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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 10:54

 

En marche indique le mouvement. Celui de la vie.

 

En marche, c’est ce que nous faisons lorsque nous décidons d’être ensemble pour donner corps à la volonté populaire.

 

En marche, c’est la symbolique de l’escalier qui fait qu’une marche se gravit l’une après l’autre, et que l’une au dessus de l’autre, la dernière atteinte du jour nous situe plus haut que nous étions la veille.

 

En marche ! c’est l’ordre que nous nous adressons car il n’est pas pire sort que de subir dans l’immobilité et sans rien dire.

 

En marche, c’est pour chaque pas avancé celui qui rapproche de la destination : L’humain d’abord.

 

Voici donc cette série En marche qui sera publiée peu à peu et qui est notre histoire commune, faite d’autant de marches dans lesquelles nous nous reconnaîtrons.

 

http://www.dailymotion.com/video/xmfg86_ep-1-en-marche-le-premier-meeting-de-la-campagne_news 

 

http://www.dailymotion.com/video/xmk7qi_ep-2-en-marche-bientot-au-siege-de-campagne_news 

 

http://www.dailymotion.com/video/xmpois_ep-3-en-marche-la-fete-de-l-huma-partie-1_news 

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 13:31

 

Narbonne, ville rouge, capitale de la narbonnaise, est en passe de basculer à droite.  

Où est la Narbonne de 1907 de Marcellin Albert et de la révolte des vignerons, celle qui a vu le 17ième  mettre crosse en l’air, refuser de tirer sur le peuple, celle de Ferroul, de Léon Blum. Où est-elle ? Qu’en ont-ils fait ?

 

Malheur sur le PS qui n’a pas su perpétuer l’héritage socialiste, préférant le clientélisme, vivre de sa rente, s’inféoder au baron local (Frèche), développer les marinas,…. . Malheur sur le PS qui a laissé la désertification industrielle s’étendre, le vignoble se délocaliser avant de dépérir. Malheur sur le PS qui a laissé l’Aude s’étioler pour finir par être un des départements les plus pauvres de France (66ième).

 

Mais pas de quoi s’étonner malgré tout cela, qu’à cette heure, tels des vautours, les candidats du PS se disputent la toge législative. Englués dans l’égocentrisme ils font courir le risque de laisser la députation à l’UMP ou au FN. Malheur à eux !

 

Mais il est une solution de choix pour les électeurs qui se réclament du socialisme. Celle de voter utilement et donc pour le Front de Gauche.  Et s’ils « veulent tout faire pour éviter la droite » comme le souhaite Eric Andrieu, qu’ils n’hésitent pas. La Gauche de gauche est là.  

 

 http://www.lindependant.fr/2012/03/08/il-y-a-danger-sur-la-2e-circonscription,122169.php

 

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 21:33

 

par Christian Salmon, dans Le Monde.fr

 

Je vous conseille, aussi, vivement le lien car il y a une vidéo à écouter.

Exergue

 

http://www.lemonde.fr/m/article/2012/03/02/loue-soit-melenchon_1650345_1575563.html

 

 

"War Room", la campagne présidentielle vue par C. Salmon – Quelques jours plus tôt, elle chantait encore "Paroles, paroles", de Dalida. Et là, soudainement, elle s'est murée dans une protestation muette.

 

 

Marine Le Pen a refusé de répondre aux questions de Jean-Luc Mélenchon sur France 2, jeudi 23 février. Celui-ci eut beau la questionner sur tous les tons. Peine perdue. Elle s'enferma dans un mutisme obstiné. Le nez plongé dans son journal, elle inaugura devant les caméras une nouvelle forme de protestation politique : le buzz du mutisme. Une situation inédite à la télévision. Un débatteur qui ne débat pas. Du jamais-vu. On entend déjà les protestations des producteurs du spectacle politique. Caprice de star ! Certains vont invoquer la défense des usagers pris en otage, d'autres exigeront un service minimum dans les débats publics. L'incident ne mériterait pas qu'on s'y attarde s'il ne rendait visible une vérité qui n'est pas toujours aussi accessible. Dans les campagnes performatives modernes, il s'agit moins de débattre que de capter l'attention. On fait campagne en cercle restreint, avec quelques arguments, une cellule riposte, un agenda médiatique. Et c'est à peu près tout. Pourquoi s'encombrer de citoyens, quand il s'agit de confier le pouvoir à des experts pilotés par des spin doctors ? Ainsi la vie démocratique régresse vers toujours plus de gestion autoritaire et de spectacle. Le Front national n'en est pas exempt : à l'abri de sa non-participation aux gouvernements de droite, il inspire depuis trente ans une entreprise de retournement de l'idéal républicain : en criminalisant l'immigration, en bâtissant des murs aux frontières, en encadrant la liberté d'expression, en surcodant l'identité et la citoyenneté par la religion.

