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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 06:41

L’humain d’abord !

Le Capital détruit nos vies,
que l’on soit grec ou bien français.
Les ouvriers prennent des coups,
exploités, tristes et défaits.

Camarades, nous gagnerons.
Oui, c’est possible, il faut le croire.
Nos ancêtres l’ont déjà fait.
Du désastre naît la victoire.

Car nous n’avons pas attendu
la panique des actionnaires,
la dictature des banquiers,
pour leur déclarer notre guerre.

Tous ensemble on a combattu,
pour nos emplois, pour nos retraites,
le Traité Constitutionnel
qui nous traitait comme des bêtes.

Ils ont piétiné notre vote,
les gouvernements libéraux,
pour donner aux spéculateurs
le pouvoir d’être des salauds.

La tyrannie des financiers
détruit la vie des simples gens
pour que leur sacrifice donne
toujours plus d’argent à l’argent.

Les gouvernants européens
veulent que nos Constitutions
sanctifient par la « règle d’or »
leurs cannibales prétentions.

Comme la noblesse jadis
aux jours de la Révolution
les financiers ne veulent pas
abdiquer leur domination.

Contre le règne du profit
et l’insécurité sociale,
une nature saccagée
par un système qui s’emballe,

il faut reprendre le pouvoir,
pour que le bien commun advienne :
une Sixième République !
la révolution citoyenne !

Déjà sur plusieurs continents
des peuples prennent le pouvoir
et des jeunesses indignées
lèvent la flamme de l’espoir.

En France aussi ne manquons pas
les élections présidentielles
et le choix de nos députés
pour que la vie se renouvelle.

Il faudra bien sûr que la rue
et le mouvement des usines
empêchent les nouveaux élus
de retomber dans les combines.

L’intervention du plus grand nombre
bâtira un rouge avenir,
balaiera les dogmes anciens
des libéraux de droite ou pire.

Gouvernements de droite ou gauche
ont construit l’Europe du fric.
Ils ont laissé vendre à l’encan
les services dus au public.

Mais la richesse d’un pays
c’est d’abord le travail humain,
hommes et femmes associés
qui inventent main dans la main.

Refusons la domination
du capital sur le travail.
Refusons la précarité.
Refusons cet épouvantail

du chômage et donnons à tous
le droit d’avoir pour se soigner
un hôpital près de chez lui,
des écoles pour s’éduquer.

Priorité aux citoyens
dans l’ordre politique aussi.
Le peuple entier abolira
le pouvoir de l’oligarchie.

Pour donner le pouvoir au peuple
les militants de six partis,
en bousculant leurs habitudes,
pour résister se sont unis.

Les citoyens se réunissent
dans les villages, les quartiers
pour construire le Front de Gauche
d’un peuple qui veut gouverner.


Pierre Thiollière, 29 février 2012
(mise en vers de la préface du programme du Front de Gauche)

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 08:55

 

Voici expliqué, en diaporama*, le traité européen.


En fait de traité, il y en a 2. L’un baptisé : « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire » (TSCG), l’autre : « Traité établissant un mécanisme européen de stabilité » (MES).

*le traité MES.ppt(1.05 Mo) 

 

De quoi s’agit-il ?

 

De la perte de la souveraineté des peuples. Dit d’une autre manière : de la mise à mort de la démocratie. Il faut rappeler que la démocratie existe de l’expression des peuples, certes en allant voter pour élire les représentants, mais aussi et surtout de l’orientation et du contrôle du budget par les citoyens représentés. Ce ne sera plus le cas.

 

Il conviendra alors de supprimer l’article 3 de la constitution, devenu inopérant : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. …. ».

 

Par ces traités, les peuples européens (non consultés par voie référendaire) sont soumis aux décisions d’individus non élus, d’organismes non représentatifs. Qui plus est, ces deniers bénéficieront, en toutes circonstances, de l’immunité judiciaire. Autrement dit : ils peuvent faire ce qu’ils veulent sachant qu’ils ne pourront pas être inquiétés.

 

Cela s’appelle la mise en place d’une dictature d’une manière indolore mais qui n’en est pas moins efficace.

 

Pour moins que ça, Mitterrand avait écrit le livre : « Le coup d’état permanent ». Ceux qui se réclament de son héritage devraient être attentifs à la succession des traités qui, les uns après les autres, asservissent le peuple, le livrent à la finance et au libéralisme destructeur des conquêtes sociales et de l’Etat social. Qu’ils s’abstiennent de voter, c'est-à-dire qu’ils ne s’opposent pas par un non, fait d’eux des collaborateurs passifs, cependant des collaborateurs, le qualificatif « passifs » ayant alors peu de sens. Les citoyens sont donc appelés à en tirer la conclusion qui s’impose au moment prochain des élections présidentielles et législatives et, s’ils ne le font pas, ils ne pourront, plus tard, trop tard, s’en prendre qu’à eux-mêmes.

 

On lira ci-dessous l’article : http://www.moulinier.info/article-regle-d-or-de-l-austerite-abstention-des-deputes-europeens-socialistes-98586880.html

 

Mais après le TCE, le Traité de Lisbonne, le TSCG, le MES, l’affaire ne sera pas finie pour autant. Dans les cartons, il y a le GMT (Grand Marché Transatlantique), déjà évoqué dans le blog, déjà fortement avancé et qui sera opérationnel en 2014.

 

A ce propos, il est bien dommage de conduire des batailles le dos au mur, d’attendre d’être acculé, quasiment mis devant le fait accompli pour réagir.

 

 

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 18:26

 

Il n’est pas bon de rester dans son coin. Comme il n’est pas bon de rester sous (r)enseigné ou de tenir son (r)enseignement de C’dans l’air et de tout ce qui lui ressemble. Raisons pour lesquelles je vous invite à cette revue de presse qui m’est envoyée et que vous pouvez recevoir directement chez vous en signant l’appel « Retraites, chômage : arrêtons la désinformation !».


