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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 04:57

Vous avez un peu de temps ? C’est une belle balade qui vous est proposée, sans autre prétention que celle d’offrir du plaisir, pour découvrir ou redécouvrir

des châteaux, cathares cela va de soi, et d’autres monuments dont l’abbaye de Fontfroide, le canal du Midi et la Cité de Carcassonne classés au patrimoine mondial, Gruissan avec ses salants, sa tour Barberousse et son village sur pilotis, des paysages… vus d’avion et du sol, un petit train rouge, presque l’Orient-Express,…

un boulanger à Cucugnan….qui fait du pain (surprenant, non ?)….avec des semences anciennes, un cuisinier à Conilhac qui revisite - terme à la mode - une recette locale et ça à l’air bien bon, une mamie pâtissière à Gruissan et son gâteau aux amandes, une joute amicale entre le tenant du cassoulet de Castelnaudary et celui de Carcassonne, à Montazel la dernière chapellerie… et qui marche bien et coiffe en France et à l’étranger tout un chacun et les têtes officielles, à Castelnaudary un potier fabriquant de cassolettes

Une belle balade qui ne peut tenir dans le lieu clos d’un parc d’attractions en carton pâte avec guichet à l’entrée, où la culture s’offre à vous au détour du chemin, où tout est authentique, à laquelle vous êtes invité et non client,…

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http://www.france3.fr/emissions/les-carnets-de-julie/diffusions/21-10-2015_424783

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 08:42

Fils de républicains espagnols fuyant le franquisme contre lequel ils ont combattu jusqu’au dernier moment, Lény Escudéro vient de mourir.

Qu’on s’attarde un peu sur lui avant que l’oubli s’en empare définitivement ne peut être une perte de temps tant sa vie peut être source de réflexion, pour autant qu’on éprouve encore aujourd’hui le désir de réfléchir à sa vie.

Les documents ci-dessous peuvent se comprendre également comme un prolongement à l’article qui a précédé consacré au Mémorial de Rivesaltes.

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 16:07

2 textes à méditer dans lesquels Jaurès s’exprime sur la violence.

Une observation toutefois puisqu’il va être question de Clémenceau. On dit l’admiration de Valls pour celui-ci, il n’est pas sûr que Clémenceau l’ait acceptée tant ses idées en matière sociale sont à l’opposé de la macronnisation du jour ; ceci dit pour qu’il n’y ait pas d’amalgame douteux.

Il y avait entre Clémenceau et Jaurès des divergences comme en témoigne le 1ier texte ci-dessous mais également des points d’accord dans bien d’autres domaines. Peut-on avoir des points d’accord avec Valls au regard de la politique entièrement en faveur de la droite et du capital ?

Exergue

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Violence patronale, violence ouvrière (Jaurès et Clemenceau, 1906)

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http://www.jaures.eu/ressources/de_jaures/violence-patronale-violence-ouvriere-jaures-et-clemenceau-1906/

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Juin 1906. Les premiers mois de cette année 1906 furent marqués par de nombreuses grèves. A la Chambre, mi- juin, plusieurs débats opposent le Ministre de l’Intérieur, Georges Clemenceau, et Jean Jaurès. Dont l’un porte sur cette « violence ouvrière » que le ministre, garant d’un ordre (sanglant) se plaît à souligner.

L’occasion pour Jaurès de rappeler d’où vient cette violence et quelle autre violence, beaucoup plus insidieuse, porte le capitalisme.

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Jean Jaurès :

J’estime que l’action légale peut être aujourd’hui plus puissante, plus efficace que l’action convulsive. Nous voulons demander à la classe ouvrière de s’organiser légalement pour échapper à toute tentative et à toute possibilité de violence ; mais, Monsieur le Ministre de l’Intérieur, nous ne sommes pas, nous ne pouvons pas être les dupes de l’hypocrisie sociale des classes dirigeantes. [...]

Ce qu’elles entendent par le maintien de l’ordre…, ce qu’elles entendent par la répression de la violence, c’est la répression de tous les écarts, de tous les excès de la force ouvrière ; c’est aussi, sous prétexte d’en réprimer les écarts, de réprimer la force ouvrière elle-même et laisser le champ libre à la seule violence patronale.

