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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 16:44

Sans commentaire

Exergue

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Source : http://www.ladepeche.fr/article/2016/08/28/2407822-magyd-cherfi-patriote-gaulois-et-defenseur-de-la-republique.html

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Propos recueillis par Sébastien Dubos Publié le 28/08/2016

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Magyd Cherfi: patriote, gaulois et défenseur de la République

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«Ma part de Gaulois», son dernier livre, lève le voile sur l'année où il a passé le bac. Une année qui fut le temps des insultes pour celui qui préfère lire que d'aller jouer au foot, mais une année fondatrice pour celui qui allait devenir chanteur de Zebda. Rencontre avec Magyd Cherfi.

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Magyd, c'est une voix, un style d'écriture. Des textes percutants pour Zebda, un long cri d'amour à la République dans une lettre ouverte, «Carnage», écrite avec son sang et ses tripes après les attentats du Bataclan. Magyd, c'est aussi un formidable attachement aux valeurs de ce pays par celui qui revendique tête haute, clame et déclame, «oui, je suis patriote, Français, Gaulois, défenseur de la République… il faut le dire, l'écrire».

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Quel a été le déclic pour écrire le livre ?

En fait, depuis que j'écris, l'idée est de raconter une espèce de saga de l'immigration. A 20 ans, je pensais que j'étais Flaubert mais finalement j'étais Magyd et j'ai écrit des chansons, à défaut de roman. Dans la plupart des chansons de Zebda, c'est une histoire de l'immigration qui est racontée. Et puis quand j'ai penché dans le versant plus littéraire, c'est mon obsession que de dire «voilà ce qui n'est pas raconté dans le fameux récit français». Je vais, moi, leur dire ce qu'on était.

C'est un an de votre vie, ça a été difficile de raconter ?

Oui, depuis le début, parce que raconter une histoire de gens qui sont dans l'échec, c'est difficile. C'est une histoire de malheur. Et la dévoiler comme ça… Certains de mes proches disaient «tu ne vas pas raconter ça aux Français». Et on était nous-mêmes Français.

L'arrivée de la gauche en 81 marque un rendez-vous manqué avec la génération beur...

C'était une idée phare, de raconter l'arrivée de la gauche au pouvoir, en même temps que la conscience beur qui s'éveille. On avait intégré la gauche, on nous disait que c'était avec la gauche que les beurs auraient une place en France : la fraternité, la République, la liberté de ton et d'expression… Mais nos parents se disaient dans le même temps : avec Mitterrand, on va repartir. La marche des beurs se met en place deux ans plus tard, on va réclamer l'égalité des droits… Et on obtient une carte de résident. Quand t'es arabe, t'es pas l'égal d'un blanc ! Une carte de résident, c'est l'autorisation de rester un peu plus longtemps …

Et 30 ans après, que reste-t-il ?

Le rendez-vous manqué est né là, et depuis le précipice n'a fait que s'écarter. On arrive à l'affrontement qu'il y a aujourd'hui et qu'on peut résumer : «puisque vous ne voulez pas qu'on soit musulman, on va l'être, même si on ne l'est pas».

Le discours de la transmission passe ?

Non, ça ne passe pas. Je l'ai vécu dans Zebda. Longtemps, on a couru derrière la jeunesse immigrée en disant, on sera les porte-parole citoyens. Et on a eu un public strictement blanc. On n'a jamais eu un public beur parce qu'on était dans le discours de l'ennemi, «sois citoyen», «va voter». Nous, comme d'autres, militants, intellos ou universitaires, dans un discours de générosité, on a basculé dans l'incantatoire…

Qu'est ce qu'il faudrait faire ?