 

 

L'AFFRONTEMENT ENTRE MARINE LE PEN ET JEAN-LUC MÉLENCHON a donc valeur de symbole. Car M. Mélenchon, lui, à la différence de Mme Le Pen, madone médiatique, fruit d'un croisement -hasardeux entre Jeanne d'Arc et Sarah Palin, fait de la politique à l'ancienne, celle qui, depuis les Grecs, fait naître la "res publica" de l'esprit de révolte et qui renaît en cette année 2012 sur les places publiques d'Athènes et se propage de Tunis au Caire, de Madrid à Wall Street. La politique considérée non pas comme une série télévisée, mais comme un moment d'intense discussion. Car, on l'avait oublié, il n'y pas d'autre forme à la démocratie que l'attroupement spontané d'une foule en colère. C'est elle qui donne naissance au premier forum. C'est elle qui inaugure la grande dispute citoyenne qui fonde la démocratie. C'est le grand mérite de la campagne de M. Mélenchon que de renouer avec ces sources de la démocratie. Elle opère un triple déplacement du débat public. De la scène du souverain et de ses rivaux vers la scène du forum, de la place publique. Elle milite pour un changement social mais aussi pour un changement de perception. Elle rend contagieux un certain état d'esprit. Le renversement ironique du haut et du bas. L'esprit du carnavalesque qui préside aux périodes de grand bouleversement.

 

Loin des éléments de langage" qui sclérosent la parole politique, M. Mélenchon emploie une langue qui se souvient de Rabelais, de Villon, mais aussi de Brassens. Aux "ébahis de la com'" qui ne savent qu'imiter les campagnes à l'américaine, M. Mélenchon oppose l'histoire de France de l'émancipation : "De La Boétie aux philosophes des Lumières, des "Maillotins" de Paris, courant plus vite que les bourgeois, aux sans-culottes, Robespierre, fondateur de notre liberté, Olympe de Gouges, notre remords, Gracchus Babeuf, ceux de 1848 et les communards, le martyr des résistants pour vaincre les nazis, la lutte pour la décolonisation. Tout, nous prenons tout. [...] Jean Jaurès et l'indomptable Louise Michel." Le revoilà, le citoyen qui avait disparu des campagnes électorales soumises à la bêtise narrative, celle qui nous fait choisir un candidat comme une marque, dans un mouvement de sympathie dévoyée. Le revoilà le peuple absent, le "peuple qui manque", disait Gilles Deleuze, un peuple qui s'était détourné de la gauche... Car comme le rappelait le philosophe allemand Peter Sloterdijk, "c'est leur colère synchrone contre l'arrogance sans bornes des puissants qui a appris aux petites gens qu'ils voulaient désormais être des citoyens".



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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 21:02


On l’appelle « fraise des bois »

Il apparaît un peu trop tendre.

Il veut être un « homme d’Etat »

Au socialisme il doit se rendre.

 

Celui que Jaurès a légué

Aux femmes, à tous les travailleurs,

Aux vaillants « serfs » des ateliers 

Aux « rois » des cités, empereurs. (1)

 

Qu’il donne au peuple dignité

Et aux riches moins de largesses

A l’Alsace laïcité

Et à la France sa jeunesse.

 

Que l’ennemi finance le soit

Ici. Au-delà des frontières.

Que notre homme fasse le choix

Premier de la classe ouvrière.

(1) Référence à une citation de Jaurès reprise par

Mélenchon dans une de ses dernières vidéo "ResPublica". 

 

Poème composé à l'attention d'une amie, sympathisante de François Hollande.


"Il Rève".

