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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 06:25

Sur France culture, en février 2006, François Hollande déclarait lors du référendum du TCE : « Ce traité est le meilleur que nous puissions avoir compte tenu du nombre de gouvernements de droite que nous avons en Europe »*. 

 

C’est donc à cet homme qu’une majorité de citoyens vont accorder les suffrages. A cet homme qui dit vouloir renégocier le MES. Et qui ne le fera pas sa déclaration faite auprès de qui il faut ayant reçu une fin de non-recevoir.

 

« A quoi servent alors les élections ? A désigner le proconsul de la mondialisation ou le porte-parole de Bruxelles ? Quel est le rôle des électeurs ? Se défouler en liquidant le précédent proconsul ?.... *». Les électeurs doivent réfléchir à cela.

 

« Le système représentatif maintient le peuple à l’écart du pouvoir dans la mesure où il institue la domination d’une élite. Les « élites » qui dirigent les partis principaux ayant abdiqué devant les « contraintes économiques »…… (les élites qui) sont garantes des règles intangibles de « bonne gouvernance » imposées par les maîtres de l’économie et du système servant les intérêts des puissances privées *». Il nous faut donc changer de république en nous dotant d’une nouvelle constitution née d’une constituante.

 

A cette heure, seuls le Front de Gauche et son candidat portent cette ferme opposition à la loi du libéralisme, seuls le Front de Gauche  et son candidat se proposent de refonder la démocratie afin que le système représentatif appartienne au peuple. http://partidegauchelimoux.centerblog.net/74-communique-de-jean-luc-melenchon

 

Le choix que nous allons faire est crucial. 1- Il s’agit de se débarrasser du proconsul de droite : Sarkozy. 2- Il s’agit de repousser le plus bas possible le FN. 3- Il s’agit de porter le plus haut possible Mélenchon, candidat du Front de Gauche, pour tenir au plus près le proconsul de « gauche » afin qu’au soir du second tour nous n’ayons pas un Papandréou à la française obéissant servilement à la finance.

 

*p54 dans : Ceci n’est pas une dictature de André Bellon.

*p55 du même livre.

*p51 du même livre

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 10:45

Sur Marianne

http://www.marianne2.fr/Un-chroniqueur-du-Guardian-defend-Melenchon_a216959.html

 

Samedi 14 Avril 2012 à 16:00

Marc Weisbrot - Politologue

 

Dans une tribune au Guardian, le politologue et co-directeur du Center for Economic and Policy Research à Washington, Mark Weisbrot estime qu'avec Jean-Luc Mélenchon, la France dispose d'une alternative progressiste. Le seul à proposer que la BCE prête aux états au même taux qu'aux banques, le seul à proposer que la France sorte de l'OTAN. Le candidat idéal pour la France selon ce politologue américain.

Le président conservateur français Nicolas Sarkozy s’est présenté en 2007 avec pour objectif de faire ressembler l’économie française à celle des États-Unis d’Amérique. Le moment était mal choisi : les États-Unis étaient alors au bord de la pire récession de leur histoire depuis la Grande Dépression, et ils allaient plomber l’économie de l'Europe, ainsi que celles d'une grande partie du reste du monde, en même temps que la leur. Les États-Unis ayant connu quatre années de croissance quasiment nulle, Sarkozy refuserait probablement aujourd'hui de tenir ce discours. Toutefois, il a bel et bien réussi, d’une certaine manière, à rendre  l’économie française plus américaine.

  
Après avoir été l’un des rares pays à hauts revenus à n’avoir pas connu d’augmentation des inégalités entre le milieu des années 1980 et le milieu des années 2000, la France est devenue plus inégalitaire depuis l’élection de Sarkozy. Le rapport entre les revenus du 99ème centile (ceux des 1% les plus riches, en haut de l'échelle) et ceux du premier centile (en bas de l'échelle) est passé de 11,8 à 16,2. D’autres indicateurs d’inégalité ont aussi augmenté sensiblement. Ainsi, le coefficient de Gini est passé de 26,6 à 29,9. Ce changement s'est produit entre 2007 et 2010 ; la situation est probablement pire aujourd’hui.


En relevant l’âge de départ en retraite par une réforme inutile qui déclencha une forte opposition et de nombreuses vagues de protestation, Sarkozy a ouvert la voie à une France encore plus inégalitaire pour les années à venir.

La comparaison entre la France et les États-Unis est pertinente car les deux pays ont à peu près le même niveau de productivité, de production par heure travaillée. En d’autres termes, les deux pays ont la capacité économique de bénéficier à peu de choses près du même niveau de vie. Les Français ont choisi d'utiliser leurs gains de productivité sous la forme d’une réduction du temps de travail, de vacances plus longues, d’une couverture maladie universelle, de l’accès gratuit à l’université et aux services de garde d’enfants, ainsi que d’une plus grande égalité dans la redistribution des revenus. A l’inverse, aux États-Unis, plus de 60 % de la progression des revenus de ces trente dernières années a profité aux 1% les plus riches. La pauvreté est à présent revenue au niveau  de la fin des années 1960 ; les droits d’inscription à l’université ont augmenté en flèche ; la loi ne prévoit pour nous aucun congé payé, et 52 millions d’Américains n'ont pas d’assurance de santé (ce chiffre pourrait diminuer dans les années à venir, mais cela dépendra en partie de la Cour Suprême).

