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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 07:47

Ces 2 économistes s’accordent pour dire que Macron c’est du Hollande. L’un trouvant qu’il chaparde dans la gamelle de Fillon, l’autre qu’il fignole de quelques mesures prises dans celle de la France insoumise, ceci pour le parement. Macron c’est le changement dans la continuité.

Macron est également celui qui nous aime, celui qui nous a compris, celui qui  satisfait majoritairement les cocus qui ne savent pas encore qu’ils le seront.

Macron n’est ni de gauche ni de….  là c’est moins sûr ; on peut pas dire que : l’inversion de la hiérarchie des normes, le travail le dimanche, l’ubérisation,… à contrario : l’appel à devenir milliardaire  ….,  n’est pas de la droite pur jus.

Y en a qui se trompent pas. Le Médef. Ça vous la coupe ! Alors écoutez ce que raconte Laurence Parisot qui envisageait de recruter Macron lorsqu’il était banquier d’affaire : http://www.francetvinfo.fr/politique/laurence-parisot-voulait-recruter-emmanuel-macron-au-medef_879281.html

 Exergue

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Le programme Macron, un «mélange des programmes de Hollande et de Fillon», par H. Sterdyniak

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Source : https://francais.rt.com/opinions/34714-programme-macron-melange-programmes-hollande-fillon

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Selon l'économiste Henri Sterdyniak, le programme politique d'Emmanuel Macron «s’inscrit dans la continuité» du gouvernement socialiste actuel, mais «va dans le même sens» que le projet de François Fillon.

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Henri Sterdyniak est économiste, directeur du département Economie de la mondialisation de L'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

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RT France : Que pensez-vous du programme économique d’Emmanuel Macron ?

Henri Sterdyniak (H. S.) : C’est un programme qui s’inscrit dans la continuité du gouvernement précédent, c’est-à-dire qu’on réduit les dépenses publiques, on réduit les impôts sur les entreprises les plus riches et on flexibilise le marché du travail. Cela ressemble beaucoup au programme de François Hollande, ce n’est un programme de rupture ni dans un sens ni dans l'autre. C’est moins violent que le programme de François Fillon mais, en même temps, il va dans le même sens.

RT France : Est qu’on peut qualifier ce programme de programme de gauche ou de droite ?

H. S. : Oui, on peut. C’est un programme de centre-droit avec des baisses de dépenses publiques, avec une réduction du nombre de fonctionnaires, une réduction des impôts sur le capital, une réduction du temps de travail pour donner plus de liberté aux entreprises, donc c’est quand même un programme plutôt de centre-droit.

RT France : Quels sont, à votre avis, les points forts et les points faibles de ce programme sur le plan économique ?

On essaye de garder un équilibre, mais finalement, réduire les dépenses publiques devient de plus en plus difficile.

H. S. : Le point faible, c’est que ce n’est pas un programme de relance. C’est un programme qui réduit les dépenses publiques, le nombre de fonctionnaires, qui ne prévoit pas de grandes mesures de politique industrielle, de mesures pour impulser la transition écologique. C’est un programme qui reste dans l’idée d’attirer des entreprises, en réduisant les impôts pour les très riches. Donc, c’est la logique libérale, avec un peu de mesures sociales puisqu’on augmente de 100 euros les minima sociaux. C’est un mix entre le programme de François Hollande et celui de François Fillon.

RT France : Beaucoup de commentateurs ont reproché à Emmanuel Macron de ne pas avoir précisé comment il finançait son programme. Etes-vous d’accord avec cette critique ?

H. S. : Le mode de financement, c’est surtout la réduction des dépenses publiques. D’un côté, on affirme qu’on va les réduire. De l’autre, on augmente un certain nombre de dépenses publiques, les dépenses militaires, les dépenses de sécurité, les minima sociaux, et on s’en sort en disant qu’on va réduire les dépenses publiques. En fait, on essaye de garder un équilibre, mais finalement, réduire les dépenses publiques devient de plus en plus difficile.

