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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 07:08

Traduction explicite : le vote B. Hamon est inutile. C’est clair : soutien à Hamon pour la galerie mais pas jusqu’à aller voter pour lui.

Ils sont nombreux au P(s) à penser la même chose, au point que Rebsamen et Cambadelis, 1er secrétaire du P(s), se sont fendus d’une lettre aux élus socialistes qui tardent à se manifester pour leur signifier qu’ils ont à parrainer le candidat maison.

Ceci augure mal de l’avenir aux présidentielles du candidat B. Hamon. Comme on dit : il ne va pas scorer.

Si, à l’intérieur même de P(s), le choix est fait de ne pas voter Hamon l’électeur avisé, éclairé, devrait lui aussi se poser la question de l’utilité et de l’efficacité de son vote.

Naturellement, il est conseillé à ce dernier, s’il est socialiste, de voter pour le candidat de la France insoumise et de laisser Rebsamen rejoindre Macron candidat de ce que le sociologue J-P Garnier appelle la deuxième droite (2).

Exergue

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(1) Source : http://www.lejdd.fr/Politique/Derriere-son-candidat-le-PS-n-est-pas-en-marche-850295

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Derrière Hamon, le PS n'est pas en marche

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Incompréhensions sur la ligne, sentiment d’abandon des élus, campagne qui peine à démarrer : rarement la famille socialiste aura si peu soutenu son champion.

 

 

 

Benoît Hamon peut-il vraiment compter, dans sa campagne, sur le soutien du PS? Un mois après sa désignation, difficile de répondre par l'affirmative. Et ce malgré les assurances de l'équipe Hamon. "Depuis le premier jour, le parti est à disposition du candidat", assure Régis Juanico, trésorier et proche de Hamon. Mais beaucoup redoutent un remake de la campagne de 2007, quand Ségolène Royal n'avait pas été soutenue par l'appareil. "On aura une campagne aussi enthousiaste et solidaire que pour Royal, ironise un vieux routier du PS. La différence, c'est qu'elle, on savait qu'elle serait au second tour…"

Lire aussi : Le chef de l’aile droite du PS annonce son soutien à Macron

Certes, la rue de Solferino joue le jeu. Le premier secrétaire du PS, J.C Cambadelis, qui fait partie du conseil politique du candidat, se montre "très pro actif pour que les choses se passent bien", selon l'équipe Hamon. Il a dû adresser mardi à de nombreux parlementaires cette missive de rappel : "Nos principes veulent que nos parlementaires soutiennent automatiquement le candidat investi par le PS. Or à notre connaissance, tu n'as pas encore retourné le formulaire […] Nous t'invitons à nous l'adresser aussi vite que possible."

Ironie de l'histoire, le courrier a aussi été signé par François Rebsamen, maire de Dijon et patron de la Fédération des élus socialistes (FNESR). Notoirement peu emballé par Hamon, Rebsamen lui a donné son parrainage. "Je soutiens Hamon, je ne serai jamais pris en défaut. Mais je voterai utile", a-t-il glissé, en privé, cette semaine. Sous-entendu : peut-être pour Macron…

Même ambiguïté pour le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, qui a tergiversé, cette semaine sur RMC : "La question qui sera posée [est] 'Qui peut être au deuxième tour pour empêcher un duel Fillon-Le Pen?'" Le soutien du PS à son candidat ne va donc pas de soi. Un cadre résume : "Il y en a plein qui feront loyalement la campagne du candidat pour lequel ils ne voteront pas…"

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"Il est grand temps d'entrer véritablement en campagne"

Les motifs de démotivation ne manquent pas. D'abord, la ligne du candidat, très à gauche, qui a d'emblée rebuté nombre de socialistes. Sa critique du bilan du quinquennat, trop sévère, pour beaucoup : "Il faut qu'on soit plus souple sur le bilan", concède Juanico. La conduite de la campagne par Hamon, accaparé par la recherche d'accords d'appareils : "Il a pris plus de temps à discuter avec les écolos et l'extrême gauche qu'avec les socialistes", enrage un proche de Valls.

Dans ce contexte, la campagne Hamon commence à ressembler à une course d'obstacles. Sur le terrain, d'abord : plusieurs fédérations seraient à la limite de l'obstruction, comme la Côte-d'Or, le Cantal, le très macroniste Rhône, et même la Haute-Vienne ou les Bouches-du-Rhône, deux bastions socialistes. Au niveau national, la dernière réunion du groupe PS à l'Assemblée, mardi, a souligné le "désarroi" des troupes, selon un participant. "On ne peut pas dire qu'on n'a rien fait pour les banlieues", s'y est indigné François Pupponi, député-maire de Sarcelles, après l'interview de Hamon au JDDdans laquelle il évoquait le "rendez-vous manqué de Hollande avec les banlieues". L’interview n'a pas plu non plus à Patrick Kanner qui l'a un peu pris pour lui. Le ministre de la Ville va donc envoyer un "long courrier" au candidat socialiste pour "lui expliquer que la politique de la ville a été utile" et "les engagements tenus". Il lui conseille aussi de "rassembler les siens"… D'autres élus ont également demandé quel était "le mode d'emploi" sur le bilan du quinquennat…

Les inquiétudes débordent même le cadre du seul PS, des alliés comme les radicaux de gauche et les écologistes réformistes se sentant écartés. La Belle Alliance populaire (BAP), née avant la primaire de gauche, a ainsi été réactivée et se réunira le 1er mars. Façon de "traiter" les associés qui estiment de pas l'avoir été suffisamment. Les écologistes proches du gouvernement, comme Jean-Luc Bennahmias ou Emmanuelle Cosse, viennent aussi d'écrire en ce sens à la direction du PS et au candidat : "Il est grand temps maintenant d'achever l'édifice commun pour entrer véritablement en campagne […] Le travail de rassemblement n'a toujours pas abouti."

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"Il fallait vite emballer les choses"

Diagnostic d'un ministre membre de l'équipe de campagne : "Le travail de reconnexion avec des tas d'élus et de parlementaires n'a pas encore été fait." Régis Juanico admet "quelques erreurs de forme car il fallait vite emballer les choses", et promet de "traiter les élus, leur parler, les associer, faire de la calinothérapie". L'équipe Hamon réunira donc mardi un conseil des parlementaires… une semaine après la fin de la session, ce qui ne garantit pas une affluence record. Puis, le 4 mars, les mandataires locaux seront reçus "pour leur donner la feuille de route de mobilisation". D'ici au grand meeting de Paris, le 19 mars à Bercy, il participera à plusieurs "agora live", ces meetings participatifs, à Poitiers ou à Brest.

Les hamonistes misent aussi sur une campagne de porte à porte ciblée, plus efficace, selon eux, que des distributions classiques de tracts sur les marchés. Et ambitionnent de "donner, partout où c'est possible, la possibilité aux gens de créer des comités Hamon 2017, explique ­Juanico. On a envie que ça déborde. Il ne faut pas être entravé par le fait qu'un certain nombre d'élus vont traîner les pieds". Mais pour ce député hostile, c'est mission impossible : "Ça ne prend pas. Tout le monde s'est mis au point mort : on arrête la bagnole, et on regarde." Au risque du surplace, voire de l'accident.

dimanche 26 février 2017

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(2) Selon le sociologue la deuxième droite « avançant sous le pavillon ‘de gauche’ est en fait missionnée pour faire tout le sale boulot que la droite ne peut pas faire sous peine de provoquer le chaos. La bourgeoisie PS est là pour sauver le capitalisme ». Illustration : la loi El Khomri.

 

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