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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 06:10


·         Malek Boutih

AFP | Politique 28 sept 11:44

Malek Boutih, membre du bureau national du Parti socialiste, a estimé mardi que Martine Aubry avait "un problème avec la vérité politique", soulignant qu'"il n'y a qu'à voir la manière dont elle slalome sur le dossier des retraites".

La première secrétaire du PS a "un problème avec la vérité politique, c'est extrêmement clair", a déclaré M. Boutih sur RTL.

"Il n'y a qu'à voir la manière dont elle slalome sur le dossier des retraites" pour "voir qu'il y a un problème", a-t-il ajouté.

"Entre ce qu'on dit aux Français aujourd'hui sur le haut de la tribune et ce qu'on fera demain si on est en responsabilité, il y aura plus qu'un décalage", a prédit l'ancien président de SOS racisme.

http://www.lepost.fr/article/2010/01/21/1899958_melenchon-hamon-retraites-en-tete-a-tete.html

 

Commentaire de votre serviteur.

Entre ce que dit officiellement le PS, remis en cause par Malek Boutih, ce que dit Benoit Hamon et ce que ne peut dire Dominique Strauss-Kahn mais qu’on sait qu’il pourrait dire, le Parti Socialiste ratisse large pour ne pas reprendre la formule il « slalome » et devoir payer des droits d’auteur à son auteur.

L’avantage qu’offre le PS c’est, qu’étant un chœur à plusieurs voix, chacun de ses militants se retrouve dans ses positions pour les faire valoir auprès de l’électorat en ayant toujours à disposition un discours qui l’y autorise.

Le PS est un parti riche de ses contradictions, des politiques divergentes, voire antagonistes, qu’il propose. En son sein, ses leaders sont tous sur la même ligne…… de départ pour conduire, le moment venu (et qui ne doit pas venir) une politique amendée de droite, une politique qui ne peut satisfaire celui et celle qui a quelques exigences et un point de vue sur ce que doit être la justice sociale et l’équité.

On ne peut clore ce petit commentaire en empruntant toujours à Malek Boutih qui, de l’intérieur de la maison sait de quoi il parle, et il parle d’or :  "Entre ce qu'on dit aux Français aujourd'hui sur le haut de la tribune et ce qu'on fera demain si on est en responsabilité, il y aura plus qu'un décalage".

 A bon entendeur, salut !  

 

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commentaires

Exergue 22/10/2010 06:08


Camarade, dans l’article auquel tu as apporté un commentaire (ce dont je te remercie) je montrais, preuves à l’appui, qu’il y a, concernant les retraites, autant de positions que de leaders en plus
de la position officielle du PS. Cela fait désordre, tout en offrant l’avantage de pouvoir dire, plus tard : « Le PS l’avait dit ».
J’appelle leaders : Malek Boutih et Hamon qui appartiennent à ma connaissance au plus haut niveau de l’appareil.
Malek Boutil déclarant : le PS arrivé au pouvoir ne tiendra pas sa parole fait plus que me laisser perplexe, et avec moi bien d ‘autres.

Puis, tu dis : « Demandez à un socialiste s'il est d'accord avec un gouvernement de droite. La réponse est toute faite ».
Tu as raison. Au détail prêt que tu fais un paquet des militants de base du PS (qui, pour la plupart sont socialistes) et des leaders.
Les faits interpellent.
- Que penses-tu de Manuel Valls qui souhaite renommer le PS ? Est-ce sans signification ?
- Que penses-tu de la participation des leaders socialistes, et non des moindres, qui ont participé à des réunions à l’initiative de Bill Clinton dans lesquelles il était question de substituer à
l’Internationale socialiste une Internationale social-démocrate ?
- Que penses-tu des vertes critiques de Ziegler, socialiste suisse, à l’égard de Strauss-Kahn, de son prédécesseur au FMI, de pascal Lamy et de bien d’autres ?
- Que penses-tu de ces socialistes qui sont entrés au gouvernement Sarko ? Je t’accorde qu’ils ne l’étaient guère, mais il faut dire toutefois qu’ils n’occupaient pas des positions subalternes dans
l’appareil PS.
- Que penses-tu de Rocard disant à un parterre de patrons, je cite de mémoire : « Il n’y a que vous qui avez une idée réelle de l’état de la France et de ce qu’il faut faire » ?
- Que penses-tu des camarades encore encartés au du PS, toujours plus nombreux, jeunes et moins jeunes, qui déclarent ne pas vouloir voter pour Strauss-Kahn si ce-dernier reçoit l’investiture ?
N’ont-ils pas, tout comme moi, le sentiment argumenté que le PS ne sait plus où il habite ?
- Que penses-tu d’un projet du PS qui sera, au final, l’équation personnelle (pour ne pas dire le plan de carrière) du candidat investi, et non le projet collectif et négocié ?
- Que penses-tu du travail de sociologues qui distinguent désormais la vraie gauche de quelque chose qu’ils ne citent pas, mais que je qualifierai, au regard de la notion de vraie gauche, de fausse
gauche ?
- …..
Je conçois, camarade, qu’il est difficile d’entendre que le PS se « droitise ». Je le comprends d’autant mieux que j’ai longtemps appartenu à la maison mais, ne voulant pas me défaire du
socialisme, voulant lui rester fidèle, j’ai quitté la boutique, l’outil ne vaut que s’il correspond et sert le travail et les idées que l’on défend.
Oui, tu as raison, camarade : « Demandez à un socialiste s'il est d'accord avec un gouvernement de droite. La réponse est toute faite ». Oui, les militants de base ne sont pas d’accord avec un
gouvernement de droite. Le problème c’est que les militants de base ne font plus, ne sont plus le PS, ils sont seulement la troupe montrée par les leaders lorsque c’est nécessité.


Michel Goetz 20/10/2010 09:09


Déjà en terme d'objectivité on fait mieux. C'est comme demander à un prêtre s'il croit en Dieu. Demandez à un socialiste s'il est d'accord avec un gouvernement de droite. La réponse est toute
faite. Tout cela n'est pas objectif, donc inutile.


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