  
La plupart des citoyens français tiennent à cette sécurité économique et à cette façon de partager les fruits de la prospérité. On peut donc s’étonner qu’un homme proposant un programme tel  que celui de Sarkozy ait tout simplement pu être élu, et puisse avoir des chances de l’être à nouveau. Cette situation s’explique par un malentendu de l’opinion sur les questions économiques les plus importantes, malentendu entretenu et encouragé par une couverture médiatique biaisée.

Comme en 2007, l'opinion dominante est que la France vit au-dessus de ses moyens, et Sarkozy prévient à présent que, s'il n'était pas réélu, elle pourrait bien devenir la nouvelle Grèce et affronter une débâcle économique. Il s’engage donc à équilibrer les comptes publics d’ici à 2016.

 
Malheureusement, son rival du Parti socialiste, François Hollande, promet l’équilibre budgétaire d’ici à 2017. Il y a bien entendu des différences importantes entre les deux candidats, mais si l’un ou l’autre devait appliquer un programme d’austérité budgétaire d’une telle ampleur, à un moment où les économies française et européenne sont si faibles, il est quasiment certain que le chômage et bien d’autres problèmes économiques ne pourraient que s’aggraver. La France perdrait alors certains de ses nombreux acquis sociaux et économiques.

 
Fort heureusement, la France dispose d’une alternative plus progressiste : elle s’incarne dans la candidature de Jean-Luc Mélenchon, portée par le Front de gauche. Dans la course à l’Elysée, il semble être le seul à comprendre les choix économiques réels qui s’offrent à la France et à la zone euro. La France n’a nullement besoin d’une cure d’austérité qui la condamnerait à finir comme la Grèce. Au lieu de cela, Mélenchon propose que la Banque centrale européenne fasse son travail, c’est-à-dire qu’elle prête au taux de 1% à la France et aux autres gouvernements européens, comme elle le fait aux banques privées. Le poids du service de la dette française, d’environ 2,4% du PIB est encore assez raisonnable. Si la France peut continuer à emprunter à faible taux, elle pourra se sortir de ses problèmes actuels, tout en créant de l’emploi et en augmentant les revenus. Cela relève du bon sens macroéconomique.

 
Mélenchon veut aussi réduire le temps de travail, augmenter le salaire minimum, ainsi que les impôts pour les plus riches. Il rejette l’absurdité de l’équilibre budgétaire - comme d'ailleurs la plupart des économistes aux États-Unis - et fustige l'absence d'engagement de la Banque centrale européenne en faveur du plein emploi. Cette démarche est pertinente d’un point de vue économique puisque, notamment en période de récession, la BCE peut créer de la monnaie. C'est ce qu'a  fait la Réserve fédérale américaine en créant 2 300 milliards de dollars depuis 2008 sans craindre une inflation excessive.


Mélenchon veut aussi faire sortir la France de l’OTAN. Ce serait là une très bonne chose pour la France, mais aussi pour le monde. Initialement, l’OTAN a été créée pour contenir l’Union soviétique qui, au cas où certains ne l’auraient pas remarqué, n’existe plus. Les Américains n’ont plus besoin d’  « alliés » qui aident nos gouvernements à occuper d’autres pays comme l’Irak ou l’Afghanistan, ou à entamer une autre guerre dangereuse et déraisonnable, comme nous semblons nous préparer à le faire en Iran.


Les deux finalistes se retrouveront lors d’un deuxième tour si aucun d’eux n’obtient de majorité au premier,  le 22 avril, ce qui paraît hautement probable. Mélenchon gravite autour de 15 % dans les sondages, mais il se situerait encore plus haut sans la crainte de le voir le candidat socialiste éliminé du second tour. C’est ce qui s’est produit en 2002, quand le candidat d’extrême-droite anti-immigration, Jean-Marie Le Pen, président du Front national à l'époque, est arrivé deuxième, derrière Jacques Chirac, devançant de justesse le socialiste Lionel Jospin. Le risque que ce scénario se répète cette année est très faible. La candidate du Front national, Marine Le Pen,  obtient entre 13 et 16 % dans les sondages. Il est clair que quiconque souhaite préserver le mode et le niveau de vie français devrait choisir Mélenchon.

 
Pour le candidat d'un troisième parti, il est beaucoup plus facile en France qu'aux Etats-Unis  d’avoir une influence significative, même sans remporter l’élection. Hollande a déjà orienté son discours plus à gauche afin de capter les voix du Front de gauche, et Mélenchon aura des atouts en main avant de soutenir la candidature Hollande au second tour. Alors que les deux grands partis s'engagent à mettre en place des politiques économiques qui diminueront le niveau de vie des Français – alors que, en 2007, seul Sarkozy s’engageait dans cette voie – on peut difficilement trouver moment plus opportun pour voter « hors des sentiers battus ».

 
 
Mark Weisbrot est co-directeur du Center for Economic and Policy Research à Washington.
Il est également président de l’organisation  Just Foreign Policy : www.justforeignpolicy.org

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 06:34

Impromptu

 

Quel déploiement télévisuel ! Quelle débauche ! Ils étaient là, en direct, BFMTV, LCP, pour se faire l’écho des rassemblements de la Concorde et de Vincennes. Ils étaient là, journalistes et commentateurs vedettes. Ils étaient là de 14h à 18h.