Je pique cette citation dans un lien ci-dessous. « Chacun de nous peut changer le monde. Même s’il n’a aucun pouvoir, même s’il n’a pas la moindre importance, chacun de nous peut changer le monde » écrivait Vaclav Havel quelques semaines après la chute du mur de Berlin.

 

Chacun de nous....

 

Qu’est-ce qu’il faut pour cela ?

 

Juste s’intéresser à l’autre, sachant qu’on est toujours l’autre de quelqu’un.

 

Exergue

 

 

 

Etienne Colin, juriste, explique ce qui se passerait avec les accords « compétitivité-emploi » que Sarkozy et l’UMP tentent de nous vendre … sur http://blogs.mediapart.fr/blog/ecolin/120212/2012-quel-droit-du-travail 

  

« Les régressions sociales en Europe, pays par pays … par la CGT de PSA Mulhouse » sur http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?article787 

  

« L’Europe soumise à une thérapie de choc comme l’Amérique latine dans les années 1980 et 1990 » sur http://www.cadtm.org/Eric-Toussaint-Europe-soumise-a 

 

« Pascal Canfin : Des banques françaises parient sur le risque de faillite de la France ... c’est délirant ! » sur  http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?article773

 

« Nous avons sauvé les gens plutôt que les banques » … sur http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?article792 L’ancien ministre de l’économie argentin y explique comment il a sorti son pays de la crise en 2002, en se passant des services du FMI. Il préconise la même solution pour la Grèce.

 

Voir sur http://www.roosevelt2012.fr/ « 15 propositions concrètes pour une politique à la hauteur des exigences », une initiative lancée par 36 personnalités de diverses sensibilités de la gauche.

 

andré martin – animateur du site http://www.retraites-enjeux-debats.org/ ...

une boîte à outils pour expliquer et débattre sur la dette, le chômage de masse, la crise, les retraites …

 

Si vous trouvez ces articles intéressants, faites-en profiter vos amis en leur transmettant ce mail

 

Ce mail est envoyé aux 1849 signataires dont la liste figure sur http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?page=article&id_article=6

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 06:42

 

Puisque Sarkozy souhaite donner la parole au peuple, imposons-lui le bon sujet.


Non celui qui propose aujourd’hui la haine et la xénophobie en partage, celui qui désigne à la vindicte populaire -comme au mauvais vieux temps du fascisme-  l’ennemi. L’ennemi intérieur : le chômeur ; l’ennemi extérieur : l’immigré. Non celui qui divise mais celui qui unit.

 

Donc que la parole soit donnée au peuple comme elle l’est en Irlande par le gouvernement sur le nouveau traité européen : le MES. Car il est une loi, en Irlande, une loi qui contraint le gouvernement à saisir le peuple lorsque celui-ci est invité à se dessaisir d’une part de sa souveraineté. Que n’existe-t-elle pas en France, une telle loi !

 

Mais Sarkozy ne le fera pas.

Il ne le fera pas non pas parce que comme il dit : « S’agissant d’un traité avec 200 ou 250 articles, je ne vois pas quelle question claire il y aurait ».

Serait-il sot ? Sot au point que la petite Irlande arrive à formuler une question que le président de la 5ième plus grande puissance du monde comme il s’en enorgueillit  n’arrive pas à penser.

S’il est sot à ce point, alors qu’on s’en débarrasse. Et vite. La France ne mérite pas une si petite chose.

Il ne le fera pas car comme il a déclaré lors du traité passé : « …… il n’y aura pas de traité si un référendum a lieu en France et il en va de même pour un référendum au Royaume-Uni ….. ».

 

Voilà qui a le mérite d’être clair. Il ne s’agit pas, pour Sarkozy, de donner la parole au peuple mais de se servir de lui,  en quelque sorte de l’abuser.

Donner la parole au peuple est, dans son intention, basse manœuvre politicienne. Rouerie. L’homme n’est donc pas sot, mais roublard.

 

Il se dit, chez les dirigeants irlandais, que les irlandais comprendront la question. En conséquence, qu’ils voteront le traité. Parions alors que les français comprendront eux aussi la question. Et qu’ils sauront y répondre. Comme les irlandais. Car nous ne doutons pas du peuple irlandais, comme nous ne doutons pas également du peuple français. Ils ne sont sots, ni l’un ni l’autre.

 

Les irlandais voteront non au Mécanisme Européen de Stabilité. De même les français. Ils voteront non car, d’une quelconque manière, ils n’entendent pas être mis sous tutelle. Ils n’entendent pas être contraints à l’austérité. Ils n’entendent payer pour les banques et les 1% qui se gavent.

Ils entendent surtout rester en démocratie.

 

Les irlandais et les français regardent ce qui se passe ailleurs. Ecoutent.

Et que se passe-t-il ailleurs ? Qu’entendent-ils ?

Ils entendent que le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, originaire d’un paradis fiscal, se prononce, concernant la Grèce, pour la création d’un commissaire spécial européen à la « reconstruction ». Une sorte de pro-consul en quelque sorte, idée déjà avancée par le ministre allemand des finances, Wolfgang Schauüble.

Ils n’ont pas envie de cela. Ils n’ont pas envie de passer sous la tutelle de l’ultralibéralisme et des banques.

 

Chemin écrivant ces lignes, je constate qu’on en arrive, par manque d’attention, à formuler des absurdités.

Il est question de « donner -ou pas- la parole au peuple », soit que des élus de ce dernier évoquent cela ou que le peuple lui même la réclame, oublieux que nous sommes qu’on n’a pas « à donner » la parole au peuple parce que ce dernier est le seul pouvoir ou à l’origine du pouvoir de ses représentants et qu’il n’est qu’une parole véritable en démocratie : la sienne.   