Ah ! Messieurs, quand on fait le bilan des grèves, quand on fait le bilan des conflits sociaux on oublie étrangement l’opposition de sens qui est dans les mêmes mots pour la classe patronale et pour la classe ouvrière. Ah ! les conditions de la lutte sont terriblement difficiles pour les ouvriers ! La violence, pour eux, c’est chose visible…

M. le Ministre de l’Intérieur (Georges Clemenceau) : Fressenneville (1) se voit, ce n’est pas un écart de langage, cela !

Jean Jaurès : Oui, Monsieur le Ministre, la violence c’est chose grossière…

M. le Ministre de l’Intérieur : Cependant, elle ne vous frappe pas !

Jean Jaurès : … palpable, saisissable chez les ouvriers : un geste de menace, il est vu, il est retenu. Une démarche d’intimidation est saisie, constatée, traînée devant les juges. Le propre de l’action ouvrière, dans ce conflit, lorsqu’elle s’exagère, lorsqu’elle s’exaspère, c’est de procéder, en effet, par la brutalité visible et saisissable des actes. Ah ! Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses ! Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclat de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers ; ils décident que les ouvriers qui continueront la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connues des autres patrons, à l’universelle vindicte patronale. Cela ne fait pas de bruit ; c’est le travail meurtrier de la machine qui, dans son engrenage, dans ses laminoirs, dans ses courroies, a pris l’homme palpitant et criant ; la machine ne grince même pas et c’est en silence qu’elle le broie. [...]

La même opposition, elle éclate dans la recherche des responsabilités. De même que l’acte de la violence ouvrière est brutal, il est facile au juge, avec quelques témoins, de le constater, de le frapper, de le punir ; et voilà pourquoi toute la période des grèves s’accompagne automatiquement de condamnations multipliées.

Quand il s’agit de la responsabilité patronale – ah ! laissez-moi dire toute ma pensée, je n’accuse pas les juges, je n’accuse pas les enquêteurs, je n’accuse pas, parce que je n’ai pas pu pénétrer jusqu’au fond du problème, je n’accuse pas ceux qui ont été chargés d’enquêter sur les responsabilités de Courrières (2), et je veux même dire ceci, c’est que quel que soit leur esprit d’équité, même s’ils avaient le courage de convenir que de grands patrons, que les ingénieurs des grands patrons peuvent être exactement comme des délinquants comme les ouvriers traînés par charrettes devant les tribunaux correctionnels, même s’ils avaient ce courage, ils se trouveraient encore devant une difficulté plus grande, parce que les responsabilités du capital anonyme qui dirige, si elles sont évidentes dans l’ensemble, elles s’enveloppent dans le détail de complications, de subtilités d’évasion qui peuvent dérouter la justice. [...]

Ainsi, tandis que l’acte de violence de l’ouvrier apparaît toujours, est toujours défini, toujours aisément frappé, la responsabilité profonde et meurtrière des grands patrons, des grands capitalistes, elle se dérobe, elle s’évanouit dans une sorte d’obscurité.

Vous me disiez, monsieur le ministre, que nous vous accusions d’avoir caché un cadavre ; non, nous ne vous avons pas accusé d’avoir caché un cadavre, mais il y a 1 400 cadavres que la société capitaliste est en train de cacher ! »

(1) – A Fressenneville, en avril 1906, le château du plus important patron de la commune fut incendié lors d’un mouvement de grève des ouvriers de la serrurerie.

(2) – Catastrophe de Courrières, la plus importante catastrophe minière d’Europe, avec plus de 1200 morts et des responsables qui sauvèrent des installations en sacrifiant des mineurs.

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Violence des pauvres, violence des maîtres (1912)

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http://www.jaures.eu/ressources/de_jaures/violence-des-pauvres-violence-des-maitres-1912/

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Lors du Congrès national socialiste, en février 1912, Jaurès revient une fois de plus sur la question des violences commises par des ouvriers, par des grévistes. Pour les condamner… mais en prenant bien soin de pointer la manière dont ces violences sont utilisées par ceux qui les ont provoquées.

Jean Jaurès :

« C’est dans cet esprit, c’est avec ces leçons de notre histoire, de nos combats, que je demande à tous nos militants de juger et d’interpréter les batailles plus récentes. Ah ! je sais, on parle des violences qui se commettent dans les grèves, des conseils de violence qui sont parfois donnés.