Que n’étaient-ils pas ailleurs et pareillement !

 

Ils étaient : 100 000 la place de la Concorde, 100 000 à Vincennes, (source BFMTV, Copé). Ils étaient 120 000 au Prado, à Marseille ; venus du Cantal, du Bas Rhin, de Paris, de…… partout (ceci pour aller vite), dispendieux de leurs seuls deniers.

 

Carla a chanté la Marseillaise. Bolloré était invisible. 

 

Ce jour, il y avait le peuple de France et le peuple français. Le premier évoqué par Sarkozy dans la ligne de Maurras, l’autre par Hollande à qui il reste encore les traces d’une culture de gauche.

 

Ils ne se privent pas l’un autre d’évoquer. Le plus inflationniste étant Sarko qui cite Molière, Voltaire, Césaire, Victor Hugo, de Gaulle, Chateaubriand, Jean Oublie – étrange mélange. Le second Léon Blum, Mitterrand, Jospin. Ils sont républicains, évoquent la révolution ( !), la résistance ( !) et j’en passe.

Hollande annonce le changement pour demain, son slogan c’est pour maintenant. Alors on ne sait pas, parce que demain, chacun le sait, c’est toujours le jour suivant.

 

Hollande appelle au rassemblement de la gauche, mais néglige d’ouvrir la porte.

 

Tiens ! On n’a pas chanté l’Internationale à Vincennes.

 

Et puis, comment ne pas observer, qu’au fur et à mesure que la campagne avance, Sarko et Hollande empruntent à la manière, au contenu, aux formules du Front de Gauche. Sarko cite Victor Hugo, dont il y a fort à parier qu’il ne l’a point lu, Hollande dit la « France n’est pas le problème, c’est la solution », plagiant la formule « L’immigré n’est pas le problème, c’est la solution ». Sarko propose la politique de la chaise vide annoncée par le Front de Gauche initiée par de Gaulle, Hollande annonce désormais avec force qu’il n’entend pas capituler devant la finance après avoir dit : « I am not dangerous ». Encore un peu, on leur donnera copie des discours du Front de gauche, on se fera payer des royalties.

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 15:01

Des analyses proposées par : « retraites-enjeux-débats »


« Sarkozy, Hollande et le chômage de masse » sur http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?article814       … cette contribution est ouverte à vos commentaires via le bouton « Répondre à cet article »

 
« Non, la « dépense » publique n'est pas une dépense ! » sur http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?article790

 
« La "réforme" de Sarkozy qui a déjà coûté plusieurs milliards aux caisses de retraites ! » sur http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?article813

 

andré martin – animateur du site http://www.retraites-enjeux-debats.org/

Si vous trouvez ces analyses intéressantes, faites-en profiter vos amis  

 

N’oubliez pas de signer la pétition "Le cumul emploi retraite doit de nouveau être encadré"sur http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?article809

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 06:51

 

Mystère quant aux agences de notation qui, le temps de la campagne pour les élections présidentielles, semblent avoir disparu de la circulation. On ne les entend pas. Pourquoi ? Diffèrent-elles la diffusion de leur note ? Les médias évitent-ils de s’en faire l’écho ?

 

Mais « la crise libérale et capitaliste » demeure. Ce qui signifie qu’après les élections, plein pot nous allons la prendre dans la gueule. Il suffit, pour cela, de savoir écouter ce que disent à mots couverts les candidats.

 

Nous savons tous ce qu’elle sera. La Grèce, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, pour ne parler que de ces pays, sont les exemples vivants de ce qui nous attend. Plans d’austérité, faillites, suicides (augmentation de 25% en Italie pour les artisans), chômage,….vente au privé de ce qui reste des services publics,…. 

 

Nous avons le choix. A nous de ne pas nous tromper.

 

Entendons-nous subir ou résister ?

 

Entendons-nous nous résigner ou nous battre?

 

Rompre avec le système libéral est une nécessité. Il n’y a pas à composer. Composer c’est se mettre en position d’être défait. C’est déjà accepter l’inacceptable.

 

L’après élection dépend de nous. De personne d’autre.

 

Ou nous acceptons de prendre le pouvoir sur le libéralisme ou nous acceptons de subir sa politique destructrice.

 

Résistance !

 

Chacun de nous, à cette heure, s’enorgueillit de la Résistance de la 2ième guerre mondiale. Mais il faut reconnaître que les résistants n’étaient qu’une poignée où on les aurait préférés plus nombreux. S’agréger à la victoire, cette dernière venue est admirable, se mettre en position de la vouloir alors qu’elle n’est pas encore est mieux.

 

Sarko pas la peine de perdre son temps pour savoir ce qu’il veut. Hollande, nous en avons l’illustration avec Socrates au Portugal, Papandréou en Grèce, Zapatero en Espagne. Le Pen, il suffit d’en renifler les effluves historiques. Alors !

 

Alors ! Il n’y a pas cinquante solutions. Il n’y en a qu’une.

 

Le Front de Gauche. L’humain d’abord !

 

Résistance ! Résistance !

 

Prenons le pouvoir !

 

Résistance !

