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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 09:52

Celui qui suit l’activité politique n’a guère de mal pour situer les candidats. Mais celui qui n’est pas particulièrement intéressé peut éprouver une certaine difficulté à faire le tri. Alors l’article ci-dessous pour éclairer l’entendement.

Tous les candidats ont un projet. Plus ou moins visible, plus ou moins perçu par les électeurs, mais ils ont un projet. Ce que l’on peut dire, c’est que seule la France insoumise porte un projet de rupture avec la 5ème république, avec le capitalisme, s’engage  pour l’écosystème,….

Fillon, l’intégriste chrétien, le néoconservateur porte un projet assez semblable,  et dont on a mesuré les effets, à celui de M. Thatcher (‘Mon ami Pinochet’) que l’on peut définir, pour coller à l’actualité, par la formule : « Charité bien ordonnée commence par soi-même ». Celui de Macron est moins visible, plus enrobé dans les phrases creuses du bonimenteur, mais ici et là, contrairement à l’apparence, c’est la casse du système éducatif, de la protection sociale ; c’est un projet libéral. Celui de M. Le Pen roule sur fond de xénophobie. Etc. ...

Voudrait-on nier cette réalité, que tous les candidats ont un projet, qu’il suffit d’observer quels sont leurs soutiens. La garde rapprochée de Fillon c’est la manif pour tous, celle de Macron ce sont  les milliardaires et les émigrés égarés un temps en socialisme. Etc. …

Ce que l’on peut dire du projet de la France insoumise c’est qu’il est de longue date préparé, que ses articulations ont été étudiées, qu’il est chiffré, qu’il a été élaboré par de nombreux citoyens, et qu’il est au service du grand nombre et de l’intérêt général.

Exergue

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Fillon s’entête, Juppé jette l’éponge, reste le projet « gaullien » de Mélenchon, par Verdi

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Source : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/fillon-s-entete-juppe-jette-l-190436

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Sévère contre « l’obstiné » Fillon, Juppé a renoncé « une fois pour toute » à la présidentielle. Le psychodrame du Penelopegate va se poursuivre, grâce à l’entêtement de Fillon, jusqu’au dernier acte : sa très probable défaite, dès le premier tour. Un mal pour un bien : place aux vrais projets politiques, celui de Mélenchon, entre autres.

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Fillon le sait et n’en a cure : être candidat pour uniquement sauver sa peau, sous la menace d’une mise en examen, çà ne passe plus aux yeux des Français, qui sont 70% à rejeter sa candidature. Lui demeure sourd à cet avertissement. Il s’est enfermé dans sa tour d’ivoire, pétri de certitudes confites, convaincu de sa bonne foi, alors qu’il apparaît, surtout aux yeux de son propre camp, totalement déconnecté des réalités d’une situation d’échec, que lui seul a créée. Fillon n’a visiblement pas tiré la leçon des causes du rejet de Sarkozy, pour des raisons comparables, par 80% des Français. Des Français qui n’entendent plus laisser passer le manque de probité, d’honnêteté intellectuelle et morale chez les prétendants aux plus hautes fonctions de l’Etat.

Mais, Fillon, l’orgueilleux, en a fait une affaire personnelle. Il n’admet manifestement pas d’être mis en cause, se croyant, par on ne sait quelle onction divine, au-dessus de toutes les contingences morales et judiciaires, dont naguère il s’était pourtant fait le chantre. Peu lui importe, en vérité, l’avenir de son parti, le sort de la France et celui des Français, que son programme socialement immonde vise à contraindre plutôt qu’à libérer.

Peu lui chaut son propre camp politique, qui se voit embarqué sur le Titanic Fillon, promis à un naufrage certain. Ils étaient pourtant partis pour une traversée paisible, sur une mer d’huile, juste bercés par la houle de la certitude d’une victoire, une fois arrivés au port. Ils sont aujourd’hui plongés dans le chaos, face à l’obstination d’un Fillon, dont les ressorts psychologiques et psychiques l’enferment, chaque jour davantage, dans une attitude défensive suicidaire. Son criant manque de lucidité explique, avec le recul, l’anachronisme dévastateur de ses idées politiques rétrogrades pour la France.

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Le choix restreint du citoyen lambda

La campagne présidentielle, habituellement théâtre d’un débat d’idées et cadre de la confrontation des programmes des candidats, sert en fait de décor quasi exclusif à l’affaire des emplois fictifs reprochés à Fillon, depuis plus d’un mois. L’offre présidentielle à droite n’a plus rien de programmatique. Il est juste demandé aux Français d’absoudre de ses péchés le pécheur Fillon, qui a cristallisé autour de lui le ban et l’arrière-ban des cathos intégristes et cette France frileuse, peureuse, des petits possédants, qui craint toujours pour ses privilèges et autres avantages.

Partagé entre exaspération, lassitude et dégoût, le citoyen lambda, dont les soucis quotidiens se situent aux antipodes de cette lamentable affaire Fillon, -laquelle, au passage, ne fait que révéler l’étendue de la corruption de la classe politique française (pourtant très donneuse de leçons)-, n’a en réalité plus beaucoup d’options. Il a le choix entre deux émules du hollandisme : l’agitation convulsive de Macron, le candidat des riches, et le profil bas de l’ex-frondeur Hamon, assis le cul entre deux chaises.

