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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 09:53

 

Quitte à consommer, sommons-nous d’être moins cons demain qu’aujourd’hui.

 

Je recommande le premier livre aux Trissotins qui s’ignorent. J’ai beaucoup appris de moi.

Le second à ceux qui veulent s’ôter du verbiage sur le colonialisme.

Le troisième pour anticiper le sort qui nous pend au nez.

Le quatrième à l’attention de ceux qui pensent encore que la politique est un souffle.

Les 3 derniers à ceux qui entendent sortir des sentiers battus du roman convenu.

Le tout de belle langue.

Exergue

 

 

La sottise  Jerphagnon

http://www.lexpress.fr/culture/livre/la-sottise-selon-lucien-jerphagnon_945499.html

 

L’indépendance dans la chair  Frantz Fanon

http://www.telerama.fr/livre/frantz-fanon-l-independance-dans-la-chair,75641.php

Complétez votre collection !

La grande exclusion Catherine Malabou et Xavier Emmanuelli

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20111001trib000654023/la-lutte-contre-la-grande-exclusion-ep1.html

http://questionspsy.leforum.eu/t3234-RADIO-LIVRE-LA-GRANDE-EXCLUSION.htm

 

Rallumer tous les soleils Jean Jaures

http://www.larecherchedubonheur.com/article-3241087.html

 

Le conte de la pensée dernière Edgar Hilsenrath

http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Conte_de_la_Pens%C3%A9e_Derni%C3%A8re

http://passiondeslivres.over-blog.com/article-le-conte-de-la-pensee-derniere-d-edgar-hilsenrath-54886344.html

 

Métamorphoses d’un mariage Sandor Marai

http://www.estampilles.com/sandor-marai-metamorphoses-dun-mariage.html

 

Ecrire la vie Annie Ernaux

http://fibromaman.blogspot.com/2011/11/annie-ernaux-ecrire-la-vie.html

 

 

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 07:04

 

Avait été signalé le cd Les Voix d’Itxassou. Voici une récidive pour le cd Buanaventura Durrati produit par nato.

Je vous invite à lire ce qui est écrit ci-dessous (extrait pour vous allécher) et à libérer les 2 liens que je vous propose, ce sera toujours mieux que ce que je pourrais vous dire.

Exergue

 

http://www.natomusic.fr/catalogue/musique-jazz/cd/nato-disque.php?id=119

 

 

Sur le blog de Médiapart

 http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-jacques-birge/100611/buenaventura-durruti-vivan-las-utopias

 


Collectif pour un autre futur
Buenaventura Durruti
nato 3164/3244 (réédition 2011) - sortie 20-11-1996

"Dès mon plus jeune âge, la première chose que j’ai perçue autour de moi, c’est la souffrance, non seulement celle de notre famille, mais aussi celle de mes voisins. Par intuition, j’étais déjà un rebelle. Je crois que mon destin s’est décidé alors."
Buenaventura Durruti.

 
Quarante années de lutte, d’exil, d’attentats, d’emprisonnement, d’activité clandestine, de grèves, d’insurrection, Buenaventura Durruti (14 Juillet 1896-20 novembre 1936) a vécu plusieurs vies.

 

Libertaire sans compromission, révolutionnaire intransigeant, le chemin est long menant du jeune ouvrier révolté à l’homme qui refuse postes, honneurs, grades et dont la mort fut pleurée par des millions d’hommes et de femmes.


Son histoire est celle de la révolution espagnole et de la guerre d’Espagne, clé indispensable à la compréhension de l’histoire de ce siècle.


En deux disques et 36 plages, musiciens, chanteurs, écrivains, acteurs s’interrogent et créent à partir de l’histoire de Buenaventura Durruti, une dédicace sans nostalgie et pleine d’actualité.

 

Participation d’Abel Paz, auteur de Buenaventura Durruti, un anarchiste espagnol.

"C’est seulement en se libérant de la peur que la société pourra s’identifier dans la liberté."
Buenaventura Durruti.


CD - 777 733 (1996)

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 06:25

 

de Sandra Laugier et Albert Ogien. Editions de La découverte. Collection : Textes à l’appui. Philosophie pratique.