Je le déclare une fois de plus, je le dis bien souvent et je le répète : ce sont des choses que je n’aime pas, d’abord parce qu’elles risquent de compromettre par une apparence superficielle de barbarie, la beauté des promesses de civilisation que le prolétariat porte en lui, et puis parce que la violence des gestes, la destruction partielle ou totale des machines, des fils, des lignes, des rails, ou bien la violence des gestes ou des paroles contre les personnes, tout cela c’est l’effet et le signe d’une organisation insuffisante.

Plus l’organisation ouvrière est forte, plus sont nombreux les militants groupés dans les syndicats, plus est faible chez le militant, chez le syndiqué, chez le gréviste, la tentation de recourir à ces moyens de violences sommaires.

Mais, prenez-y garde, citoyens, et ne soyons pas dupes des procédés de polémique de la bourgeoisie. [...]

Un de ses procédés classiques, c’est lorsqu’un mot a cessé de faire peur, d’en susciter un autre… Nous étions des «socialistes». Pendant une génération, la bourgeoisie a cru que, pour épouvanter le pays, il lui suffisait de dénoncer le socialisme. Puis, le pays s’est acclimaté au socialisme et aux socialistes. [Maintenant] c’est le même tour avec le mot «sabotage». Maintenant, c’est le sabotage partout : il n’y a pas une seule de ces violences commises inévitablement dans la classe ouvrière combattant à l’heure des conflits, à l’heure de la crise, à 1 l’heure de la souffrance, il n’y a pas une seule de ces violences qui ne soit affublée tragiquement du mot de «sabotage».

Eh bien, je répète que nous devons intensifier notre effort, l’effort d’organisation ouvrière pour que les ouvriers ne soient plus tentés de se laisser aller à cette routine de violences empiriques, [à ces] accidents de violences en réponse à la violence systématique.

Encore une fois, camarades et amis, je suis d’accord avec vous pour faire un immense effort afin de discipliner ces mouvements, afin de suppléer à la force des inspirations brutales de violence par la puissance de l’organisation. Mais, pas de pharisaïsme : nous n’arriverons jamais à expurger de toute tentation de violence le cœur et le cerveau des ouvriers en lutte. [...]

Mais, si nous devons de tout notre effort corriger, contenir, refouler par la puissance grandissante de la raison et de l’organisation ces échappées d’instinct, de colère et de violence, ah ! du moins, lorsque, malgré tout, la violence éclate, lorsque le cœur de ces hommes s’aigrit et se soulève, ne tournons pas contre eux, mais contre les maîtres qui les ont conduits là, notre indignation et notre colère ! »

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 19:10

Ci-dessous, quelques notes qui concernent les seules 10 premières minutes de ce document exceptionnel d’1 heure 20 : ‘FASCISM INC MULTILINGUAL’ dont voici le lien : https://www.youtube.com/watch?v=-L5Xlgc8S2Q . A visionner absolument.

Ces notes devraient mettre en appétit

  • d’une part parce que dès le début le contenu de la citation faite de Franklin Roosevelt n’est pas sans entrer en correspondance avec l’époque que nous vivons qui voit les intérêts privés être plus puissants que le gouvernement démocratique, le sort fait à la Grèce en étant un puissant exemple, mais aussi celui de l’Espagne,….
  • d’autre part parce qu’au moment du procès de Nuremberg a été également instruit un autre procès contre ‘les membres de l’élite’ allemande tenus pour coresponsables de ‘la montée du fascisme’, et que si cela ne s’est pas fait jusqu’au bout c’est parce qu’il aurait fallu ‘condamner le capitalisme lui-même’.

Dès lors qu’est fait le parallèle avec l’époque que nous vivons, nous pouvons considérer que nous sommes peut-être à cet instant où le fascisme peut exploser. Mais nous pouvons également considérer à la lumière de ce qui s’est passé au lendemain de la guerre qu’il n’est pas impensable de pouvoir juger devant les tribunaux, le moment venu, les élites politiques et économiques, et les tenir pour responsables des morts survenus dans les entreprises ou en Grèce à la suite des politiques imposées par l’Europe au travers de la Troïka.

Un pictogramme sous la vidéo permet d’avoir les sous-titres en français.

Exergue

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Notes :

‘Le fascisme survient quand les intérêts privés deviennent plus puissants que le gouvernement démocratique’ Franklin Roosevelt.

