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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 10:58

« Le rôle de l'écrivain, du même coup, ne se sépare pas de devoirs difficiles. Par définition, il ne peut se mettre aujourd'hui au service de ceux qui font l'histoire : il est au service de ceux qui la subissent. Ou, sinon, le voici seul et privé de son art. Toutes les armées de la tyrannie avec leurs millions d'hommes ne l'enlèveront pas à la solitude, même et surtout s'il consent à prendre leur pas. Mais le silence d'un prisonnier inconnu, abandonné aux humiliations à l'autre bout du monde, suffit à retirer l'écrivain de l'exil, chaque fois, du moins, qu'il parvient, au milieu des privilèges de la liberté, à ne pas oublier ce silence et à le faire retentir par les moyens de l'art. »

Albert Camus. Discours de Suède.1957

http://classiques.uqac.ca/classiques/camus_albert/discours_de_suede/discours_de_suede_texte.html

***

Que ne se pose-t-il pas la question de son rôle, l’homme politique ! Et nous, celle du nôtre.

***

Ci-après, le lien de l’émission La Grande Librairie dédiée à Camus à l’occasion du centenaire de sa naissance : http://www.france5.fr/emissions/la-grande-librairie/videos

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 11:31

·Présentation audio du CD -“ Sketches of Ethiopa” (clin d’œil à Miles Davis)

http://www.youtube.com/watch?v=f5HNXytisOM

·Malatu Astatké, le père de Éthio-jazz

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mulatu_Astatke

·Au Festival: “Etnomechanica" 2011

http://www.youtube.com/watch?v=rILz_k5q0WM/

·Ce qu’en dit le magazine : « Les Inrocks »

http://www.lesinrocks.com/musique/critique-album/mulatu-astatke-baguettes-magiques/

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 17:53

Editions du Seuil

Une fois que je vous aurai dit que ce livre est magnifique, vous ne serez pas plus avancé pour cela.

Ceux qui connaissent Saramago connaissent son talent et son humanité, et devraient donc avoir confiance ; lui faire confiance.

A vrai dire, je ne sais comment vous inviter à lire ce bouquin qui ne vous manque pas tant que vous ne l’avez pas lu, mais qui vous aurait manqué, l’ayant lu, si vous ne l’aviez pas lu.

Saramago écrit ce roman alors qu’il n’a pas 30 ans ; de quoi vous dégoûter de vous-même quand vous en avez bien plus que le double. Mais également de quoi vous rabibocher avec vous-même car Saramago sait trouver en chacun de ses personnages, certes de la bassesse, mais aussi de la grandeur d’âme. Ce qui l’intéresse ce n’est pas l’Homme mais les hommes, et parmi ceux-ci, sans misérabilisme, les humbles que le roman du jour traite avec négligence.

Bref ! Pour éviter de vous raconter le roman, je vous propose un extrait de la préface écrite par Pilar Del Rio, présidente de la fondation Saramago.

« ……Ce livre est un bijou, comment un jeune homme d’une vingtaine d’années a-t-il pu écrire avec autant de maturité, d’assurance, énoncer déjà des obsessions littéraires et laisser entrevoir sa cartographie stylistique et sentimentale d’une façon aussi explicite ? D’où Saramago a-t-il tiré cette sagesse, cette capacité de dépeindre des personnages avec autant de subtilité et d’économie narrative, de présenter des situations anodines et pourtant aussi profondes qu’universelles, de transgresser de façon aussi sereinement violente ? …..

….. (La Lucarne) est un roman de personnages….ce n’est pas un roman politique, donc il ne faut pas penser qu’il a subi les rigueurs de la censure, et que c’est pour cette raison qu’il n’a pas été publié à l’époque. Toutefois pour les mœurs tranquilles d’alors, un roman qui transgresse les valeurs établies, où la famille n’est pas synonyme de foyer, mais d’enfer, où les apparences ont plus de force que la réalité, où certaines utopies, présentées comme étant des objectifs louables, sont, quelques pages plus loin, décrites comme relatives, où l’on condamne de façon explicite les violences faites aux femmes et où on relate avec naturel l’amour entre des personnes de même sexe, en l’exprimant avec une angoisse naturelle, mais sans condamnation dans le regard de l’auteur, tout cela et tout le reste qu’est ce livre ont sans doute influé sur la décision de ne pas le publier. Trop fort, trop risqué venant d’un auteur inconnu, trop de travail pour le défendre devant la censure et la société, vu le faible revenu qu’il rapporterait. Voilà pourquoi le livre fut jeté aux oubliettes, sans un oui compromettant, sans un non susceptible de s’avérer compromettant à l’avenir ».