 

Il n’est pas si facile de désobéir. Que ce soit en temps de guerre ou en temps de paix. Peut-être même davantage en temps de paix, lorsqu’on désobéit, non pour faire valoir son droit mais celui des autres, et que l’on pourrait rester pénard car, après tout, les autres… . Cela demande un courage certain. Cela demande également que l’on ait en soi une certaine idée de ce que doit être la vie et de ce qu’est un être humain.

Lorsqu’on vit en société, il faut bien obéir. Cependant parfois, il faut bien aussi désobéir. Non par caprice, mais pour quelques bonnes raisons. Avec ce sentiment que désobéir est un acte grave et pensé et qu’il ne s’agit pas de galvauder la pratique  de la désobéissance.

Pour Platon, il faut obéir à la loi, même inique, et il nous reste à la changer (on ne se révolte pas contre la mère patrie qui nourrit). Pour Thoreau, il en va différemment, car il est question de conscience individuelle et de libre-arbitre. On observera que pour Platon, il est aussi question de conscience. Le problème de l’obéissance et de la désobéissance étant au cœur de l’activité de citoyen, j’en tenté, pour ma part, de résoudre la difficulté ainsi : la loi (une loi) singulière est assujettie à la Constitution, celle-ci elle-même assujettie à son préambule qui est la Déclaration Universelle des droits de l’Homme (Homme : terme générique qu’il faut conserver ainsi). Cela étant, lorsqu’il s’agit de passer à l’acte, rien n’est aisé. On a peur. De fait, il faut toujours davantage creuser la question. Le livre « Pourquoi désobéir en démocratie ? », aide grandement à cela. Il me paraît incontournable à une époque où les actes de désobéissance sont de plus en plus nombreux. Le livre donne des approches de la désobéissance et tente d’en définit le cadrage, il dit pourquoi aussi ces actes fleurissent plus qu’avant en mettant en regard un type de société dans laquelle l’être humain est devenu une variable de l’économie politique. Je le conseille donc vivement à tous ceux qui sont préoccupés de l’avenir et de l’exercice de la démocratie. Je le conseille particulièrement aux fonctionnaires qui sont dans la position d’accompagner la loi dans sa mise en œuvre et de contraindre ainsi les autres à son obéissance, en leur rappelant ceci, que nul ne peut se cacher derrière : « je n’ai fait qu’obéir aux ordres ».

J’écris ces lignes, rapidement, sans avoir terminé la lecture du bouquin, car il y a urgence. Hier, à Toulouse, une « désobéisseuse », a donné une conférence de presse avant d’entamer une grève de la faim. Elle a désobéi, au nom de sa conscience, mais également au nom du respect dû aux êtres humains. Elle a désobéi pour nous. Cet article (peu de chose en vérité) entend ne pas la laisser seule.

 

A lire également : Résistance au gouvernement civil et autres textes de Henry D. Thoreau, avec une introduction de Michel Granger. Collection : Attitudes- Le mot et le reste.

 

http://www.ladepeche.fr/article/2011/10/05/1184053-les-indignes-du-service-public-lancent-l-appel-de-toulouse.html

 

http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/041011/insoumise-face-pole-emploi

 

http://midi-pyrenees.france3.fr/info/une-desobeisseuse-en-greve-de-la-faim-70685498.html

 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 04:27


Si vous n’avez pas encore compris, si vous tergiversez (Oui ! mais…), si vous avez besoin qu’on vous mette le nez où ça pue, et, surtout, si vous avez le désir d’une autre humanité : lisez cet article publié dans Le Monde diplomatique qui présente le bouquin « L’art d’ignorer les pauvres ».

Les analyses économiques de John Kenneth Galbraith font depuis longtemps autorité, l’homme n’est pas suspect de malhonnêteté intellectuelle.

Exergue

 


7 septembre 2011

 

L'Art d'ignorer les pauvres 

« Je voudrais livrer ici quelques réflexions sur l'un des plus anciens exercices humains : le processus par lequel, au fil des années, et même au cours des siècles, nous avons entrepris de nous épargner toute mauvaise conscience au sujet des pauvres », explique John Kenneth Galbraith dans L'Art d'ignorer les pauvres. Ce texte, suivi de deux autres documents consacrés à la guerre contre les pauvres, constitue le premier volume de la collection Prendre parti, une sélection d'articles issus des archives du Monde diplomatique abordant les questions cruciales d'aujourd'hui et de demain. Disponible dans notre boutique et en librairies, il est introduit par une préface de Serge Halimi dont voici les premiers paragraphes.