 

 

Exergue

 


http://www.placeaupeuple2012.fr/referendum-sur-le-pacte-budgetaire-en-irlande/

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 06:44

 

Déjà vendu à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires, le programme du Front de gauche -L’humain d’abord-  vous est proposé ci-dessous (lien).

http://www.jean-luc-melenchon.fr/arguments/telechargez-le-programme-lhumain-dabord/ 

 

Ainsi, ceux qui ne l’ont pas peuvent en prendre connaissance.

Ils peuvent également le donner en partage autour d’eux en diffusant le lien.

 

L’humain d’abord.

C’est assez terrifiant de devoir rappeler cette évidence : l’humain d’abord. D’être dans la nécessité de dire que c’est à partir, autour et au service de l’humain que l’économie s’élabore et prend forme.

C’est assez terrifiant de constater que l’humain est de nos jours, selon l’expression consacrée, la variable d’ajustement de l’économie, d’une économie très particulière puisqu’elle est au service de l’intérêt de quelques particuliers.   

 

L’humain d’abordest un rappel nécessaire et urgent.

Le programme s’enracine dans le peuple, ce dernier s’étant rassemblé tout au long de nombreuses réunions pour lui donner à naître. Il n’est pas une proposition extérieure élaborée par ceux qui sont sensés savoir à la place des autres.  Le programme n’est pas l’œuvre d’un seul.

 

Le programme vient de l’intérieur du peuple qui, mieux que quiconque, sait ce qui est bon pour lui.

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 07:06

29 février

Carcassonne 14h30 Portail des Jacobins

Manifestation contre l’austérité http://www.humanite.fr/social-eco/trop-cest-trop-les-rassemblements-du-29-fevrier-491027                http://www.humanite.fr/politique/quand-les-ouvriers-l%E2%80%99ouvrent-490988

1 mars

Arzens  à 18h30

Assemblée citoyenne avec les candidats aux législatives

 

1mars

Douzens 20h30

Foyer municipal

Débat sur la dette

 

2 mars

Conques sur Orbiel

Assemblée citoyenne Front de Gauche 18h15

 

5 mars

Salles sur l’Hers à 20h30

De quelle dette parle-t-on ?

 

9 mars

Luc/Aude. 18h30

Rencontre sur la crise

 

18 mars

Paris

Prise de la Bastille. Manif.  http://www.placeaupeuple2012.fr/le-18-mars-chantons/ 

 

22 mars

Quillan 18h30

Réunion publique

 

26 mars

Magrie au foyer municipal

11h30 à 16 heures - repas

Planification écologique avec  André Chassaigne

 

5 avril

Toulouse

Place du Capitole

Meeting avec Mélenchon

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 06:10

Je sens que je vais faire valoir ma capacité d’expertise à C’dans l’air (et toucher des royalties). Pourquoi ? Parce que depuis le jour où, pour obtenir des strapontins du PS, l’appareil EELV-les Verts a renié son programme et a scié la branche à sa candidate  Eva Joly, il était évident que les écolos allaient se tourner vers le Front de Gauche. Voilà qui est fait pour certains d’entre eux et qui le sera pour d’autres au fur et à mesure de l’avancée de la campagne électorale. Logiquement, les écolos n’ont pas d’autre choix. Choix que j’aurais fait si j’avais été à leur place.

A l’époque,  j’avais commis 2 articles dans ce sens sur le blog et donné la position de Stéphane Lhomme (EELV-les Verts). http://stephane-lhomme.blogspot.com/2011/11/pour-une-alliance-europe-ecologie-front.html

 Exergue

 

 

Lu sur le site rue 89

http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/02/27/ecolos-de-toujours-ou-presque-ils-voteront-melenchon-229698

Rupture27/02/2012 à 12h22

Ecolos de toujours (ou presque), ils voteront Mélenchon

Déçus par l'accord EELV-PS, séduits par un Mélenchon plus clair sur le nucléaire, des écologistes expliquent pourquoi ils se tournent vers le Front de Gauche.

Quand Clémentine Autain, porte-parole du Front de Gauche, s'adresse aux militants d'Europe Ecologie - Les Verts, cela donne : « Bienvenue au Front de Gauche ! »

Depuis l'accord passé avec le PS en novembre, les déçus d'EELV ont les yeux tournés vers Jean-Luc Mélenchon. Et selon Corinne Morel-Darleux, secrétaire nationale à l'écologie du Parti de Gauche, il seraient nombreux.

Beaucoup, ajoute-t-elle, confient vouloir voter Mélenchon sans pour autant quitter EELV. Le Front de Gauche a multiplié les gestes de bienvenue à leur égard dès la fin 2011.

Dans un texte intitulé « Camarades, et si l'herbe était plus verte ailleurs ? », Stéphane Lavignotte, ancien responsable des Verts, et Clémentine Autain, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, encouragent les militants d'EELV à les rejoindre :

« Nous nous adressons fraternellement et en toute sororité à nos amis – depuis parfois plus de vingt ans – qui militent à EELV pour une vraie alternative au système actuel et que nous voyons malheureux. [...]

Si vous quittez EELV, ne disparaissez pas dans la nature : l'écologie politique a toujours besoin de votre engagement. Nous pensons possible et utile de militer ensemble. »

Ceux qui ont répondu à l'appel expliquent leur choix.

1

EELV, « satellite du PS »

Non seulement Thomas Giry votera pour Jean-Luc Mélenchon, mais il participe désormais à la campagne du Front de Gauche. Le départ de ce membre du conseil fédéral d'EELV n'est pas passé inaperçu.

Ancien cadre d'Europe Ecologie - Les Verts, il a rendu publique sa décision en janvier. Deux mois après la conclusion de l'accord avec le PS, « parce qu'après dix-huit ans dans un parti, on ne part pas comme ça ». Pourtant, c'est bien l'alliance avec les socialistes qui a motivé son départ :

« Je me suis posé beaucoup de questions quand j'ai réalisé que l'accord signifiait qu'en cas d'une possible alternance, EELV renonçait à s'opposer à une vraie politique d'austérité. »

Il est loin d'être le seul pour qui l'accord a été une véritable ligne de faille. L'héritage d'extrême gauche qu'ont en commun une partie des militants écolos a motivé leur ralliement à Jean-Luc Mélenchon.

