux depuis Jospin, sinon avant.

Mais tout d’abord le lien : https://www.youtube.com/watch?v=qUDVMS-2x8g&feature=share

Puis lire quelques pages d’ ‘En quête de gauche’, livre écrit J-L Mélenchon aux éditions Balland dans lequel il est question de ce qu’on appelle la 3ième voie. De quoi s’agit-il ?

*

L’idée est ancienne mais ranimée par Clinton, Al Gore et quelques autres. Il s’agit d’en finir avec les partis socialistes. Il s’agit de mettre à la poubelle le socialisme pour le remplacer par le centre, l’internationale socialiste par une internationale du centre. Après diverses réunions Clinton réunit en 1999 à Florence : Prodi, Blair,…et Jospin, au début réticent mais qui finit par se rallier. L’Etat providence doit être ‘modernisé’, l’Etat social démantelé. Pour gouverner : les meilleurs, autrement dit les élites doivent tenir loin le peuple. Le peuple justement : ‘la notion d'appartenance des individus a des groupes sociaux solidaires, l'affirmation d'un programme politique atemporel, tout cela doit être abandonné’.Le parti socialiste doit s'efforcer d'être le parti de l'ensemble de la société’.

En 1984, ça vient de loin, Hollande écrit un livre : ‘Pour être modernes, soyons démocrates’ qui n’est pas résonner avec le désir de Valls, entendu il n’y a pas si longtemps, au moment des primaires socialistes, qui propose de rebaptiser le Parti socialiste en Parti démocrate. Et tandis que Blair en Grande Bretagne, Schröder en Allemagne vont faire faire à leur parti l’aggiornamento (la mise à jour), la France, cette singularité, traine les pieds. Mais c’était oublier qu’il y avait Valls et Hollande et tous ces autres, grands liquidateurs du socialisme, qui allaient s’emparer du gouvernement avec la complicité de ceux qui s'attachent au contenant sans observer le contenu.

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 14:18

Un document interne de la Commission européenne rendu public par des organisations de la société civile révèle les instructions données par Bruxelles à ses négociateurs de refuser que le futur accord climatique puisse imposer des limites au commerce. Il s'agit d'une note présentée par la DG Climat au Comité de la politique commerciale du Conseil, le 20 novembre dernier en amont du sommet de Paris de la COP21.

Le TTIP et l’accord avec le Canada visent à faciliter l’importation par l’Union de gaz de schiste et de sables bitumineux

La politique commerciale développée par l’Union européenne et ses partenaires pose pourtant un certain nombre de défis de nature à aggraver le changement climatique. L’objectif même des accords commerciaux d’augmentation de la production et des échanges internationaux est propre à générer mécaniquement une hausse des émissions de CO2. Et la nature des biens et services échangés et leur impact sur le climat ne sont pas questionnés. Ainsi, dans le projet d’accord transatlantique (TTIP), le premier secteur qui pourrait bénéficier de l’accord serait celui de la construction automobile. Par ailleurs, le TTIP et l’accord avec le Canada visent aussi à faciliter l’importation par l’Union de gaz de schiste et de sables bitumineux, sans égard pour les conséquences environnementales de ces deux ressources fossiles particulièrement nocives et laissant craindre une augmentation de leur exploitation. En marge des négociations commerciales, plusieurs mesures européennes ont déjà été profondément modifiées sous la pression américaine et canadienne. La directive européenne sur la qualité des carburants qui visait à réduire les émissions liées au transport et projetait de pénaliser les sables bitumineux, beaucoup plus polluants, en a notamment fait les frais. Mais ce n’est pas tout, les multinationales des secteurs aérien, automobile et extractif ont identifié toute une série de régulations environnementales présentées comme des « barrières au commerce » qu’elles souhaiteraient pouvoir démanteler via ces négociations.

Un principe de « neutralité technologique »

L’annexe sur les services énergétiques de l’accord sur le commerce des services en cours de négociation entre une cinquantaine d’Etats, publiée par WikiLeaks, prévoit quant à elle, d’obliger les gouvernements à accepter le principe de « neutralité technologique ». Si cette idée était adoptée, elle remettrait gravement en cause toutes les initiatives de transition écologique visant à désinvestir des énergies fossiles et réorienter les subventions publiques vers les énergies renouvelables.