« Il y a deux manières de favoriser le retour au travail des chômeurs, expliquait en 2010 l'hebdomadaire libéral The Economist. L'une est de rendre inconfortable ou précaire la vie de ceux qui reçoivent une allocation chômage ; l'autre consiste à faire que la perspective d'un emploi devienne viable et attirante. » La question de la « viabilité » d'une recherche d'emploi est cependant posée quand le taux de chômage atteint ou dépasse les 10 %. Et l'« attrait » du travail salarié décline quand les rémunérations se tassent, quand le stress et les pressions se multiplient. Reste alors à rendre encore plus « inconfortable ou précaire » le sort des chômeurs.

Telle est la stratégie que les libéraux au pouvoir et les organisations économiques internationales poursuivent depuis une trentaine d'années. Les articles de John Galbraith et de Laurent Cordonnier le rappellent avec une ironie ajustée au cynisme qu'ils exposent. Avec le texte bien antérieur de Jonathan Swift (1729) qui conseillait aux pauvres d'échapper à la misère en saignant leurs enfants afin de les commercialiser sous forme de « nourrisson de boucherie », plutôt que de se saigner eux-mêmes à élever leur progéniture au risque de la voir ensuite déraper dans le crime et servir de gibier de potence, on passe de l'ironie à l'humour sardonique.

L'intérêt d'un tel registre tient à ce qu'il nous éclaire en nous épargnant l'emphase indignée, les émollientes pleurnicheries. Car qu'il s'agisse des propriétaires fonciers irlandais, des économistes de l'école de Chicago entourant Ronald Reagan, ou de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), leur opposer une protestation morale, faire appel à leurs sentiments n'aurait guère de sens. Riches, instruits, intelligents (le plus souvent...), c'est en effet en connaissance de cause qu'ils défendent une philosophie sociale conçue à leur avantage et qui, sans qu'on la caricature trop, se résume presque toujours ainsi : les riches seraient plus entreprenants s'ils payaient moins d'impôts ; les pauvres seraient plus travailleurs s'ils recevaient moins de subsides.

Des parrains aussi anciens que prestigieux fondent cette doctrine. Emissaire de la révolution américaine à Paris et rédacteur de la Déclaration d'indépendance, Benjamin Franklin estimait dès 1766 que, « plus on organise des secours publics pour prendre soin des pauvres, moins ils prennent soin d'eux-mêmes et, naturellement, plus ils deviennent misérables. Au contraire, moins on fait pour eux, plus ils font pour eux-mêmes, et mieux ils se tirent d'affaire. » En somme, abandonner les indigents à leur sort serait un moyen de leur rendre service. L'avarice devient ainsi une forme intellectuellement avancée de générosité humaine voire, osons le mot, d'aide sociale.

En temps ordinaires, une théorisation aussi aboutie de l'égoïsme serait déjà presque irrésistible. Que dire alors des temps de crise, des moments où la plupart des gouvernants nous serinent que « les caisses sont vides », qu'un endettement croissant menacerait « l'avenir de nos enfants » ? Instruit du danger collectif, de l'urgence de « faire des sacrifices », chacun imagine alors assez volontiers que, même en période d'austérité, il serait, lui, mieux remboursé de ses soins (lorsqu'il tombe malade), mieux compensé au cours de ses périodes d'inactivité (quand il devient chômeur), si d'autres, forcément moins méritants, ne l'étaient pas autant.

On le sait assez : sitôt que la confiance en l'avenir se lasse, que les murs se referment sur eux, les gens se dressent les uns contre les autres - surtout s'ils se côtoient et se concurrencent pour un même type d'emploi, de logement, d'école. Le soupçon que son niveau de vie médiocre ou le montant excessif de ses impôts s'expliqueraient par les avantages innombrables dont bénéficieraient les « assistés » alimente un baril de ressentiments que la moindre étincelle peut faire exploser. Les pyromanes ne manquent pas. En un sens, les rationalisations distinguées du Fonds monétaire international (FMI), de l'OCDE, des « boîtes à idées » ou de la Banque centrale européenne ont pour vocation d'encourager les gouvernants et les journalistes à frotter l'allumette.