Quand le côté extrême gauche des écolos les rattrape

Mireille Teulé est « née chez les communistes ». Petite-fille d'une première adjointe au maire PCF qui l'a beaucoup influencée, cette ancienne professeure d'histoire-géographie a rejoint Europe Ecologie - Les Verts il y a deux ans. Elle aussi a décidé de confier sa voix au candidat du Front de Gauche :

« Je ne peux plus que voter pour lui ! EELV s'est placé comme satellite du PS, or c'est pour moi le symbole du néolibéralisme. »

Etablie dans l'Aquitaine, elle a milité pour la première fois en 2005 contre le Traité établissant une constitution pour l'Europe (TCE). La retraitée a exprimé son opposition au TCE au sein des comités anti-libéraux « auxquels des militants PS proches de Jean-Luc Mélenchon faisaient aussi partie ».

Le bilan local des élus PS d'Aquitaine a également pesé dans la balance :

« Ils soutiennent le projet de TGV-Aquitaine qui a endetté la région pour les cinquante ans à venir alors qu'il ne va absolument pas contribuer à désenclaver les petites communes isolées. »

2

Mélenchon, plus clair sur le nucléaire

Une chose est sûre : la campagne de Jean-Luc Mélenchon se drape de vert et cela plaît aux militants écolos. Sandrine Figuié, élue EELV à Martigues (Bouches-du-Rhône), a annoncé qu'elle mettait entre parenthèses son appartenance politique le temps de la campagne... afin de se consacrer au Front de Gauche.

Elle a été déçue par l'amollissement du combat écologique de son parti, conséquence directe de la signature de l'accord avec le PS :

« Les socialistes ne sont pas opposés au nucléaire. Quand je vois aujourd'hui que les Verts sont les alliés du PS, je me dis qu'on a beaucoup plus de choses à faire avec le Front de Gauche. On ne voit pas les militants PS mobilisés sur cette question. »

Au contraire, elle remarque que ceux du Front de Gauche sont « des gens de terrain, ancrés dans le monde associatif, au coude à coude dans les manifs ». Bref : des personnes « avec qui une alliance naturelle se noue ».

Consulter les citoyens sur le nucléaire : « Tout à fait d'accord »

C'est également la raison qui, après 38 ans de vote écolo, a mené Anne-Marie Imbert à se pencher sur le programme du Front de Gauche :

« J'habite non loin de la centrale nucléaire de Tricastin dans la vallée du Rhône et ici, beaucoup des militants de Sortir du nucléaire sont au Parti de Gauche en même temps. »

Selon elle, Jean-Luc Mélenchon est cette année « le seul candidat qui convient ». Europe Ecologie - Les Verts est à ses yeux très en retrait par rapport à ce qu'il aurait dû conclure avec le PS sur le nucléaire, c'est-à-dire l'arrêt total de l'activité des centrales. Elle ajoute :

« Même si toutes les formations du Front de Gauche ne sont pas d'accord sur ce point, ils proposent d'organiser un référendum, ce avec quoi je suis tout à fait d'accord. »

3

Lassés des luttes internes à EELV

Cette « ouverture d'esprit » reconnue au Front de Gauche a également plu aux militants d'EELV, souvent désabusés par les luttes internes qui ravagent leur parti.

Le lynchage dont Eva Joly est la victime au sein de son propre parti a démobilisé Sandrine Figuié :

« Ça me choque en tant que femme, ça me choque en tant que personne. »

Quasi unanimement, les militants et élus interviewés dénoncent l'arrivisme de la direction du parti : « Cécile Duflot ou Jean-Vincent Placé ont les dents longues », « tout le monde chez les écolos veut être élus, alors ça crée des problèmes »... Ils finissent par aller voir ailleurs.

Cette exaspération n'a pas échappé à Jean-Luc Mélenchon. Dès novembre, alors qu'Eva Joly est malmenée par son parti divisé sur l'accord avec le PS, il faisait d'une pierre deux coups en redoublant de sympathie envers Eva Joly la « courageuse » :

« Elle prend des engagements très forts sur le nucléaire et l'EPR et elle se fait faucher et démentir, je comprends que ça l'atteigne. »

4

Un vote « utile »

Aucun écolo sur le départ ne considère cependant Jean-Luc Mélenchon comme l'homme providentiel. Il s'agit avant toute chose de voter utile. Simon Imbert-Viers, conseiller fédéral EELV et responsable de la commission immigration, a lui aussi décidé de ne pas renouveler son adhésion à Europe Ecologie - Les Verts. Il votera Mélenchon dès le premier tour.

En désaccord total avec la politique d'immigration prônée par le PS, il estime au contraire que le Front de Gauche « ne commet pas d'erreur sur ces questions ». Il précise :

« Ce n'est pas un vote d'adhésion totale au Front de Gauche. Je ne suis pas en train de dire “c'est super, c'est magnifique”. Je me prononce en tant que citoyen, pour faire passer un message. »

Le but est souvent d'accroître le poids du Front de Gauche afin, dans le cas où François Hollande serait au second tour, de faire pression sur les décisions prises dans le futur par le PS. « Assurer une alternance et pas une simple alternative », résume un militant.

                                                           **********

 

Compléments :

La planification écologique

http://www.placeaupeuple2012.fr/vite-la-planification-ecologique/

Scénario négawatt

http://www.dailymotion.com/video/xn1mae_scenario-negawatt-l-intervention-de-jean-luc-melenchon_news

 

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 02:26

 

M’est parvenu le lien ci-dessous afin de me donner à lire, vraisemblablement à diffuser, le texte : « Lettre ouverte de la Jeunesse,…… ». Ce que j’ai fait, ce que je fais.

Curieux, j’ai parcouru les productions d’Alabergerie. Je vous conseille d’en faire autant.