Le nazisme n’est pas un phénomène inexpliqué, c’est la chair de la chair du système économique dominant. Le nazisme représente la manière pour l’Allemagne de rentrer pleinement dans la modernité et donc dans le capitalisme.

Une longue liste est établie par Marcuse des criminels économiques de guerre…c'est-à-dire un groupe d’industriels allemands qui d’après eux devaient être jugés aux côtés de la hiérarchie nazie.

Dans les procès qui s’ensuivent des accusations ont été portées contre les membres de l’élite allemande…des médecins, des juges, des officiers de l’armée et des industriels,…l’acte d’inculpation accuse ces hommes d’une responsabilité majeure dans la guerre la plus terrible imposée à l’humanité.

Le principal problème du tribunal était que pour condamner les responsables de la montée du fascisme il allait falloir condamner le capitalisme lui-même. Ils ont essayé de trouver des responsables et de ne pas accuser le système économique en entier. Ils ont accusé des dignitaires et des cadres et c’est à eux qu’ils ont imposé des peines.

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 06:22

On ne manquera pas de lire le lien : Discours de la servitude volontaire, contenu dans le synopsis.

Exergue

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Synopsis (copié-collé de Wikipédia)

L’œuvre dénonce la condition d’esclave de l’homme moderne, et décrit le monde contemporain comme un « totalitarisme marchand ».

La thèse défendue, correspond à l'idée que désormais, la dictature ne s'exerce plus par un homme. C’est plutôt un principe : la marchandise ou l'argent qui dictent l'existence de chaque être humain qui en étant réduit à être un consommateur, un travailleur, un serviteur, perd son humanité.

Mais, et c'est là où le film se rapproche du Discours de la servitude volontaire d'Étienne de La Boétie, si cette servitude perdure, s'il existe des maîtres c'est parce que les esclaves ont choisi de demeurer esclaves et non pas parce qu'il existe des maîtres.

Pour les auteurs du film, un changement par le haut n'est pas à attendre, c'est à chacun, à chaque individu de se changer soi-même pour commencer à changer le monde.

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Le documentaire : https://www.youtube.com/watch?v=rczhi-yOicA&list=PLjP6Qn0cfSVgOQVy8MRWuS8YYj2WQxXsN

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Le lien suivant donne accès à un texte introductif. Puis, en tapant sur la case texte, vous accédez au contenu ‘lu’ du documentaire. http://www.delaservitudemoderne.org/francais1.html

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Biographie de Jean-François Brient : http://www.lestempsbouleverses.org/action.html

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 08:22

Faire de l’éducation populaire est une nécessité pressante sur laquelle beaucoup s’interrogent quant aux moyens pédagogiques que l’on se donne pour cela, quant aux contenus,….. en n’ayant pas toujours à l’esprit qu’il faut faire l’effort d’aller à la rencontre du public le moins informé plutôt que d’attendre qu’il vienne de lui-même, et qu’il faut commencer sans tarder étant entendu qu’éduquer est une œuvre de long terme aux résultats lointains.

Ci-dessous, 2 conférences (et on commencera par celle d’Axel Khan avant de profiter de celle de Jacques Généreux, l’une ouvrant à l’autre) passionnantes et facilement abordables et qui, projetées devant un public peuvent nourrir la réflexion et le débat. Mais, bien entendu, il est bien d’autres manières de faire de l’éducation populaire dont celle-ci : partir des préoccupations quotidiennes des citoyens-travailleurs-consommateurs pour élargir à des problématiques plus larges dans lesquelles ces préoccupations s’inscrivent sans que cela apparaisse au premier abord pertinent.

Exergue

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JACQUES GÉNÉREUX De l'économie barbare à l'économie humaine. Professeur à Sciences Po, Jacques Généreux est l’un des économistes les plus lus en France. Il a reçu le “Prix lycéen du livre d’économie” pour les Vraies Lois de l’économie (Seuil). Il est aussi connu pour ses travaux qui mêlent philosophie, économie et anthropologie (l’autre Société, la Grande Régression).

AXEL KAHN l’homme, le libéralisme et le bien commun. Médecin généticien, et essayiste. Directeur de recherche à l'INSERM et ancien directeur de l'Institut Cochin, Axel Kahn est surtout connu du grand public pour la vulgarisation scientifique qu'il fait depuis de nombreuses années et ses prises de positions sur certaines questions éthiques et philosophiques ayant trait à la médecine et aux biotechnologies, en particulier au clonage ou aux OGM, notamment en raison de son travail au sein du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) de 1992 à 2004.