Saramago est mort. Il n’attend pas après moi pour assurer sa promotion. Il n’attend pas après vous pour assurer et sa subsistance et sa gloire. La Lucarne est un cadeau qu’il nous fait à titre posthume. Profitons-en !

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 15:23

1

et le Jazz sinfonica de Sao Paulo – maestro Joao Mauricio Galindo

twa taka nini

http://www.youtube.com/watch?v=YXDHyD4HU0E

gaia

http://www.youtube.com/watch?v=1vTtualU5Rk

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2

Portrait de Ray Lema

http://www.youtube.com/watch?v=YXv_NLPK-Ys

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3

Un entretien qui ne manque pas de sel

http://www.eventsrdc.com/?p=3335

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4 Sup’

http://www.dailymotion.com/video/xooivt_ray-lema_music

http://vimeo.com/40856822

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 14:07

Morceaux issus du Cd « Xenophobia » à l’exception de La petite Gitane et du concert avec B.Trotignon

Ashes to ashes

http://www.youtube.com/watch?v=u9_joGLF8u4&list=PL1FBA0A6AF4CBE3D8

La petite gitane

http://www.youtube.com/watch?v=n99zYvx6uRQ

The mohican and the great spirit

http://www.youtube.com/watch?v=kyWAtnSxUdc

CD-Rom

http://www.youtube.com/watch?v=0Vzy8aRk9ec

et

Bojanz Z et Baptiste Trotignon en concert à la Villette (1h 15)

http://www.youtube.com/watch?v=_6aOSjVWT1A

Bojan Z

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bojan_Z

La musique

(p137 et suivantes, L’insoutenable légèreté de l’être de Kundéra – Folio)

« Pour Frantz, c’est l’art qui se rapproche le plus de la beauté dionysiaque conçue comme ivresse. On peut difficilement s’étourdir avec un roman ou un tableau, mais on peut s’enivrer avec la Neuvième de Beethoven, avec la sonate pour deux pianos et percussion de Bartok, et avec une chanson des Beatles…….

Pour lui la musique est libératrice : elle le libère de la solitude et de l’enfermement,…, elle ouvre dans son corps des portes où l’âme peut sortir pour fraterniser….

  • Tu n’aimes pas la musique ? demande Frantz.
  • Non, dit Sabina. Peut-être que si je vivais à une autre époque… » et elle pense à l’époque de Jean-Sébastien Bach où la musique ressemblait à une rose épanouie sur l’immense plaine neigeuse du silence.

Le bruit sous le masque de la musique la poursuit depuis qu’elle est toute petite… La musique est comme une meute de chiens lâchés sur elle.

Elle pensait alors que l’univers communiste était le seul où régnait cette barbarie de la musique. A l’étranger, elle constate que la transformation de la musique en bruit est un processus planétaire qui fait entrer l’humanité dans la phase historique de la laideur totale. Le caractère total de la laideur c’est d’abord manifesté par l’omniprésente laideur acoustique : les voitures, les motos, les guitares électriques, les marteaux piqueurs, les haut-parleurs, les sirènes. L’omniprésence de la laideur visuelle ne tardera pas à suivre.

… .

Il (Frantz) se rappelait la musique bruyante du restaurant et se disait : « Le bruit a un avantage. On ne peut y entendre les mots…..Depuis sa jeunesse, il ne faisait que parler, écrire,…chercher des formules,…de sorte qu’à la fin aucun des mots n’était exact, que leur sens s’estompait, qu’ils perdaient leur contenu…. Et il eut alors envie,…, d’une musique immense, d’un bruit absolu….qui…inonderait, étoufferait toute chose, où sombrerait à jamais ….l’insignifiance des mots. La musique c’est la négation des phrases, la musique c’est l’anti-mot !.....

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 20:23

Vous aimez Piazzolla ? Monteverdi ? Alors n’hésitez pas, écoutez. Ça vaut tous les discours. Et surtout le mauvais discours que je pourrais vous tenir.

Un aveu toutefois, ce n’est ni Piazzolla encore moins Monteverdi qui jouent.

http://culturebox.francetvinfo.fr/piazzolla-monteverdi-une-utopie-argentine-qui-nous-fait-rever-122903

http://www.appoggiature.net/2013/04/disque-piazzolla-monteverdi-leonardo.html#axzz2YfNvPXyY

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Lecture du Cd : http://www.qobuz.com/album/leonardo-garca-alarcn-and-cappella-mediterranea-piazzolla-monteverdi/3760135100347

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Piazzolla : http://fr.wikipedia.org/wiki/Astor_Piazzolla

Monteverdi: http://fr.wikipedia.org/wiki/Claudio_Monteverdi

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 05:20

de Jacques Dupont*, éditions Grasset

Je n’avais pas le livre, sinon des extraits, voilà qui est fait.