Alors, sus aux parasites ! Le « devoir d'informer » va se charger de nous détailler la vie de château qu'ils mènent. « Quand on est RMiste, relevait ingénument Le Point du 28 septembre 2006, on a aussi droit à : l'allocation-logement à temps plein ; la suspension de ses dettes fiscales ; l'exonération de sa taxe d'habitation, de sa redevance, de sa cotisation à la couverture-maladie universelle ; l'accès gratuit à la complémentaire santé de la CMU ; la prime de Noël ; le tarif téléphonique social ; la réduction dans les transports, la gratuité des musées, diverses allocations supplémentaires (en fonction de son lieu d'habitation). » (...)

Lire la suite de cette préface de Serge Halimi : http://boutique.monde-diplomatique.fr/preface-galbraith 

de John Kenneth Galbraith.

 

Ce texte, suivi de deux autres documents consacrés à la guerre contre les pauvres, constitue le premier volume de la collection Prendre parti, une sélection d'articles issus des archives du Monde diplomatique abordant les questions cruciales d'aujourd'hui et de demain.

Une coédition Le Monde diplomatique et Les Liens qui libèrent.

© Le Monde diplomatique septembre 2011

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 03:55


 

Lu dans ReSPUBLICA

http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/pascale-le-neouannic-prend-a-son-tour-la-pole-position-dans-le-combat-laique/3479

Pascale Le Néouannic prend à son tour la pole position dans le combat laïque

Jeudi 1 septembre 2011

Par Bernard Teper

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Pascale Le Néouannic1 vient de commettre un livre2 que nous devons populariser, car c’est un outil d’éducation populaire tournée vers l’action de première importance. Avant de parler de son livre, replaçons-le dans le contexte diachronique du combat laïque.

La bataille pour la laïcité est consubstantielle à la bataille pour la République sociale. Engagée pendant la grande Révolution française, elle participa à l’émergence de la 1re république le 22 septembre 1792. Puis, plusieurs avancées et reculs ont eu lieu selon les rapports de force politiques jusqu’à l’estocade des lois scolaires du début de la 3e république et de la célèbre loi dite de séparation des églises et de l’État promulguée le 9 décembre 1905 dans le Journal officiel daté du 11 décembre. Jean Jaurès scella alors le lien entre le principe laïque et la République sociale en appelant à lier le combat laïque au combat social pour aboutir à la République sociale.

Puis, le lobby catholique se reconstitue et pousse la droite à engager une politique réactionnaire contre la laïcité (et bien sûr contre le social). Au début, elle réussit à faire reculer la laïcité par la loi Astier votée après la 1re guerre mondiale et à refuser d’appliquer la loi de 1905 en Alsace-Moselle grâce à une trahison d’une partie de la gauche. Mais le Front populaire réenclenche le chemin de l’émancipation avec les circulaires de Jean Zay interdisant les signes politiques et religieux à l’école publique. Bien évidemment, la droite collaboratrice du Maréchal Pétain modifie la loi en faisant reculer cette loi émancipatrice. Mais surtout, le lobby catholique, organisé autour du Secrétariat général de l’enseignement catholique (SGEC), lance un processus de détricotage de la loi de 1905 notamment avec la loi Debré en 1959. La réaction de la gauche politique et syndicale est à la hauteur de l’enjeu avec le Serment de Vincennes de 1960 et ses 11 millions de signatures. Mais la majorité de la gauche politique et syndicale va trahir le Serment de Vincennes. À partie de là, le lobby catholique et le SGEC détricote la loi 1905 années après années de la loi Guermeur à la loi Carle. L’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981 ne permet pas la reprise du chemin de l’émancipation en matière de laïcité malgré une majorité à l’Assemblée nationale. Pire, les sociaux-libéraux du PS et du bloc syndical enseignant organisent l’alliance gauche/droite autour des slogans révisionnistes et antilaïques de la laïcité « ouverte, plurielle, de reconnaissance, etc. » annonçant la laïcité « positive » de Nicolas Sarkozy ». Cerise sur le gâteau néolibéral, c’est l’article 10 de la loi Jospin du 10 juillet 1989 qui annule les circulaires de jean Zay du front populaire. Tout est à refaire.

