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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 07:37

 

Le vote en faveur du FN et celui du FG augmentant, cela ne peut se faire qu'au détriment des autres partis. C’est le principe des vases communicants.

 

Ils témoignent de l’échec des partis d’alternance : UMP et PS. Ainsi la France vit entre « la crainte de la peste brune et l’espoir d’une force rouge » peut-on lire.

 

L’un l’autre des « grands » partis peuvent bien gagner l’élection présidentielle, ils le feront sans emporter ni la faveur ni la ferveur.

 

Hollande fait 770000 voix de plus Royal. La belle affaire ! Le FG progressant (+3280000 voix), ce ne peut être qu’auprès des déçus de Sarkozy qu’Hollande fait son marché. Ainsi Sarkozy rejeté, Hollande rafle la mise par défaut ; pas possible pour ce dernier de se prévaloir du soutien populaire.

 

D’où cette interrogation : est-on si sûr que le PS rassemblant sur ses idées est en augmentation ? Ne serait-il pas moins gaillard qu’il le paraît ? Les apparences ne sont-elles pas trompeuses ? Ne pas poser les questions, c’est éviter d’y répondre

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 08:23

 

Je lisais dernièrement, dans un mél dont j'étais un des destinataires, un faire-part annonçant la mort de la République française à l’âge de 220 ans, ceci du fait du résultat des dernières élections présidentielles. C’est oublier que l’histoire de France, durant cette période, n’a pas toujours été républicaine. Pour ne prendre que 3 moments : le 1ier, le second empire, l’état français, ils ne paraissent pas relever de la République.

 

La République peut disparaître et chaque fois qu’elle a disparu certainement s’est-il trouvé quelqu’un pour envoyer un faire-part ; ce qui fait beaucoup de faire-part pour elle.

 

La République pourrait disparaître s’il n’y avait plus de républicains pour la vouloir. Et, tel qui envoie un faire-part pour en déplorer sa disparition dit aussi qu’il est républicain, aussi puis-je annoncer que la République n’est pas morte car il la porte en lui.

 

Cette manière n’est pas sans me rappeler mon propre vécu tant il est vrai que nous pouvons être abattus de ne pas voir tourner les choses ainsi que le souhaitons. Pour faire bref, j’ai pensé un moment que tout était foutu, que du fait de la mondialisation, globalisation, de la pieuvre ultralibérale, etc., etc.,.... plus rien ne serait de « l’humain d’abord », qu’il n’y aurait plus de gouvernements pour proposer une autre politique que celle qui nous envahit. J’ai passé de longues années ainsi. Puis, surpris, j’ai vu se lever en Amérique latine, sur un continent duquel je n’attendais rien, le renouveau. Pareillement en France dernièrement avec l’émergence du Parti de Gauche et du Front de Gauche.

 

La République n’est pas de notre humeur mais de notre action. La République existera tant qu’il y aura des républicains pour la vouloir et la porter. Il se peut qu’un moment elle soit écartée mais… 

 

Il ne sert à rien de se lamenter et qui aujourd’hui en écrit le faire-part doit savoir qu’il n’est pas le premier à le faire et qu’il ne sera pas le dernier. Voilà qui doit nous rassurer.  

 

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 06:07

Cela doit être une préoccupation constante : être attentif aux mots employés, aux expressions utilisées. D’apparence neutres, mots et expressions diffusent sournoisement des idées auxquelles nous n’adhérons pas, quand nous ne les rejetons pas. Ils et elles agissent comme des métastases, nous rongent progressivement, atténuent nos défenses, nous préparent, et, lorsque nous sommes désarmés, devenus malléables, alors ce que nous n’aurions pas acceptés s’impose à nous sans résistance. Nous sommes devenus perméables aux idées les plus abjectes. Nous sommes prêts à entendre et à vivre l’inacceptable.

Il avait déjà été question de cela dans Exergue lors d’articles précédents -   http://exergue.over-blog.com/article-de-l-usage-du-vocabulaire-et-de-son-influence-sur-la-pensee-95914648.html - il en est question encore aujourd’hui.

Il vous est proposé ci-dessous une analyse de « Le travail rend libre » parue sur le blog : « Collectif/les mots sont importants » : http://lmsi.net/Le-travail-rend-libre-plus-qu-une , blog que je vous invite à parcourir.

