Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 10:56

Dans une tribune protégée, mais suffisamment donnée en lecture pour savoir de quoi il retourne, G. Miller dénonce cette aberration mentale qui fait que dès le 1er tour on élimine sans s’être proposé la possibilité de choisir. C’est la nouvelle mode. Ainsi P. Braouezec, ancien député-maire communiste, appelle à voter Macron, là, tout de suite, sans tergiverser. C’est purement et simplement abdiquer, mettre le mouchoir sur sa propre pensée, ne pas se mettre en position de faire émerger et de mesurer ce à quoi on tient et qui pourrait advenir. Tout ça par crainte du FN. Avec un tel raisonnement, il est sûr que nous ne gagnerons jamais et que droite et extrême-droite ont des beaux jours à vivre. Bravo !

Maintenant, si l’argument du vote Macron pour faire barrage au FN relève d’une faiblesse de la pensée pour ce qui concerne P. Braouzec, il n’en est pas de même pour tout le monde. De la sorte B. Delanoé, d’autres également, peut plaider son ralliement à Macron au même motif que P. Braouzec, cette argutie cache, n’en doutons pas, cet autre motif : B. Delanoé vote au 1er tour Macron parce qu’il adhère aux idées de ce dernier. Ah ! ces éléphants.

Alors ! de grâce. Votez pour vos idées. Au second tour, vous aurez toujours la possibilité de voter pour le Chirac du moment….. quitte à vous en mordre les doigts.

Exergue

 **

 **

Source : http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/03/08/gerard-miller-est-il-encore-permis-de-voter-a-gauche-quand-on-est-de-gauche_5091020_3232.html

*

Dans une tribune au « Monde », le psychanalyste déplore que nombre d’électeurs de gauche affirment qu’il faut voter Emmanuel Macron dès le premier tour pour faire barrage à Marine Le Pen.

 *

LE MONDE | 08.03.2017 à 10h10 • Mis à jour le 08.03.2017 à 12h46 | Par Gérard Miller (psychanalyste, professeur des universités et réalisateur)

*

[Co-réalisateur, avec Anaïs Feuillette, du documentaire Jean-Luc Mélenchon, l’homme qui avance à contre-courant, diffusé en janvier sur France 3, Gérard Miller regrette les ralliements de plusieurs figures de la gauche à la candidature d’Emmanuel Macron. Il appelle à ne pas laisser les stratagèmes et la tactique remplacer les convictions et la politique.]

 *

TRIBUNE. Ainsi donc, parmi d’autres hommes de gauche insoupçonnables, Patrick Braouezec, ancien député-maire communiste, « mesurant les conséquences dramatiques d’un second tour droite-extrême droite », vient d’annoncer dans Le Monde, daté du 8 mars, qu’il votera pour Emmanuel Macron dès le premier tour. Et ceci après avoir commencé par ces mots : « Chacun connaît mes convictions et mes engagements ». Je l’avoue : les bras m’en tombent !

Jusque-là, l’élection présidentielle permettait d’appliquer un principe simple, que d’aucuns avaient résumé par une formule : « Au premier tour on choisit, au second on élimine ». Sous-entendu : si le candidat qu’on pense être le meilleur n’est pas qualifié au terme du premier tour, on peut éventuellement voter au second pour celui qui semble un moindre mal, mais après avoir commencé en tout cas par voter « selon ses convictions et ses engagements ». Comme beaucoup à gauche, c’est ainsi que pour ma part j’ai toujours procédé, soutenant au premier tour le candidat de mon choix (Marie-George Buffet, Jean-Luc Mélenchon…) et votant au second pour le socialiste arrivé en tête (Ségolène Royal, François Hollande…)

Or voilà que cette conception démocratique du vote est désormais caduque pour un certain nombre d’électeurs de gauche, et qu’il leur paraît nécessaire d’en soutenir une autre, supposée plus réaliste parce que fondée sur les sondages. Et tel vieux militant du PS, approuvant Braouezec, de m’expliquer sans sourciller qu’il votera lui aussi pour Emmanuel Macron qu’il n’apprécie guère, et ce pour les mêmes raisons qui l’ont conduit à voter à la primaire de droite pour Alain Juppé, qu’il déteste. Dans le passé, j’avais déjà entendu brandir l’argument du « vote utile » pour justifier quelques cabrioles électorales, mais je dois dire que je n’avais jamais été confronté à l’élaboration de stratagèmes aussi tortueux !

Victoire idéologique de la droite

Tout cela n’est pourtant pas un hasard. Cette confusion des esprits ne signe rien d’autre que l’actuelle victoire idéologique de la...

(pas de suite à cet article pour cause de protection)

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Exergue
  • Exergue
  • : réflexions sur l'actualité politique, sociale...et autres considérations
  • Contact

Recherche