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http://new.livestream.com/video2zone/MAIFChapiteauxLivre2014

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 05:53

Ci-dessous un article (1) qui peut répondre aux interrogations de certains quant à la Troïka ; certainement faudrait-il en faire un pour chacune des composantes de la Troïka. Qui sait comprend mieux les objectifs qui correspondent ici à une vision libérale politique et économique de l’Europe et des rapports humains, cette précision n’est pas sans importance car elle signale la possibilité d’effectuer d’autres choix.

On insistera aussi sur ce point essentiel : la Troïka correspond à mettre sous tutelle un pays et un peuple, c'est-à-dire à mettre hors la loi la démocratie après qu’un mémorandum ait été signé le révolver sur la tempe et non négocié. Pour bien comprendre il est nécessaire de se mettre en situation. Accepterions-nous, nous citoyens français, de ne plus avoir le droit à l’exercice démocratique et d'être placés sous tutelle ? Est-ce concevable et acceptable ?

Exergue

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C’est quoi la Troïka?

Le terme russe « troïka » désigne à l’origine un attelage de trois chevaux, mais il peut être utilisé pour qualifier tout type de collaboration tripartite. Dans le cadre de la crise européenne, la Troïka comprend trois institutions :

  • la Commission Européenne (CE)
  • la Banque centrale européenne (BCE)
  • le Fonds monétaire international (FMI)

En quelques mots, le rôle de la Troïka est d’assurer le suivi des pays confrontés à d’importantes difficultés économiques et qui bénéficient de prêts accordés par l’Union Européenne et le Fonds monétaire international. Ces prêts, bien qu’à des taux d’intérêt inférieurs à ceux du marché, ne visent pas vraiment à sortir les pays de leurs difficultés économiques.

Bien sûr, il ne faut pas sous-évaluer les problèmes nationaux à l’origine de ces difficultés (comme la corruption ou des taux d’imposition très bas), mais la Troïka n’a d’intérêt que pour eux, alors que les problèmes systémiques aux niveaux européen et mondial sont plus importants. De plus, les cibles privilégiées de la Troïka sont les salaires, le temps de travail et les dépenses sociales – ce qui préserve une fois encore les intérêts des plus riches.

En outre, le transfert de la dette aux autorités publiques organisé par la Troïka qui n’a pour but que de préserver les intérêts des créanciers privés, des banques et des institutions financières, tout en la consolidant et en la relevant à des niveaux insoutenables, lui permet d’exiger des réformes économiques et des mesures d’austérité extrêmement lourdes.

Ces mesures et ces réformes, qui représentent les conditions que les pays doivent remplir pour continuer à percevoir des fonds, sont définies dans une sorte de contrat, appelé mémorandum (ou protocole d’accord). La Troïka organise des visites d’inspection dans les pays signataires et peut décider de retarder le paiement de la tranche suivante, si elle constate que les efforts demandés en échange de l’argent n’ont pas été accomplis. La Troïka a donc une influence considérable sur les politiques économiques et financières intérieures des pays soumis à son contrôle.

La Troïka est intervenue pour la première fois en Grèce en 2010. La situation économique et financière du pays s’avéra moins brillante qu’elle avait pu le laisser croire au cours des années précédentes. Finalement, en mai 2010, le pays demanda un soutien financier aux institutions internationales. La Commission européenne, la BCE et le FMI s’engagèrent donc dans une mission conjointe à Athènes et, quelques jours plus tard, proposèrent un programme de prêts en échange d’un premier protocole d’accord. Ainsi commença la spirale infernale de diminution des retraites, des salaires, d’augmentation des impôts, des licenciements et des privatisations : la Troïka avait pris possession des lieux.

Après la Grèce, trois autres pays européens furent placés sous son contrôle : l’Irlande en décembre 2010 (elle quitta le programme en décembre 2013, tout du moins officiellement), le Portugal en mai 2011 et Chypre en avril 2013. D’autres pays, comme l’Espagne, qui a signé un mémorandum pour obtenir des prêts pour ses banques ou l’Italie, qui n’a signé aucun protocole d’accord, ne sont pas officiellement sous son joug, mais ils subissent également une pression importante pour instaurer des réformes et des mesures d’austérité.