Exergue

 

Études de cas > Le cas Sarkozy

« Le travail rend libre » : plus qu’une provocation

À propos d’un mot d’ordre du président Sarkozy

par Jacques Richaud, Mai 2007

Jacques Richaud revient dans ce texte sur une phrase prononcée par Nicolas Sarkozy. « Le travail rend libre », a proclamé l’actuel président de la République durant sa campagne. Un slogan qui n’est en rien innocent, estime l’auteur, car nul ne peut imaginer que Sarkozy lui-même et ses conseillers en communication soient ignorants de l’utilisation historique de cette phrase « le travail rend libre » (Arbeit macht frei) au lieu et au temps le plus sombre de l’histoire humaine du vingtième siècle.

Avant même son affichage au portique d’Auschwitz et Dachau, sur l’idée du général SS Theodor Eicke, ce slogan faisait partie de la phraséologie nazie depuis le début des années trente, parfaitement intégré dans le mental de ceux qui gardaient les camps, peut-être aussi d’une partie de ceux qui y pénétrèrent sans retour. Nous savons, grâce au remarquable travail de Victor Klemperer, LTI, publié en 1947, combien fut importante l’instrumentalisation du langage pour que s’impose, finalement, l’idéologie nazie comme le mode de pensée commun a tout un peuple [1].

Dans la phraséologie nazie des années trente, ce slogan « Le travail rend libre » a été construit pour contrer le message du socialisme et de tous les humanistes qui théorisaient sur la nécessité de « libérer l’homme de l’aliénation du travail contraint ». Deux lectures d’un même mot correspondant à deux idéologies contraires :

 l’une pour laquelle la primauté de l’activité humaine est d’atteindre à la réalisation de son émancipation, c’est le programme de toute la pensée socialiste ;

 l’autre occultant cette finalité d’émancipation pour privilégier la production sans refuser l’idée de la contrainte exercée sur les hommes, ce fut le projet du capital autant que du totalitarisme nazi.

Il sera objecté bien sur que le programme UMP ne prévoit pas de transformer le pays en camp de travail ou d’extermination... Mais il faut observer que cette idée est présente dans le langage sarkozien depuis dix ans et que les mots ont une vie mentale au-delà du mot lui-même. Les mots portent des « images » subliminales qui peuvent rester inconscientes, les mots contribuent à un « métalangage » qui participe au formatage de la pensée. Dans le cas qui nous préoccupe ce métalangage porte plusieurs évocations :

 1. L’image refoulée du slogan hitlérien peut susciter, même sans que la cause remonte à un niveau de conscience, la crainte d’un ordre autoritaire et le slogan agit comme une injonction à accepter l’évidence proférée : « le travail, c’est la liberté ». Si non !

 2. Cette acceptation induit le non dit que « sans le travail », l’homme serait sous-classifié, présumé non libre et peut-être ne pouvant prétendre aux même droits ? Cette affirmation première liant travail et liberté peut être utilisée demain pour discriminer les droits en fonction du statut d’actif ou de chômeur.

 3. Cette affirmation, comme dans son utilisation depuis les années trente occulte la dimension aliénante du travail et tente de délégitimer tout discours d’inspiration humaniste ou socialiste qui « poserait autrement » la question du travail.

Le slogan sarkozien n’est donc pas destiné à glorifier les travailleurs, mais à leur faire admettre à la fois l’ordre capitaliste et l’ordre autoritaire. Qu’aucun des candidats adverses se réclamant du camp de la défense des travailleurs, n’ait « décrypté » ce slogan en dit long sur la décomposition de la pensée de la gauche, incapable même de percevoir l’outrance d’un propos si lourdement connoté historiquement.

1] LTI, la langue du III e Reich, Carnets d’un philologue, de Victor Klemperer (traduit de l’allemand par Elisabeth Guillot, Ed Albin Michel, rééd. Pocket)

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 13:40

Le « vrai » travail ?

Sarkozy cherche l’affrontement. Allons-nous dérober ?

L’époque sent 36 (pour autant que je puisse l’imaginer ; je n’étais pas né). L’époque sent la réaction. L’époque sent mauvais. L’époque pue le pétainisme.

De quoi Sarkozy est-il le nom ? interrogeait Alain Badiou.

L’époque sent 36.