Je reproduis cette lettre, comme je le fais d’autres textes, car je sais que la paresse, même si on peut en faire l’éloge, en certaines circonstances, ne porte pas toujours ses fruits. Il convient donc de mâcher le travail car je ne souhaite pas que vous passiez à côté de ce texte au prétexte que cliquer sur le lien vous demande trop d’effort.

Et, si cette lettre ouverte est belle pour vous, elle l’est certainement pour d’autres. Peut-être alors consentirez vous à l’effort supplémentaire que je vous demande : diffusez-là à votre tour.

Voici donc le lien, voici donc le texte.

Exergue

 

 


http://alabergerie.wordpress.com/2012/02/23/invite-du-blog-max-despin-lettre-ouverte/

Lettre ouverte de la Jeunesse, par la Jeunesse,
pour la Jeunesse

« Personne, aucune puissance, aucun être humain, n’a le droit d’énoncer envers moi des exigences telles que mon désir de vivre vienne à s’étioler […]. Car, tant que je ne me laisse pas écraser par le nombre, je suis moi aussi une puissance. Et mon pouvoir est redoutable. »
Stig Dagerman

 

Je ne suis membre d’aucun parti, d’aucune association, je ne suis que citoyen. Mais si je m’adresse à la Jeunesse, c’est de plein droit : je la connais, je la côtoie, j’en fais partie et je l’admire. C’est en son nom que je voudrais parler. C’est avec elle et pour elle que je veux discuter du futur que nous partagerons. Je le fais en tant que jeune citoyen français, mais je voudrais pouvoir m’exprimer, au-delà de toute barrière d’âge et de toute frontière, en citoyen du monde.

Nous sommes le moteur des révolutions

Je sais notre inexpérience et notre malléabilité, je sais notre capacité à nous égarer, à renouveler les erreurs du passé. Je sais à quel point nous sommes influençables ; d’autant plus que nous sommes précaires, d’autant plus que nous sommes fragiles. Mais notre énergie, notre grande force résident précisément dans nos faiblesses : sans expérience, nous sommes plus aptes à nous libérer des préjugés ; sans certitude, nous sommes capables d’innovation ; instables, nous avons cet avantage décisif de pouvoir nous mettre en mouvement sans prévenir et de tout emporter avec nous dans un formidable élan vers l’avenir.

C’est à nous de réaliser aujourd’hui les changements que nous espérons, car nous sommes le moteur des innovations et des révolutions. C’est à nous de marcher vers le lendemain, dans l’incertitude du devenir, mais avec espoir et détermination. J’aimerais pouvoir parler en notre nom à tous, mais ce serait une tâche impossible : nous sommes une masse inouïe d’individualités, multiple, foisonnante. Pourvu que nombre d’entre nous se reconnaissent dans mes propos, y réagissent, et m’enrichissent en retour de leurs contradictions. Voilà tout ce que je souhaite. Si je parviens à être entendu par la Jeunesse, je souhaite aussi que chacun s’y retrouve pour en avoir un jour fait partie.

Un changement de société s’impose

Tous les indices sont aujourd’hui rassemblés pour nous indiquer qu’un changement de paradigme est en cours. Un changement de société s’impose : nous le voyons chaque jour autour de nous, dans notre quotidien. Nous le comprenons dans les médias, nous le lisons dans les événements qui ébranlent le monde, la matière, les peuples et les gouvernements.

Notre désespoir et nos inquiétudes, nos égarements, le désintérêt que nous affichons parfois pour la chose publique, tout cela, ne l’imputez pas à notre jeune âge : demandez-vous plutôt si notre mal-être, l’échec scolaire, les difficultés d’insertion sociale et professionnelle, le chômage, la violence, la dépression et le suicide ne sont pas symptomatiques d’un mal plus profond, un mal qui serait à la racine de notre modèle de société.

Ce mal a un nom et un visage, n’en déplaise à certains, qui craignent peut-être de le regarder en face de peur d’y trouver leur propre reflet et de s’y reconnaître. Je le nomme sans tabou : ce mal, c’est la corruption des principes fondamentaux de la République, c’est l’effondrement de la démocratie face au pouvoir croissant de la finance. Et la Finance aussi a un nom : c’est le Marché. Elle a surtout une foule de visages impersonnels : bourses, banques, financiers, multinationales, lobbies… et si tous se ressemblent et arborent la même grimace, c’est que tous se cachent derrière le même masque : celui de la social-démocratie occidentale. L’ennemi de la République et de la démocratie avance donc à découvert. À la vérité, nous le savions depuis longtemps, mais nous avons trop longtemps laissé faire. Il n’en est plus question.

Message à nos dirigeants :

Mesdames, Messieurs, occupants ou candidats à de hautes fonctions d’État, dans de nombreux pays d’Europe et du monde, je vous juge maintenant avec toute l’impétuosité de la jeunesse : vous n’êtes plus dignes de votre fonction si vous laissez ou placez des nations souveraines sous le contrôle de la finance ! Comment pouvez-vous vous ridiculiser de la sorte, faire des courbettes élégantes devant l’opinion publique, pour ployer ensuite franchement le genou jusqu’à terre, et abdiquer, capituler sans résister une seconde à la finance ? C’est vous-mêmes qui, en refusant de lui résister, par votre silence ou votre inaction, lui accordez ce pouvoir dont elle abuse. Vous lui avez accordé la possibilité de monter sur ce trône illégitime, et c’est vous maintenant qui travaillez à l’y maintenir au prix des efforts, de la liberté, du sang et des larmes du peuple. Rendez-vous compte que votre attitude est indigne des fonctions qui sont les vôtres quand, prétendant agir au nom de l’État, au nom du peuple souverain d’une nation entière, au nom de ses citoyens, vous prenez, en leur nom, sans prendre la peine de les consulter (ou pire, en les ignorant !) des mesures graves, aux conséquences lourdes et durables. Cela, en France, sous prétexte d’un vote quinquennal, alors que le principe constitutionnel de la République Française veut qu’elle soit un « gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » ! Prenez-en conscience et agissez en conséquence, ou disparaissez ! Vous avez besoin de nous pour exister, nous n’avons pas besoin de vous pour vivre.