Finalement, la Troïka garantit que le citoyen lambda paiera pour régler les problèmes systémiques de l’économie et les erreurs faites par les institutions financières, qui sont les véritables causes de la crise. Dans le même temps, au cours des dernières années, les législateurs européens n’ont eu de cesse d’assouplir les règles et les contrôles appliqués aux institutions financières et aux grandes entreprises. Insensé? Effectivement. Pourtant, d’un point de vue néo-libéral, tout cela est parfaitement logique.

La Troïka et ses politiques néo-libérales ne doivent donc pas être considérées comme un problème isolé, mais plutôt comme un instrument utilisé en période de crise systémique, et qui s’inscrit dans une tendance générale de mesures et de réformes néo-libérales partout en Europe. Ces mesures et ces règles, baptisées « gouvernance économique », instaurent un contrôle néo-libéral de plus en plus important, favorisant ainsi les grandes entreprises et les marchés financiers tout en mettant en péril les valeurs démocratiques et les acquis sociaux obtenus de haute lutte.

  1. http://www.troikawatch.net/fr/cest-quoi-la-troika/
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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 17:57

http://info.arte.tv/fr/clone-capitalisme-clone

Le lien ci-dessus vous permet d’accéder aux différents épisodes dont vous avez pour chacun le sommaire dessous.

A proposer autour de vous si vous êtes convaincu de l’intérêt de tels documents.

Par ailleurs d’excellents supports pour faire un travail d’éducation en profondeur (projection suivi d’un débat).

Si la plupart des économistes cités vous sont connus, il ne doit pas en être de même de Polanyi ; il vaut qu’on prenne le temps de s’attarder à sa réflexion.

Exergue

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D’où vient le capitalisme ? D’une évolution naturelle de nos sociétés ou de théories élaborées au fil des changements politiques et technologiques ? Pour y répondre, des villages de chasseurs amazoniens aux derniers communistes chinois, en passant par les traders de la City, les six épisodes de la série Capitalisme nous entraînent à travers plus de 22 pays dans une enquête rigoureuse qui ne craint pas de renverser les vieilles idoles et de mettre à mal les idées reçues. Plus d’une vingtaine d’intervenants à la pointe de l’actualité économique nous éclairent pour ce voyage dans le monde de l’après-crise 2008, sur les traces des grands penseurs qui ont jalonné l’histoire du capitalisme.

Épisode 1 : Adam Smith : à l’origine du libre marché ?

La plupart des économistes et certains historiens laissent entendre que ce que nous appelons le capitalisme de libre marché a été imaginé par Adam Smith dans son livre La Richesse des Nations et a vu le jour avec la révolution industrielle. Laissant de côté cette vision conventionnelle, ce premier épisode nous entraîne dans un voyage plein de surprises à travers le monde et 500 ans d’histoire. Sur les traces d’un amiral chinois, ou d’une rive à l’autre de l’Atlantique, des geôles d’esclaves du Ghana aux mines d’or du Nouveau Monde, il nous révèle les véritables origines de notre système économique actuel : la découverte des Amériques, avec la révolution mondiale qui s’en suivit et le bouleversement des forces sociales qu’elle imposa.

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Épisode 2 : "La Richesse des Nations"

Depuis sa parution en 1776, « La Richesse des Nations » d’Adam Smith est resté un best-seller constamment réimprimé. Pour beaucoup, il est devenu la bible d’un nouveau système économique… L’est-il vraiment? Dans ce deuxième épisode qui voyage à nouveau à travers le monde et le temps nous découvrons des preuves troublantes de la façon dont les éléments clés de ce livre ont été sortis de leur contexte et utilisés à des fins politiques. Pour créer ce nouveau testament économique, on a ignoré les préoccupations sociales d’Adam Smith.

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Épisode 3 : Ricardo et Malthus, vous avez dit liberté ?

