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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 13:15

 

La


 

La saison est pliée.

(2 touristes du camping les « restos », tour opérator : la précarité et assimilés).

-          Bon ! A l’année prochaine.

-          C’est ça, à l’année prochaine.

-          C’était pas si mal.

-          Ouais, c’était même pas mal.

-          Bon ! A l’année prochaine. En attendant, portez vous bien.

On se croirait (presque) à la fin de vacances de portants bien qui plient leur tente, secouent leurs babouches pleines de sable et rentrent at home.

Ils n’arrivent pas à se quitter.

-          Content de t’avoir connu.

-          Moi aussi.

Le ventre attendra jusqu’au prochain rendez-vous.

Les femmes peuls ont cette particularité (à l’instar des chameaux et dromadaires) de charger leur arrière train, à la bonne ( !) saison, de réserves qu’elles utiliseront à leur insu à la mauvaise ( !). Gageons que la gens précaire au cours de ses 25 ans écoulés ait eu la sagesse de cette adaptation ô combien nécessaire.

-          A l’année prochaine.

-          C’est ça ! A l’année prochaine.

Ils n’arrivent pas à se quitter.

 

Cette année 840000 repas/jour ont été distribués. Nombre en augmentation au regard de la « crise ». Sont de plus en plus concernés, outre la population habituelle, des travailleurs précaires, des artisans, des agriculteurs et pour 1/10ième des personnes âgées (que ne satisfont-ils pas des propositions du film : Soleil Jaune. Une pilule et hop ! C’est gagné. Plus d’emmerdes lorsque tu te situes à la droite du Seigneur - moi c’est à la gauche-), en fait toutes personnes ne fréquentant pas le Fouquet’s et qui n’ont aucun complexe vis-à-vis de l’argent (Et pour cause ! Il faut avoir les moyens du complexe).

 

Mais ce n’est pas le but de ces lignes que de vous dire ce que vous savez déjà. Mais plutôt ceci. Que vous avez remarqué. Cela fait ¼ de siècle que les Restos existent. Pas ceux que vous fréquentez, bande de nazes, mais les autres. Si ça continue, nous fêterons un jour leur centenaire comme on fête les anciens. Nous aurons la Jeanne Calmant des restos. Et oui !

Pas de quoi se réjouir. Il y a là, comme dit l’autre, un problème. Que les restos du cœur existent tant mieux, qu’ils continent à exister c’est ……a nor mal.

J’en suis à me demander si les associations caritatives se rendent comptent de ce qu’elles font. J’en arrive à me demander si elles ne devraient pas programmer, dès leur naissance, la date de leur fin afin de contraindre les pouvoirs publics à prendre les choses en mains (mains au pluriel, bien entendu). Disons qu’elles se donnent 3, 4 ou 5 ans, le temps de laisser aux gouvernements de se retourner et puis basta ! Avertis, ils se mettent au taf de résoudre le problème posé. Car enfin ! faut pas être louf, un gouvernement qui sait qu’il pourra compter sur les associations caritatives pourquoi se mettrait-il en demeure de régler la situation, d’autant que ça lui coûte moins cher, d’autant qu’il pourra balancer cet argent aux banques et autres choses du même acabit.

-          Oui ! Mais vous comprenez on ne peut pas laisser les gens dans la mouise.

-          Oui, mais vous comprenez peut-être aussi qu’il ne s’agit pas de laisser se prolonger indéfiniment la mouise et c’est d’une certaine ce qui est fait.

 

Cette histoire n’est pas, pour moi, sans me rappeler cette autre fadaise que je vais vous compter. J’ai le souvenir de leur installation.  C’était les contrats emplois solidarité. Je disais à mes collègues d’alors : « Ce sont les chaînes de l’esclavage moderne. On file un peu de tunes aux gens, de telle sorte qu’ils soient attachés à ce qu’ils ont et qu’ils vont craindre de perdre. En fait : on les tient. S’ils n’avaient rien ils prendraient les fourches »

-          Mais tu es un salaud !

Et c’est vrai que je n’étais pas fier de mon baratin car loin de moi l’idée de laisser crever les autres, mais c’était plus fort que moi, j’étais convaincu ( et je le suis toujours) que le peu donné était le moyen de leur faire fermer la gueule aux gueux, aux délaissés. Vous me direz que je ne suis pas dans ce cas. Je vous l’accorde. Mais, tout de même ! 

 

saison est pliée.

(2 touristes du camping les « restos », tour opérator : la précarité et assimilés).

Bon ! A l’année prochaine.

C’est ça, à l’année prochaine.

C’était pas si mal.

Ouais, c’était même pas mal.

Bon ! A l’année prochaine. En attendant, portez vous bien.

On se croirait (presque) à la fin de vacances de portants bien qui plient leur tente, secouent leurs babouches pleines de sable et rentrent at home.

Ils n’arrivent pas à se quitter.

Content de t’avoir connu.

Moi aussi.

Le ventre attendra jusqu’au prochain rendez-vous.

Les femmes peuls ont cette particularité (à l’instar des chameaux et dromadaires) de charger leur arrière train, à la bonne ( !) saison, de réserves qu’elles utiliseront à leur insu à la mauvaise ( !). Gageons que la gens précaire au cours de ses 25 ans écoulés ait eu la sagesse de cette adaptation ô combien nécessaire.

A l’année prochaine.

C’est ça ! A l’année prochaine.

Ils n’arrivent pas à se quitter.

 

Cette année 840000 repas/jour ont été distribués. Nombre en augmentation au regard de la « crise ». Sont de plus en plus concernés, outre la population habituelle, des travailleurs précaires, des artisans, des

 

 

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