Pour autant que nous nous y mettions tous, l’époque sent le Front populaire.

Le 1ier mai, tous mobilisés. Dans n'importe quelle préfecture, sous-préfecture, où que nous soyions.

Exergue

 

Sur le blog de Gérard Filoche. http://www.filoche.net/

Le « vrai » travail ?

24 avril 2012 – 9:19

Le “vrai” travail ? Celui des 600 accidents mortels, des 700 suicides, des 4500 mutilés au travail par an ? Celui des droits violés, des licenciements sans motif et des heures supp’ impayées ?

Le « vrai » travail ?  Celui des maladies professionnelles, des 100 000 morts de l’amiante, TMS, surdité, cancers, qui augmentent, sont sous-déclarées, sous réparées.

Le “vrai” travail ? 150 000 accidents cardiaques et 100 000 accidents vasculaires par an dont entre 1/3 et 50 % liés au travail…

Le “vrai” travail ? Ce jeune ascensoriste de 26 ans écrasé par l’engin qu’il réparait, à cause de la compétition sauvage « libre et non faussée » entre Otis, Koné, Schindler et Thyssen

Le “vrai” travail ? Et les milliers d’ouvriers désamianteurs que Sarkozy laisse en ce moment mourir sans protection par refus d’un moratoire alors que de récentes études scientifiques ont découvert des nouvelles fibres cancérogénes ?

Le « vrai » travail ? Celui de l’ouvrier de 55 ans devant son marteau piqueur ?   De l’instituteur de 62 ans pour sa 41e rentrée devant sa classe d’enfants ?   De l’infirmière qui soigne encore à 65 ans ?   De ceux pour lesquels le travail est devenu si pénible physiquement et mentalement depuis le report de l’âge de la retraite ?

Le “vrai” travail ? Celui des mini-jobs, des stages, des 800 000 emplois saisonniers, des millions d’intérims et de CDD à répétition ?  Celui des millions de précaires ? « La vie, la santé, l’amour sont précaires…  pourquoi le travail ne le serait-il pas? » (Parisot)

Le « vrai » travail ? Celui des millions de travailleurs pauvres qui n’arrivent pas à se loger et à vivre décemment avec leurs salaires ?

Le “vrai” travail ? Celui des travailleurs handicapés exclus du dispositif retraite anticipée et pour lesquels les patrons paient une faible taxe plutôt que de les embaucher

Le « vrai » travail ? Celui du milliard d’heures supplémentaires non déclarées, non majorées, non payées attribuées à ceux qui ont un boulot au détriment de ceux qui n’en ont pas ?

Le « vrai » travail ? Celui des femmes qui gagnent 27 % de moins que les hommes ?  85 % des temps partiels sont des femmes non qualifiées, ont elles un « vrai » travail ?

Le « vrai » travail ? Celui des jeunes à 25 % au chômage et à 80 % en CDD ?

Le « vrai » travail ? Celui des immigrés, forcés à bosser sans droits et sans papiers par des esclavagistes et marchands de sommeil bien franchouillards ?

Le « vrai » travail  ? Celui des seniors licenciés, 2 sur 3 à partir de 55 ans et qui ne peuvent cotiser que 35 annuités alors que 42 sont exigés dorénavant pour une retraite décente ?

Le « vrai » travail ? Celui du partage féroce et forcé du temps de travail entre sur-travail sous-travail et sans-travail, avec des centaines de millions d’heures supplémentaires, trois millions de temps partiels à 60 % subi,  cinq millions de chômeurs ?

Le « vrai » travail ? Celui des 1 à 4 millions de travailleurs du dimanche (essentiellement des femmes pauvres et précaires), des 4,3 millions qui travaillent de nuit, de ceux qui subissent des horaires postés, 3X8, 4X8, modulés, annualisés, flexibilisés au détriment de leur vie de famille ?

Le « vrai » travail ? Celui des restaurateurs dont 1 sur 4 utilisent des clandestins, non déclarés dans le fond de leur cuisine ?

Le “vrai” travail ? Celui  d’exploitants agricoles qui tuent des inspecteurs du travail pour pouvoir abuser d’immigrés clandestins ?  Tandis que des petits agriculteurs et ouvriers agricoles exploités par les intermédiaires et grands commerces survivent dans la misère.