Si David Ricardo et Thomas Malthus ne sont pas aussi connus du grand public qu’Adam Smith peut l’être, on les considère néanmoins comme fondamentaux dans la construction de la société britannique du XIXe siècle. Depuis 40 ans, l’économie s’est mondialisée selon la vision de David Ricardo de « l’avantage comparatif » et a conditionné notre adhésion à la logique du marché. Les bouleversements sociaux et politiques engendrés par ce tsunami économique ont été présentés comme le prix nécessaire à payer pour améliorer le sort de tous. Mais qu’est-ce que David Ricardo a réellement écrit ? Est-ce que l’histoire des quatre dernières décennies s’explique avec des théories du XIXe siècle ou par les intérêts politiques et économiques de nos contemporains ?

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Épisode 4 : Et si Marx avait raison ?

Et si Marx avait raison, après tout ? Avec l’effondrement de l’Union soviétique, et la chute du mur, le communisme a été jeté à la poubelle de l’Histoire, et Marx avec. Mais après la crise de 2008, on peut se demander si nous avons bien compris Marx. Son analyse du capitalisme du XIXe siècle serait-elle plus pertinente aujourd’hui ?

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Épisode 5 : Keynes/Hayek, un combat truqué ?

C’est l’affrontement qui a modelé la pensée économique de tout un siècle. L’économiste autrichien Friedrich Hayek contre son confrère britannique John Maynard Keynes. Chacun défend ses idées pour sortir le capitalisme de la sévère dépression des années 1930, la pire crise qu’il n’ait jamais connue ? Pourquoi et comment ce débat qui semblait réglé dans les années 1930, ressurgit régulièrement depuis, et notamment après la crise économique de 2008.

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Épisode 6 : Karl Polanyi, le facteur humain

Nous examinons rarement les anciennes économies afin de tirer des leçons pour la nôtre. Pourtant un historien économique aujourd’hui redécouvert l’a fait. Quel enseignement les études de Karl Polanyi sur Sumer et Babylone peuvent apporter à notre monde post-2008, où les pays endettés sont écrasés par un régime d’austérité imposé ? Et quand les élus des démocraties semblent impuissants face aux décisions anonymes assenées par les marchés financiers ? L’avertissement de Karl Polanyi sur le danger représenté par une société qui devient tributaire de l’économie, et non l’inverse, prend tout son sens dans notre XXIe siècle.

*replay pour les photocopies d’américains, rediffusion pour les français.

VOIR ET REVOIR LA SÉRIE DOCUMENTAIRE
Acheter "Capitalisme" en DVD ou VOD ici
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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 11:18

Le film : http://www.youtube.com/watch?v=rpqk24qvoR4

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Débat avec Yannis Youlountas (réalisateur) et Thomas Coutrot (co-président d’Attac et économiste atterré) : http://nevivonspluscommedesesclaves.net/

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Qui est Yannis Youlountas ? http://fr.wikipedia.org/wiki/Yannis_Youlountas

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Des nouvelles de Grèce :

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 09:42

« Ne parlez pas d’acquis sociaux, parlez de conquis sociaux, parce que le patronat ne désarme jamais »

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La conférence de Michel Etievent (voir vidéo du lien) sur Ambroise Croizat est une belle leçon d’histoire à proposer autour de soi.

Michel Etievent dit « l’actualité brûlante » d’Ambroise Croizat, cite ce dernier : « Il faut faire de la retraite non plus l’antichambre de la mort mais une nouvelle étape de la vie », concernant la création de la sécurité sociale : « Désormais on en finira avec les angoisses du lendemain », puis rapportant les propos d’un paysan : « Qu’est-ce que c’est les congés payés ? Non seulement on va être en congé mais en plus on va être payé ».

Une leçon d’histoire car comme le rapporte Michel Etievent citant Jean Jaurès : « Le passé d’un peuple n’est jamais improductif, il est comme la couche profonde d’un sol labourable, les nouvelles moissons se nourrissent des soleils du jour et des réserves anciennes du sol. »

Une belle leçon d’histoire, mais aussi une autre approche des situations bien différente de celle d’aujourd’hui, ainsi Marcel Paul s’adressant à Joseph Fontanet ministre du travail à l’occasion de l’inauguration d’une stèle à la mémoire d’Ambroise Croisat : « La France a eu beaucoup de ministres du travail, mais elle n’a eu qu’un seul ministre des travailleurs ».

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http://comite-pour-une-nouvelle-resistance.over-blog.com/article-michel-etievent-le-specialiste-d-ambroise-croizat-est-ecarte-du-colloque-donne-a-paris-le-26-septe-120291561.html

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Complément : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ambroise_Croizat

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