 

Et cela passe par les urnes.

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 11:02

Lettre de Rafael Correa :

 

À Quito, le 9 avril 2012

Cher Jean-Luc,

Les injustices et les inégalités générées par un système basé sur le pouvoir de quelques uns et l’exploitation de la majorité, ont poussé, en Amérique latine, les citoyennes et les citoyens à s’unir pour redéfinir notre destin. La vérité, l’honnêteté, la force, la créativité et la simplicité des grandes idées résident en nos compatriotes et avec eux nous construisons ce futur que nous appelons tous de nos vœux.

En Amérique latine, ce système qui mettait le capital au-dessus de l’humain et les intérêts corporatistes au-dessus des droits citoyens s’est définitivement éteint. En Équateur, cela s’est traduit par le mot d’ordre du peuple : « Qu’ils s’en aillent tous! » Et c’est ainsi que nous avons débuté une révolution citoyenne destinée à changer les structures du pouvoir et à instaurer le bien vivre pour toutes et tous. Nos pas ne sont pas guidés par les recommandations du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, mais par une nouvelle Constitution, adoptée directement par le peuple, et dont les droits de l’homme constituent la colonne vertébrale.

Le nouveau Front de Gauche que tu mènes est une référence pour les mouvements progressistes de toute l’Europe, nous sommes sûrs que vous saurez affronter les défis posés par ce moment historique de la réalité européenne. Ce soutien populaire croissant est une preuve que l’Europe peut, elle aussi, surmonter le fondamentalisme néolibéral qui fait subir aux citoyens le coût de la crise, repoussant ainsi les aspirations sociales et enracinant les inégalités.

Les propositions sociales que tu fais ont d’ores et déjà commencé à être stigmatisées par les grands médias, lesquels te qualifient de « populiste » et « démagogue » : bienvenue dans la lutte, il s’agit là de la réaction du capital, lorsque se profilent les politiques et les mesures au bénéfice des travailleurs, des salariés, de la grande majorité.

Reçois, cher Jean-Luc, au nom du gouvernement de la Révolution citoyenne, de tous les révolutionnaires de l’Équateur, et de moi même, le soutien à ton projet de société au service de ton pays. Ici comme en France a sonné l’heure de la Révolution citoyenne et de la marche vers un avenir fait de vie et de paix, fruits de la justice. Nous saluons ta reconnaissance envers le travail quotidien que des millions d’Équatoriennes et d’Équatoriens mènent avec cohérence et volonté pour transformer radicalement et profondément les structures d’une réalité économique, sociale et politique qui nous avait plongés dans la pauvreté, la dépendance et le sous- développement.

Nous te souhaitons, compañero, le succès dans cette élection présidentielle. Compte sur notre solidarité militante.

Hasta la victoria Siempre,

 

Rafael Correa Delgado

PRESIDENT CONSTITUTIONNEL DE LA REPULIQUE

 

Lire la lettre en version originale

 

http://www.lepartidegauche.fr/actualites/actualite/rafael-correa-president-l-equateur-soutient-jean-luc-melenchon-13679

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 05:49

http://lepartidegauche81.blog.fr/2012/04/07/title-13434495/

 

Salut à tous. Salut à vous tous. Salut à toutes celles et tous ceux qui ont accourus à l'appel qui leur a été lancé. Salud a vosotros d'Espana tambien y con respecto a la bandera gloriosa, a larepublica.  

Elle est là, la force qui s'assemble. Elle s'étend, elle s'affirme, et je vous appelle à l'élargir encore sans cesse, jusqu'au rendez-vous de la première étape de notre insurrection citoyenne fixée le soir des élections. Je vous demande de construire plus avant cette grande force cohérente politiquement, éduquée, disciplinée par son libre consentement d'adhésion à un programme et non à une personne ; car ce que nous proposons au pays, les défis qu'il va falloir relever contre tous ceux qui vont s'assembler en opposition au mouvement que le peuple français va entreprendre nécessitera que chacun, chacune, sache quelle est sa place, son poste de combat, le travail qu'il lui faut accomplir, pour, tenant, par la main, par l'esprit, par le cœur, la voisine, le voisin sachent faire chemin ensemble, accomplir ce qui doit l'être.

Mes amis, nous sommes au mois de germinal. Les bourgeons pleins de vie éclatent en fleurs déjà et voici la promesse des fruits.  De même aussi, nos mots, sortant de l'hiver glacé de la politique sont revenus et, volant de bouche en cœur, offrent à chacun, chacune, de nouvelles raisons de vivre et d'espérer. Ce mot, c'est : partage. Partage ! Partage. Partage de la richesse, planification écologique, citoyenneté, fraternité, amour, intérêt pour celui qui est tombé à le relever, pour celui qui n'a rien, à être aidé. Les mots vont, et sont comme des clés qui ouvrent les cages dans lesquelles étaient enfermées les raisons humaines de vivre qui ne se confondent avec aucunes des abjectes comptabilités qui nous sont infligées chaque jour pour savoir si l'on se nourrira ou bien si l'on se logera, si l'on s'éclairera, ou si l'on aura telle ou telle dépense urgente, impossible à contourner.