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 05:54

09h15 le neuf-quinze


La règle et le garnement

Enfin. Enfin, cinq ans après, dans les cordes, à deux doigts de la porte, après kyrielle d'avertissements, le garnement tend ses doigts pour recevoir les coups de règle. Le Fouquet's, il n'aurait pas dû. Le yacht, il n'aurait pas dû. Casse toi pauv'con (1), il n'aurait pas dû. Son fils à l'EPAD (2), il n'aurait pas dû. Mais c'est pas ma faute, Madame Monsieur. Je savais pas qu'il fallait pas. Je pensais pas que ça ferait tant de barouf. Et puis j'avais la tête ailleurs: ma famille explosait. Le Fouquet's, le yacht, c'était pour reconquérir Cécilia.


On est partagés. D'un côté la compréhension, bien entendu, la compréhension à l'usure, car tout le monde est fatigué de lui. OK, qu'on écoute ses explications, qu'on le considère quitte s'il le veut, qu'on lui montre la porte, et qu'on l'oublie. Qu'on l'oublie vite. Qu'on oublie ces cinq ans, pendant lesquels on ne pouvait plus regarder notre pays en face. Disons que ce fut un malentendu, et tournons la page, et parlons enfin de l'Europe, de l'Allemagne, du réchauffement, de la croissance, du nucléaire, du protectionnisme, reprenons les choses sérieuses.


Quand on pense qu'il aura fallu cinq ans, pour que Pujadas ose saisir sa règlette ! Ce qu'il ne faudra pas oublier, ce qu'il faudra autopsier un jour, c'est l'aveuglement volontaire médiatique (3), qui a rendu possible ce cauchemar national. C'est, chez nous, parmi les journalistes, ce noeud de confort et de conformisme, de terreur et de servilité, qui a dissimulé au pays, avant et après 2007, le vrai visage du voyou. Comment d'autocensure en silence, il advient qu'on peut un jour, dans un vieux pays démocratique, et devant les corps constitués, ceindre le grand collier de la légion d'honneur à Scarface, ou, si l'on est indulgents, à Billy the kid.

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 05:31

 

 

9 mars

Luc/Aude. 18h30

Rencontre sur la crise

 

La Redorte 18h

Salle « classe enfantine »

Réunion publique

 

18 mars

Paris

Prise de la Bastille. Manif.  http://www.placeaupeuple2012.fr/le-18-mars-chantons/ 

 

22 mars

Quillan 18h30

Réunion publique

 

Carcassonne 18h

Assemblée citoyenne

Grazailles salle Patay

 

26 mars

Magrie au foyer municipal

11h30 à 16 heures - repas

Planification écologique avec  André Chassaigne

 

Limoux 11h

André Chassaigne

 

28 mars

Trebes  18h

Assemblée citoyenne

Salle de la mairie

 

30 mars

Capendu 18h15

Assemblée citoyenne salle du temps libre

 

5 avril

Toulouse

Place du Capitole

Meeting avec Mélenchon

 

17 avril

Narbonne

Meeting départemental

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 04:52

 

1-      Que penses-tu des annonces par François Hollande concernant l’éducation ?

2-      Comment un gouvernement de gauche devrait-il procéder pour fonder la République sociale ?

 

http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/entretien-avec-jean-luc-melenchon_4-5/4302

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 05:37

 

 

Un soutien grec pour Jean-Luc Mélenchon (vidéo)

http://www.dailymotion.com/video/xp5m7w_un-soutien-grec-pour-jean-luc-melenchon_news

 

Lu sur le blog de René Revol : La lettre de Grèce de Dimitri Makrygiannis

http://leblogderenerevol.wordpress.com/2012/03/02/la-meilleure-reponse-au-coup-detat-europeen-contre-les-peuples/

 

La meilleure réponse au coup d’Etat européen contre les peuples!

Publié le

Aujourd’hui vendredi 2 mars les dirigeants des 25 gouvernements européens ont osé signer le nouveau traité qui contraint tous les pays à l’austérité généralisée.
Cette décision fait suite à l’adoption par l’Assemblée nationale puis par le Sénat (qui n’a été rendu possible que par l’abstention de l’immense majorité des sénateurs socialistes) du MES qui ouvrait la voie à l’adoption du traité. Mercredi dans l’unité de tous les syndicats européens les salariés ont montré leur refus catégorique de ce nouveau traité, leur refus de la règle d’or, leur refus de l’autoritarisme qui impose aux peuples des politiques sans les consulter. La mobilisation contre ce traité ne fait que commencer; cette fois ci nous ne serons pas seuls comme en 2005 mais ce sera une mobilisation qui s’insérera dans une vaste mobilisation de solidarité internationale et dans laquelle l’élection française d’avril mai occupera une place décisive.

