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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 08:41

Relevé

‘Le PCF est l’inaction même …… Construire la victoire est pourtant le seul objectif sensé. Par le rassemblement. Sans constructions illusoires, sans amour propre déplacé, sans conditions préalables. Par respect de l’intérêt général’.

‘ Des communistes se désespèrent et abandonnent. D’autres s’engagent plus résolument dès maintenant, conscients qu’ils doivent être présents dans cette campagne sous peine qu’un courant d’opinion indispensable à la transformation sociale soit absent de cette élection’.

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Source : https://blogs.mediapart.fr/francis-parny/blog/071016/et-le-temps-passait

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Et le temps passait…

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Le PCF est l’inaction même au risque de désespérer les siens et les siennes. Mais les logiques à gauche se développent dans un écart de plus en plus grand complètement délétère. Construire la victoire est pourtant le seul objectif sensé. Par le rassemblement. Sans constructions illusoires, sans amour propre déplacé, sans conditions préalables. Par respect de l’intérêt général.

Ainsi donc dans une interview à l’humanité, publiée le 4 octobre, Pierre Laurent a réaffirmé les objectifs du parti communiste français pour 2017. « Rassembler les forces de progrès autour d’un projet commun », « un projet de gauche en rupture avec le libéralisme ».

Constatons au plan anecdotique que cette prise de position invite les communistes dans la consultation organisée pour novembre à attendre encore pour désigner un candidat pour 2017. Les communistes vont donc rester en « chômage présidentiel » en attendant le bon vouloir de leurs dirigeants.

Sur le fond des propositions il serait difficile à toute personne qui a été de gauche de ne pas être d’accord pour un rassemblement à vocation majoritaire en rupture avec le libéralisme.

Mais un tel objectif évolue dans le temps en fonction des rapports de force, des expériences de gouvernement, de celle du mouvement populaire et des choix effectués par telle ou tel « politique » à gauche.

Aujourd’hui l’objectif de rassemblement majoritaire s’il vise à se tourner vers les frondeurs et autres écologistes non-gouvernementaux devient pour le moins un objectif à moyen terme. Ils sont nombreux en effet les Montebourg ou autres Cosse qui ont renoncé depuis longtemps à mettre en cause le libéralisme.

Et puis aucun candidat élu à la présidentielle toutes ces dernières années a été majoritaire dans l’opinion publique. Nous vivons le temps des présidents relatifs. Celui de 2017 pourrait peut-être avoir réalisé moins de 20 % au premier tour.

Quant au rassemblement antilibéral nous connaissons son périmètre. Il est celui des formations du Front de gauche et aussi des formations « d’extrême gauche » dont la stratégie cependant, est différente. Au fil des années au cours desquelles la gauche de renoncement est devenue prépondérante, la critique du libéralisme est devenue une admonestation et non une condamnation. Le libéralisme est adoubé par tous les partis du système.

La campagne de Macron illustre à la perfection cet « état de fait » puisqu’il fait le choix de ne pas traiter des questions économiques et disserte sur d’autres questions sociétales ou plus directement politiques comme la démocratie.

Il faut construire un mouvement à vocation majoritaire mais en appelant celles et ceux qui rejettent clairement le système à en construire, ensemble, un autre, alternatif.

Jusqu’à la victoire.

Aucun autre objectif pour 2017 ne peut être avancé sous peine d’être entaché d’intérêts partisans qui n’ont rien à voir avec l’intérêt général.

Pierre Laurent insiste sur la perspective épouvantable d’une victoire de la droite. Il martèle que 2017 ne ressemblerait pas à 2007.

Mais comme 2007 n’a pas ressemblé non plus à 2002. Tout au cours de ce mandat la situation s’est aggravé et la situation est pire aujourd’hui qu’à la fin du mandat Sarkozy. Le libéralisme détruit pas à pas toute protection publique, marchandise toute notre vie et cela de plus en plus, systématiquement, pourvu qu’on lui prête vie. Demain les exigences de rentabilité financière à court terme seront sans doute encore plus fortes qu’aujourd’hui.

Ce n’est pas la nature de tel ou tel président qui fait la différence mais les choix politiques qui en l’occurrence sont les mêmes.

Quant à la lutte des classes elle sera peut-être plus facile à pratiquer contre un président de droite que contre un président pour lequel on a voté parfois à l’appel de sa centrale syndicale.

Pour 2017 nous sommes donc toujours dans la même situation.

Jean-Luc Mélenchon est la seule candidature qui porte l’alternative au système actuel. Plus le PCF met de temps pour le rejoindre, ce dont on peut douter aujourd’hui, plus la rencontre entre une campagne organisée et en route depuis des mois et l’inorganisation « organisée » du PCF en la matière, sera difficile.

Des communistes se désespèrent et abandonnent.

D’autres s’engagent plus résolument dès maintenant, conscients qu’ils doivent être présents dans cette campagne sous peine qu’un courant d’opinion indispensable à la transformation sociale soit absent de cette élection.

Il faut construire les conditions de la victoire.

Encore une fois tout autre objectif donnerait le sentiment de combats entre partis pour se positionner dans l’après 2017.

Cela suppose un très large rassemblement. Il existe déjà au travers de « la France insoumise ». Mais je pense comme beaucoup d’autres qu’il faut construire une place co-active à celles et ceux qui veulent contribuer à la victoire sans passer par la case de « la France insoumise ». Jean-Luc Mélenchon entend cette exigence d’efficacité. Mais personne ne peut lui demander de préalable à l’engagement alternatif que représente l’adhésion à sa candidature.

Le seul un acte qui permette de modifier les formes de la campagne sans remettre en cause celles qui existent et se développent, ce serait la décision claire et simple du PCF de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Sans préalable. Car ce choix témoignerait de la reconnaissance que c’est la seule candidature aujourd’hui qui porte espérance de changement dans notre pays.

Sur la base de cette reconnaissance peut se construire les voies collectives du succès.

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