Voilà, Monsieur Sarkozy, ce que je vous réponds, à l'heure où vous avez dit que vous ne partagez aucun de mes engagements ni aucun de mes emportements. C'est vrai, nous ne sommes pas du même camp. Nous ne sommes pas la même France. Lorsque vous me dîtes : « avec un Mélenchon qui fait pression chaque jour plus forte, c'est deux jours pour mettre par terre cinq années d'effort » ce ne sont pas cinq années d'effort, ce sont cinq années de souffrance, cinq années de déchirure, cinq années de recul, cinq années de grossièreté, de vulgarité, d'abaissement de la patrie.

A vous qui chaque jour, Puissants, venez nous demander des comptes, et qui  maintenant le faites en calculant à la grosse louche ce que coûterait notre programme, quand il veut donner à chacun le moyen de vivre sa vie, digne et tranquille. Je vous demande, moi, des comptes pour le malheur que vous répandez, et pour le coût que représente l'ignorance que vous avez répandue à foison en supprimant les postes d'enseignants, le coût de la santé perdue parce qu'on n'aura pu se soigner, le coût des cinq cent soixante quatre personnes qui chaque année meurent au travail, les quarante trois mille handicapés à vie au travail, la petite enfance oubliée, les départs à la retraite retardée, le saccage de la justice des mineurs. Je vous demande des comptes pour cette société absurde. Je vous demande des comptes pour avoir fait que l'espérance de vie recule dans les nations développées alors qu'auparavant, chaque année elle progressait.  Je vous demande des comptes pour avoir mis en cause ce que la grande et glorieuse révolution de 1789 avait rappelé comme le premier de tous les droits : le droit à l'existence.

Ah non ! Ce n'est pas vivre que de passer son temps à survivre. On ne peut vivre heureux dans un océan de malheur. On ne peut vivre heureux avec huit millions de pauvres, huit millions de mal logés dans la cinquième puissance du monde, on ne peut vivre avec la peur du lendemain comme c'est le cas des dix millions de précaires.  Voici en effet,  j'en fais l'aveu…  notre programme n'est pas réaliste d'après vos ordres comptables mais il est réaliste de par les nôtres et les nôtres s'appellent le droit de vivre!

Voyez, vous tous qui vous demandez ce qu'est ce phénomène, ce phénomène qui remplit cette place, les rues avoisinantes et les places avoisinantes. Cela s'appelle la révolution citoyenne qui est commencée. Nous avons, nous, appelé à cette mobilisation comme nous l'avions fait avant à La Bastille et comme nous le ferons encore à Marseille dans quelques jours. C'est une même marche et nous vérifions, ici, là, qu'à notre appel vous répondez, car nous savons que demain, vous aurez déjà fait cette répétition générale et que si c'est moi qui suis élu lorsque je vous appellerai, vous y serez. Et qui que ce soit qui soit élu, en définitive, rien ne fera rentrer dans son lit le fleuve qui est en train de déborder.

Nous engageons le deuxième rassemblement pour refonder notre république, et refonder notre république, vous le savez, dans une nation politique comme la nôtre, que ne définit ni une religion, ni une couleur de peau ni même une langue, la république fonde la nation et non l'inverse. Refonder la république, c'est refonder le peuple, et la patrie commune, défigurée qu'elle est par l'inégalité et les saccages de toutes sortes. Nous voulons que soit élue une assemblée constituante dont le premier rôle sera de définir la règle commune. Nous ne pouvons plus accepter que pour faire face au défi gigantesque de la catastrophe capitaliste qui s'abat sur le monde entier, et de la catastrophe productiviste qui menace l'écosystème humain quand les puissants, incapables de penser un autre monde et une autre organisation, abandonnent le mouvement à lui-même et ne connaît aucune autre norme que son propre intérêt. Nous ne pouvons plus accepter que surplombe la hiérarchie des normes, que ce soit dans notre pays ou en Europe, surplombe la liberté d'entreprendre, la concurrence libre et non faussée, et la compétition de chacun contre tous. Nous voulons qu'au sommet de la hiérarchie des normes de notre société, il y ait la solidarité et la coopération. Nous ne pouvons accepter que, dorénavant, la liberté d'entreprendre soit assimilé à un droit fondamental égal au droit de propriété, et que tout soit dès lors rapporté à cette liberté.

Nous croyons au contraire que le moment est venu d'établir la citoyenneté partout, non seulement dans la cité mais aussi dans l'entreprise et, par conséquent, de reconnaître comme un droit constitutionnel le droit de préemption qui verrait les travailleurs, lorsqu'ils le demandent, constituer des coopératives ouvrières qui deviennent propriétaires de l'outil de production. Nous voulons que l'intérêt général soit plus fort que les intérêts particuliers, et que lorsque la situation l'impose, parce qu'un intérêt fondamental économique de la Nation viendrait à s'affirmer ou à se révéler dans telle ou telle circonstance, il y ait pour le gouvernement, c'est-à-dire pour le pays lui-même, un droit de réquisition qui permette que des scandales comme ceux Molex ou de la Sélanèse ne soient plus jamais possibles dans notre pays ; et d'établir un droit de veto des salariés sur les questions qui concernent l'avenir stratégique de leur entreprise ou l'impact environnemental de ses productions.

