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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 23:37
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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 16:44

 

Monsieur Hollande.

Sans nul doute vous êtes mieux que Nicolas Sarkozy qui restera comme une nouvelle erreur de l’histoire de France. Pour autant vous êtes un libéral au sens défini par au Frédéric Lordon (http://blogs.mediapart.fr/blog/thierry-ternisien/120412/hollande-confirme-quil-est-de-droite). Je ne vous fais pas confiance car votre parti, auquel j’ai appartenu longtemps avant que vous en deveniez premier secrétaire, a toujours voté avec la droite au Parlement européen et a déjà trahit le peuple et le peuple de gauche (TCE). Je ne voterai pas pour vous au premier tour et mon vote au second tour ne vous est pas acquis car vous vous êtes abstenu dernièrement lors du vote sur le MES, ce qui est significatif de la direction de votre projet politique qui n’est pas celui d’un résistant et, puisque les mots ne sont pas dénués de référence, si vous n’êtes pas un résistant je dirai que vous êtes un collaborateur du libéralisme, ce qui n’est pas pour me satisfaire et satisfaire le peuple de gauche.

Monsieur Hollande, vous allez sans nul doute gagner les élections. Mais pour quoi faire ? Pour être notre Papendréou, Zapaterro, Socrates ?

Monsieur Hollande, vous êtes à un moment que l’Histoire retiendra comme l’Histoire a retenu 1936 et d’autres dates, saurez vous vous hisser à la hauteur de ce moment ?  Je voudrais l’espérer de tout cœur.

Mais soyez sûr, monsieur Hollande, le peuple ne vous lâchera pas d’un pouce. Vous pouvez compter sur lui, sur sa vigilance. Elu, vous pouvez obtenir son soutien. Mais si vous choisissez de rentrer en conflit avec lui, alors gare ! je crains des moments sombres pour le pays, des extrémités que je préfère évoquer pour vous alerter plutôt que d’avoir à les vivre.

Exergue

 

Lu dans Marianne http://www.marianne2.fr/Jacques-Sapir-lettre-ouverte-a-Francois-Hollande_a217032.html

 

Monsieur François Hollande,

 
 
Tout laisse à penser que vous affronterez au second tour de cette élection le président sortant, Nicolas Sarkozy. Dans le même temps, l’abstention monte dans les sondages. Cela vous inquiète à juste titre.

 
Le choix de millions de Français va se faire entre deux candidats qui ne sont pas ceux auxquels iraient spontanément la sympathie des électeurs, ni nos engagements ou nos convictions. Ceci explique cela.

 
La situation économique et financière aujourd’hui semble s’être améliorée depuis la tempête de décembre dernier. Mais, cette accalmie n’est que temporaire et conjoncturelle. Déjà, les différents indicateurs passent les uns après les autres au rouge. Les taux se tendent à nouveau sur l’Espagne et l’Italie. La Grèce est au bord du gouffre et le Portugal est dans une situation critique. Quant à la France, elle a retrouvé l’écart de taux d’intérêts avec l’Allemagne qu’elle avait avant la création de l’Euro. Soyez en convaincu, monsieur François Hollande, nous allons connaître de graves problèmes économiques dans les prochains mois. La crise de l’Euro n’est pas finie, bien au contraire.


Vous avez dit des choses justes sur ce sujet. Vous avez dénoncé le 28 octobre l’accord européen conclu la veille. Vous savez qu’il ne règle rien. Vous le savez aussi, les politiques d’austérité, en raison de leur cumul, nous conduisent à la catastrophe. Il est évident, depuis l’épisode de la déflation allemande du Chancelier Brüning (1930-1932) qu’elles sont financièrement contre-productives, économiquement désastreuses et qu’elles engendrent de tragiques conséquences politiques.

Et pourtant, en dépit de tout, vous continuez de vous placer sur le terrain de votre adversaire et validant dans les faits les plans de rigueur tant actuels que futurs.


Ceci se conjugue aujourd’hui à une politique monétaire fortement restrictive mise en place par les banques privées qui vont contracter leurs crédits pour une période indéterminée et ce en dépit des crédits à bon marché qu’elles obtiennent de la Banque centrale européenne. Voilà qui aura des conséquences extrêmement néfastes sur l’activité économique et les conséquences en seront cumulatives.

 

Les perspectives de croissance pour notre pays ont déjà été réduites. Elles devraient l’être encore dans les mois à venir si rien n’est fait pour rompre avec la situation actuelle. La baisse de l’activité engendre une baisse plus que proportionnelle des ressources fiscales. Vous serez dans l’obligation d’ajouter de l’austérité à l’austérité, ainsi que le propose M. Cahuzac, le président socialiste de la commission aux finances de l’Assemblée Nationale, plongeant progressivement notre pays qui est, ne l’oublions pas, la seconde économie de la zone Euro, dans une récession de plus en plus profonde.


Dans ce contexte, vous proposez une renégociation du pacte budgétaire européen et du Mécanisme européen de stabilité. Mais, nombre de vos conseillers s’en vont disant qu’un simple protocole additionnel suffirait à rendre acceptable un traité qui dépouille les Français d’une part de leur souveraineté et qui les condamne à une politique de misère. Qui nous faut-il alors croire ? Le François Hollande qui dit des choses fort justes sur l’impératif de croissance qui seul est à même de nous faire sortir de la crise de la dette, ou le François Hollande qui s’accommode de la rigueur et qui renvoie la croissance à des jours meilleurs ?