Le “vrai” travail ?  Celui des manœuvres, la « viande » que méprisent les contremaîtres dans les grosses entreprises de BTP ?

Le “vrai” travail contre le droit du travail ?  Celui qui ne fait jamais grève, qu’on ne voit jamais manifester, qui n’est pas syndiqué, qui piétine son collègue ? Le pauvre exploité apeuré qui  souffre, se tait, et approuve son patron comme une dinde qui vote pour Noël ?

Le “vrai” travail « sans statut » ? « La liberté de penser s’arrête là où commence le Code du travail » selon Mme Parisot. Et la mise à mort du statut de la Fonction publique par une « RGPP » indigne ?

Le « vrai » travail ? Pas celui des fonctionnaires, car naturellement ces gens-là ne travaillent pas… ce sont des boulets improductifs selon Sarkozy.

Le « vrai » travail… sans loi ?  Celui sans état de droit dans les entreprises,  sans protection des contrats,  sans promotion dans les carrières, sans garantie de l’emploi ?

Le « vrai » travail sans protection sociale ? Sans salaire brut, sans cotisations, ce que Sarkozy rebaptise « charges sociales » et qu’il veut abaisser, le Medef réclamant leur suppression?

Le « vrai » travail ? Celui des conventions collectives, vieillies, foulées aux pieds par un patronat qui ne les négocient plus ?

Le “vrai” travail sans syndicat ?  Mais sans syndicat,  il n’y aurait rien, pas de Smic, pas de durée légale, pas de congés payés, pas de sécurité sociale, pas de code du travail

Le « vrai » travail  ?  Sans CHSCT, sans hygiène sécurité, sans médecine du travail renforcée et indépendante, sans inspection du travail, alors que Sarkozy a affaibli toutes ces institutions  ?

Le « vrai » travail ? Celui sans délégué du personnel, sans comité d’entreprise, sans CHSCT, sans institution représentative du personnel ?

Le “vrai” travail ? à France Télécoms, des dizaines de suicides, faute inexcusable du patron de combat qui licencie, stresse, harcèle, casse.

Le “vrai” travail ? Parlons en ! Stress, risques psychosociaux, harcèlement, souffrances, suicides, chantage à l’emploi, management de combat ?

Le « vrai » travail ? Celui sans justice qui remet en cause les élections prud’hommes et taxe de 35 euros ceux qui sont obligés de les saisir pour faire valoir leurs droits

Le “vrai” travail ? Les travaux les plus durs sont les plus mal payés, restauration, nettoyage, transports, entretien, industrie.  Dans le bâtiment, 1,1 million bossent surexploités, maltraités, mal payés, accidentés, et meurent sans retraite.

Le « vrai » travail ? Celui des 900 000 foutus dehors par « rupture conventionnelle » de gré à gré sans motif et sans mesure sociale ?

Le « vrai » travail ?  Celui soumis au chantage à l’emploi, aux licenciements sans cause réelle et sérieuse, abusifs, boursiers et incontrôlés ?

Le « vrai » travail ? Celui soumis à la spéculation de la finance, des fonds de pension cyniques et rapaces, celui des Molex, de Sea France, de Gandrange et Florange, de Continental, Freescale, de Lejaby, de Pétroplus, ou des Fonderies du Poitou, de toutes celles et ceux qui ont du se battre pour le garder ?

Le « vrai » travail ? Celui des auto-entrepreneurs, un million en théorie, la moitié en réalité, qui se font exploiter comme faux salariés, à bas prix et sans protection sociale ?

Le « vrai » travail ?  Celui des fausses externalisations, de la fausse sous-traitance, du marchandage, du prêt illicite de main d’œuvre, des marchés truqués ?

Le “vrai” travail ? Celui qui bosse dur pour survivre misérablement ou celui qui exploite dur les autres pour vivre dans des villas dorées, avec des millions d’euros cachés aux Iles Caïman ?

Le “vrai” travail ? Celui des actionnaires, des rentiers, des riches, des spéculateurs, traders ou autres banksters du Fouquet’s qui gagnent 600 SMIC par an en dormant ?

Le « vrai » travail ? Celui de Maurice Lévy patron qui se ramasse 16 millions d’euros d’argent de stocks option de poche pillés sur les richesses produites par les salariés et des patrons qui s’augmentent de 30 % par an.