Aussi bon, aussi revigorant qu’une bonne bouteille de vin.

Je ne me lasserai pas de faire la publicité de ce livre.

Il est atroce que des individus, peu nombreux en vérité, usant de lobbying, disent la loi et l’imposent à tous.

Jacques Dupont, dans un pamphlet argumenté, discours sur le vin, dit ce qu’il faut penser du vin, du professeur GOT et de ses acolytes parmi lesquels à un moment de l’histoire, devinez qui ? Cahuzac. Le dernièrement et tristement célèbre Cahuzac.

Le professeur GOT, un gars qui a su et sait s’entourer de ceux qui peuvent servir sa cause, ne craint pas de trier parmi les études scientifiques, de les tronquer si besoin est. Un gars qui fait la guerre au vin comme Bush l’a faite en Irak, à coups de média-mensonges. Un gars qui ne s’interroge pas sur les ravages consécutifs liés à la politique anti-vin dont il est le promoteur. Car il faut le dire, la politique voulue par le professeur GOT est actuellement responsable de la recrudescence de l’alcoolisme en France contre laquelle elle prêtant lutter. Et comme une politique à un concepteur, la responsabilité en revient à celui-ci. Parvenu à ce point, j’en arrive à me demander si, lors d’un accident de la route ayant pour cause l’alcool, la loi Evin, ou plutôt ceux qui l’ont voulue, qui refusent d’en tirer le bilan pour cause d’intégrisme, ne pourraient pas être poursuivis en justice car, il faut le savoir il n’y a pas de corrélation entre la chute réelle de la consommation de vin et le nombre d’accidents.

Le pays n’a que faire d’un père-fouettard. Ni de « maître à penser ». « Une communauté humaine en évolution rapide à besoin de maîtres à penser », dit Claude Got. Diable de diable ! Maître à penser ! Mais penser ce n’est pas une affaire moelle épinière, il y faut un cerveau pour se faire, à en croire Einstein. Est-ce bien le cas avec le gars Got ?

S’il doit y avoir débat, encore faut-il qu’il soit contradictoire et non que les uns aient le droit de parler, d’écrire et de se montrer à la télévision tandis que les autres seraient interdits d’antenne, d’écriture et de parler comme ils l’entendent et avec tous les mots de la langue française que contient le dictionnaire.

Ce livre s’adresse aussi aux viticulteurs qui ne sont pas assez pugnaces, car un type comme le professeur Got ça se combat, car une politique qui marche à côté de ses pompes ça se combat aussi. Rien n’est définitivement perdu que ce qu’on a admis avoir perdu.

Il s’adresse également à ceux qui continuent à penser qu’une bonne lichette ça fait pas de mal par où ça passe et qui n’ont pas besoin de moi pour en être convaincus.

Lisez ce livre, il est édifiant sur ce point et sur bien d’autres. Il s’intéresse, par exemple, aux causes sociales de l’alcoolisme, ce que ne fait pas le professeur Got (ce qui la fout mal pour un scientifique), causes qui permettrait d’avoir les fondements d’un véritable politique antialcoolique.

Méfions nous des politiques morales. C’est ainsi que fonctionne une société totalitaire.

Eduquer et non réprimer, telle est la politique canadienne.

http://www.lepoint.fr/societe/ne-tirez-pas-sur-le-vin-09-05-2013-1666470_23.php

*Jacques Dupont, journaliste et critique œnologique

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 16:54

Editions Flammarion, collection Corpus (8,3 euros)

Un livre incontournable pour qui souhaite approfondir la notion de laïcité, organisé en 3 parties :

  • une longue introduction d’Henri Pena-Ruiz,
  • à laquelle succèdent 6 chapitres
  • les diverses options religieuses,
  • religion et politique : une liaison dangereuse,
  • la raison contre l’oppression,
  • valeurs et principes de la laïcité,
  • l’Etat émancipé : la séparation laïque,
  • la laïcité de l’école publique

Chaque chapitre faisant état de courts textes d’auteurs (Augustin, Averroès, Bayle,….Camus,…Condorcet, Hugo,….Kant, Lamennais,….Pascal, Pie IX, Platon, … Rousseau, Spinoza, …Voltaire,…) présentés par Pena-Ruiz.