Face à un président discrédité, vous représentez, à tort ou à raison, un certain espoir. Mais nous ne croyons pas nous tromper en disant que de très nombreux Français - qui font partie de votre électorat naturel et qui pourraient voter pour vous - hésitent à le faire. Ils pourraient alors se réfugier dans l’abstention lors du deuxième tour, le vote blanc n’étant pas reconnu.
Vous mesurez certainement les conséquences d’un tel comportement. Au pire, ceci pourrait vous coûter votre victoire. Au mieux, cela conduirait à une situation où votre légitimité serait chancelante ; vous deviendriez alors un Président mal élu, en proie à des critiques incessantes et des contestations multiples. Incapable de faire face à la crise et d’y porter remède, ballotté entre les exigences des uns et les appétits des autres, témoin de la souffrance du plus grand nombre, il n’est pas sûr que vous puissiez accomplir votre mandat jusqu’à son terme. Voulez-vous donc être le George Papandréou français ?

 
Les relations entre les États de l’Union européenne, et de la zone Euro, sont régies par les rapports de force. On peut le regretter ; il nous faut le constater.
Si vous voulez imposer dans ce traité des clauses qui soient réellement efficaces et non de pure forme, il faudra les imposer aux gouvernants de plusieurs pays, dont l’Allemagne. Ainsi, on pourrait penser à l’émission d’un grand emprunt de plusieurs centaines de milliards d’Euro – gagé sur l’argent mis en réserve dans le MES - pour relancer la croissance dans les pays qui sont aujourd’hui étranglés par une rigueur assassine (la Grèce, le Portugal et l’Espagne). De même, un programme de grands travaux d’infrastructures, destiné à financer la transition vers une économie respectueuse de l’environnement, réconciliée avec la diversité humaine et naturelle, avec la robustesse des territoires et la résilience des sociétés européennes, s’impose. Ces mesures pourraient faire en sorte que la zone Euro - dont la croissance a été particulièrement faible depuis dix ans – retrouve rapidement le chemin de la prospérité. À chaque fois il vous faudra construire ce rapport de force et construire une crédibilité qui impressionne nos partenaires et ne leur fasse pas douter de la résolution de la France à imposer cette politique. Cette crédibilité, vous ne pourrez la construire que sur la légitimité d’un vote populaire.


Si donc vous êtes sérieux dans votre projet de renégociation, il vous faut impérativement construire ce rapport de force, et le faire dès maintenant. La Constitution de la Vème République vous en offre le moyen.


Si vous annonciez dès aujourd’hui, et en tout état de cause avant le second tour, votre décision de soumettre à référendum le traité que vous proposez de renégocier, en disant clairement que vous appellerez à voter « non », vous disposeriez d’une arme puissante et redoutable. Un « non » massif vous renforcerait et vous donnerait un pouvoir de négociation décisif. Il mettrait entre vos mains un mandat populaire nettement ciblé et sans aucune ambiguïté. Vous pourriez imposer alors des mesures à l’efficacité réelle, ou alors faire la démonstration que certains de nos partenaires se refusent à sauver l’Euro. Il vous faudrait alors avoir le courage d’en tirer les conséquences.


De plus, vous auriez l’occasion de renouer avec une pratique à la fois dans l’esprit de la Constitution et politiquement digne de la procédure référendaire, alors que le Président sortant se propose de le dévoyer. Vous feriez de manière décisive la preuve que vous êtes un homme d’État répondant à l’avance aux interrogations que votre personne suscite.
L’appel au peuple, sur un point précis, vous redonnerait sans aucun doute une incontestable légitimité que vous risquez de ne pas avoir sur ce terrain.


Un tel référendum pourrait se tenir dès le début du mois de septembre, voire avant si vous le décidez. Il vous permettrait d’aborder la zone des tempêtes qui s’approche en situation de force.
 
Tel sera donc le point sur lequel nous nous déciderions, et avec nous, j’en suis persuadé, de très nombreux Français de toutes opinions politiques, pour voter. L’engagement solennel pris devant les Français de soumettre le traité, certes signé mais non encore ratifié, est le signe qu’attendent des électeurs de tous bords pour se décider à voter pour vous au deuxième tour. C’est ce qui peut faire la différence avec votre adversaire. C’est aussi ce qui peut vous donner les moyens de mettre en œuvre une politique qui soit autre chose qu’une réponse à la pression des marchés.


Monsieur François Hollande, vous êtes à un tournant décisif de votre campagne.
Un geste de votre part suffirait pour arracher notre adhésion.

 
Mais, si ce geste n’était pas fait, et en dépit de l’aversion que suscite en nous votre adversaire, nous sommes des centaines de milliers qui pourraient se décider à nous abstenir. Sachez-le : nous jugerons sur pièces.

 

Hervé JUVIN Economiste, Eurogroup Consulting

Philippe MURER Économiste, professeur de finances à Paris-IV La Sorbonne, ancien intervenant sur les marchés financiers

Bertrand ROTHÉ Economiste, professeur agrégé à l'université de Cergy-Ponthoise
Jacques SAPIR Économiste, directeur d’études à l’EHESS

Jean-Claude WERREBROUCK Économiste, ancien professeur à l’université de Lille

 

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 06:28

 

60 000 citoyens au Parc des Expositions de Paris

 

http://www.francetv.fr/2012/video-meeting-de-melenchon-a-paris-125962

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 06:15

 

« La gauche du parti ne pèse en rien sur les chois du candidat (Hollande ) »

 

http://gauchedecombat.com/2012/04/18/un-socialiste-ancien-dirigeant-du-appelle-a-voter-melenchon/aqyxg5nceaatnwk-jpg-large/

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 06:00

 Lu sur http://www.jennar.fr/?p=2338 

 

19 avril 2012

Par Agnès Rousseaux 

 

130 milliards d’euros, tel serait le coût de l’ensemble des mesures que souhaitent mettre en œuvre Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche. Suppression des niches fiscales, augmentation des impôts pour les plus fortunés, emprunt auprès de la Banque de France, mais aussi aide aux PME pour amortir le coût d’un Smic à 1 700 euros…

 

L’économiste du Parti de gauche Jacques Généreux répond à nos interrogations.