Le “vrai” travail ? Qu’est ce qu’il y connaît ce cul doré de Sarkozy ? N’a jamais passé la serpillière dans une cantine ni poussé un chariot.

 

Mais aussi, sur Agoravox : http://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/1er-mai-sauce-sarkozy-115478

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 11:22

 

 

Déclaration de Jean-Luc Mélenchon, dimanche 22 avril, place Stalingrad à Paris 

 

 

Que vous êtes nombreux ! Mes amis, pour autant qu'elles soient fiables, les premières estimations qui nous sont données nous permettent de tirer quelques enseignements.

 

Le premier enseignement qui s'impose est que notre peuple semble bien déterminé à tourner la page des «années Sarkozy». Le total des voix des droites, dans toutes leurs composantes, recule par rapport à 2007. Mais l'extrême-droite est à un haut niveau : nous avons donc eu raison de concentrer notre campagne sur l'analyse et la critique radicale des propositions de l'extrême-droite. Nous avons eu raison de le faire, et si nous ne l'avions pas fait, peut-être le résultat, ce soir, serait-il encore plus alarmant. Il l'est ! Alors c'est le moment pour moi de dire combien nous nous sommes sentis seuls, à certains moments, dans cette bataille : l'un imitait, l'autre ignorait. Nous avons porté sur notre dos l'essentiel du combat. Honte à ceux qui ont préféré nous tirer dessus plutôt que de nous aider ! Souvenez-vous pour toujours des noms de ceux qui ont refusé ce combat ou, pire, qui ont préféré relayer les arguments calomnieux et anti-communistes de l'extrême-droite contre nous.

 

A cette heure, c'est le score du Front de Gauche qui tient la clé du résultat final dans ses mains.

 

C'est donc vous tous – et non pas moi, bien sûr – qui avez cette décision car, à la vérité, nous aurons été la force politique nouvelle, la seule qui ait percé et qui soit née dans cette élection. C'est nous, dès lors, qui avons les clés du résultat.

 

Je vous appelle en conscience à assumer pleinement cette responsabilité sans vous occuper des commentaires, des impressions, des petits jeux de pronostics auxquels j'invite à ce que personne ne s'abandonne. Et je le redis très clairement : à cette heure, en conscience, il n'y a rien à négocier ! Notre engagement n'a besoin d'aucune autorisation ni d'aucune cajolerie pour se déployer dans toute sa force.

Je vous appelle à vous mobiliser aux rendez-vous qui vous sont donnés. Le premier mai derrière nos syndicats, avec la classe ouvrière dans la lutte, notre camp, notre famille politique : le monde du travail et de ses revendications ! Je vous appelle à vous retrouver le six mai – sans rien demander en échange ! – le six mai, pour battre Sarkozy !

 

Je vous demande de ne pas traîner les pieds, je vous demande de vous mobiliser comme s'il s'agissait de me faire gagner moi-même l'élection présidentielle.

 

Ne demandez rien en échange, seulement l'acte de votre conscience ! Pourquoi ?

 

La bataille que nous menons n'est pas une bataille personnelle, ni même une bataille dans un seul pays : il s'agit de retourner la table, de renverser la tendance qui en Europe maintient tous les peuples sous le joug de l'axe Sarkozy-Merkel. Il faut le briser en France !

 

Voilà ce que nous allons faire ! Et parce que nous allons le faire, alors, il sera clair, net et sans bavure que c'est nous qui faisons les décisions dorénavant, à gauche, et dans le pays !

 

Élevons-nous à la hauteur du pouvoir qui nous a été donné par notre rassemblement. Continuons tranquillement de marcher notre chemin, car je vous le dis : inéluctablement, l'Histoire vient à notre rencontre et nous allons à la sienne. Inéluctablement, les solutions que nous avons défendues, et principalement celles du partage des richesses et du changement de régime, seront mises à l'ordre du jour par les chocs qui s'annoncent.

 

Quel que soit le président de la République qui sera élu, la finance, d'ores et déjà, est déterminée à agresser le peuple français. Et alors, quel que soit le responsable, il n'aura d'autre choix que de se soumettre ou de résister : et pour ce qui est de résister, il n'y a qu'une force, la nôtre !

 

Ayez au cœur le sentiment du travail bien fait. N'oubliez jamais les images de la force de votre rassemblement. Ne vous laissez plus jamais éparpiller, disperser.