« Je ne voterai plus pour vous »

Mesdames, Messieurs, qui vous soumettez à la Finance, je ne voterai plus pour vous !

Je ne voterai pas pour vous. Je fais table rase de mes convictions passées, de mes préjugés, parce qu’en dépit de toute appartenance partisane, je veux voter selon ma seule conscience ! Je ne voterai pas pour vous parce que vous n’en êtes pas dignes. Je ne voterai pas pour vous, car je veux à tout prix conserver ma liberté de choisir le monde dans lequel je vais vivre, et celui que je vais léguer à ceux qui viendront après moi.

Je ne voterai pas pour vous qui vous soumettez à la Finance, car je crois qu’au lieu de la concurrence et des échanges marchands, au lieu de la cupidité et de la volonté de puissance, ce sont l’éducation, le savoir, la créativité, et par-dessus tout l’aspiration de l’Homme à la paix et au bonheur qui doivent, au-dessus de tout, rester libres, et non faussés !

Je ne voterai pas pour vous car je souhaite pour nous tous et pour tous ceux qui nous suivront dans l’aventure humaine construire un autre modèle de société que celui dans lequel j’ai grandi. Car trop d’entre nous sont victimes d’une idéologie qui, au nom de la « liberté », bride la créativité, écrase les cultures et altère notre désir de vivre. En vertu de quoi le Marché — invention récente dans l’histoire de l’humanité, demeurerait-il maître du monde, des nations et des peuples ? Pourquoi et dans l’intérêt de qui devrait-il être placé au-dessus de tout et de chacun, comme une cage opaque, et de quel droit serions-nous maintenus dans cette caverne d’où nous ne voyons que l’ombre du monde véritable, l’ombre d’une démocratie réelle, porteuse et protectrice des libertés fondamentales de l’Homme ?

Je ne voterai pas pour vous car je veux pouvoir penser totalement par moi-même, jusqu’aux limites de ma conscience et de mon esprit, et pas seulement dans le carcan du Capital. Je ne voterai pas pour vous, car je veux que nous puissions vivre libres et égaux, tels que nous naissons : en tant qu’individus singuliers, uniques, tous différents mais semblables. Cela, quelle que soit la culture dont nous héritons par la naissance ou l’éducation. Et je proclame qu’il nous faut pour cela élire la Fraternité comme la première de nos valeurs. Elle seule n’a pas été retenue par le système libéral, pour une bonne raison : il repose sur son contraire, la concurrence libre, et non faussée !

Réaffirmer les valeurs républicaines : Fraternité, Égalité, Liberté.

Nous ne voterons pas pour vous car nous voulons replacer au cœur des valeurs de la République, non pas l’individu mais la collectivité, en vertu de la Fraternité : quand la richesse d’un pays n’a jamais été aussi grande, on doit attendre de lui qu’il en fasse profiter le plus grand nombre, et que chacun avec lui soit solidaire des démunis. Les ravages de l’individualisme sont incontestables et il nous appartient d’y mettre un terme, dès aujourd’hui.

Nous ne voterons pas pour vous car nous voulons servir non pas le capital, mais la société, en vertu de l’Égalité : de quel droit quelques-uns continueraient-ils à tirer la plus grosse part sinon l’ensemble des bénéfices du travail de tous ? Chacun sait quelle part infime de la population du globe profite de la crise actuelle, tandis que la majorité survit avec de maigres moyens, et qu’une grande partie de l’Humanité continue de mourir de faim. Nous voulons replacer l’Homme au cœur de l’humanité, c’est pourquoi il faut d’abord en chasser la Finance !

Nous ne voterons pas pour vous car nous voulons revaloriser non pas le profit, mais le travail, en vertu de la Liberté : quand la production est asservie aux caprices des actionnaires, le travailleur voit son œuvre se dissoudre dans la masse immatérielle du Capital, et s’évanouir bientôt dans des paradis dont il ne verra jamais la couleur. Cela est intolérable. Aucun être humain ne devrait être asservi à son travail ou à son employeur au point que sa vie en pâtisse.

Du monde de la Finance à celui de l’Homme.

Ce monde est accessible : il nous suffit pour l’apercevoir de regarder au-delà des œillères qui entravent notre vision. Libérés de l’individualisme aveuglant et de la cécité mercantile, ne voyons nous pas immédiatement que la spiritualité, la science, l’art, l’amour, la compassion, et tant d’autres valeurs nobles valent chacune cent fois, mille fois celles qui dirigent aujourd’hui notre vie ? La compétitivité, le profit, la marchandisation…. sont-ce bien là les valeurs que nous voulons promouvoir, que nous voulons porter et transmettre, et sur lesquelles nous voulons fonder le vingt-et-unième siècle ?

En vertu de quel principe devrait-on accepter que l’économie gouverne non seulement nos existences, mais contrôle également nos désirs et nos peurs, jusqu’à nous dicter nos choix ? Le libéralisme et la publicité, dont le but commun se résume aujourd’hui à maintenir l’équilibre précaire du système financier, ne nous laissent pour toute liberté que le choix de la marchandise à consommer et celui du produit à vendre. Est-ce au nom de cette liberté-là que nous avons renversé la Monarchie, traversé la Terreur, subi la Guerre et l’Occupation ?

Rien ne devrait nous empêcher de voir plus loin que ce prisme idéologique, et ceux qui nous accuseront de n’être que des utopistes sont ceux-là mêmes qui, dans leur intérêt ou malgré eux, cherchent à nous contraindre à cet asservissement. Eux-mêmes devraient bien se rappeler que le système capitaliste et libéral qu’ils défendent contre vents et marées est né avant toute chose de deux grandes utopies, dont les principes ont été depuis corrompus : la Révolution républicaine, et la philosophie des Lumières. J’en appelle à l’espoir, à l’utopie, et à l’absence de déterminisme en matière d’idées : le changement est possible, il est déjà en marche, car le système capitaliste s’effondre sur lui-même.