 

Basta ! : Vous affirmez que le programme du Front de gauche ne va pas coûter d’argent aux citoyens français, et qu’il va même rapporter de l’argent à l’État. Comment est-ce possible ? 

 

Jacques Généreux [1] : L’Institut de l’entreprise [2] – qui ne travaille pas spécialement pour le Front de gauche – estime que notre programme coûte 130 milliards. Comment le finance-t-on ? Les niches fiscales et sociales d’abord : elles représentent 145 milliards d’euros d’exonérations fiscales et 28 milliards d’exonérations de cotisations sociales, soit 173 milliards par an qui manquent aux ressources publiques. L’Inspection générale des finances estime que la moitié des exonérations fiscales n’a aucun impact sur l’emploi. Cela ne sert à rien, sauf à ceux qui en bénéficient. On peut donc récupérer au total entre 100 à 120 milliards d’euros, qu’on ne prend ni dans la poche des Français ni sur l’investissement : cela s’accumule juste dans le patrimoine privé improductif, immobilier et financier, des plus riches ou des banques.

Ensuite, le mode choisi pour financer la dette – par emprunt sur les marchés financiers – coûte 50 milliards d’intérêts par an à la France. 50 milliards qui vont nourrir les banques et les marchés financiers juste parce qu’on adopte ce circuit de remboursement de la dette. Si on se finançait auprès d’une banque centrale à 0 %, cela coûterait juste quelques milliards. Nous proposons aussi une réforme de l’impôt sur le revenu, avec 14 tranches, jusqu’à 100 % d’imposition quand on atteint 20 fois le revenu médian pour une personne [3]. Cette réforme rapporte 20 milliards d’euros. Nous proposons aussi des contributions fiscales nouvelles, par exemple sur leurs revenus financiers pour les entreprises. Au total, 200 milliards d’euros de ressources nouvelles peuvent être mobilisées progressivement pour financer nos propositions. Sans que cela coûte un centime à 95 % de la population française.

En comparant avec la politique actuelle, cela relativise le coût des programmes. Aujourd’hui, la politique fiscale de Nicolas Sarkozy coûte presque 300 milliards d’euros par an à la France [4]. Et dépensés pour quoi ? Rien. Juste 500 milliards de dettes supplémentaires depuis quatre ans. Et moins de services publics, le déremboursement des médicaments, moins de sécurité avec la réduction des effectifs de policiers qu’on ne peut plus payer… Notre programme est le seul qui dégage des marges de manœuvre colossales et qui permettent de réduire la dette publique. Avec 130 milliards d’euros investis, vous avez 200 000 logements par an, 500 000 places dans les crèches, la relance du secteur des énergies renouvelables, la relance globale de l’activité et de l’emploi, le remboursement des dépenses de santé à 100 %. Sans que cela ne coûte rien aux Français.

 

Vous souhaitez nationaliser les grandes entreprises du secteur énergétique, Total, EDF, Areva. Combien cela coûtera-t-il ? 

Environ 140 milliards, si on se réfère aux conditions d’indemnisation pratiquées en 1981. L’Institut de l’entreprise l’estime à 102 milliards pour Total et à une quarantaine de milliards pour Areva, EDF et GRDF. On peut aussi revendre des activités internationales de Total pour alléger considérablement le coût de la nationalisation. La pratique consiste aujourd’hui à indemniser l’actionnaire de la valeur de son action sur les marchés, mais aussi de la « perte potentielle » de profit sur ses revenus futurs. Cela peut entraîner des coûts d’indemnisation assez faramineux. On pourrait simplement rembourser aux gens ce que cela leur a coûté. Il faudrait mener une réflexion sur le sujet, avec éventuellement une réforme constitutionnelle : une démocratie ne peut se faire imposer par les marchés la définition de ce qu’est une juste indemnisation. Une autre méthode consiste à prendre le contrôle partiel des entreprises, de manière à avoir une minorité de blocage. Ce qui permet de bloquer la distribution de dividendes. Alors, la valeur de marché s’effondre, et vous pouvez acheter l’entreprise pour presque rien. Vous faites une offre aux actionnaires : on continue jusqu’à ce que l’action vaille zéro, ou vous nous donnez vos actions pour 10 % de leur valeur. C’est une méthode qui joue avec les règles du capitalisme pour en tirer le meilleur usage.

 

Et comment se fait le retour sur investissement d’une nationalisation ? 

La nationalisation de Total coûtera 10, 20 ou 40 milliards, selon la manière dont on le fait. Total a réalisé l’an dernier 12 milliards d’euros de bénéfices, dont 5 milliards distribués en dividendes. Dépenser même 100 milliards pour acheter Total, en échange de 12 milliards de bénéfices par an pour la collectivité, ce serait un bon investissement, remboursé en sept ou huit ans par le rendement de son activité. Et cela permet d’avoir une politique énergétique indépendante et d’opérer une conversion écologique.

Envisagez-vous une nationalisation des banques, selon quelles modalités et à quel coût ? 