Inventer des symboles, des signaux dans lesquels ils peuvent se refléter. Tout le temps La Marseillaise, le drapeau bleu blanc rouge, la France de Vercingétorix à Louis XVIII…Où est-ce qu'on existe dans la nation Française ? Il n'y a pas de symbole où se refléter. Veut-on une société qui reste blanche ou est-ce qu'on assume l'aspect cosmopolite ? Ne pas avoir donné le droit de vote des immigrés a été une erreur fondamentale, pour l'idée de dire «vous appartenez à la nation». Même en étant Algérien, tu vas pouvoir voter parce qu'en réalité, et c'est objectivement vrai, tu es Français. Au bout de soixante ans, nos parents ont vécu moins de 18 ans en Algérie… Donner le droit de vote, c'est exiger qu'ils soient Français, et là, tu crées un ciment.

Quelle est votre part de Gaulois ?

C'est très simple, j'ai tellement été Français et devant si peu d'empathie envers les miens j'ai passé mon temps à être moins Français. Je suis devenu Français parce que j'ai passé la moitié de ma vie entre les mains d'une sœur, d'un curé, d'une épicière, d'un éducateur, d'un prof de maths. Ma mère m'a balancé de l'un à l'autre… j'ai eu deux récits. Un récit obscur, mes origines, l'Islam : «c'est quoi papa ? On vient d'où, on est quoi ?»…Et un récit français, qui me disait : «tu appartiens à ce récit, tu es français, tu es chez toi». À la fois par le versant catho-judéo-chrétien des curés qui me disaient «tu es chez toi», et avec tous les éléments gauchistes qui disaient, «on croit à l'être universel»…je le suis devenu par la force de leur amour et de leurs convictions.

Avez-vous douté dans votre engagement ?

Je ne sais même pas s'il faut dire oui ou non parce que je n'ai jamais trouvé d'autre issue que le récit français. La liberté, l'égalité, je les ai vécues à l'école républicaine laïque obligatoire. J'ai vécu le traitement d'égal à égal avec des blancs. Et en même temps, il y avait 15 de mes copains, au fond de la classe, perdus. La liberté, l'égalité, la fraternité, c'est quelque chose qui bout en moi, ce ne sont pas des concepts théoriques. La France est réellement capable de le mettre sur la table. Et pas les autres pays. L'espace musulman ne le propose pas. Je vais régulièrement au Maghreb et je vois littéralement le jour et la nuit, pas un décalage, non : le jour et la nuit ! Je ne doute pas, mais j'ai sous-estimé le temps. Il ne fallait pas 3 ans mais bien plus de trente. Il y a eu quelques avancées, mais mineures. Il faudra beaucoup de temps, mais il ne faudra pas attendre la vertu républicaine mais le combat politique pour obtenir des millimètres.

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« Ma part de Gaulois », 272 pages, 19,80 € aux Editions Actes Sud. Magyd Cherfi est à suivre sur twitter, facebook, instagram et sur son site internet magydcherfi.com. Rencontre à Toulouse le jeudi 8 septembre à 18 heures à la médiathèque Cabanis.

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Carnage lu par Magyd Cherfi : https://www.youtube.com/watch?v=dDAd7LECOxU

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 06:02

Trois livres remarquables.

Les deux premiers s’intéressent à une spécificité qui semble bien française, l’un : la figure de l’intellectuel de Zola à Houellebecq, l’autre : l’Histoire avec un grand H. Livres érudits (sans être rébarbatifs), avec, en plus, chez R. Debray, une belle langue. Deux livres qui permettent de jeter un œil plus vif sur notre époque.

Le troisième traite de l’identité (ou de la non d’identité) dans un monde ou tout le monde ressemble à tout le monde en sachant qui il est et non ce qu’il est. Dans ce livre, comme dans ses autres livres, Saramago développe une des fonctions du roman qui n’est pas seulement de divertir mais de conduire une réflexion.

Ci- dessous, pour chaque livre, sont donnés des appréciations et commentaires, soit sous forme d’articles, soit sous forme d’émissions. Il faut juste prendre son temps. Et, quand on prend son temps, il est rare de le perdre.

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La fin de l’intellectuel français

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Madame H

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L’autre comme moi

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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 06:36

Nous vivons mal ce qui n’est pas nous, à la seule raison que ce qui n’est pas nous nous est étranger. Etranger à nos codes, nos conventions. De là à ce que nous y soyons hostile, le pas est facilement franchi.