Nous aurons l’occasion d’y revenir et d’analyser le contenu de ce traité mais aujourd’hui je trouve que la meilleure réponse au coup d’État européen est ce témoignage de Dimitri.

Vous avez été des milliers à visionner la vidéo que j’avais postée où Dimitri criait sa colère par ce que les dirigeants européens et ceux du FMI imposait au peuple grec.


Aujourd’hui Dimitri revient d’un nouveau voyage en Grèce et nous livre ce témoignage :

” Finalement au bout de quelques jours après mon retour de Grèce je me risque à écrire ces quelques lignes car ne peux garder le silence. Je n’ai pas l’intention de faire un article de presse j’en suis d’ailleurs incapable, en plus je n’ai pas le cœur à l’écriture mais plutôt l’envie de crier ma colère. Je suis comme beaucoup de grecs au sang chaud beaucoup plus à l’aise dans l’expression orale qu’à l’écriture.

 

Ce que j’ai vu en Grèce pendant ces quelques jours me révolte.
 

Certes la Grèce est restée un beau pays mais comme me l’ont dit beaucoup de grecs rencontrés là-bas « la Grèce était un paradis, ils en ont fait un enfer ! ».
Déjà qui se cache derrière ce « ils » ?

 

Tout d’abord le pouvoir politique local. Ces hommes politiques corrompus « les VOULEFTES » c’est-à-dire les membres du parlement et du gouvernement de coalition qui adoptent jours après jours toutes ces mesures qui étouffent l’économie et qui saigne le peuple.

 

Ces hommes politiques aujourd’hui détestés par tous les grecs n’osent même plus sortir dans la rue, se mettre en terrasse prendre un café ou aller dans une taverne. Pendant des décennies ces derniers ont bénéficié des largesses de nombreuses multinationales françaises, américaines, anglaises et allemandes trempant dans d’innombrables scandales comme celui du contrat de sous-marins à plusieurs milliards d’euros de la firme allemande SIEMENS.
 

 

De même, des entreprises comme Carrefour, British Petroleum, Shell, Unilever, Coca Cola, Nestlé et bien d’autres ont été impliqué dans des affaires scandaleuses parfois condamnées par la justice pour ententes illicites, pratiques illégales, positions dominantes voire même corruption.

 

Enfin les institutions internationales (Union Européenne, Banque Centrale Européenne et Fond Monétaire International) qui se regroupent derrière le mot de TROIKA ne sont en fait que le bras armé du capitalisme financier qui détient le vrai pouvoir en Grèce tout comme dans le reste de l’Europe.
 

 

Et ne nous trompons pas car aucune de ces institutions malgré leur milliards d’euros versés n’ont aidé véritablement la Grèce. Pas un seul euro n’est arrivé dans la poche des grecs. Il s’agit en réalité d’un immense marché de dupes car les euros versés sont retournés directement dans la poche des créanciers dont les banques. Ce système est une machine à appauvrir les peuples aux services de la puissance de l’argent.

 

Je ne tiens pas à vous parler aujourd’hui de ces chiffres que l’on vous abreuve, pas plus que de ces analyses macroéconomiques relayées par des pseudos spécialistes qui plus est n’ont jamais mis les pieds en Grèce et ne connaissent rien de la vie de tous les jours sur place. Ils vous assènent à longueur de journée dans leurs médias des analyses qui se révèlent être de mois en mois toujours plus fausses !

Ce que je tiens aujourd’hui c’est à témoigner de ce que j’ai vu et attendu là-bas durant mes deux semaines de séjour.

 

Quelque que soit le lieu, ils m’ont tous demandé de passer le message suivant aux français :

« Nous ne sommes pas des fainéants, nous travaillons beaucoup »,
« Nous n’avons jamais profité de ces milliards d’euros qui font aujourd’hui la dette de notre pays »,

« Nous avons été sali par les propos tenus ou écrits en France et surtout en Allemagne par certains»

Comme a pu me dire Manolis qui tient une ouzeri sur l’ile de Chios, « ma femme et moi, nous levons à 5h00 du matin et nous couchons entre 01h00 et 02h00 du matin. Nous ne prenons jamais de vacances, avons du mal à gagner notre vie avec nos deux enfants à élever».