Ici, nous reprenons le fil que le grand Jaurès a tissé pour nous dans cette région. La démocratie politique, nous a-t-il enseigné, s'exprime  en une idée centrale, ou  mieux encore en une idée unique, la souveraineté  politique du peuple ; la souveraineté du peuple, c'est-à-dire n'obéir qu'aux lois auxquelles  on a chacun personnellement contribué par son bulletin de vote, n'obéir à aucune autre main que celle qui aura déterminé quelle est la norme commune  parce qu'on en aura décidé ensemble. Voilà ce que signifie la souveraineté, et dès lors, la souveraineté, c'est l'autre nom de la liberté.  Vous n'êtes pas libres quand vous n'êtes pas souverain, car cela signifie que les décisions qui vous sont appliquées  ont été décidées ailleurs et sans vous.

Alors à cette heure en vous souvenant  de ce qu'a été la forfaiture du président de la République lorsque, après que le peuple ait voté non à la  constitution en 2005 par cinquante cinq pour cent des suffrages,  il a néanmoins négocié un autre traité qui en était la copie conforme et qu'il a fait adopter  au congrès de Versailles, avec la complicité de ceux qui se sont abstenus ou qui ont voté pour.  Je lui demande des comptes à cette heure. Où est notre liberté et quel est même le sens de cette élection-ci lorsque  vous cachez aux Français que quel que  soit leur vote, dès lors qu'ils votent pour l'un des partis du traité de Lisbonne, ils s'apprêtent à voter le prochain traité Merkel-Sarkozy, soit en le votant, soit en s'abstenant comme ils l'ont déjà fait pour le mécanisme européen de stabilité. Où est notre liberté, quel est le sens de cette élection,  si vous nous annoncez que quoi que l'on fasse, en toute hypothèse, nous serons obligés par des accords internationaux, de soumettre le budget de la France à  l'approbation préalable de la Commission européenne, de soumettre tous nos emprunts à son accord préalable. Alors je dis, dès lors  qu'il n'y a plus de liberté, plus de souveraineté, l'insurrection citoyenne est un devoir sacré  de la République. Où est notre liberté, où est notre souveraineté, quand en catimini, sans en parler jamais dans aucune assemblée ni dans aucun rassemblement, vous préparer mois après mois par des votes complices avec les autres ce que vous avez appelé le grand marché transatlantique qui en 2015, quoi que vous votiez, nous unira définitivement, sans barrières douanières, sans barrières juridiques, aux Etats-Unis d'Amérique. Où est notre liberté. Où est notre liberté si quoi que nous votions cette fois-ci il faudrait admettre que ce que nous ne voulons pas et dont nous ne savons comment vous dire que nous ne voulons pas , c'est-à-dire la continuation de la libéralisation des services publics, la continuation de la mise à disposition de pauvres travailleurs venus  des autres pays de l'Europe que l'on fait travailler ici à vil prix, grâce auxquels  s'ajoute au dumping social la délocalisation interne. Où est notre liberté ? Elle est dans le bulletin de vote qui en donnant le pouvoir au Front de Gauche abolira toutes ces mesures parce que la France n'y souscrira plus.

Où est notre liberté, quand notre souveraineté confisquée par notre notre implication dans un commandement militaire, intégré à l'intérieur de l'alliance atlantique, nous enchaîne à toutes les expéditions des tenants du choc des civilisations aux Etats-Unis d'Amérique dont nous ne voulons pas. C'est pourquoi, qu'il s'agit du traité européen ou qu'il s'agisse de cette participation dont nous ne voulons plus à l'OTAN, nous, le Front de Gauche, proclamons que nous soumettrons à referendum populaire ces deux engagements. La France doit quitter et le commandement intégré et l'alliance elle-même.

Elle doit proposer au monde, conformément à son histoire, une nouvelle alliance alter mondialiste, indépendante des EUA. Elle doit engager la rénovation du seul ordre international qui puisse être légitime à nos yeux, non pas celui qui résulte du G8, du G20, et de toutes ces sinécures où les puissants intiment au reste du monde ce qu'ils doivent souffrir et pâtir, mais au contraire les organismes de l'ONU rénovés par l'action de la France elle-même, une France qui ne pratiquerait plus cette défense à géométrie variable des droits de l'homme utilisée pour des ingérences plus que douteuses, une France qui porterait enfin  dans toutes les enceintes et face à chacun sans jamais baisser les yeux les causes qui l'animent et font que nos révolutions n'ont jamais été des révolutions pour les Français mais pour l'Humanité universelle, défendrait les droits universels de l'homme, c'est-à-dire, notamment, se battrait à l'échelle internationale pour que  soit reconnu en Europe comme dans le reste du monde le droit à l'avortement, base de la liberté de disposer de soi pour la moitié de l'Humanité.

Devant le monde entier, lutter contre la peine de mort non seulement en Chine mais aussi aux Etats-Unis d'Amérique. Lutter devant le monde entier en disant : voici les Français, et ils vous proposent de rejoindre la cause proposée par Evo Moralès, le président de gauche de la Bolivie, la France propose que soit créé, comme il l'a suggéré, que soit créé un tribunal international qui punisse les crimes écologiques commis contre l'Humanité.

