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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 14:19

 

Essai

 

Pourquoi telles politiques économiques et sociales sont-elles conduites et pas d’autres ? A quoi cela tient-il ?

 

On mettra de côté, parce que c’est un autre sujet, les politiques économiques et sociales libérales dont le souci premier n’est pas la satisfaction de la condition humaine.

 

Une réponse peut être apportée par l’observation de l’évolution sociologique de la représentation nationale.

 

Certaines catégories sociales ont disparu de la représentation. En conséquence, des préoccupations essentielles pour ces catégories ne sont plus portées au débat où, si elles le sont, elles ne sont plus, à l’esprit des représentants, que des phénomènes abstraits, marginaux, dont on peut si nécessaire éviter de s’encombrer.

 

Reste à savoir si cette disparition de catégories sociales en terme de représentation -on pense aux ouvriers, employés,…- est corrélée à proportion égale à une disparition de ces mêmes catégories dans le corps social.

 

Apparemment, rien de moins vrai. Ce qui autorise cette autre question : pourquoi, alors qu’elles existent - car nous ne doutons pas qu’elles existent, ces catégories sociales ne trouvent pas à être représentées ?

 

Des explications peuvent-être avancées :

-         Il faut du temps et de l’argent pour faire de la politique,

-         La ségrégation sociale s’effectue déjà à l’interne des partis politiques.

-         Etc... 

 

Et si des explications peuvent être avancées, en contrepoint des solutions également :

-         Il faudrait que les partis politiques -pour le moins ceux qui se réclament du peuple- s’attachent à la promotion d’un personnel politique issu des catégories sociales qui ont le moins de chance d’accéder à la représentation.

-         Il faudrait éduquer le peuple à la citoyenneté et à la prise de responsabilité.

-         Il faudrait se défaire des spécialistes lorsqu’ils occupent le devant de la scène.

-         Il faudrait vraisemblablement limiter l’accès de la représentation de telle sorte que ceux qui sortent de certaines écoles (l’ENA,….) ne trustent pas les mandats.

-         Il faudrait encore que les populations ne considèrent plus le niveau d’études comme un brevet de compétences et de capacités,…..

-         Il faudrait -pourquoi pas- installer des quotas à l’instar de ce qui se fait en d’autres domaines.

-         etc.,….

 

A la non représentation des couches populaires on mesure le résultat des politiques économiques et sociales.

 

 

Il s’agit là de démocratie. Affaire importante.

 

Un correspondant rappelle, voir lien ci-dessous, que dans la Grèce antique la représentation démocratique s’effectuait par tirage au sort. Ce qui montre bien que la représentation peut user de diverses procédures. Cela é été l’objet d’un article précédent.

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/03/23/et-si-on-tirait-au-sort-nos-deputes_1674276_1650684.html

 

 

Pour compléter :

 

http://www.election-presidentielle.fr/?p=399

 

http://www.libres.org/francais/actualite/archives/actualite_0607/2307_a4_sociologie_deputes.htm

 

http://www.blogactualite.org/2009/02/la-composition-socio-professionelle-de.html

 

http://www.afsp.msh-paris.fr/publi/ficheslivres/costa07.html

 

http://ti.diak.over-blog.com/article-4215956.html

 

 

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commentaires

Il Rève 26/03/2012 06:48

Exergue exerce un droit d'expression libre que de nombreux pays démocratiques ne peuvent utiliser. Faute d'une histoire et d'un patrimoine culturel différent. Seule la France a vu naître Voltaire,
Diderot, Louise Michel, Jules Ferry, Jean Jaurès et le fondateur de "Exergue". Il n'est pas possible cependant, et fort de cet héritage de réduire le champ de "laction politique" ("faire de la
politique", écrit "exergue") à la représentation parlementaire. D'une part l'action politique déborde largement les travées de nos deux assemblées, nationale et sénat. Celles ci n'étant que le
concentré virtuel d'un rapport de force temporel et réel au profit d'une expression démocratique, bourgeoise. D'autre part la marge de construction d'une représentation directe "des masses
laborieuses" est de plus en plus étroite comme si celles ci disparaissaient progressivement de la scène politique par un double mouvement de paupérisation et d'embourgeoisement. Le réveil Mélenchon
sonnant pourtant, mais davantage pour les "classes moyennes" que pour les "ouvriers". Si l'on s'en réfère aux "sociologues" des quotidiens et des sondages. L'important étant de ne pas se rendormir
après la sonnerie, mais de se dire : "Voilà que sonne le re commencement" qui peut complèter "la lutte finale" et de construire différemment son intervention politique qui peut s'opposer à
l'expression parlementaire.

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