Le lien audio (1) ci-dessous révèle un ‘autre’ monde arabe, et féminin, d’hier et d’aujourd’hui, que celui auquel l’actualité nous contraint.

Dans la 2ième partie de ce document intervient Bouchra Ouizguen, chorégraphe marocaine, qui met en scène ‘des femmes qui n’ont pas peur du regard des autres’,… ‘portant une parole libre et pas victimaire’, ‘qui n’ont pas de tabou’, ‘habitées par la fureur de vivre’,……

  1. https://www.franceinter.fr/emissions/1001-mondes/1001-mondes-13-aout-2016

Le spectacle Ottof (2): (regardez au moins à partir de la 45ième minute. Fabuleux ? Emouvant ? Beau ?..... ) . « Le beau est toujours bizarre », Baudelaire

(2) https://www.youtube.com/watch?v=WVgy1_ayEGc

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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 11:28

….. il suffit d’écouter.

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Cucurrucucu Paloma - Caetano Veloso

https://www.youtube.com/watch?v=QuYKOx834Pw

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Chavela Vargas - Paloma Negra

https://www.youtube.com/watch?v=OanOkaXRvoM

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Violeta Parra - Gracias a la Vida

https://www.youtube.com/watch?v=1i_mlUHXbw8

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Mercedes Sosa - Todo Cambia

https://www.youtube.com/watch?v=98XkPHcmCv0

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Joan Baez - El Preso Número 9

https://www.youtube.com/watch?v=Cjaa-OhDm8Q

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Luz Casal - Piensa En Mi

https://www.youtube.com/watch?v=LS04M9Mz26E

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Bebe - Malo

https://www.youtube.com/watch?v=90GqAf3zJ8s

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 18:25

Émission La preuve par Z – France-Inter - samedi 11/6/2016 http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1299301

Allez jusqu’au bout de l’émission (après l’intermède).

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Concernant l’évolution de cette chanson au fil des années, vous allez pouvoir en juger en écoutant l’émission.

Mais de quoi parle cette chanson ? D’amour ? Bien évidemment. Ironiques les paroles comme le dit le présentateur de l’émission ? Le reflet d’une époque ? Peut-être ou sûrement. L’écrirait-on aujourd’hui alors que les rapports hommes-femmes sont différents de ce qu’ils étaient ?

Mais également, après les interprètes proposés dans l’émission :

Barbara Streisand https://www.youtube.com/watch?v=0SHvf7aUddk

Piaf https://www.youtube.com/watch?v=v1R8A0A8EVE

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Paroles

Sur cette terr', ma seul' joie, mon seul bonheur
C'est mon homme.
J'ai donné tout c'que j'ai, mon amour et tout mon cœur
À mon homme
Et même la nuit,
Quand je rêve, c'est de lui,
De mon homme.
Ce n'est pas qu'il est beau, qu'il est riche ni costaud
Mais je l'aime, c'est idiot,
I'm'fout des coups
I'm'prend mes sous,
Je suis à bout
Mais malgré tout
Que voulez-vous

Je l'ai tell'ment dans la peau
Qu'j'en d'viens marteau,
Dès qu'il s'approch' c'est fini
Je suis à lui
Quand ses yeux sur moi se posent
Ça me rend tout' chose
Je l'ai tell'ment dans la peau
Qu'au moindre mot
I'm'f'rait faire n'importe quoi
J'tuerais, ma foi
J'sens qu'il me rendrait infâme
Mais je n'suis qu'un' femme
Et, j'l'ai tell'ment dans la peau ...

Pour le quitter c'est fou ce que m'ont offert
D'autres hommes.
Entre nous, voyez-vous ils ne valent pas très cher
Tous les hommes
La femm' à vrai dir'
N'est faite que pour souffrir
Par les hommes.
Dans les bals, j'ai couru, afin d'l'oublier j'ai bu
Rien à faire, j'ai pas pu
Quand i'm'dit : "Viens"
J'suis comme un chien
Y a pas moyen
C'est comme un lien
Qui me retient.

