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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 06:26

S’il est bon de vouloir la démocratie (sous-entendu : politique). Si la démocratie est utile et nécessaire. Cela est-il suffisant ? Rien de moins sûr. Nous devons nous poser la question : une démocratie pour quoi faire ? Car la démocratie représentative, pour ne que parler d’elle, semble bien souvent accomplie au seul fait de choisir et d’élire des représentants. Cela étant fait, tout peut se résumer alors avec cette formule : « Passez citoyens, il n’y a plus rien à voir jusqu’au prochain rendez-vous ».

 

La démocratie est comme le premier barreau d’une échelle qui en comporte d’autres. C’est un étage de la fusée. Une étape nécessaire et insuffisante.

 

La démocratie se décline en de multiples variantes qui ne satisfont pas toutes à la formule : « Gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». Formule qui, appliquée à la lettre et dans l’esprit, répond à la question une démocratie pour quoi faire.

 

La formule dit l’acteur, le moyen, l’intention et l’objet du projet. Aussi ne peut y avoir de candidat-projet, l’exercice du pouvoir par une oligarchie ou empreint d’un quelconque paternalisme du type : « Nous savons ce qui est bon pour vous ».

 

Le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple dit l’individu dans sa présence et sa participation au collectif.

 

La démocratie pour se réaliser pleinement appelle donc le second barreau de l’échelle, l’étage suivant à la fusée qui est la satisfaction du bien public et pour lequel Robespierre, en 1790, a proposé qu’il s’exerce en Fraternité, ce que nous traduisons par la contribution de chacun selon ses moyens en faisant en sorte que nul sur le territoire ne puisse en être privé (d’où les services publics et leur répartition en toile d’araignée). Ce second étage a pour nom : La République que l’histoire de France veut sociale ainsi qu’il est écrit dans la Constitution.

 

Il se murmure déjà (il en est qui vont vite en besogne) que l’Egypte inclinerait pour une démocratie de type présidentiel, sans que nul ne sache qui est cette Egypte encore à la joie de sa liberté retrouvée et qui n’a pas émergé de sa fraîche naissance. Le mieux est de la laisser suivre son chemin sans ingérence, sinon pour l’informer qu’en accompagnement de la démocratie politique, il est également la démocratie sociale et qu’il n’est de pouvoir politique pertinent que celui qui est limité de contre-pouvoirs efficaces. Cela étant dit, l’Egypte fera ce qu’elle voudra, la Tunisie également, toutes 2 trouveront la route qui leur convient.  Et si ces 2 pays décident d’une manière différente que la nôtre, il faudra nous en réjouir et, pourquoi pas, puiser pour notre enrichissement dans cette imagination nouvelle.

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