Non Monsieur le Président, le premier danger, contrairement à ce que vous avez dit dès votre prise du pouvoir,  ce n'est pas la confrontation entre l'Occident et l'islam, le premier danger c'est que la France soit transformée en roue de secours du char impérial qui est la première cause de perturbation du monde. La France, la France de la VIe République que nous voulons construire, la France n'est pas une nation occidentale, elle ne l'est ni du fait de son peuple bigarré, ni du fait qu'elle est présente dans tous les océans coins du monde, du fait qu'elle existe, vit et rayonne à proximité des cinq continents, de la Nouvelle Calédonie, la Polynésie, la Réunion, Mayotte, les Caraïbes, la Guyane française qui a la plus longue frontière de France, huit cent kilomètres avec le Brésil. Non la France n'est pas une nation occidentale, elle est une nation universaliste! Nous sommes et nous voulons être, du fait que ce que l'histoire nous a légué, le premier modèle de nation universaliste. Il nous faut donc être à la hauteur de nos principes et c'est à cette grande tâche que vous êtes appelé et non à ce misérable bougli-bougla du PMU politicien auquel vous appelle des chefs à la ramasse.

Une fois de plus, il va nous falloir être ce cratère brûlant d'où va jaillir de nouveau la flamme des révolutions qui  par contagion deviennent la cause commune de tous les peuples d'Europe. Nous allons ouvrir la brèche. Nous n'avons besoin des conseils et des autorisations de personne dorénavant car nous sommes une force adulte, consciente, disciplinée, éduquée, politisée. Nous allons ouvrir la brèche par laquelle nos frères et nos sœurs en Grèce vont mettre fin à l'abjecte dictature de la finance qui a saccagé leur pays. Nous allons ouvrir la brèche par laquelle va passer en octobre prochain le peuple allemand lui-même. Nous allons ouvrir la brèche dans le mur de la résignation qui partout a pris à la gorge les peuples et qui est de nouveau distillé à longueur de journée quand on vous dit que ce serait nous la ruine quand c'est eux qui l'ont organisée et en ont donné la preuve partout où leur politique pourrie s'applique.

Oui, nous sommes nous sommes au mois de germinal, les bourgeons gonflés de vie éclatent déjà en fleur et avec elles s'annonce la promesse des fruits.  France belle et rebelle, vienne le temps des cerises et des jours heureux ! Vive la France, vive la république, vive la république sociale. 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 05:49

C’est du chemin parcouru que nous avons conscience de la place occupée. Du long chemin, la pente lentement et méthodiquement gravie. Du long chemin, les obstacles franchis.

 

Hier méprisé, le peuple est là. Regardé par les uns, l’effroi glaçant le cou. Les autres rassurés se pressent, parfois venus de l’étranger.

 

Des partis de gauche, c’est le rassemblement. Gare à celui qui envisagerait, maintenant ou plus tard, de se défaire de l’attelage conquérant ! Il n’y survivrait pas.

 

Unis, nous pouvons.

 

Adieu ! Ou plutôt :  Audiable ! ceux qui préfèrent les murs de la maison en ruine à l’esprit socialiste. Mais à ceux qui hésitent, nombreux nous le savons, nous disons : « Votre place est ici, avec nous, pas ailleurs, impatiemment le peuple vous attend pour s’agrandir de vous. Du pas que vous ferez, l’improbable hier est possible aujourd’hui ».

 

Nous pouvons !

 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 05:16

 

 

Un excellent article de Michel Bernier et Michel Marchand –membres du mouvement d’éducation populaire -  publié dans Le Grand Soir.

Exergue

 

 

http://www.legrandsoir.info/enfin-l-ecologie-sociale-comme-programme-politique.html

 

7 avril 2012

Enfin, l’écologie sociale comme programme politique !


Le rassemblement populaire du 18 mars 2012 à la Bastille n’a pas seulement révélé l’ampleur de la dynamique du Front de gauche. Il a également montré à quel point les dirigeants « historiques » d’Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) se fourvoient. Que les principaux responsables de cette organisation se prêtent au jeu des commentaires désobligeants n’est pas surprenant. Mais la teneur des réactions, par contre, mérite qu’on s’y attarde.

 

Pour Cécile Duflot, « Jean-Luc Mélenchon fait de la politique avec un rétroviseur » en se référant aux symboles de la République. Éva Joly évoque « de belles paroles franco-françaises » émanant de « la gauche ancienne ». Pour Jean-Vincent Placé, les positions du Front de Gauche représentent « une forme de repli franco-français, de refus d’une Europe ouverte et plus démocratique » ; il accuse Jean-Luc Mélenchon de « démagogie » et lui reproche « un certain poujadisme sud-américain à la Chavez ou Morales ».

 

Vexés par le camouflet électoral qui les attend, les dirigeants nationaux d’EELV ne comprennent pas qu’ils expriment là les raisons de leur propre échec. En effet, si la campagne d’Éva Joly est désastreuse, le véritable problème n’est pas sa seule personnalité. Avec un programme déconnecté des réalités politiques, sociales et stratégiques, les penseurs d’EELV montrent qu’ils n’ont toujours pas compris la vraie nature de la mondialisation et des enjeux écologiques et sociaux qui l’accompagnent.