Je l'ai tell'ment dans la peau
Qu'j'en suis dingo.
Que cell' qui n'a pas aussi
Connu ceci
Ose venir la première
Me j'ter la pierre.
En avoir un dans la peau
C'est l'pir' des maux
Mais c'est connaître l'amour
Sous s
on vrai jour
Et j'dis qu'il faut qu'on pardonne
Quand un' femme se donne
À l'homm' qu'elle a dans la peau ...

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 18:31

Un magnifique entretien (1) avec Angélique Ianatos. Foisonnant, pour cela difficile à résumer.

Parle-t-elle de la musique qu’elle parle des êtres humains.

Elle fait part de ce qu’est pour elle le chant, la musique, la création dont elle n’explique pas l’émergence, ainsi que de la nécessité impérieuse qu’elle a de la scène.

La fonction de l’artiste, dit-elle, est de témoigner de son temps - Je ne peux pas faire de la musique sans rien direJ’ai beaucoup de mal à supporter l’indigence …l’art des musiques qui ne disent rien, l’art du divertissement » -.

On comprend mieux dès lors son propos sur son pays. « La Grèce est le premier état qui va commencer à payer les pots cassés mais je pense que d’autres suivront…. Je crois profondément que le monde dans lequel nous sommes est en fin de règne ….on ne pourra pas encore supporter longtemps les oligarchies des nantis et l’horreur dans laquelle se trouve la plupart des humains et je pense que ça ne va pas durer, ça va éclater d’une manière ou d’une autre, et si ça pète de partout et qu’on ne trouve pas de solution peut être qu’on aura bien mérité notre sort … je crois… qu’un artiste doit rendre compte de son époque, il est de notre responsabilité de transmettre et de sensibiliser le public à ce qui se passe, en même temps j’ai des doutes parce que dans les salles viennent nous voir les gens convaincus d’avance … en même temps il y a de plus en plus de jeunes qui viennent voir mes concerts et c’est là que je fonde mon espoir … ». « Malgré les preuves contraires nous survivrons à ce genre de malheur et d’humiliation’.

  1. https://www.youtube.com/watch?v=8H_5qNr7yHA

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Dans le lien suivant (2) on lit : « La chanteuse grecque s’y révèle égale à elle-même : exaltée, le drame à fleur de peau et prompte à faire vibrer avec intensité la poésie de son siècle. Jamais, toutefois, son chant tragique, avec ces accents funèbres de pleureuse antique, n’aura eu de résonance aussi douloureuse avec l’actualité. (…) Chez la diva, la douleur est sourde, mais l’espoir, frémissant. « Et si l’arbre brûle, reste la cendre et la lumière/Dans le ­désert les cactus prennent racine », écrit Dimitris Mortoyas. Tous ces vers magnifiques sont traduits dans le livret. A ces mots âpres et brûlants, Angélique Ionatos insuffle une urgence poignante et magnifique.

La voix d’Angélique Ionatos incarne une volonté de mouvement. Elle témoigne en filigrane d’un discours politique porté par la vision d’une Grèce sous pression. Son engagement est celui de l’ouverture, de l’acceptation des angoisses pour mieux les combattre, notamment par la transmission de sa culture natale. Un disque sombre mais plein d’espoir transcendé par la force de ses convictions.

  1. http://angelique-ionatos.com/

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« La société est tellement dans la compétitivité que nous oublions de penser nous oublions de nous arrêter, nous oublions le silence,…… supposons qu’on sorte la Grèce de la situation dans laquelle elle est maintenant, on dit voilà, on trouve l’argent, vous serez comme avant, c’est ça dont j’ai peur, c’est le comme avant…. »

  1. http://www.dailymotion.com/video/xrggsi_et-les-reves-prendront-leur-revanche-angelique-ionatos-mercredi-13-juin-sur-mediapart_news

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« Dans ce monde qui se rétrécit, soumis à une nouvelle barbarie celle de la ploutocratie, il nous faut interroger nos poètes pour retrouver la mémoire et l’utopie tout à la fois….. »

  1. http://angelique-ionatos.com/et-les-reves/

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« Souvent je me sens découragée parce qu’impuissante face à tant de malheur. Parfois même je suis tentée de me taire.