Il a encore le choix entre le porte-drapeau de la vraie gauche, Mélenchon, et Marine, l’héritière de la dynastie Le Pen à l’extrême-droite. Ces deux derniers candidats défendant des idéaux opposés en termes de liberté pour les êtres humains. Etiquetés populistes, avec la connotation négative attachée à ce mot (on se demande bien pourquoi), par la cohorte des plumitifs ou journaleux sans talent de la presse aux ordres, l’un et l’autre ne font en fait que refléter les aspirations d’une population prise pour une conne, depuis des décennies, par le système politique vérolé par les énarques et la finance.

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Le projet « gaullien » de Mélenchon

Finalement, le seul projet qui fasse sens, parce que réellement politique au sens noble du terme, est celui de Jean-Luc Mélenchon. Fruit, depuis des années, d’un travail de réflexion en profondeur, le programme de la France Insoumise est le seul à répondre, au-delà même des considérations politiciennes, aux questionnements, parfois douloureux, souvent urgents, qui secouent la société française, dans toutes ses composantes. Son côté rebelle a quelque chose de gaullien. Son sens des vraies réalités et de l’humain le distingue de tous les autres projets. Sa dimension historique, avec le passage à la 6ème république, provoquera un électrochoc bénéfique à la France, comparable au projet de De Gaulle, en 1958. Une secousse positive pour remettre le train France sur les rails des Français, pas sur ceux des rapaces de la finance et des corrompus de l’Europe et du Nouvel Ordre Mondial étatsunien.

Les autres « principaux » candidats, en tout cas ceux auxquels le système accorde une visibilité suffisante, via les médias inféodés, ne représentent que leur ambition personnelle d’atteindre le seul pouvoir qui vaille, à leurs yeux : la présidence de la République. Ou l’ambition de leurs fortunés soutiens de contrôler ce pouvoir. De Fillon, le psychorigide entêté, qui veut, grâce à l’immunité présidentielle, se mettre à l’abri des poursuites judiciaires pendant cinq ans, à Marine Le Pen, la vraie fausse aimable, en passant par Macron, la mystique marionnette des riches, sans oublier Hamon, le socialiste écartelé.

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Hamon, le frondeur qui a perdu sa fronde

Hamon, tiraillé au sein d’un parti socialiste hollando-vallsien, -majoritairement acquis au libéralisme des possédants-, n’y représente que la bonne conscience de gauche. Cette prétention à appartenir à la gauche authentique aurait dû le pousser naturellement à s’allier ou se rallier à Mélenchon, dont la démarche, depuis la présidentielle de 2012, n’a pas varié et reste ancrée dans une cohérence de vue et repose sur deux partis militants, aux convictions solides : le PC et le Parti de Gauche. Hamon n’en a rien fait. Il a rangé sa fronde, pour ne pas déplaire aux libéraux de son camp qui hésitent à le soutenir ou désertent carrément pour l’étoile filante du moment, un certain Macron.

Quand bien même aurait-il envisagé un rapprochement avec les Insoumis que ses « amis » socialistes, qui détestent Mélenchon, lui auraient aussitôt signifié sa disqualification, et auraient remis en selle Valls, le vaincu de la primaire. Ainsi, le pâle frondeur, se trouve-t-il piégé dans un rôle circonscrit, dont il peine à écrire les répliques, ses chers amis solfériniens le tenant fermement en laisse en le coinçant dans la posture peu crédible du candidat obligé de défendre les idées libérales qu’hier il combattait.

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Macron, la baudruche, qui se prend pour le messie

Macron, le candidat auto-révélé, le messie des puissances financières et médiatiques, dont ils assurent, comme un produit de consommation, la promotion au quotidien, avec un déploiement de moyens à faire pâlir d’envie les publicitaires, ne cesse d’enfumer les esprits crédules, avec ses grands écarts, son pseudo mysticisme, ses contradictions, sa façon de vouloir marier à tout prix l’eau et le feu.

Seule certitude, son aura passagère, surfaite, repose sur un sol instable : soit sur des appréciations d’une génération immature formatée au tout virtuel, artificiellement exaltée, soit sur des vieux briscards revanchards, en mal de reconnaissance, voire de renaissance, qui rêvent d’atteindre le sommet, qu’ils ont échoué à approcher, en quarante ou cinquante ans de carrière politique. Du vent, rien que des courants d’air qui pourtant font encore illusion, grâce aux déboires de Fillon qui a poussé une partie des électeurs de la droite modérée chez le lisse Macron.

Bien malin qui pourrait, à ce stade d’une campagne totalement atypique, prédire l’issue de l’élection présidentielle. Plus que jamais les sondages doivent être pris avec des pincettes. La plupart tenteront d’orienter les derniers hésitants, pour faire basculer les intentions de vote en faveur des candidats du système : Macron et Fillon, si monsieur propre est toujours en course, après le 15 mars.

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Verdi -  Lundi 6 mars 2017

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