La Commission demande à ses négociateurs de refuser toute mention explicite du commerce dans les décisions de la COP.

Consciente que ces problèmes pourraient être abordés dans le cadre des négociations climatiques avec des mesures à la clé pour y remédier, la Commission demande à ses négociateurs de réduire au maximum toutes les discussions liées au commerce et de refuser toute mention explicite du commerce dans les décisions de la COP. Pour l’instant, la convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC) indique seulement que les mesures de lutte contre le changement climatique, y compris les mesures nationales, ne doivent pas servir de mesures déguisées pour restreindre le libre-échange. Les organisations de la société civile demandent d’inverser désormais la logique pour s’assurer que les actions menées dans le but de préserver le climat s’imposent en cas de conflit avec les objectifs de promotion du commerce.

C’est niet pour Bruxelles, qui demande à ses négociateurs de s’opposer à « toute nouvelle disposition qui irait au-delà » de l’existant et poserait des restrictions au commerce dans le cadre des politiques environnementales, comme à « la création de liens formels entre la CCNUCC et l’OMC » ou « le lancement d’un programme de travail sur les mesures commerciales ».

Une « atteinte » aux profits futurs

Ces instructions vont aussi à l’encontre de la résolution adoptée par le Parlement européen le 14 octobre dernier dans laquelle il demandait que l’ensemble des mesures adoptées à Paris soient exclues explicitement du mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et Etats. Le message des eurodéputés est clair. Il serait illusoire de vouloir sauver le climat tant que les politiques publiques nécessaires peuvent être contestées dans le cadre des accords de commerce par des investisseurs étrangers au motif qu’elles portent atteinte à leurs profits futurs.

Mathilde Dupré

http://www.alterecoplus.fr/cop21/commerce-ou-climat-la-commission-europeenne-a-fait-son-choix-201512101100-00002732.html

http://www.alterecoplus.fr/cop21/commerce-ou-climat-la-commission-europeenne-a-fait-son-choix-201512101100-00002732.html

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 08:52

Ce devait être la trêve, l’unité nationale nécessaire, l’instant où les petites manœuvres politiciennes cessent au nom de la décence en présence du malheur. Ça n’a pas été le cas.

Dès le départ, nous avons assisté à un déferlement de propagande politique orchestrée en grande pompe par le pouvoir pour faire passer l’état d’urgence, les lois qui introduisent en douceur à une dictature sourde sous l’effet du traumatisme réel. Nombreux parmi ceux qui liront ces lignes jugeront le propos exagéré. Pourtant !

A toute chose malheur est bon. Macron en coulisse, et en toute tranquillité, continue de carboniser le code du travail. Le plan pour vendre les barrages hydrauliques au privé se peaufine. L’avatar qu’est l’Europe est oublié. Les élections régionales prochaines se passent dans l’indifférence la plus complète. ….

Il faut être bien naïf pour ne pas savoir que tout fait grain, grain à moudre, et que le pouvoir usera de toutes les opportunités qui s’offriront à lui pour arriver à ses fins.

Ces opportunités, si cela est nécessaire, le pouvoir les tricotera. C’est l’objet du lien ci-dessous que de donner à percevoir toutes ces petites mesquineries qu’Antoine Leaument, dans son blog, analyse, mesquineries qui peuvent paraître comme des étourderies, des maladresses, cependant qu’elles sont l’œuvre d’esprits tordus. Mais au soir des élections régionales, si les citoyens le veulent, s’ils ne se risquent pas à donner corps à la formule : ‘Après moi le déluge’ en faisant la part belle à la pourriture brune, le pouvoir risque d’avoir la gueule de bois.

***

http://antoineleaument.fr/2015/11/28/melenchon-et-le-pen-cote-a-cote-a-lhommage-national-fourberie-de-hollande-et-deliquescence-du-systeme-mediatique/

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