Nous voulons mettre en réseau, au sein d’un pôle financier public, les banques publiques existantes et des banques de type coopératif ou mutualiste. Ce n’est pas un pôle « étatique », nous ne sommes pas pour la nationalisation intégrale de l’ensemble du système bancaire. Il faut éviter les situations de monopole ! Et nous n’avons pas l’intention de faire un cadeau au capitalisme en nationalisant des banques privées au prix fort : il ne faudrait nationaliser que des banques en difficulté financière, au moment où cela ne coûte presque rien.

Quand une banque privée est en difficulté à cause de la crise financière, à cause de ses opérations de spéculation, il ne faut pas chercher à sauver les actionnaires. Ni empêcher la faillite de la banque au sens juridique du terme, c’est-à-dire la faillite de la société de capitaux à l’origine de cette banque. Les capitalistes ont joué, ils ont nommé des conseils d’administration qui ont spéculé, ils ont perdu. Eh bien, qu’ils perdent ! C’est d’ailleurs la règle et la morale du capitalisme. Nous les laissons perdre, mais nous sauvons en revanche les emplois des banques et les dépôts des épargnants. L’État reprend à sa charge la garantie des engagements et des dépôts. Comme ces banques privées ne valent plus rien, le secteur public bancaire peut alors s’étendre de manière peu coûteuse.

L’intérêt d’un pôle public bancaire – composé de banques qui n’ont plus le souci de la rentabilité financière – est de pouvoir mener des politiques publiques du crédit. Si une banque publique se refinance à des taux de 1 % auprès de la Banque centrale européenne, elle peut prêter à 1 % pour l’aménagement du territoire, pour des collectivités locales, pour des investissements dans les énergies renouvelables… Ces politiques permettront d’avoir du crédit pas cher là où c’est vraiment urgent socialement et écologiquement.

 

Le Front de gauche propose de faire passer progressivement le Smic à 1 700 euros. Comment les PME pourront-elles supporter une telle mesure ? 

La question est plutôt : est-ce vraiment possible de continuer à payer des salariés à un niveau qui ne leur permet pas de vivre décemment ? Pour les 20 % des ménages les plus pauvres, l’ensemble des dépenses contraintes (loyer, électricité, transports…) représente 75 % du budget. Combien leur reste-il sur un Smic à 1 090 euros net ? Il faut sortir de cette situation intenable. Et le Smic à 1 700 euros est parfaitement réaliste d’un point de vue macroéconomique. Cela peut présenter des difficultés pour les entreprises de 20 à 50 salariés – qui emploient 60 % des salariés payés au Smic – mais nous ferons en sorte que ça ne leur coûte rien. En même temps que la hausse de Smic, nous assurerons un transfert fiscal et social entre les grandes entreprises et les petites entreprises : en supprimant les niches fiscales, dont une partie profite exclusivement aux grandes entreprises, nous allons récupérer au moins 100 milliards d’euros, et en faire profiter les petites entreprises avec des allègements sur l’impôt sur les bénéfices ou les cotisations sociales.

Ensuite, l’ensemble des PME seront dans un nouveau cadre économique. Le programme du Front de gauche vise à relancer massivement l’activité et l’emploi, avec la construction de logements, l’investissement dans les énergies renouvelables, les mises aux normes écologiques de l’habitat ancien, l’investissement dans la recherche… Grâce à ces énormes moyens – tous financés –, au lieu d’être dans une logique d’austérité comme aujourd’hui, nous serons dans une logique de reprise de l’activité et de l’emploi. L’augmentation du pouvoir d’achat entraînera un soutien de l’activité. Les PME auront de nouveaux débouchés, et bénéficieront d’une politique de crédit à taux réduit. Tout cela crée un contexte extrêmement favorable. Au bout de quelques années, elles seront tout à fait capables d’assumer le nouveau coût du travail.

 

Récupérer 100 milliards d’euros sur les niches fiscales, supprimer des exonérations de cotisations patronales… avec en plus l’augmentation du coût du travail, n’y a-t-il pas des risques de délocalisations d’entreprise ? 

Seulement 8 à 10 % des salariés des très grandes entreprises sont payés au Smic. Une augmentation de 20 % du Smic – à 1 700 euros brut dans un premier temps, comme nous le proposons –, cela représente entre 0,5 et 1,5 % d’augmentation du coût de la masse salariale. Un tout petit choc que ces entreprises ont les moyens de supporter ! C’est une goutte d’eau dans l’océan des revenus transférés vers les profits de ces grandes entreprises. Est-ce une incitation à délocaliser ? Non. Et les postes payés au Smic sont principalement des emplois non-délocalisables. Dans les entreprises qui sont en compétition sur le marché mondial, seuls 5 % des salariés sont payés au Smic. L’essentiel des emplois au Smic se trouve dans les services, non délocalisables.

 

La hausse du Smic ne dissuadera-t-elle pas l’embauche de travailleurs peu qualifiés, car leur salaire deviendrait proche de celui de salariés plus diplômés ? 

Nous espérons que la hausse des salaires ne concerne pas seulement les 3,4 millions de salariés au Smic, mais aussi les 3 millions de salariés qui gagnent un peu plus que le Smic. Donc les effets de substitution n’existent pas, car tous vont voir leurs salaires augmenter. Cette objection pourrait être pertinente dans un contexte de pénurie d’activité : vous devez choisir qui vous gardez ou qui vous embauchez, et quitte à payer cher les salariés, autant privilégier des gens plus qualifiés. Mais quand vous êtes dans une dynamique de croissance, vous avez besoin des gens qui sont aujourd’hui salariés aux Smic. On ne peut pas juger de cette mesure – comme d’autres d’ailleurs – indépendamment de l’ensemble du programme et du contexte économique dans lequel il place les entreprises.