Malgré des années d’études supérieures, Nikos et Alexandra quant à eux ont dû, par manque de travail, quitter Athènes pour créer une petite activité agricole. « Au moins avec cela ici nous pourrons peut-être manger et vivre ». Alexandra ajoute « Quand j’appelle mes amis et mes parents à Athènes, ils me disent qu’il n’y a pas d’espoir, tout va de mal en pis ».

Beaucoup de leur amis ont quitté la capitale pour retourner à la campagne et les plus chanceux ont réussi à quitter la Grèce pour les Etats-Unis ou l’Australie. C’est une bien triste perspective pour la Grèce mais aussi pour l’Europe de voir sa jeunesse au demeurant super diplômée quitter le continent pour une vie meilleure ailleurs ! Voilà où nous conduit la politique libérale.
 

A Pirghi dans le café où je discute avec Nikos et Alexandra, le patron un très vieux monsieur qui dans un autre pays serait sûrement assis dans son fauteuil devant sa télévision exprime toute sa rancœur. « J’ai 82 ans, j’ai une retraite de misère et je travaille encore » et de rajouter «J’ai honte de voir des enfants en Grèce réclamer aujourd’hui à manger. Même pendant la guerre nous n’avons pas connu cela ».

 

Enfin, pour lui comme pour beaucoup de grecs, la Grèce n’est plus une démocratie. « On nous impose un gouvernement que nous n’avons pas choisi ».

 

 Même si vu de France les grecs semblent réactifs et beaucoup bouger, les grecs quant à eux se qualifient même d’endormis : « Nous les grecs nous sommes aujourd’hui endormis mais je sais qu’on va se réveiller et cela va exploser » et de rajouter « Quand tu seras en France dis leur que je n’ai peur de personne, trop c’est trop ! Tous ces politiciens pourris à Athènes, il faut les virer ».

 

A Athènes justement, pour qui connait la ville comme moi, on ne reconnaît plus rien. Beaucoup de gens ont quitté la ville comme Stélios qui a décidé de retourner dans le village de son père dans le Péloponnèse. Impossible pour lui de payer un loyer de 350 euros maintenant que le smic est de 470 euros net.
 

L’ambiance est oppressante. On dirait qu’une chape de plomb est tombée sur la ville. Des milliers de magasins sont fermés, des immeubles ont brulés et l’on sent même encore l’odeur lorsque l’on passe devant ces bâtiments comme ce néoclassique avenue Stadiou.

Les bars et les tavernes sont vides. Le prix de l’essence flirtant avec les deux euros, la circulation automobile a nettement diminué. Même le soir les rues sont devenues désertes.

Je ne parle pas de ces pauvres gens qui n’ont plus de toit et qui se contentent de cartons. La soupe populaire pour beaucoup le soir est le seul moyen de manger. Je vous rappelle qu’en Grèce il n’y a ni RMI ni RSA ! Alors marche ou crève !
Et tous ces gens qui poussent des chariots de supermarchés reconvertis ; de « nouveaux métiers » sont apparus : récupérateur de carton, de fer, de plastique…
Aussi cette mamie qui pourrait être ma mère qui est assise dignement au coin de la rue avec ces quelques sacs en plastique remplis de toute sa vie et qui attends je ne sais quoi ; J’ai la haine !

Vers la place Omonia des milliers de gens arpentent les rues désœuvrés le regard vide je n’ai jamais vu cela. Les grecs étaient si expressifs ! Bref la vision d’un autre monde d’un autre continent.

Au marché à la viande et au poisson les gens crient leurs haines des hommes politiques et de l’Europe. Cette vieille dame qui me dit que sa fille médecin est maintenant au chômage et que son mari va lui aussi perdre son boulot ; ils ont deux enfants et c’est donc maintenant la grand-mère qui va devoir faire vivre toute la famille !

C’est une autre dame rencontrée par hasard sur le marché, une française, qui vit depuis plus de vingt ans en Grèce et qui me dit « Maintenant on débauche les gens au salaire de 1500 euros pour réembaucher dès le lendemain, soit les mêmes ou quelqu’un d’autre à 500 euros». Voilà à quoi mène la politique de flexibilité du travail de l’Europe de Madame Merkel, de Monsieur Sarkozy et consort.