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«Ménager la chèvre et le chou» : Jacques Sapir analyse le programme d'Emmanuel Macron

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Source : https://francais.rt.com/opinions/34735-menager-chevre-menager-chou-jacques-sapir-programme-macron#.WLr0OfDFMJw.twitter

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Quelques mesures empruntées au programme de Jean-Luc Mélenchon, un bouquet d'idées libérales et un manque de cohérence globale - d'après l'économiste Jacques Sapir, le programme d'Emmanuel Macron a peu de chances de convaincre de nouveaux électeurs.

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Jacques Sapir est directeur d’Études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, dirige le Centre d'Études des Modes d'Industrialisation (CEMI-EHESS), le groupe de recherche IRSES à la FMSH, et co-organise avec l'Institut de Prévision de l'Economie Nationale (IPEN-ASR) le séminaire Franco-Russe sur les problèmes financiers et monétaires du développement de la Russie. Il anime un blog www.russeurope.hypotheses.org

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RT France : Quelle est votre vision du programme d’Emmanuel Macron qui vient d’être présenté ?

Jacques Sapir (J. S.) : C’est la vision d’un programme qui en fait n’en est pas un. Il s’inscrit dans la continuité de ce qu’avait fait Emmanuel Macron quand il était au gouvernement ou quand il conseillait François Hollande. Quelques mesures prises sous un angle libérale mises à part, ce programme n’apparait avoir aucune nouveauté par rapport à la politique économique que l'on connaît depuis les quatre-cinq dernières années. De ce point de vue, c’est à la fois un programme sans surprise et un programme sans beaucoup d’intérêt.

RT France : Notez-vous des points forts dans ce programme ?

J. S. : Il devrait y avoir des points forts. Le premier concernant le fameux nouveau modèle de croissance. Pourtant, quand on voit ce qui est écrit, on voit qu’Emmanuel Macron est allé faire ses courses dans le programme de Jean-Luc Mélenchon et qu’il ne donne aucun instrument pour mettre en place ce qu’il propose. La seule chose qu’il indique – la promesse de baisser l’impôt sur les sociétés de 33 à 25% - cela n’aura aucun effet sur le fameux nouveau modèle de croissance. Derrière un titre ronflant il n’y a donc strictement rien, sauf deux ou trois choses qui ont été largement empruntées au programme de Jean-Luc Mélenchon.

RT France : Peut-on dire qu’il s’agit d’un programme de gauche ou de droite ?

J. S. : D’abord, comme j’ai dit, ce n’est pas un programme ; c’est une liste de mesures. Dans cette liste, à part des emprunts au programme de Jean-Luc Mélenchon, il y a des mesures qui apparaissent très libérales. Pour qu’on puisse parler d’un véritable programme il faudrait qu’il y est une cohérence globale dans ce programme. Or, cette cohérence n’apparaît pas. S’il y a une cohérence qui apparaît, de manière un peu involontaire, c’est la cohérence avec ce qui a été fait en France depuis 2012, voire depuis 2007.

Il n’y a rien dans le programme qui permettrait à Emmanuel Macron d’élargir sa base électorale

RT France : Croyez-vous que ce programme pourrait séduire de potentiels électeurs ?

J. S. : Non, car pour que ce programme ait une utilité, il faudrait qu’il élargisse la base actuelle d’Emmanuel Macron. Sa base actuelle on la connait : elle va de la droite du Parti socialiste jusqu’à une partie des électeurs potentiels d’Alain Juppé. Autrement dit, Emmanuel Macron apparait comme un candidat du centre. Là-dessus il n’y a rien dans son programme qui lui permettrait d’élargir sa base électorale, que ce soit vers la gauche – car à part les mesures empruntées à Jean-Luc Mélenchon il n’y a rien de gauche dans ce programme – ou vers l’électorat de François Fillon, parce que là il devrait avoir une véritable cohérence républicaine dans son programme. Or ce n’est pas le cas. Donc cela reste un programme qui ménage la chèvre et le chou et qui ne présente en réalité aucun intérêt pour les électeurs qui ne sont pas d’ores et déjà convaincus par la personnalité d’Emmanuel Macron. On voit bien qu’il veut faire une campagne qui soit bien plus axée sur sa personnalité que sur son programme.

 

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