L’indignation ne suffit plus

Nous, jeunesse citoyenne du monde, de l’Europe, jeunesse française, immigrée, jeunesse à laquelle l’indignation ne suffit plus et qui appelle à la révolte, voulons démontrer qu’une autre République est possible. Nous voulons prouver que les peuples des démocraties occidentales peuvent se soulever sans verser de sang ni de larmes : en prenant les urnes contre le Marché, comme on a pris par le passé les armes contre la Monarchie.

Nous, jeunes, citoyens, occupants du sol français, pouvons dès aujourd’hui choisir de construire ensemble une nouvelle République. Nous avons le pouvoir de mettre en place une démocratie véritable, qui nous rendra en retour ce qui nous revient de droit : le pouvoir de décision, le pouvoir politique sur notre société et notre économie. Qu’on ne cherche pas à nous faire croire que cela est impossible : les gouvernements sont faits pour se succéder et les institutions pour être changées. Nous, indignés, révoltés, citoyens, peuples souverains à l’intérieur de nos limites, savons tous qu’un changement est possible, et nous affirmons d’une seule voix qu’il est devenu urgent et indispensable.

En définitive, nous refusons l’alternative du vote contre, ou contraint. Nous ne serons pas des machines électorales. Nous voterons selon nos convictions, pas pour un Homme, mais pour des idées. Pas pour un parti, mais pour une cause. Pas contre un système en crise, mais pour un autre.

Nous voterons en exerçant notre pleine liberté de citoyens : sans tenir compte du tapage médiatique, sans tenir compte des sondages, que nous savons trompeurs par expérience, sans regarder les fantômes que l’on brandit pour nous faire peur, sans écouter les mensonges que l’on profère pour nous séduire.

La révolte est en marche

Mon appel est le suivant : indignons-nous, en premier lieu, et puis révoltons-nous ! Prenons pleinement conscience que la Crise n’est pas économique et financière comme on nous le répète sans cesse, mais sociale et politique.

Cultivons-nous, alertons-nous, soulevons-nous et prenons les urnes, massivement, chaque fois que l’occasion se présentera — mais n’en restons pas là ! Il nous appartient de mettre également notre énergie et notre créativité au service d’idées et de causes, de les incarner, de les porter sur le devant de la scène publique et politique, et de ne nous en défaire sous aucun prétexte.

Le vingt-et-unième siècle ne sera pas celui de la ruine ou du désastre, mais celui d’un nouveau modèle de développement social et économique, porté par une forme nouvelle de démocratie, citoyenne, souveraine et exemplaire.

Je souhaite à tous ceux qui se reconnaîtront dans mes propos qu’ils puissent faire de même : reconnaître leurs convictions, les confronter au monde et leur donner un sens. Parce que l’avenir nous appartient à tous, et qu’il appartient à chacun d’entre nous de le faire advenir, j’en appelle à la formation d’une Assemblée Constituante.

Pour toutes ces raisons, et plus encore, je voterai pour le candidat du Front de Gauche, Jean Luc Mélenchon. Pas pour un homme ni pour un parti, mais pour les idées qu’ils défendent et pour le changement de société qu’ils proposent. Pour la première fois dans ma vie d’électeur, j’irai voter avec conviction et avec enthousiasme : pour quelque chose en quoi je crois.

 

Le 17 février 2012

Max DESPIN,
Étudiant, 22 ans

 

 

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 18:35

 

http://www.gaucherepublicaine.org/petitions/appel-aux-citoyens-et-a-leurs-elus-pour-s-opposer-au-coup-d-etat-du-21-fevrier-2012

 

Vous pouvez également écrire une lettre, à votre sénateur, adressée par mel.

Vous trouverez l’adresse de votre sénateur ici : http://www.senat.fr/somelus.html

 

 

Modèle de lettre simple (à moduler différemment si vous écrivez à un député non PS) :

Monsieur le Sénateur,

 

Vous allez devoir vous prononcer très prochainement sur le MES. A mon grand désespoir, j’ai constaté, qu’une fois de plus, les députés socialistes se sont abstenus sur un texte essentiel qui est une attaque contre la démocratie et le peuple français.

Comment, après ça, imaginer que la gauche puisse se rassembler derrière François Hollande ?

Des voix s’élèvent dans vos rangs, notamment celles du mouvement des jeunes socialistes : http://www.jeunes-socialistes.fr/2012/02/mes-tscg-deux-coups-depee-dans-le-dos-des-peuples-europeens/, comme celle de Marie-Noëlle Lienemann : http://lienemann.typepad.fr/accueil/2012/02/pourquoi-le-ps-doit-refuser-la-ratification-du-m%C3%A9canisme-europ%C3%A9en-de-stabilit%C3%A9.html, voix auxquelles je souhaite vous voir attentif.

J’attends de vous, en tant que sénateur, que vous dénonciez cette tendance ruineuse pour une certaine idée de la gauche et de la démocratie, et que vous utilisiez vos convictions et votre autorité pour convaincre vos collègues sénateurs PS de ne pas trahir le peuple de gauche.

 

Avec mon exigence respectueuse, je vous prie de recevoir mes salutations militantes

 

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 07:11

 

 

« Je me permets de vous transmettre les coordonnées d'une lettre ouverte parue dans "Le Monde" et signé d'un républicain, laïque et socialiste : j'ai nommé HENRI PENA RUIZ. A lire et à relire toutes affaires cessantes ». Signé : Ilrêve, dont les commentaires sur le blog sont toujours les bienvenus comme le serait un article de la même signature.

 

L’occasion est donnée de faire un appel auprès de ceux qui pourraient écrire un article ou qui ont des documents à signaler. 