 

Mon amie Maria, qui vit à Patras, professeur fonctionnaire de son état a perdu prés de 50% de son salaire. Même elle, à l’aise hier, ne peux que tout juste chauffer un peu son appartement non pas pour elle mais pour Irini sa petite fille de 3 ans. Tout cela en Europe en 2012.

A Athènes les journées sont jalonnées par des occupations, des arrêts de travail, des manifestations quasi quotidiennes comme ces parents et adolescents de 14/15 ans qui manifestent devant le ministère de l’intérieur face à un cordon de MAT ultra armés (CRS grecs) réclamant le maintien des transports scolaires pour les villages éloignés de la capitale et l’arrêt des fermetures de classes et d’écoles. Dans le cortège, une manifestante, mère d’élève, m’informe « Il n’y a pratiquement plus de chauffage dans les écoles et la cantine c’est du passé ! Il faut savoir que la TROIKA exige que l’argent serve en priorité au remboursement de la dette et aux contrats militaires ; la santé, l’éducation et le reste on verra plus tard ».

Ce sont aussi ces longs cortèges du PAM (syndicats proche du Parti Communiste grec KKE) qui sillonnent la ville en scandant des slogans hostiles à l’Europe et la TROIKA. Les syndicats manifestent devant le parlement ; et tous ces policiers armés jusqu’aux dents qui protègent les bâtiments publics, les banques et les demeures des puissants.

Dans tout ce chaos j’ai même pu entendre et je ne dois pas le cacher même si cela m’inquiète beaucoup des propos certes peu nombreux mais de soutien à Chrisi Avgi (Aube Dorée – parti néo fascistes) tout comme des gens qui me disent «Pendant la dictature certes on ne pouvait pas parler mais au moins on mangeait ».

 

Un message à messieurs les politiciens sans culture historique : vos prédécesseurs avaient justement en 1981 fait entrer la Grèce qui sortait d’une dictature (1967 à 1974) dans l’Europe pour la protéger de tous retour en arrière.
 

 

La Grèce, le chaos, un sentiment de fin de règne. J’ai l’impression que tous va exploser, la marmite boue, boue, boue ! Et nous peuple d’Europe que faisons-nous ? Se résigner certainement pas !

 

Même si aujourd’hui le peuple grecque semble épuisé par des mois de lutte, le jour viendra où il va se réveiller comme a pu le préciser Anna Vagenas une députée indépendante il y a quelque jours à ses collègues au parlement :
« Méfiez-vous! Je ne serais peut être bientôt plus ici, c’est peut être la dernière fois et même très probablement la dernière fois que je monte à cette tribune. Mais si vous avez encore un peu de sensibilité alors faites attention ! Parce que quand va arriver l’explosion…bien sûr, certains vont se cacher derrière les hauts murs des villas qu’ils ont construis dans la banlieue en pensant y être en sécurité mais ils ne le sauront pas ! »

Même le président de la république Grec s’exprimant très rarement a précisé hier au président du parlement européen « Aujourd’hui les grecs n’en peuvent plus, ils ne supporteront plus de mesures supplémentaires ». C’est tout à fait mon sentiment.

 

En conclusion, un extrait de l’appel de Mikis Théodorakis adressé aux

peuples d’Europe en 2011 et qui toujours d’actualité. 

« Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire a été le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté et d’Europe. Nous ne vous demandons pas un traitement de faveur parce que nous avons subi, en tant que pays, l’une des pires catastrophes européennes aux années 1940 et nous avons lutté de façon exemplaire pour que le fascisme ne s’installe pas sur le continent.
Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. Bâtissons ensemble une Europe nouvelle ; une Europe démocratique, prospère, pacifique, digne de son histoire, de ses luttes et de son esprit. Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme.»


Nous aurons été prévenus …


Dimitri Makrygiannis Février 2012

 

 

Tous à Paris le 18 mars avec le Front de gauche et Jean-Luc MELENCHON pour reprendre la bastille ! 

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 04:48

 

Vous ne comprenez rien à l’Europe qu’on vous propose ? Alors, ceci est pour vous.