 

Les entreprises devront participer davantage au financement du budget public, et elles subiront aussi des « coûts privés » liés au transfert des richesses entre entreprises, par exemple. N’est-ce pas plutôt du côté des marchés financiers, des produits dérivés, qu’il y a de l’argent disponible pour financer cette transition écologique et sociale ? 

Un marché, c’est la rencontre entre l’offre et la demande, ça n’existe pas en soi. Les marchés financiers, ce sont des banques, des investisseurs spécialisés, des fonds de placement et d’investissement, des grandes entreprises qui font des placements sur le marché monétaire. Il y a de l’argent à récupérer sur ces fonds, notamment par une taxe sur les transactions financières et par des prélèvements supplémentaires sur les revenus financiers [5]. Ne vous inquiétez pas, on ne les oubliera pas ! Mais il faut cesser de faire cette distinction entre économie réelle et économie financière. Le capitalisme des grandes entreprises participe de la mécanique folle de ce système pervers et fou. Elles ont elles-mêmes ces logiques de management : l’objectif de l’entreprise n’est plus d’avoir une production utile ou de se développer à long terme, mais de maximiser la rentabilité financière à court terme. Et si cela place leurs salariés, y compris leurs cadres dirigeants, dans des conditions de travail inhumaines, ils s’en fichent.

Il faut opérer une redistribution, pas seulement d’argent mais aussi du pouvoir. Nous rétablirons des contrôles à nos frontières sur les mouvements de capitaux : il faudra des agréments publics pour faire des placements financiers en France. Les capitaux qui circulent pour régler les échanges commerciaux seront bien évidemment libres. Mais ceux qui maîtrisent les capitaux des entreprises ne pourront plus placer l’argent à leur gré. Nous voulons aussi donner aux salariés un droit de veto sur les décisions engageant le devenir de l’entreprise, les délocalisations, les plans sociaux. Nous rétablirons l’autorisation administrative de licenciement, pour éviter que des entreprises n’agitent en permanence la menace de la délocalisation. Ceux qui détiennent le capital n’auront plus les pleins pouvoirs. Les entreprises ne pourront plus fonctionner selon les principes de la rentabilité financière à tout prix. Cela opérera une transformation sur le « marché des managers » : les vrais entrepreneurs pourront revenir au pouvoir, à la place des stratèges de la rentabilité financière qui sont aujourd’hui à la tête des entreprises.

 

Vous voulez revenir sur les cadeaux fiscaux faits depuis 2002 et sur les 10 points de richesse passés du travail au capital depuis trente ans. Faut-il revenir à une situation antérieure, avant de faire du neuf ? 

« Tout a déjà été pensé, l’important c’est d’y penser à nouveau », disait Goethe. Il y a une conception un peu imbécile aujourd’hui de la modernité : pour être moderne, il faudrait faire du nouveau. C’est ridicule. Ce n’est pas parce que quelque chose est ancien que c’est idiot. Les droits de l’Homme, est-ce ringard ? On ne recherche pas la nouveauté, mais ce qui est juste et intelligent : changer cette folie qui fait que nos économies depuis trente ans fonctionnent en sous-rémunérant le travail, si bien que les travailleurs sont obligés de se surendetter dans l’immobilier. Cela a provoqué la grande crise américaine des subprimes. Les États sont obligés de compenser par des aides sociales, des minima d’assistance, et d’alourdir la dette publique, simplement parce que les gens ne sont plus payés normalement. Le système capitaliste a besoin que les gens continuent de dépenser pour soutenir la croissance, mais il ne veut pas distribuer l’argent à ceux qui travaillent pour qu’ils puissent dépenser ! Depuis trente ans, le capitalisme fonctionne comme ça. À chaque fois qu’on laisse le pouvoir aux capitalistes, c’est ce qu’ils font : sous-rémunérer le travail et mettre leur propre économie en difficulté.

Et on trouve toujours des bouts de ficelle pour compenser cela. Le dernier en date : laisser les banques et les fonds d’investissement faire des crédits à tout-va à des gens qui n’ont pas d’argent. Qu’on puisse maquiller ces crédits non remboursables dans des produits financiers revendus partout sur les marchés financiers, voilà une grande trouvaille ! On a baissé le pouvoir d’achat des classes populaires. On est dans cette abomination d’une fiscalité qui prélève plus d’argent sur les pauvres pour faire des cadeaux fiscaux aux riches. Il faut inverser cette répartition perverse des revenus qui est à l’origine de la crise. Rien de nouveau dans notre critique du capitalisme. Ce qui est nouveau, c’est justement que depuis trente ans rien n’a changé, et donc qu’on y pense à nouveau.

 

Vous proposez de modifier les statuts de la Banque de France pour qu’elle puisse acheter les emprunts d’État, pour pouvoir réduire le paiement des intérêts sur la dette. Cela suppose-t-il de sortir de l’euro ? 

Il n’y a rien dans les traités européens qui interdise d’avoir des banques publiques ni même de nationaliser la totalité des banques nationales, pourvu qu’il en reste plusieurs et que le marché reste ouvert aux banques étrangères. C’est possible de le faire tout de suite, sans rien négocier avec personne. On peut ensuite donner des instructions à ces banques publiques, pour définir leurs priorités en termes de crédit. Mais cela ne suffit pas. Il faut absolument réformer la Banque centrale européenne (BCE), qui aujourd’hui ne joue pas le rôle d’une banque centrale puisqu’elle n’est pas prêteur en dernier ressort. En période de crise, toutes les banques centrales ont le pouvoir de prêter à 0 %, et donc de créer de la monnaie, pour sauver des banques ou pour souscrire des obligations d’État. Sauf la BCE. C’est une stupidité économique intégrale ! Si la banque centrale avait pu jouer ce rôle, la zone euro ne serait pas dans cette situation financière dramatique, la crise grecque n’aurait jamais existé, il n’y aurait pas eu de spéculation contre les dettes publiques. Cette crise serait finie. Et on pourrait discuter de la réorganisation des États pour sortir du surendettement.