Alors, je lis mes poètes. Leurs mots jamais ne s’oxydent à l’haleine du désespoir. Leur parole est politique et souvent prophétique. Et voilà que l’espoir revient comme « un chant de maquisard dans la forêt des aromates ».

  1. http://www.monde-diplomatique.fr/2015/08/ANGELIQUE/53537

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Concert en Grèce

  1. http://video-streaming.orange.fr/actu-politique/revoir-le-concert-en-grece-la-revanche-des-reves-avec-angelique-ionatos-VID0000000M9wv.html
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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 07:27

Deux heures et 5 minutes de ravissement. Débranchez le téléphone. Mettez grand écran. Installez-vous ! Les enfants ? Sortez-les de devant l’ordi. D’ailleurs, ils n’en ont plus l’usage puisque vous l’utilisez pour leur faire écouter Los Pajaros perdidos.

Des voix. Celle du contre ténor ou haute contre de Philippe Jaroussky (Vous avez un peu de mal avec une voix de haute contre ? C’est le moment. Vous allez vous y faire). D’autres voix.

Des instruments anciens dont les sonorités transporteront d’allégresse les esgourdes les plus récalcitrantes.

Un ensemble vocal et instrumental (1) exceptionnel sur des airs le plus souvent connus et populaires, puisés au répertoire du monde (Que voilà de la belle et généreuse mondialisation !).

A la direction : Christina Pluhar, reconnaissable au théorbe (sorte d’immense luth).

Vous êtes le fondement confortablement installé ? On peut y aller ? Chuttttt ! C’est parti !

https://www.youtube.com/watch?v=jGGl5h8L8dM

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https://fr.wikipedia.org/wiki/L'Arpeggiata

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 12:52

Une curiosité.

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« La guitare est l'instrument fondamental de l'esthétique flamenca. Le piano? »

« Les instruments ne sont pas nés flamencos. Tous les instruments peuvent être flamencos. Ce sont les instrumentistes qui doivent être flamencos ».

Quelque part il est écrit, qu’alors qu’il était au conservatoire, ses professeurs disaient de Dorantes qu’il jouait du Bach flamenco. Pourquoi pas ? Cela ne doit pas manquer d’intérêt.

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D’abord quelques vidéos pour présenter le pianiste….

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En guise d’apéro, une buléria tendre et burlesque. Le rôle de l’instrument est d’accompagner le danseur (ou le chanteur), ici : Grilo.

A ‘proposer’ aux enfants (sans qu’ils aient leur mot à dire) qui sont encore au temps de l’éponge, les vieux (elle commence tôt la vieillesse) en étant au stade sédimentaire et incurable.

https://www.youtube.com/watch?v=jOjtXiPl8Rk

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…. puis avec l’orchestre d’Andalousie (à la 8’ apparait mi-caché Garcia-Fons à la contrebasse).

https://www.youtube.com/watch?v=2wDk-p8rQWk

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Orobroy : ‘morceau ‘ d’œuvre soutenue par Yéhudi Ménuhin

https://www.youtube.com/watch?v=Qdl7TpVNnIc

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Sur (sud)

https://www.youtube.com/watch?v=Qdl7TpVNnIc

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Piano, flamenco, jazz

https://www.youtube.com/watch?v=Qdl7TpVNnIc

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InterAccion

https://www.youtube.com/watch?v=DPxo0bw2_ak

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……un peu de texte aussi pour activer une autre fonction.

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Relevé dans un commentaire faisant suite à une vidéo :

La guitare est l'instrument fondamental de l'esthétique flamenca. Le piano? L'imposer dans cette tradition séculaire est une pratique encore peu commune. Comment David Peña Dorantes s'y prend-il?

