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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 18:03

Ce numéro 2 de l’émission ‘A contre-courant’, présentée par A. Badiou et A. Lancelin avec pour invité Statis Kouvelakis, est suffisamment foisonnant pour ne pas se risquer à le résumer.

Tout naturellement il est question de la Grèce devenue un néo-protectorat dans le cadre de ce que Badiou appelle le zonage : l’état ne contrôlant plus rien, ni les recettes, ni les dépenses, ni la monnaie, la gestion en étant confiée à des individus agréés par les créanciers et l’Europe.

Ce qui intéresse ici, par delà le sort fait à la Grèce et aux grecs, c’est l’analyse, ce sont les enseignements que l’on peut en tirer alors que nous nous apprêtons à voter pour les présidentielles avec le projet de conduire une autre politique en France et (si nécessaire) de sortir de l’Europe.

A défaut de résumer disons que : tant Kouvelakis que Badiou sont d’accord pour souligner que la social-démocratie est la figure politique spécialiste de la trahison et s’inscrit dans le capitalo-parlementarisme (formule de Badiou). Plus intéressant, ils conviennent qu’il ne suffira pas de gagner les élections ; si on entend engager durablement le pays dans une autre voie il sera nécessaire de créer l’irréversibilité de telle sorte que, dans le cadre de l’alternance, un gouvernement ne vienne pas défaire ce qu’aura fait le précédant. Ils évoquent également le phénomène de transformation qui s’empare des individus dès lors qu’ils ont investi le pouvoir et les conduit à ne plus apprécier tout à fait les situations comme auparavant au point parfois à se renier; vigilance donc. Au fil du débat, on ne manque pas de faire des rapprochements instructifs avec ce qui se passe en France.

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Vidéo : https://www.youtube.com/vwatch?=9C1ijlS5hyo

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