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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 17:09

 

Je lis : « Une liste de large rassemblement : socialistes, communistes, Ecologistes, Société civile soutenue par les chasseurs, radicaux de Gauche, mouvement des citoyens »

 

Quelques commentaires sommaires.

Socialistes ? Encore faut-il avoir le label, ce qui n’est pas le cas. A telle enseigne que la liste socialiste officielle conduite par Mandroux a reçu dernièrement le soutien et la visite de Delanoë.

Communistes ? 84% des communistes audois ayant décidé de participer et de voter pour la liste A Gauche maintenant, ceux qui sont sur la liste Frêche sont à l’évidence des dissidents selon la terminologie établie, à moins que les mots ne fassent plus sens.

Ecologistes ? Ceux de gauche, les plus nombreux, ont déjà choisi leur camp pour le second tour et feront bloc contre la liste du Président sortant.

Radicaux de Gauche ? Ils ont, depuis moins d’1 an, un des leurs au gouvernement. Que je sache le gouvernement n’est pas à gauche.  

Société civile soutenue par les chasseurs ? Bizarre ce truc là ! Les chasseurs on sait de quel côté ils votent. Sûrement pas à gauche. Cela s’est vérifié à toutes les élections.

…….

En fait le large rassemblement est surtout un large ratissage avec des mots qui piègent. Et les mots ne coûtent pas un rond.

Si on observe que la gauche est rassemblée, qu’elle entend accéder aux commandes de la région à la place de Frêche, l’électorat n’étant pas une donnée extensible, le ratissage s’effectue en réalité auprès de l’électorat de droite qui trouve satisfaction dans le contenu et la manière dont a été conduite la région.

 

L’estaco  

Chanson de Lluis Llach

Refrain

Si nous tirons il va tomber

C’est sûr ça ne peut pas durer.

Sûr qu’il tombe, tombe, tombe

Il est déjà bien penché.

Si tu tires fort par ici

Et moi si je tire fort de là aussi,

C’est sûr qu’il tombe, tombe, tombe

Et à nous la liberté. 

 

Voilà qui résume ce que nous avons à faire.

Mais nous devons nous y mettre tous.

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 20:37

 

 

L’électeur de A gauche maintenant s’est opposé avec succès au TCE instituant une Europe ultralibérale, dérégulée,…, adoptée par le gouvernement (et non par les citoyens) par un tour de passe passe et avec la complicité active (soit qu’ils ont voté pour soit qu’ils se sont abstenus) d’une majorité de parlementaires du Parti socialiste.

L’électeur de A gauche maintenant a récidivé dans ce même refus qu’il appartienne au Front de Gauche ou au Npa, toujours avec succès, lors des élections des députés européens.

La lutte continue dans le cadre des élections régionales, Front de Gauche et Npa désormais et enfin rassemblés, pour combattre un type de société injuste, un type d’économie aux profits privés, qui ne sert pas l’intérêt du grand nombre, celui du peuple.

La révolution par les urnes est un long et dur chemin, mais l’unique chemin dont nous disposons.

Dan ce cadre, nous aurons encore d’autres étapes à franchir.

Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes, n’ayant guère la faveur des médias au cordon ombilical lié aux pouvoirs installés, raison pour laquelle chacun de nous détient la possibilité de contribuer au succès à venir.

Partout en France, mais surtout en région Languedoc-Roussillon, nous pouvons avancer d’un pas de plus, prendre en défaut les sondages qui sont bourrage de crâne, préparation des esprits à la résignation.

Au second tour, A gauche Maintenant, les Verts, et d’autres qui viendront, peuvent ensemble bousculer la représentation actuelle du Conseil régional. Mais chacun, chaque citoyen, doit mette la main à la pâte, user de son réseau d’influence, de sa capacité de conviction.  Chacun de nous à un ami, un voisin, une connaissance à faire bouger, à mobiliser. Nous devons avec nos moyens former une chaîne d’alerte et d’information. C’est de ce travail long, patient, travail nécessaire et indispensable, que viendra le changement que nous espérons, que nous voulons.