«Le piano, convient le musicien andalou, est encore neuf dans le monde du flamenco. Mais le transfert se fait sans problème. L'esprit demeure le même. Je vois très bien son avenir dans le genre.» À l'instar de son collègue Chano Dominguez, Dorantes voit dans le piano flamenco la perspective d'une expansion harmonique, d'une couleur supplémentaire.

L'instrumentiste et compositeur est de cette première mouture de musiciens gitans ayant fait la transition entre transmission orale et études supérieures. Dorantes n'y voit pas le moindre signe d'hérésie. «Puisque j'ai fait des études de piano au Conservatoire, je peux contribuer à l'évolution de cette musique. J'ai senti cette musique à travers mon instrument, ça a aidé à mettre au point mon travail de compositeur dont le piano a été si souvent l'instrument de prédilection. Ainsi, mon éducation musicale m'a permis d'être conscient de ce que je fais, d'acquérir une plus grande précision et un meilleur esprit d'analyse. Ce qui, somme toute, me permet de peaufiner ce qui était déjà en moi, c'est-à-dire la tradition gitane et ma propre expérience de musicien.»
Les origines gitanes de Dorantes lui donnent d'autant plus d'assurance pour imposer la légitimité du piano flamenco. «Dans les réunions de famille, il y a toujours eu cette musique. On y trouve des musiciens respectés dans toute la communauté.» Effectivement, Dorantes est issu d'une véritable lignée de grands artistes flamenco: La Perrata, sa grand-mère, son grand-oncle Perrate de Utrer, son oncle El Lebrijano, son père Pedro Peña, guitariste et grand expert de la musique flamenca, sans compter Pedro Bacán, Gaspar de Utrera, Fernanda et Bernarda de Utrera, et bien d'autres. On comprendra que ces réformes patrimoniales lancées par Dorantes ont toutes les chances d'être admises.
Gitan andalou, musicien instruit, il préconise une musique plus complexe que le flamenco pur, il en suggère une relecture orchestrale, il inclut certains éléments d'improvisation, mais... «Je n'oserais dire que je fais du jazz, car j'ai trop de respect pour le genre. Cela dit, le fait d'être invité dans un festival de jazz est significatif; cela démontre que le flamenco est un genre ouvert. À l'occasion, je collabore avec des musiciens de jazz, mais à un niveau plutôt modeste. Je le fais pour mon plaisir, cela s'adresse à des cercles restreints. Je ne m'y adonne pas à fond, ce n'est pas mon langa
ge.»

Alors? Hormis le piano, l'instrumentation suggérée aux concerts de Montréal (le deuxième a lieu ce soir) inclut percussions flamencas et africaines, palmas, basse, chant, danse.

«Ces musiciens et danseurs, précise Dorantes, sont issus d'Andalousie, ils ont grandi dans les lieux mythiques qui ont marqué l'histoire du flamenco. Notre objectif est de raconter le tout avec élégance. Le plus parfaitement possible, mais aussi avec la plus grande émotion.» Alain Brunet

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Quelques articles…

https://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=es&u=https://es.wikipedia.org/wiki/David_Dorantes&prev=search

Et : le site Durantes : http://www.dorantes.es/ , certes en espagnol, mais où les vidéos - revenons à la musique ‘entendue’– permettent….. allez voir et ‘entendre’ (l’essentiel !).

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 14:11

La musique est pour moi comme le vin. Je ne prétends connaître, ni l’un ni l’autre. Mais je crois être capable de reconnaître (quelle prétention !) ce qui est bon de ce qui ne l’est pas, sans pouvoir dire : c’est ceci ou cela.

Parfois, j’ai des coups de cœur. Ce n’est que cela. Un coup de cœur. Là, c’est différent. Comme ce fut différent avec Coltrane, Abbey Lincoln, Bill Evans (le pianiste), Leïka, Anouar Brahem, Al Di Méola et quelques rares autres.