 

En une seule fois, nous sommes parvenus dans le peloton de tête : la prochaine sera celle de la conquête définitive du pouvoir, par les urnes et la démocratie.

 

Vive la République, vive la classe ouvrière, vive la France ! 

 

http://www.placeaupeuple2012.fr/rassemblement-contre-sarkozy-le-4-mai/ 

 

http://www.politis.fr/Assumons-nos-contradictions,18055.html 

 

http://www.gauche-anticapitaliste.org/content/apres-le-premier-tour-de-la-presidentielle 

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 19:20

 

Fleurissent, un peu partout sur les panneaux d’affichage, nombreux, des appels au boycott des élections présidentielles ; appels naturellement non signés. Couardise ? Duplicité ?

 

Mais, au fait, qui se cache derrière cet appel ? Et à quelles fins ?

 

Cet article s’adresse à ceux qui sont déçus. Il y en a. J’en suis.

Il s’adresse à ceux qui pourraient être tentés par une réaction épidermique.

Soyons clair : il s’adresse à ceux qui entendent se débarrasser de Sarkozy.

 

Que cela plaise ou pas, on fait avec la réalité.

Que cela plaise ou pas, le choix est entre les 2 candidats restants.

Boycott ou pas, l’un des 2 sera élu.

 

On peut décider de bouder. Mais les conséquences de cette bouderie dureront 5 ans.

 

Le problème n’est donc pas de choisir Hollande mais d’éliminer Sarkozy.

Comment ?

 

Mettons nous en situation.

Avec l’un je sais que je vais être anéanti. Avec l’autre j’ai quelque espoir de survivre ; misérablement, mais de survivre en attendant mieux, en résistant.

Si je suis raisonnable, je choisis la seconde solution. Contraint, mais je la choisis, dans l’impossibilité à l’instant de faire autrement. Entre 2 maux, nous sommes parfois appelés à choisir le moindre. Combien de fois cela nous est-il arrivé dans notre vie de choisir par défaut ?

 

Effectivement, on peut aussi choisir de boycotter les élections. Pourquoi pas !

Ce faisant on court le risque de voir celui qui va nous anéantir accéder à la présidence en durcissant toujours davantage nos conditions de vie, sans souci de ceux pour qui la vie est déjà inhumaine.

 

On peut encore décider de conserver sa virginité intellectuelle. C’est beau ! Magnifique ! Grandiose ! Je suis admiratif ! Mais quand, du choix que l’on fait, on engage le sort et le quotidien des autres il convient certainement d’y regarder à 2 fois.

 

Une phrase a couru au long de la campagne. « Ce qui est bon pour les autres est bon pour moi ». Et chacun, ému, d’applaudir. « Ce qui est bon pour les autres… ». Qu’en est-il à cette heure de cela. L’individualisme, l’orgueil, serait-il si ancré en nous que nous éprouvions quelque difficulté à nous faire violence, à penser l’intérêt collectif ? Celui du grand nombre ? Celui de ceux qui sont, sans besoin d’ajouter plus, dépourvus de tout ?

 

Mais.

Vais-je voler au secours de la solution la moins nocive ? Certainement pas. Car le poids qui me reste dans l’élection à venir je dois m’en servir. S’il ne veut pas être battu, car il tient à ne pas l’être, le candidat qui a mes maigres faveurs doit me convaincre davantage qu’il ne le fait. C’est la force qui me reste de l’obliger ainsi à venir me démarcher. A venir sur mes terres. Je ne suis plus guère, à cet instant, important, mais je pèse encore sur son sort. Je n’ai pas à mener campagne pour lui, il lui appartient de venir jusqu’à moi. Je suis celui dont il ne peut se passer.

 

Elu, il aura encore à craindre, car rien n’est assuré pour lui pour autant.

 

Aux présidentielles succèdent les législatives.

Que le parti qu’il représente ce jour n’ait pas la majorité absolue -ce qui sera vraisemblablement le cas- je vais pouvoir le tenir à la culotte. Je serai, au travers de mes représentants, selon la situation : son appoint, son aiguillon, son empêcheur. Je vais pouvoir le contraindre en quelque sorte à être attentif à ma volonté. Ainsi ai-je encore, pour si infime que cela puisse être, la possibilité d’agir. Cependant possibilité d’autant plus grande que je choisirai, lors des législatives, d’apporter mon suffrage à son opposition à gauche, aux représentants du Front de Gauche.