Le sursaut vient du Grand Orient de France qui organise le banquet républicain de Créteil le 21 octobre 1989 de 1500 personnes pour une loi contre les signes religieux à l’école. Le mois suivant, à l’initiative de Catherine Kintzler, le manifeste laïque signé par 5 intellectuels fait la Une du Nouvel Observateur. Le relais est pris ensuite par Initiative Républicaine (IR, association dont votre journal ReSPUBLICA est l’héritier!) lors de son rassemblement à la Mutualité en décembre 1992 en présence de tous les intellectuels laïques (Catherine Kintzler, Henri Pena-Ruiz). Puis, l’UFAL reprend le flambeau en 1997 jusqu’à la victoire de la loi du 15 mars 2004. Depuis, sur d’autres dossiers, le lobby catholique, allié aux lobbies des autres structures religieuses et aux forces néolibérales de gauche et de droite, organise un détricotage par des jurisprudences communautaristes. In fine, le paradoxe est que c’est la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg grâce à son interprétation de l’article 9 du texte qui la régit qui empêche les néolibéraux communautaristes de droite et de gauche de faire encore pire.

Puis, Pascale le Néouannic, secrétaire national du Parti de gauche, conseillère régionale Ile-de-France, anime un groupe de travail qui aboutit à une proposition de loi-cadre de « promotion de la laïcité et de clarification des règles de son application concrète ». La proposition de loi est enregistrée au Sénat le 6 avril 2011 sous la signature de deux sénateurs du Parti de gauche : Marie-Agnès Labarre et François Autain. ReSPUBLICA a déjà relaté ce fait politique. Il manquait un livre très « éduc-pop » pour compléter les outils de la campagne de promotion de la laïcité. Ce livre est dans toutes les bonnes librairies. Henri Pena-Ruiz commence la préface du livre de la façon suivante : « Pour la première fois depuis 50 ans (depuis le Serment de Vincennes, NDLR), une force politique ose envisager une authentique refondation laïque de la République… » Pascale le Néouannic termine son livre de la façon suivante : « A la gauche laïque, écologique, celle de la République sociale, de repartir à l’offensive. »

Vous avez compris : ce livre doit être lu par tous ceux qui ont compris qu’il ne peut pas y avoir d’émancipation sans les ruptures démocratique, laïque, sociale et écologique. Ce livre doit être lu par les lecteurs de ReSPUBLICA !

Bien évidemment, ce livre présente la proposition de loi dont nous venons de parler. Pascale Le Néouannic en montre les enjeux, elle décrypte la guerre que la droite néolibérale mène contre la laïcité avec quelquefois le soutien de la gauche ordo-libérale. Elle reprend les idées de Condorcet, de Catherine Kintzler et d’Henri Pena-Ruiz pour les ordonner politiquement. Elle reprend tous les sujets d’actualité : le nocif rapport Machelon, les prières de rue, la communautarisation de l’argent public, la sous-traitance donnée par les néolibéraux de droite et de gauche aux structures religieuses pour remplacer les services publics d’aide sociale et d’intégration qu’ils privatisent, l’instrumentalisation cancérigène des différentes extrêmes droites qui tentent d’utiliser le principe laïque d’organisation sociale en machine de ségrégation antimusulmane alors que le principe de laïcité est un principe qui permet le vivre ensemble et la liberté des cultes, le chèque-éducation, la décentralisation cheval de Troie, la marchandisation et la privatisation rampante de l’école, les zones de non-droit, le droit de l’enfant, l’école privée expérimentation du formatage des consciences, le corps des femmes en jeu, les fondations religieuses, la tolérance qui sacralise l’inégalité, etc.

Prenons ce livre pour ce qu’il est : un ouvrage pour rendre un citoyen éclairé. Il reste à écrire d’autres livres notamment en donnant un corpus juridique aux combattants de la laïcité dans la bataille de tous les jours face aux interprétations de plus en plus communautaristes du droit positif. Mais le livre de Pascale le Néouannic n’a pas de concurrent dans la forme qu’elle a souhaité : simple, clair, précis, offensif, compréhensible par tous.