Exergue

 

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/02/23/lettre-ouverte-a-francois-hollande-sur-la-laicite_1647186_3232.html

 

Point de vue | LEMONDE.FR | 23.02.12 | 10h58   •  Mis à jour le 24.02.12 | 10h12

par Henri Pena Ruiz, philosophe, écrivain, ancien membre de la Commission Stasi, membre du Parti de gauche

Je m'étais réjoui d'entendre François Hollande afficher sa volonté de conforter la laïcité. Je suis aujourd'hui consterné de la tournure prise par une telle promesse. Pour la laïcité cela vire au cauchemar. D'une part seul le premier article de la loi de 1905 est mentionné littéralement dans le projet de constitutionnalisation. D'autre part le concordat encore en vigueur en Alsace-Moselle, liste de privilèges publics de trois religions octroyés par Napoléon en 1801 et en 1807, est promu au rang constitutionnel.

Bref, l'égalité prévue par l'article deux est censurée, et les privilèges concordataires sont renforcés dans la hiérarchie des normes ! Si les choses demeurent en l'état non seulement le programme du Parti socialiste (PS) ne renforce pas la laïcité mais il l'affaiblit… Pendant cinq années de pouvoir sarkozien, la laïcité a reçu des coups très durs. Maintenant, alors que l'espoir renaissait de la promouvoir, voici venir un nouveau coup, inattendu, politiquement paradoxal ! Ce serait une étrange façon de faire de la politique que de rassurer les partisans du maintien de privilèges en désespérant les partisans de l'égalité républicaine, croyants et athées réunis. Dialoguons malgré tout sans polémique sur les deux points en jeu.

Le premier point concerne les deux articles indissociables du titre premier de la loi de 1905. C'est une faute de ne pas mettre sur le même plan l'article deux et l'article premier. Pourtant, les énoncés sont simples, nets, purs comme du cristal. Jaurès s'en est expliqué. Lisons. Le premier article dit haut et fort "Liberté !": "La République assure la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes." Le second article dit haut et fort "Egalité !" : «La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte." L'Etat porteur du bien public – res publica – n'a pas à privilégier les croyants, pas plus d'ailleurs que les athées. Ni statut de droit public, ni financements d'aucune sorte, pour une croyance qui n'engage qu'une partie des citoyens. La santé, l'instruction, la culture, elles, sont le bien de tous, et méritent tous les égards. Pour Jaurès, la chose était claire : supprimer le budget des cultes, ce n'est nullement nuire aux croyants, car le transfert de l'argent public à ce qui est universel, commun à tous, profite autant aux croyants qu'aux athées. Bref, il faut absolument constitutionnaliser littéralement les deux articles de la loi de 1905, réunis sous le titre"Principes". Il serait étrange qu'un parti dit socialiste laisse tomber l'égalité de celui qui croit au ciel et de celui qui n'y croit pas…

Le deuxième point concerne le droit local d'Alsace Moselle. Ce droit local comporte deux composantes complètement distinctes et de généalogies à la fois historiques et nationales sans aucun rapport. D'un côté le concordat napoléonien de 1801-1807, loi française ; de l'autre le droit social promu par Bismarck pour endiguer la radicalisation révolutionnaire, loi allemande. Les religieux crispés sur leur privilèges concordataires prétendent qu'ils sont inséparables des droits sociaux. Ils mentent, et trompent le peuple. On peut supprimer le concordat sans toucher aux droits sociaux spécifiques aux habitants de l'Alsace Moselle. S'il faut rassurer les électeurs, c'est ainsi qu'on peut le faire dans le respect des principes indissociables de liberté et d'égalité. Je comprends mal l'argument du "respect d'une histoire particulière". Nulle tradition n'est a priori respectable. La notion machiste de chef de famille, l'infériorisation des femmes, des homosexuels, des francs-maçons, des humanistes athées, ont longtemps fait partie des traditions occidentales. Fallait-il les respecter ?

François Hollande, il est encore temps de rétablir les choses. On peut comprendre que certains religieux cherchent à préserver leurs privilèges, et vous le fassent savoir. Encore qu'ils montrent ainsi qu'ils pensent davantage à la terre qu'au ciel. On ne peut comprendre que vous renforciez juridiquement ces privilèges, en les constitutionalisant. Vous ne pouvez raturer ainsi l'égalité républicaine des athées des croyants et des agnostiques. Surtout vous qui êtes du même parti que Jean Jaurès. Est-il légitime que des athées soient tenus de subventionner, par l'impôt, un culte religieux ? L'argent public ne doit pas servir l'intérêt particulier mais l'intérêt général. Au moment où vous militez pour une gestion rigoureuse de la dépense publique, on peut s'étonner de votre position. Que ferez-vous demain si des libres penseurs ou des francs maçons vous demandent de l'argent pour leurs lieux de réunion ? Allez vous consacrer une approche discriminatoire qui donne aux croyants un statut de droit public alors que les athées sont confinés dans la sphère privée ? De grâce laissez à Nicolas Sarkozy le soin de considérer que la religion est un service public, le supplément d'âme d'un monde sans âme. Et laissez les croyants pratiquer leur religion de façon désintéressée, sans assistance de la puissance publique. Ce souci d'avantages temporels n'a rien à voir avec la spiritualité religieuse, comme vient de l'affirmer l'Observatoire chrétien de la laïcité.

François Hollande, mettez vos pas dans ceux de Jaurès plutôt que dans ceux des fossoyeurs de la laïcité. Ici comme ailleurs, c'est d'une gauche laïque et sociale décomplexée qu'a besoin le pays. Je suis sûr que les électeurs sont parfaitement en mesure de comprendre et d'accepter ce langage, qui est celui du vrai et du juste.


Henri Pena Ruiz est l'auteur de Qu'est-ce que la solidarité ? Le cœur qui pense (Editions Abeille et Castor, 2011).

 

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