  • un vade-mecum (communautarisme,…. concordat,…fondamentalisme,…, laïcité,… neutralité,…séparation,…tolérance,..)

Le livre peut se lire par petites touches, dans le désordre.

http://www.librairie-grenier-abondance.fr/laicite-religion-pena-ruiz.html

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 05:46
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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 16:05

Le droit de savoir, d’Edwy Plenel

Editions Don Quichotte

Après Combat pour une presse libre (2009, éditions Galaade), Edwy Plenel publie Le droit de savoir.

La presse, encore la presse, toujours la presse !

Et oui ! La presse. Car il faudra bien un jour prochain la remettre sur pied. On la sait aujourd’hui à servir la soupe aux pouvoirs (politique, économique et financier), loin de remplir sa fonction d’information permettant aux citoyens de se saisir de manière éclairée de la politique.

Ce livre est une réflexion. Qu’est-elle aujourd’hui ? Que devrait-elle être ? Comment parvenir à ce qu’elle devrait être ?

Les extraits ci-dessous ne donnent qu’un aperçu parcellaire du contenu du livre.

Extraits :

Citant Victor Hugo (p44) : « Le principe de la liberté de la presse n’est pas moins essentiel, pas moins sacré que le principe du suffrage universel. Ce sont les deux côtés du même fait. Ces deux principes s’appellent et se complètent réciproquement. La liberté de la presse à côté du suffrage universel, c’est la pensée de tous éclairant le gouvernement de tous. Attenter à l’une, c’est attenter à l’autre ». « La souveraineté du peuple, c’est la nation à l’état abstrait, c’est l’âme du pays ; elle se manifeste sous deux formes : d’une main, elle écrit, c’est la liberté de la presse ; de l’autre elle vote, c’est le suffrage universel ».

Citant Hannah Arendt (p122) : « La liberté d’opinion est une farce si l’information sur les faits n’est pas garantie et si ce ne sont pas les faits eux-mêmes qui font l’objet du débat ».

Edwy Plenel de poursuivre (p111) : « Comme tout un chacun les journalistes ont des opinions, partagent des convictions, épousent des préjugés. Mais ce n’est pas ce qui les définit professionnellement. La finalité de leur métier : c’est d’être au service du droit de savoir des citoyens afin qu’ils soient libres et autonomes en leur apportant des informations d’intérêt public. Autrement dit….leur rôle social….n’est pas spécialement d’exprimer des opinions, mais spécifiquement de produire des vérités. Des vérités de faits. »

p108 « Comment informer vrai ?.... C’est ici que le journalisme atteint son propre moment de vérité. Car le droit de savoir des citoyens a longtemps été éclipsé par une autre liberté fondamentale, la liberté d’expression, avec laquelle il est encore, trop souvent confondu. Or la liberté de l’information ne se réduit pas au pluralisme des opinions. Il ne suffit pas de croire que l’on pense politiquement juste pour informer vrai……Dès lors, garantir le droit de savoir du public, c’est créer les conditions d’un journalisme qui réussisse à trouver, traiter, diffuser, imposer et assumer des informations qui dérange ses propres fidélités ou convictions, préjugés ou certitudes – et ainsi ceux de son public. D’un journalisme qui, dans sa pratique professionnelle collective, parvienne à penser contre soi-même ; et sans doute n’y a-t-il pas défi plus difficile et, parfois, plus douloureux ».

Paul Ricœur (p131) : « …soulignait l’enjeu démocratique face au risque que « la direction des affaires soit accaparée par des oligarchies de compétents », lesquels seraient notamment « associés aux puissances de l’argent »,…. « …partout c’est la même confiscation. Et tout nous y incline : la complexité croissante des problèmes dans les sociétés industrielles avancées, la paresse des citoyens, leur appétit de bien-être sans trouble de la pensée, la commodité des compétents eux-mêmes, l’intérêt des féodalités. La dépolitisation, dans son fond, n’est pas autre chose que cette démission de la plupart, réciproque de la confiscation de la décision par quelques-uns. C’est ici que l’information est condition de la démocratisation, car qu’est-ce que la démocratie, sinon le régime qui assure au plus grand nombre -à la limite à tous -, à tous les degrés, la participation à la décision ? »

http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/180313/le-droit-de-savoir

http://lafindulivre.fr/edwy-plenel-le-droit-de-savoir/

http://www.regards.fr/nos-selections/le-droit-de-savoir,6354

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