 

Dans les années 1970, l’écologie politique française s’est fondée sur une culture libérale-libertaire inspirée de la nouvelle gauche américaine née au cours de la décennie précédente. Elle s’est construite contre le nucléaire, sur la diabolisation d’EDF et de l’Etat. Rapidement, un raisonnement s’est imposé : puisque la pollution n’a pas de frontière, l’écologie ne doit pas en avoir non plus. Tout ceci s’est traduit par un rejet viscéral de l’Etat, des symboles de la République, de la Nation, assimilés au nationalisme. Pour contourner l’Etat par le local et par le supranational, les dirigeants écologistes engagés dans le combat électoral à partir de 1974 se sont forgé deux totems : le régionalisme et l’européisme.

 

Malheureusement, les principaux défenseurs de l’écologie n’ont pas compris qu’en même temps, et pour des raisons diamétralement opposées, les tenants de la mondialisation visaient eux aussi un affaiblissement et le déclassement conceptuel de l’Etat. Ronald Reagan, affirmant dès 1981 que « L’Etat n’est pas la solution, l’Etat est le problème », aurait du leur mettre la puce à l’oreille. Non seulement ce ne fut pas le cas, mais les déclarations récentes confirment que les dirigeants « verts » actuels s’enferment encore un peu plus dans leurs erreurs d’analyse.

 

Faute d’avoir clarifié la question de l’Etat, dont le renforcement est le seul moyen de rendre le pouvoir au peuple, et celle de la mondialisation, le mouvement écologiste n’a jamais percé durablement. Pour survivre, il lui faut s’allier avec les socio-démocrates ou « s’ouvrir » au centre-droit, ce qui amène inévitablement à dépolitiser la question écologique. Il ne leur reste alors qu’à exploiter les mirages européistes et régionalistes.

 

Après trente ans d’un euro-libéralisme forcené, après des mois de crise économique gravissime, malgré les vagues successives d’austérité qui s’abattent sur les peuples, les dirigeants d’EELV croient toujours dur comme fer en un fédéralisme européen appuyé sur de grandes Régions dont les compétences seraient renforcées. Un schéma qui conduit en fait à transférer le pouvoir à l’Union européenne pour qu’elle mène des politiques antisociales, et à confier aux collectivités locales la gestion des conséquences désastreuses de l’ultralibéralisme. Et l’insupportable Daniel Cohn-Bendit, artisan de l’ouverture d’EELV au centre-droit, va jusqu’à proposer aujourd’hui sa candidature à la présidence de la Commission européenne !

 

A côté des errances d’EELV, le programme défendu par Jean-Luc Mélenchon donne la marche à suivre pour aborder de front les questions écologiques et sociales. En proposant de désobéir à l’Union européenne, de réguler le commerce international, de taxer les richesses, tout en se plaçant dans une logique internationaliste, le Front de gauche s’attaque aux vrais problèmes et donne enfin une perspective et une cohérence politique majeure : la rupture avec le capitalisme pour construire un socialisme du XXIè siècle. Bien-sûr, le programme « L’humain d’abord » a ses limites. Il lui manque une dose d’antiproductivisme, un peu plus d’audace sur le protectionnisme écologique et social, ou encore la sortie de l’euro pour reprendre en main tous les leviers de la souveraineté populaire. Mais l’essentiel s’y trouve, c’est à dire la volonté de gouverner réellement à gauche et d’intégrer pour de bon la question environnementale.

 

Jusqu’à présent, à chaque élection, les citoyens de gauche devaient choisir : soit ils votaient pour l’écologie, sans perspective de rupture avec l’ordre capitaliste ; soit ils votaient contre le capitalisme, en renonçant au message de l’écologie. En 2012, pour la première fois depuis l’émergence de la crise écologique, le Front de gauche permet de ne pas avoir à choisir. Il permet, enfin, de voter pour une écologie sociale et solidaire, sans concession.

 

Aurélien Bernier et Michel Marchand

membres du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP) et auteurs de « Ne soyons pas des écologistes benêts », éd. Mille et une nuits, 2010.

 

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 12:51

En opposition aux politiques d’indépendance suivies de de Gaulle à Chirac en passant par Mitterrand, en changeant son fusil d’épaule autant de fois que les Etats-Unis l’auront fait, Sarkozy aura fait de son pire pour asservir la France et en faire une nation vassale. Pas de quoi être fier !

Raison pour laquelle il convient de quitter au plus tôt l’Otan et œuvrer au sein de l’Onu pour régler les affaires du monde.

Ainsi, dans tous les domaines - désindustrialisation, destruction des services publics, du lien social, …. - le Président que nous nous apprêtons à renvoyer aura passé son mandat à détruire.

Quelle que soit notre appartenance politique, que le Président de la république soit des nôtres ou pas, jamais dans l’histoire nous n’avons eu à faire à un Président qui n’avait pas le souci de la France ou des français.

Sarkozy restera dans l’histoire, car nul avant lui, en si peu de temps, ces dernières décennies, n’aura fait autant de mal au pays, ne lui aura fait autant de tort.

Avec le lien ci-dessous, vous accédez à un entretien avec Pascal Boniface qui dresse le tableau de la politique étrangère du président sortant….et bientôt sorti .

 

http://www.humanite.fr/politique/pascal-boniface-sarkozy-n%E2%80%99-pas-une-conception-d%E2%80%99ensemble-du-role-de-la-france-494024

 

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