Cette réforme est nécessaire. Les crises de surendettement finissent toujours par des interventions des banques centrales qui monétisent et effacent une partie de la dette par un peu d’inflation. C’est ce que fait la BCE indirectement aujourd’hui : elle prête massivement à des banques qui souscrivent la dette publique. Des banques qui ne peuvent tenir que parce qu’elles ont le soutien massif des liquidités à 1 % de la BCE… C’est une grande hypocrisie ! La différence avec une participation directe de la BCE ? Les 3 ou 4 % d’intérêts que vont empocher les banques au passage. Sans sortir de l’euro, on peut avancer au niveau national. Ce sont les banques centrales nationales qui font toutes les opérations de crédit, qui font fonctionner le système financier techniquement, qui organisent la création de monnaie matérielle. Actuellement, elles le font en respectant les règles définies par la BCE. Mais elles peuvent aussi ne pas les respecter.

Nous pourrions faire une réforme constitutionnelle pour changer le statut de la Banque de France et lui redonner des marges de manœuvre, notamment la liberté de prêter directement à l’État ou au Trésor public, ou pour un montant plafonné de racheter une part de la dette existante. Évidemment, ce serait un choc politique, qui entraînerait des réactions de la part de nos partenaires européens. Mais si on est prêt à ce coup de force, d’autres pays seront intéressés… Vous croyez que les gouvernements grec, italien, portugais arriveront à vendre à leurs citoyens des politiques de rigueur s’ils savent que les Français veulent régler le problème de la dette d’une autre manière ? Et je crois que l’Allemagne, terrorisée par le risque d’avoir des banques centrales qui font ce qu’elles veulent en Europe, demanderait aussi à faire partie de la discussion.

 

Ces propositions peuvent-elles être compatibles avec celles de François Hollande ? Est-il possible d’arriver à un accord sur ces sujets avec le Parti socialiste ? 

Sur la règle d’or fixée au niveau européen, François Hollande espère obtenir des changements par la simple négociation. Nous ne voulons pas négocier mais demander aux Français de trancher. Pareil pour le traité de Lisbonne. On agit, quitte à désobéir aux traités ! Ces deux lignes ne sont pas conciliables, il n’y a pas d’entre-deux. Si François Hollande propose de discuter – sur une autre base que son programme actuel –, nous irons discuter, mais je crains que la discussion ne tourne court.

Si les électeurs choisissent la méthode d’austérité douce de Hollande et une gauche qui ne veut pas transformer radicalement le rapport à l’Europe, le rapport au capitalisme, c’est leur choix. Mais les solutions que nous proposons sont celles qui s’imposent. Et elles s’imposeront. La France ne pourra pas attendre cinq ans encore avant qu’on mène une autre politique de gestion de la crise, de la dette. Le programme d’austérité de François Hollande ne sera pas tenable. Le rapport de force dans la société va changer. Inévitablement, la gauche que nous incarnons passera en tête. Et quel que soit le résultat des élections, nous allons continuer le mouvement engagé, contre cette Europe ultralibérale, la privatisation de nos services publics, les politiques d’austérité dure ou douce selon les variantes… Et cela continuerait même si c’est le Front de gauche au pouvoir : le mouvement populaire de reprise du pouvoir par le peuple que nous voulons s’appliquera en toutes circonstances.

 

Propos recueillis par Agnès Rousseaux

 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 16:00

Ne ratez pas ce soir 19h dernier meeting en direct: http://www.placeaupeuple2012.fr/ 

peut-être aussi diffusé en direct sur lcp, i-télé ou bfm (y a pas de concurrence au meeting..)

 

 et aussi

 jlm trouve encore le temps d’écrire!: http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/04/18/trois-jours-avant/ 

  

hier, melenchon sur lcp: http://www.placeaupeuple2012.fr/j-l-melenchon-lcp-objectif-2012/

                                           http://www.lcp.fr/emissions/questions-d-info/vod/134184-jean-luc-melenchon-candidat-du-front-de-gauche-a-la-presidentielle

 

dans les échos: http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/interview/0202018671971-jean-luc-melenchon-c-est-ineluctable-le-systeme-va-craquer-314085.php

 

à propos du vote utile, argumentaire: http://www.placeaupeuple2012.fr/melenchon-plutot-quhollande-le-vote-utile-cest-le-vote-front-de-gauche/

 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 14:39

http://www.placeaupeuple2012.fr/lettre-dun-revolunaute-aux-indecis/ 

 

A quelques jours du premier tour, voilà un plaidoyer pour le programme du Front de gauche et la candidature de Jean-Luc Mélenchon qui tombe à point nommé. 

 

Chères amies, chers amis,

Il me tient à cœur de vous expliquer pour quelles raisons je vais voter pour Jean-Luc Mélenchon du Front de Gauche au premier tour de la présidentielle le 22 avril prochain, et peut-être, je l’espère, au second tour aussi. J’espère que mes raisons, si elles ne vous convainquent pas, vous feront au moins réfléchir. Si certains sont convaincus par cette adresse, n’hésitez pas à le partager autour de vous.