 

Mais revenons aux boycotteurs. On se demande parfois qui ils sont ? Ce qu’ils risquent vraiment pour consentir allègrement à ce que les citoyens en chient plus qu’ils le font déjà.

Les idées sont belles quand on n’en fait pas les frais.

 

 

Oui ! Il y a des déçus. Non ! Tout n’est pas foutu. Ou, plus exactement, tout est foutu lorsqu’on décide de se coucher. Seulement lorsqu’on décide de se coucher.

Lorsqu’on se couche, on fait le jeu de la droite que l’on prétend combattre.

Oui, mais !

Oui, mais quoi ?

Mélenchon a appelé à voter pour Hollande.

Non ! Mélenchon a toujours appelé à battre Sarkozy. Maintenant, si vous voyez un autre moyen de battre Sarkozy sans mettre un bulletin de Hollande d’en l’urne, envoyez la recette.

Oui mais on peut se battre dans la rue.

Certes ! Et il faudra le faire. Il faudra le faire. Mais à la lutte dans la rue, il faut un partenaire politique. N’est-ce pas ce qui nous a manqué jusqu’ici, lors des manifs pour les retraites,…: un partenaire politique ?

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 07:39
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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 07:28

Le combat continue car un des objectifs majeurs est toujours de renvoyer Sarkozy, de mettre un terme à la réalisation de la politique destructrice et libérale qu’il incarne. De fait, sans trainer des pieds, nous devons apporter au second tour nos suffrages à Hollande.

 

Au premier tour, de nombreux citoyens ont voté Hollande non par adhésion à son projet mais par rejet de celui de Sarkozy. C’est dans cet état d’esprit que le Front de Gauche se range à son côté. Nulle confiance ne lui n’est donnée. Il s’agit strictement de se débarrasser de Sarkozy.

 

Contrairement aux apparences, le PS est faible dans cette élection qui s’effectue en réalité par défaut. Fédérer les rejets n’est guère positif.

 

Cependant, au lendemain du second tour, Hollande fera valoir les suffrages obtenus sans état d’âme. Comme l’a fait Chirac. Hollande fera la comptabilité des suffrages exprimés sur son nom sans en mesurer le pourquoi, et s’adossera sur les votes obtenus pour conduire sa politique. Au soir du second tour Hollande aura donc gagné, quelle qu’en soit la raison, les élections présidentielles.

 

Il restera aux électeurs de peser dans les élections législatives en votant pour le Front de Gauche afin de contraindre Hollande à une politique plus conforme aux intérêts du peuple. Seule l’élection de députés du Front de Gauche à l’Assemblée nationale permettra de peser sur la politique à venir.

 

Il restera également aux citoyens de rester mobilisés sur le terrain social, et de peser.

 

Avec le score obtenu l’espoir porté par le Front de Gauche est déçu, cependant l’espérance reste entière car une force est née avec laquelle il faudra désormais compter.

 

La gauchisation contrainte du projet de Hollande venant puiser dans le projet du Front de gauche est tardive. Aussi le peuple sera-t-il attentif à ce que ce ne soit pas seulement des annonces électorales afin de rafler la mise.   Hollande au lendemain de son élection va devoir affronter la finance. Où il s’appuie sur le peuple pour lui résister et s’imposer à elle où il lui cède. Dans ce dernier cas : gare !

 

Un autre point noir est le score du Front National. Le Front de Gauche, avec pugnacité, a fait son devoir. On ne peut en dire autant du PS qui porte la responsabilité de ne pas avoir activé sa cellule anti-FN et préféré porter ses coups contre le Front de Gauche.

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 23:49

Le programme partagé “L’humain d’abord” en version audio:


De place au peuple : « Sophie de La Rochefoucauld et Paul Chevillard ont accepté de rencontrer des camarades de la Télé de gauche pour enregistrer une lecture du programme L’Humain d’abord. Voilà le résultat : 11 fichiers à écouter, partager ou télécharger. Et à diffuser autour de vous. » 

http://www.placeaupeuple2012.fr/lhumain-dabord-en-version-audio/

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 23:46
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