  1. Pascale Le Néouannic, Conseillère régionale, Présidente du Groupe Front de Gauche & Alternatifs à la Région Ile-de-France; conseillère municipale d’opposition à Antony (92), Secrétaire nationale du Parti de Gauche en charge des Libertés, de la Laïcité et des Institutions. []
  2. Petit manuel de laïcité à usage citoyen (135 pages, petit format) écrit par Pascale Le Néouannic édité dans la collection Politique à gauche de Bruno Leprince 6 euros, livre préfacé par Henri Pena-Ruiz []

Par Bernard Teper

 

 

 

 

Lu également sur le Blog de R. Jennar : http://www.jennar.fr/?p=2090

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 07:02


 

Laurent Gaudé  (Actes Sud)

-          Les oliviers du Négus

-          La porte des enfers

C’est de la belle langue et de la belle histoire. Même si j’ai préféré Les oliviers du Négus à La porte des enfers. Laurent Gaudé est un auteur qui a quelque chose à dire (ce qui est rare) et qui sait raconter. Certains diront que ses livres sont durs, pas plus cependant que les films des frères Taviani, cinéastes qui, vraisemblablement, ne disent plus rien à personne. A lire aussi Le soleil des Scorta ; j’ai commencé par là, ce qui m’a donné le goût de poursuivre.

 

Bastien Cazals (Indigène)

-          Je suis prof et je désobéis

Petit opuscule qui raconte la désobéissance bien réelle d’un prof de maternelle et en dit les motifs. Au passage, références et textes à l’appui, il est décrit l’avenir de l’école lorsqu’on l’éloigne de la République.

 

J-R Geyer (Indigène)

-          L’art de vivre au maximum avec le minimum

Mais qu’est-ce qui a pris à Indigène d’aller se fourvoyer ainsi ? Comparer Geyer à Thoreau c’est aller un peu vite en besogne. Geyer n’a aucune philosophie, aucun art de vivre, sinon il convient de penser que les parasites méritent l’éloge. Se gaver avec modération des rebus de la société de consommation n’est en aucune manière la remettre en cause mais être en plein dans celle-ci. On préfèrera la fréquentation de Pierre Rabhi.

 

Ina Piperaki et Jean-Michel Teynaud (Café de la République-Bruno Leprince)

-          L’effacement des dettes, une solution à la crise mondiale

Une analyse du monde actuel à la lumière du travail entrepris par Solon dans la Grèce antique. Il semble que l’histoire se répète, mais que nous soyons bien loin d’avoir au pouvoir des personnes vertueuses pour prendre les décisions favorables à tous.

 

Ricardo Cherenti- Bruno Poncelet (Politique à Gauche-Bruno Leprince)

-          Le grand marché transatlantique- Les multinationales contre la démocratie

J’ai commencé un travail à partir de ce bouquin afin de propager la connaissance de ce qu’est le grand marché transatlantique dont nombreux sont ceux qui en ignorent l’existence, ce qui fait que nous nous réveillerons, comme d’habitude, avec mal au cul. Donc à plus tard.

 

José Saramago (Points)

-          Le voyage de l’éléphant

J’ai déjà parlé de Saramago. Il faut lire cet auteur, c’est tout. Pas nécessairement ce livre.

 

Et naturellement les 2 bouquins d’Edgar Hilsenrak dont j’ai déjà dit un mot. Je les ai proposés en lecture autour de moi, et, ma foi, les lecteurs enthousiastes se proposent de les faire connaître à leur tour.  

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 08:53


 

Chez Actes Sud

 

4ième de couverture

Agriculteur, écrivain et penseur français, Pierre Rabhi est un des pionniers de l’agriculture biologique et l’inventeur du concept « Oasis en tous lieux ». Il défend un mode de société plus respectueux des êtres humains et de la terre.

 

Voir aussi la vidéo, publiée par AgoraVox, lien ci-dessous, d’un intérêt évident, dans laquelle, simplement et avec humour, Pierre Rabhi dit le parcours de son oasis natal à son coin ardéchois, également les questions qu’il se pose, les réponses qu’il apporte.

http://www.agoravox.tv/actualites/societe/article/pierre-rabhi-y-a-t-il-une-vie-31144

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 04:46


L’histoire commence comme ça. Je lis, je ne sais pas où, que les américains et leurs affidés savaient pour les camps d’extermination bien avant, avant, la fin de la guerre…et que la découverte de ces derniers n’a vraiment, vraiment, pas été une découverte.