 

http://www.dailymotion.com/video/xp2l94_homer-simpson-ne-comprend-rien-a-la-nouvelle-europe-et-vous_news?ralg=behavior-only#from=playrelon-1

 

Vous voulez en savoir plus ? Pas de problème. Voici un article de Raoul Jennar : « Où va l’Union européenne »

 

http://www.jennar.fr/?p=2295

 

 

Vous pensez être le seul européen à vouloir un référendum. Pas du tout. Entendez la parole d’autres européens, même si les médias n’en disent rien.  

http://www.dailymotion.com/video/xp6g2r_les-europeens-veulent-un-referendum-sur-le-nouveau-traite_news

 

 

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 07:44

 

Préambule. Il est bon de lire également l’article précédent concernant le footballeur Jallet. Cela donne davantage de relief aux 2 contenus.

 

A cet instant, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Grèce, les enfants quittent l’école pour travailler et subvenir aux besoins familiaux. Ils n’ont pas d’autres choix.

 

En France, le 24 janvier 2012, un décret d’application de suppression des allocations familiales était promulgué pour lutter contre l’absentéisme scolaire, alors que des enquêtes montrent que, pour partie, celui-ci est lié à la montée du chômage.

 

Le phénomène ne peut aller qu’en s’amplifiant du fait des mesures d’austérité mises en place  -« plan de sauvetage » de la Grèce, MES,…-  dans le cadre de la politique économique libérale en Europe. Parallèlement à cette régression, les banques s’empiffrent.

 

On parle peu de cela, pour ne pas dire : pas du tout. Et pourtant il est question d’enfants, sujet favori de toutes les conversations, émissions, attentions.

 

Par delà le sort fait aux enfants, après la destruction du tissu économique (délocalisations, désindustrialisation, …) c’est à l’avenir des pays européens que l’on s’attaque ainsi. En laissant filer les enfants au travail pour des salaires de misère (75 centimes de l’heure en Italie et une dizaine d’heures de travail par jour), l’investissement en matière grise ne se fait plus.

 

De ça aussi, il faut en rendre responsables les Sarkozy, Merkel et autres dirigeants européens, ainsi que la Troïka.

 

Rien n’a changé depuis Victor Hugo !

 

Melancholia (extrait)

 

Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?
Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules ?
Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules ;
Ils vont, de l'aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison le même mouvement.
Accroupis sous les dents d'une machine sombre,
Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l'ombre,
Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,
Ils travaillent. Tout est d'airain, tout est de fer.
Jamais on ne s'arrête et jamais on ne joue.
Aussi quelle pâleur ! la cendre est sur leur joue.
Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !
Ils semblent dire à Dieu : « Petits comme nous sommes,
Notre père, voyez ce que nous font les hommes ! »
O servitude infâme imposée à l'enfant !
Rachitisme ! travail dont le souffle étouffant
Défait ce qu'a fait Dieu ; qui tue, œuvre insensée,
La beauté sur les fronts, dans les cœurs la pensée,
Et qui ferait - c'est là son fruit le plus certain ! -
D'Apollon un bossu, de Voltaire un crétin !
Travail mauvais qui prend l'âge tendre en sa serre,
Qui produit la richesse en créant la misère,
Qui se sert d'un enfant ainsi que d'un outil !
Progrès dont on demande : « Où va-t-il ? que veut-il ? »
Qui brise la jeunesse en fleur ! qui donne, en somme,
Une âme à la machine et la retire à l'homme !
Que ce travail, haï des mères, soit maudit !
Maudit comme le vice où l'on s'abâtardit,
Maudit comme l'opprobre et comme le blasphème !
O Dieu ! qu'il soit maudit au nom du travail même,
Au nom du vrai travail, sain, fécond, généreux,
Qui fait le peuple libre et qui rend l'homme heureux !

    Victor Hugo, Les Contemplations, Livre III

 

 

Ci-dessous 2 liens concernant un même reportage déjà sorti sur Arte et qui sera rediffusé prochainement.

http://videos.arte.tv/en/videos/naples_le_salaire_des_enfants_-6442394.html

http://www.grands-reporters.com/Naples-le-salaire-des-enfants.html

 

 

Etat des lieux du travail des enfants en Europe. Pour la France, la hausse du chômage s’accompagne d’une hausse du travail infantile.

http://leblogueur.arte.tv/2011/09/30/travail-des-enfants-letat-des-lieux-en-europe/

 

 

 

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