J’ai horreur des compilations. Au delà de la contrebasse en est une. Splendide. Morceaux choisis par Garcia-Fons, comme a fait de son côté Itzhak Perlman avec son triple coffret dits : L’anthologie officielle. Il y a là de l’intention humaniste, fraternelle, et non pas du commerce. Un don. Pour une fois !

Que dire de Renaud Garcia-Fons, sinon quelques platitudes malvenues ; aussi je vous propose les liens ci-dessous qui font la part à ce qui a été écrit sur Garcia-Fons et surtout…. à la musique.

Qu’est-ce que vous allez entendre ? Ici des résonances celtiques, arabes, médiévales, jazz, classiques, populaires, …. là….

Aussi, ce mot encore, extrait du livret qui accompagne le Cd Au delà de la contrebasse (Beyond the double bass pour les saxons) : « ‘Sa’ contrebasse évoque un grand arbre aux racines profondes, chargé de fruits, structuré en de multiples branches et diverses ramifications. Son incomparable façon de jouer de la basse peut parfois faire penser à Pablo Casals, à la musique indienne ou au flamenco ; mais l’essentiel, c’est l’univers qu’il crée à l’image d’une grande entité hybride ».

J’allais oublier. Le Cd est accompagné d’un Dvd – document sur Garcia-Fons (79’).

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« …. ou bien vous n’avez entendu parler de lui que de très loin, voire pas du tout – ce que je ne manquerais pas de considérer comme une grave erreur de votre part même si je n’ignore pas que la perfection n’est que très rarement de ce monde – et alors, cette double galette faisant office de carte de visite de luxe devrait vous inciter à vous lancer dans la découverte d’un artiste hors normes ».

http://maitrechronique.blogspot.fr/2013/11/au-dela-de-la-contrebasse.html

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« Ce double album CD & DVD est plus qu'une simple anthologie ; il brosse le portrait d'un musicien génial et offre un panorama complet au niveau sonore et visuel de la carrière de celui que l'on surnommé le « Paganini de la contrebasse ».

http://www.fipradio.fr/decouvrir/album-jazz/beyond-double-bass-8421

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Avec le lien ci-dessous vous aurez accès à une multitude vidéos, dont celle d’un concert (59’) donné à Coutances dans le cadre de Jazz sous les pommiers : La linéa del sur.

http://www.musicme.com/#/Renaud-Garcia-Fons/videos/Renaud-Garcia---Fons----La-Linea-Del-Sur-%28Hd-Full-Concert%29-68716C626E7A7A74343667.html

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« Renaud Garcia-Fons, le "martien" de la contrebasse ». Sud-Ouest

http://www.sudouest.fr/2015/11/04/garcia-fons-le-film-2174943-1391.php

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Hasta la vista ! avec Dorantes qui, lui aussi, vaut son pesant.

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 13:33

Paseo à dos (Promenade à deux) propose des bulerias, malaguenas, rondas et autres formes musicales que l’on retrouve dans le flamenco, ici interprété par Dorantes (au piano) et Fons (à la contrebasse). Flamenco, loin de l’image auditive qu’on en a, qui permet de retrouver les sonorités arabes. Un régal – un regalo.

https://www.youtube.com/watch?v=uK8TOWTkZes

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Avec fip, un article qui présente les deux artistes et, surtout, propose à l’écoute une magnifique solea qui figure sur le Cd Paseo a dos

http://www.fipradio.fr/actualites/le-jazz-flamenco-de-renaud-garcia-fons-dorantes-20165

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Plus jazz, voici ce que donne le travail de Dorantes et Fons, accompagnés par un batteur, dans une vidéo intitulée Flamenco à Cordes

https://www.youtube.com/watch?v=2mfP_0-ndFY

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Au studio de l’Ermitage :

http://www.renaudgarciafons.com/index.php/fr/?option=com_content&view=article&id=25%22%3E

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Et pour en savoir plus :

Jazzround : http://jazzaroundmag.com/?p=10238

France Musique: https://www.youtube.com/watch?v=YT7gifDnvO0

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