Il ya longtemps déjà que je pensais qu’on nous prenait pour des cons car, tout de même, ça pue un camp d’extermination, il y a des gens autour qui vivent dans des villages, des gardiens qui vont se beurrer à la taverne du coin, des espions qui font leur boulot, …. si bien que lorsque j’ai été amené à traiter de ce sujet dans le cadre de mon boulot j’ai toujours, toujours, dit : on nous prend pour des cons.

 

Donc l’histoire commence comme ça. Je lis, je ne sais plus où, que les américains et leurs affidés savaient pour les camps d’extermination et que le Président des States en mal de réélection n’a rien voulu savoir….. et alors là, me revient en mémoire un bouquin entamé et pas terminé qui doit être dans la pile des bouquins à lire, un bouquin qui commence par traiter sous forme de lettres du fait qu’ils savaient ces enflures et qu’ils n’ont rien fait.

Qu’est-ce que je fais : je prends le bouquin - Fuck América- et je le lis. Nom de diable (vous remarquerez que je ne blasphème pas, j’aurais pu dire autre chose, mais je préfère dire nom de diable, le gars m’est sympathique depuis que j’ai lu L’évangile selon JC - pas Jean-Claude comme se méprenaient souvent mes loulous mauvaisement instruits, non ! Jésus-Christ -. Et là, je me dis, parce que je me parle, mon petit gars, tu as perdu du temps, et, pour le rattraper je lis à la suite : Le nazi et le barbier, et comme c’est du fait mains et tripes et cervelle réunis, je me dis une fois encore (audiable l’avarice), mon petit gars, il te reste plus qu’à commander et lire les autres bouquins d’Edgar car il vaut mieux lire du bon que de la ….

 

Bon, je vais vous donner en lecture un résumé des lettres qui font l’entame de Fuck América, et puis, je vais vous donner aussi quelques billes si vous devez aller plus loin, car, fainéants comme vous êtes, si on ne vous mâche pas le travail, sûr que vous n’irez pas plus loin.

 

Donc voici :

 

Lettre du 10 novembre 1938

Très cher Monsieur le Consul Général.

Depuis hier, ils brûlent nos synagogues. Les nazis ont détruit mon magasin, pillé mon bureau, chassé mes enfants de l’école, mis le feu à mon appartement, violé ma femme, écrasé mes testicules, saisi ma fortune et clôturé mon compte bancaire. Nous devons immigrer. Il ne reste plus rien d’autre à faire. Les choses vont encore empirer. Le temps presse. Seriez-vous en mesure, très cher monsieur le Consul Général, de me procurer sous trois jours des visas d’immigration pour les Etats-Unis ?

 

Réponse 1938

Très cher monsieur Bronsky.

Cela fait trois mois que votre lettre urgente se trouve sur mon bureau…….Ci joint, vous trouverez des formulaires……Malheureusement je suis dans l’obligation de vous dire que concernant les chances d’immigration….c’est mal parti…….car (aux) Etats-Unis (existe) un système de quotas…. dans l’intérêt d’un électorat à majorité purement blanche, anglo-saxonne et protestante…..Dans les conditions actuelles votre tour viendra disons dans treize ans, …..

 

Réponse : 1939

Le temps presse toujours plus... …..je discute avec mon ulcère : il me parle de choses bizarres : il me parle de chambres à gaz et de pelotons d’exécutions. Il me parle de fumée noire. …..

 

Réponse : 1939

……. Il est inutile de m’importuner….entre-nous soit dit – au fond, les gouvernements de tous les pays de cette planète se foutent royalement de savoir si vous vous faites massacrer ou non…….des bâtards de juifs comme vous, nous en avons suffisamment en Amérique….. au cas où votre prophétie sur les chambres à gaz ….devait se révéler exacte, je vous conseillerais de faire votre testament dès maintenant……. (afin) que votre exécuteur testamentaire puisse expédier vos cendres aux Etats-Unis conformément à vos vœux (dans treize ans)..