 

Tout d’abord, comprenez que je souhaite que le Front de Gauche dépasse le Front National au premier tour. La peur d’une Marine Le Pen présente au second tour reste dans tous les esprits, cela verrouille le système de la Ve République et pousse la plupart des électeurs de gauche, qui se sentiraient enclin à voter Mélenchon, à préférer voter Hollande, sans véritable conviction. A tous ceux qui seraient dans cette configuration de pensée, rappelez-vous qu’il y a cinq ans, Le Pen avait été largement surestimé (16/17%) alors que son score final fût de 10,5%. Par ailleurs, comme l’a montré l’histoire : plus la gauche est forte au premier tour, c’est à dire l’association gauche « radicale » et gauche « modérée », plus le candidat de gauche du second tour a de chances de l’emporter. Ce fut par exemple le cas en 1981, le PCF faisait 18% et Mitterrand arrivait deuxième au 1er tour : cela ne l’a pourtant pas empêché de remporter l’élection présidentielle devant Giscard. En effet, comme les sondages le montrent : plus le Front de Gauche monte, plus la gauche gagne largement au second tour contre Nicolas Sarkozy. Pour conclure ma première démonstration : un bon score du Front de Gauche n’empêchera pas la victoire de la gauche contre l’UMP, il la rendra possible.

 

Un sondage récent (jeudi dernier) créditait Jean-Luc Mélenchon de 17%, à deux points de Marine Le Pen. Un tel résultat sondagier montre le mouvement qu’a su créer le Front de Gauche dans l’opinion publique, en associant plusieurs partis de la gauche radicale (PCF, PG, Gauche Unitaire, la Fase…). Pourquoi et comment un tel regroupement a t-il pu créer ce mouvement, alors qu’on disait la gauche radicale morte de sa belle mort, vouée aux gémonies, parce que soi-disant responsable du 21 avril 2002, et trop archaïque ?

 

Le Front de Gauche propose un vrai programme, et non pas une succession de propositions. Autrement dit, le programme L’Humain d’abord définit un véritable projet de société, holistique et cohérent. Prendre une par une les propositions symboliques du programme, comme le font la plupart des journalistes, n’a aucune utilité. C’est regarder par le petit bout de la lorgnette, alors qu’il faut au contraire s’extraire du contingent pour avoir un œil nouveau. C’est cette vision d’une société nouvelle qui a généré les démonstrations de force de la Bastille, de Toulouse et de Marseille, pas seulement la personnalité et les qualités d’orateur de Jean-Luc Mélenchon.

 

L’Humain d’abord part du constat suivant : la crise économique que traversent l’Europe et la France – la pire depuis les années 1930 – n’est pas ordinaire, elle n’est pas « normale ». Cette crise a déjà eu des conséquences terribles pour des peuples voisins (en Grèce, au Portugal, en Espagne…). Si la gauche française n’engage pas un véritable changement de cap, nous serons très probablement le prochain pays à souffrir des conséquences des plans d’ « austérité ». Le calendrier électoral français fait de l’élection présidentielle la première d’une longue série en Europe. C’est une occasion unique de montrer l’exemple et de mettre un coup d’arrêt brutal au rouleau compresseur du libéralisme.

 

Le Front de Gauche est le seul parti en France qui se donne les moyens pour que le politique dompte la finance : mais comment ? Il préconise un véritable changement politique, écologique, économique et social par une relance de l’économie, un véritable partage des richesses, la planification écologique, une nouvelle construction de l’Europe et une refonte des institutions en créant la VIe République.

 

Relance de l’économie :

C’est en faisant respirer l’économie (et non en la contractant) que le pays renouera avec le cercle vertueux de la croissance :

- retraite à 60 ans

- Smic à 1700 euros

- diminution du temps de travail hebdomadaire

- réglementation des stages

- arrêt immédiat de la RGPP. 

 

Redistribution des richesses :

C’est par la fiscalité que la société organise l’égalité de ses membres : l’impôt juste est celui qui corrige les inégalités entre les différents revenus des citoyens en prenant aux riches pour redistribuer aux pauvres. Le Front de Gauche veut bloquer la spéculation et la financiarisation de l’économie en réglementant et en taxant les banques et les individus qui s’arrogent des richesses communes :
- création d’un pôle public financier

- placement sous contrôle social des banques privées

- suppression du bouclier fiscal

- mise en place d’un impôt sur le revenu « réellement progressif » (14 tranches, dont la dernière, au dessus de 20 fois le salaire médian, soit 360 000 par an, à 100%)

- arrêt du démantèlement de la fiscalité du patrimoine

- augmentation du rendement de l’ISF et de l’impôt sur les revenus du capital
- imposition des exilés fiscaux

- taxation des revenus financiers des entreprises

- rétablissement d’une égalité de l’impôt sur les sociétés entre les PME et les grandes entreprises. 

 

La Planification écologique :

Le réchauffement climatique, la destruction de la biodiversité et l’épuisement rapide des ressources naturelles sont le résultat des logiques de profit maximal à court terme. Le Front de Gauche propose la planification écologique comme moyen de redéfinir nos modes de production, de consommation et d’échange en fonction de l’intérêt général de l’humanité et de l’impact de l’activité économique sur l’écosystème :

- moratoire sur toutes les politiques de déréglementation de l’énergie.
- création d’un pôle 100% public de l’énergie comprenant EDF, GDF, Areva et Total renationalisé.

- referendum sur la sortie du nucléaire après débat public national.
- constitution d’un grand service public de l’eau et de l’assainissement (ayant pour objectif que les dépenses d’eau par famille n’excèdent pas 3% de leurs ressources).

