Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 15:39

Le premier de ces livres  de Jean-Pierre Enard m’a été offert à Noël. Heureux choix filial. Le second de Salwa Al Neimi, je l’ai acheté au kiosque d’une gare, en attendant le voyageur. Heureux hasard.

J-P Enard est décédé à 44 ans, en 87. Il a travaillé au Journal de Mickey, a été directeur de la bibliothèque rose chez Hachette,…chroniqueur littéraire à VSD, tout en écrivant des romans pour l’essentiel édités après sa mort.

Salwa Al Neimi est une poétesse syrienne, vivante, désormais (et heureusement) célèbre grâce à cet ouvrage, censuré dans de nombreux arabes.

L’un comme l’autre donnent à lire ce qu’il n’est guère convenu de mettre entre toutes les mains, du moins on le prétend : un livre sur le sexe et son usage.

Ecrire sur le sexe est éminemment difficile (hormis sous forme scientifique), essentiellement parce qu’on y court le risque du vulgaire. Ce n’est le cas ni pour l’un ni pour l’autre de ces auteurs.

J-P Enard s’empare des contes de l’enfance (Pinocchio, Blanche Neige,…) et les détourne pour notre  ravissement en mettant en scène, avec bonne humeur, un homme, sa compagne, la sœur nubile de cette dernière, et la bonne. Salwa Al Neimi, férue de littérature sensuelle ancienne arabe s’inscrit dans cette tradition, à contre-courant des mœurs actuelles des sociétés arabes et fait, en ce sens, acte de résistance, voire de révolution. Un beau livre (roman poétique) qui se lit d’une traite. « Un texte sain, beau, généreux, d’une stupéfiante érudition ; une succulence et un bonheur culturel indispensables. » Yasmina Khadra .

 

Contrepoint à ces lectures.

Je ne peux m’empêcher d’examiner le sort fait à Bill Clinton, Tiger Woods,…mis au pilori, humiliés, sommés de faire acte de contrition, de s’excuser à propos d’un comportement de vie privée, comme je ne peux m’empêcher de considérer l’existence d’hommes et de femmes de certains pays arabes contraints aux rigueurs du conformisme religieux.

Y aurait-il convergence entre 2 types de société d’apparence dissemblable ? Peut-on penser que le fond de commerce de l’une comme de l’autre est l’intégrisme, et que la plus intégriste n’est pas nécessairement celle qu’on imagine.

Lorsque la société s’occupe de régenter le comportement privé dans l’espace privé, gare aux libertés ! C’est cela aussi l’absence de laïcité.

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Exergue
  • Exergue
  • : réflexions sur l'actualité politique, sociale...et autres considérations
  • Contact

Recherche