 

Edgar Hilsenrath : un clochard céleste

http://livres.fluctuat.net/edgar-hilsenrath.html

 

Le nazi et le barbier

http://livres.fluctuat.net/blog/42559-le-nazi-et-le-barbier-d-edgar-hilsenrath-en-mars-aux-editions-attila.html

 

Edgar Hilsenrath reçoit le prix mémorable

http://livres.fluctuat.net/blog/40963-edgar-hilsenrath-recoit-le-prix-memorable-2009-pour-fuck-america.html

 

Entretien avec Edgar Hilsenrath

http://livres.fluctuat.net/blog/36892-entretien-avec-edgar-hilsenrath-auteur-de-fuck-america.html

http://livres.fluctuat.net/edgar-hilsenrath/interviews/5457-Entretien-avec-Edgar-Hilsenrath.html

 

Sur Fuck América

http://www.arte.tv/fr/2562146,CmC=2562030.html

http://www.lepoint.fr/actualites-litterature/2009-04-27/roman-hilsenrath-entre-bukowski-et-la-shoah/1038/0/338435

http://remue.net/spip.php?article3167

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 04:44


 

Ce livre cosigné par plus de 700 économistes (toutefois que le nombre ne fait pas la vérité), issus d’horizons théoriques très divers (ce qui permet d’approcher la vérité) est édité par Les liens qui libèrent.

 

Facile de lecture.

 

En fait, le livre est également en lecture sur le blog : http://economistes-atterres.blogspot.com/

 

 

Pourquoi nous sommes des économistes atterrés est l’introduction du bouquin, tandis que :

 

Manifeste des économistes atterrés en est le corps.

Il est dit 

 

en 4ième de couverture :

 

« Les décideurs européens ont-ils appris quelque chose de la crise provoquée par les dérives de l’industrie financière ? On peut en douter. Pour résorber les déficits provoqués par le sauvetage des banques et la récession, la Commission européenne et les gouvernements appliquent avec une vigueur renouvelée des programmes d’ajustement qui ont dans le passé démontré leur capacité à accroitre l’instabilité économique et les inégalités sociales. Ces politiques de soumission au pouvoir de la finance mettent en danger l’avenir du projet européen. Atterrés par ce constat,……. ».

en introduction :

 « Les économistes doivent assumer leurs responsabilités vis-à-vis de la société. Il (le livre) se contente de critiquer certaines fausses évidences (10) …… et d’ébaucher quelques propositions pour une stratégie économique et sociale….. Si la science économique commence à remettre en question ses hypothèses et ces méthodes, elle doit aussi se rappeler qu’il appartient aux citoyens, pas aux experts, de déterminer ensemble par la délibération démocratique les objectifs de l’activité économique, les critères de son efficacité et les moyens de s’en approcher…..Nous sommes conscients que l’actuelle crise est bien davantage  qu’une crise économique. C’est aussi une crise sociale sur fond de crise écologique et géopolitique, qui témoigne sans doute d’une rupture historique…… ».

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 21:15


 

Tout à fait par hasard, j’écoute le groupe Das Kapital. Surprenant !

 

Je n’ai pas trouvé de quoi faire partager le CD « Conflicts et Conclusions », sinon avec le lien ci-dessous. Dommage, les morceaux sont écourtés et ne rendent pas autant qu’il serait souhaitable.

 

http://www.disquesoffice.ch/fr/cd/news/jazz/-183659.html

 

 

La presse : élogieuse.

 

http://www.edwardperraud.com/presse_DAS_KAPITAL.html

 

http://gponthieu.blog.lemonde.fr/2010/01/24/%C2%AB-das-kapital-%C2%BB-au-moulin-a-jazz-de-vitrolles-folie-joyeuse-et-grave/

 

 

« Conflicts et conclusions » reprend des œuvres du compositeur Hanns Eisler*.

 

Sur la pochette on peut lire : « En prenant une matière chargée historiquement nous avons aussi la chance unique de nous court-circuiter avec les anciens……Seulement celui qui comprend son temps peut s’en libérer…….Dans l’ère de l’euro crise extérieure et intérieure, un allemand, un français et un danois reprennent la musique d’un grand européen pour nous raconter une histoire explosive sur l’ici et maintenant…..  Rien n’est plus politique que le quotidien. Le politique et le banal ajustent à nouveau les paramètres de la réalité sociale. Daniel Erdman, Hasse Poulsen et Edward Perraud l’ont compris : l’art est la grande centrifugeuse de l’histoire.»

 

*http://fr.wikipedia.org/wiki/Hanns_Eisler

 

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