Mobilisons nous pour que, en Languedoc-Roussillon, A Gauche maintenant franchisse la barre des 10%, ce qui est largement possible. Plus nous serons nombreux à peser dans les élections plus nous pèserons sur les évènements au lieu de les subir.       

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 20:49

François Mitterrand au pouvoir, les courtisans se pressaient autour de sa personne. On les découvrait l’accompagnant à la roche de Solutré, jouant des coudes, et de la place accordée à marcher derrière le maître ils connaissaient leur faveur, parfois leur défaveur.

François Mitterrand disparu est venu le temps des éléphants, tous se bousculant inventaire fait pour accaparer le pouvoir en guerre fratricide et vaine. Au parvis des urnes aucun n’a été sacré.

Après, celui des seconds couteaux, jeunots. Ceux qui ont de la barbe, se rasant comme Sarkozy en pensant à haute voix au pouvoir suprême, les autres s’épilant.

Voilà le temps arrivé des barons.

A Lugdunum, capitale des Gaules : Collomb. A Montpelhièr (qui remonte au moyen âge et non à la Septimanie): Frêche. Le premier rendant visite au second pour le soutenir, le conforter dans sa dissidence, organiser la Fronde. 

En l’absence de pouvoir affirmé le royaume socialiste se défait comme s’est désuni celui de Charlemagne.

Les idées ont fait place aux hommes.

Les barons ne rêvent pas de France. Les barons se contentent de leur fief. Ils préfèrent à l’instar de  César être 1ier chez eux que 2ième ailleurs.

Voici donc le temps de la décadence.

La régionalisation sensée rapprocher le peuple du pouvoir, installer une démocratie plus locale, est exténuée des baronnies qui s’installent, des vassalités qui naissent. Sieur Codorniou en sa tour Barberousse sert de canne, sieur Andrieu en son château de Villerouge Termenés, faisant fi du manant qui ne comprend que couic, prend souscription pour rester en contact auprès de l’agence postale.

Il fallait s’y attendre.

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 06:03

        

Le grand écart.

Le 3/12/2009 le village de Capendu inaugurait le rond point du collège du nom de Georges Guille, éminent socialiste audois longtemps oublié par les siens.

Le 27/2/2010 Capendu recevait Georges Frêche à l’occasion de la campagne des régionales.

Les 2 hommes n’ont en commun que le prénom, pour le reste…tout les sépare.

Du premier on a pu dire qu’il incarnait le socialisme le plus pur, difficile d'en dire autant du second.

Le premier a quitté son appartenance partisane de son plein gré, en 1971, refusant de valider au Congrès d’Epinay François Mitterrand dont il doutait de l’adhésion profonde au socialisme (1), le second s’est fait exclure de son parti, à l’occasion loue Sarkozy.

Le premier refusait la social démocratie qu’il voyait émerger, le second s’accommode du libéralisme et l’accompagne.

Le premier avait un profond respect de l’être humain, le second (2)……

Le premier est considéré comme le bâtisseur du socialisme audois, le second….

A Capendu, d’où est issue la famille d’Armand Barbès, réputé farouche républicain, surnommé le « Bayard de la démocratie », «fléau de l’establishment » selon Marx, ami de Blanqui, insurrectionnel contre la Monarchie de Juillet, condamné à perpétuité et libéré par la révolution de 1848, quelque chose s’est passé le 27/2/2010 qui n’est plus tout à fait du socialisme.

A Capendu, seul le rond point G.Guille donne à tourner à gauche.

 

(1) Lire : « La gauche la plus bête » de G.Guille et, si on veut avoir une idée de ce qu’est un socialiste on lira aussi la biographie de G.Guille : « Le socialisme au cœur » de Jacques Fleury.

(2) On ira sur Internet visionner le comportement de G.Frêche et entendre ses propos.

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