- mise en place d’un plan de transition écologique (promouvant des investissements publics conditionnés à des critères écologiques, sociaux et démocratiques).
- mise en place d’un plan de financement pour la sobriété et l’efficacité énergétiques et pour la diversification des sources d’énergie.

- lancement d’un réseau de géothermie profonde

- lancement d’un grand plan de ferroutage. 

- plan national de transition écologique de l’agriculture.

- interdiction des OGM en plein champ et de la vente libre de pesticides et herbicides chimiques nocifs pour la santé.

- soutien à l’installation des jeunes agriculteurs et à une agriculture responsable.
- création d’emplois en agriculture (révision du mandat des Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) et du Code des marchés publics, droit de préemption systématique des terres libérées en faveur de l’installation d’agriculteurs).

- encadrement des pratiques de la grande distribution (prix minimums aux producteurs, coefficients multiplicateurs maximums).

- inscription de toutes les politiques publiques dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre (GES)

 

Une nouvelle Europe : 

Le traité de Lisbonne et les politiques qu’ils favorisent encouragent le libre-échange au détriment de l’environnement et de la justice sociale. L’Europe n’est pas seulement un marché, c’est d’abord une alliance fraternelle entre des peuples :

- remise en cause du pacte pour l’Euro+ qui impose l’austérité aux peuples
- création d’un Fonds de développement social, écologique et solidaire européen
- refonte des statuts et mission de la BCE pour mettre fin à l’indépendance dont elle jouit à l’égard des instances démocratiques européennes et nationales
- affranchir l’Europe du Traité de Lisbonne et mener la bataille politique et diplomatique pour un nouveau traité européen

- convocation d’Etats généraux de la refondation européenne mobilisant toutes les forces sociales et politiques disponible

- remise en cause, par référendum, du Pacte de stabilité qui impose l’austérité aux peuples

- financement direct par la BCE (et les banques centrales) du Fonds de développement social, solidaire et écologique européen par création monétaire
- refus d’appliquer les directives européennes qui libéralisent les services publics
- harmonisation fiscale pour empêcher le dumping social entre pays membres de l’UE

- harmonisation des droits sociaux et politiques européens (SMIC européen)

- adoption d’une nouvelle Politique Agricole Commune fondée sur l’objectif de souveraineté alimentaire et centrant la production sur les besoins intérieurs
- institution d’une coopération euro-méditerranéenne de progrès social, écologique et de codéveloppement en direction des pays du Maghreb, du Machrek, d’Afrique noire et du Moyen-Orient.

 

Pour une VIe République

Les institutions actuelles ont éloigné le pouvoir du peuple, provoquant une grave crise démocratique. La vie politique tend à se réduire à une compétition présidentielle opposant tous les cinq ans des candidats qui se distinguent avant tout par leurs styles personnels. C’est l’oligarchie qui gouverne. Pour restaurer une démocratie véritable, il est temps de fonder une nouvelle République :

- convocation d’une assemblée Constituante visant à fonder une sixième République sociale, parlementaire et participative dont l’adoption sera soumise au référendum populaire.

- inscription du droit à l’emploi et au travail, à la santé, à l’éducation, à la protection sociale dans la Constitution.
- garantie de l’indépendance des médias à l’égard des puissances d’argent et du pouvoir politique par la création d’un Conseil national des médias.
- adoption du scrutin proportionnel pour l’ensemble des élections.

- mise en place d’une « règle verte » (en lieu et place d’une « règle d’or ») visant à rembourser la dette écologique de la France vis-à-vis du reste du monde et de nos enfants.

- remplacement du Conseil Constitutionnel par une nouvelle instance nationale pluraliste chargée du contrôle de constitutionnalité, pouvant être saisie par les citoyens.

- inscription dans la Constitution du droit des citoyens à intervenir dans le développement de la recherche.

- garantie des statuts de l’élu(e) et du bénévole dans toutes les collectivités (communes, départements, régions, assemblées nationale et européenne).
- renforcement du rôle de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (HALDE).

- rétablissement notamment de la fonction de Défenseur des enfants.
- création d’un Ministère de l’Éducation populaire et des libertés associatives.
- abrogation de la réforme de 2010 des collectivités territoriales.

 

Voilà quelques propositions centrales du Front de Gauche. Si vous désirez en savoir plus et les comparer aux autres candidats, vous trouverez ici un tableau comparatif. Par ailleurs, si vous pensez que ce projet de société ne s’autofinance pas, vous trouverez ici une infographie qui explique quelles sont les recettes et quelles sont les dépenses.

 

J’espère vous avoir convaincus. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser. A engager les débats.

Amitiés

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 06:57

Le temps fait son œuvre. Voir l’article précédent : Pom pom pom pom. Ici radio désir d’avenir.

Hier gueulard populiste, Mélenchon commence à être vu différemment, très différemment. Du respect qu’il a et qu’on lui reconnait pour le peuple, Mélenchon devient respectable. Allez ! encore un effort.

Exergue


http://www.lepoint.fr/politique/la-politique-par-anna-cabana/melenchon-n-est-pas-un-gueulard-populiste-18-04-2012-1452629_232.php

 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 06:25

Incroyable ! On pense qu’on n’est pas réveillé, on se frotte les yeux. Mais non ! c’est écrit. Il faut le lire pour le croire. Puis lire les articles déjà proposés : rubrique revue de presse. Des militants PS du courant de Ségolène Royal en insurrection. La résistance gagne du terrain.

Exergue

 

http://avenir56.over-blog.net/article-melenchon-sera-au-second-tour-de-la-presidentielle-103556269.html

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 17:58
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