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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 08:39

Relevé : « …. C’est vrai que nous pouvons voter,… c’est vrai que nous pouvons… choisir nos représentants... C’est vrai.. que… sortira toujours un gouvernement. Tout ceci est vrai, mais il est vrai également que la possibilité d’action démocratique commence et finit là. …L’électeur pourra renverser un gouvernement …. le remplacer par un autre, mais son vote n’a jamais eu…un quelconque effet visible sur l’unique force réelle qui gouverne…(le) pouvoir économique, en particulier au secteur en augmentation constante, qui est géré par les entreprises multinationales selon des stratégies de domination qui n’ont rien à voir avec ce bien commun auquel, par définition, aspire la démocratie…..il en va ainsi… par une sorte d’automatisme verbal et mental qui ne nous permet pas de voir les faits… nous continuons à parler de démocratie. … nous ne nous apercevons pas… que nos gouvernements…. se transforment chaque jour davantage en simples “commissaires politiques” du pouvoir économique, avec la mission objective d’élaborer les lois qui conviennent à ce pouvoir….Que faire ? … il est urgent, avant qu’il ne soit trop tard, de promouvoir un débat ... sur la démocratie… sur l’intervention des citoyens dans la vie politique et sociale ; sur les relations entre les États et le pouvoir économique et financier mondial ; sur ce qui consolide et sur ce qui nie la démocratie ; sur le droit au bonheur et à une existence digne ; sur les misères et les espoirs de l’humanité, …. »

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Source : http://www.quebec.attac.org/IMG/pdf/Saramago.pdf

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Le 19 janvier, à Paris, ATTAC-France lance son Manifeste 2002. José Saramago y était présent. Il lit à cette occasion le texte que nous publions ici. C'est une parabole, l'histoire d'un paysan des environs de Florence qui, à la fin du XVIe siècle, sonna le glas de l'église du village pour annoncer "la mort de la Justice". "Depuis, la Justice continua et continue de mourir tous les jours", indique doucement l'écrivain portugais.

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Je commencerai par vous raconter en très peu de mots un épisode remarquable de la vie paysanne qui eut lieu dans un village des environs de Florence il y a plus de quatre cents ans. Je me permets de demander toute votre attention pour cet important événement historique parce que, contrairement à l’habitude, la leçon morale à tirer de cet épisode n’aura pas à attendre la fin du récit ; elle ne tardera pas à vous sauter aux yeux.

Les habitants étaient chez eux ou travaillaient dans leurs champs, chacun vaquant à ses affaires, quand, soudain, on entendit sonner la cloche de l’église. En ces temps de piété (nous parlons de quelque chose qui arriva au XVIème siècle), les cloches sonnaient plusieurs fois durant la journée ; il n’y avait donc pas de raison de s’en étonner. Cependant, cette cloche sonnait le glas tristement, et cela, oui, c’était surprenant, étant donné que l’on n’avait pas eu connaissance de l’agonie de quelqu’un du village. Les femmes sortirent donc dans la rue, les enfants se rassemblèrent, les hommes abandonnèrent leur labour ou leur travail, et, peu de temps après, ils étaient tous réunis sur le parvis de l’église, attendant qu’on leur dise qui ils devaient pleurer. La cloche sonna encore durant quelques minutes, mais, finalement, elle se tut.

Quelques instants plus tard, la porte s’ouvrait et un paysan apparaissait sur le seuil. Alors, puisque cet homme n’était pas celui qui était chargé habituellement de sonner la cloche, on comprend que les habitants lui aient demandé où se trouvait le sonneur et qui était mort : “Le sonneur n’est pas ici, c’est moi qui ai sonné la cloche”, répondit le paysan. “Mais alors, personne n’est mort ?”, insistèrent les habitants ; le paysan répondit à nouveau : “Non, pas quelqu’un qui aurait un nom et l’aspect d’une personne, j’ai sonné le glas pour la Justice, parce que la Justice est morte.”

Qu’est-ce qui s’était passé ? Il s’était passé que le cupide seigneur de la région (quelque comte ou marquis sans scrupule) changeait depuis longtemps les bornes des limites de ses terres, et les faisait avancer à l’intérieur du petit lopin de terre du paysan, et chaque avancée réduisait un peu plus ce lopin.

La victime avait commencé par protester et réclamer contre l’injustice, ensuite, elle implora la compassion et, finalement, décida de se plaindre aux autorités et de demander la protection de la justice. Tout cela demeura sans résultat et la spoliation continua.

Alors, désespéré, il décida d’annoncer urbi et orbi (un village est à l’exacte dimension du monde pour celui qui y a toujours vécu) la mort de la Justice.

Peut-être avait-il pensé que son geste d’indignation exaltée réussirait à émouvoir et mettrait en branle toutes les cloches de l’univers, sans distinction de race, de credo et de coutumes, et que toutes, sans exception, accompagneraient son glas pour la mort de la Justice et ne se tairaient pas avant que celle-ci ne ressuscite.

Une telle clameur, volant de maison en maison, de village en village, de ville en ville, sautant par dessus les frontières, lançant des ponts sonores au dessus des rivières et des mers, devrait forcément réveiller le monde endormi… Je ne sais pas ce qui arriva ensuite ; je ne sais pas si le bras populaire vint aider le paysan à remettre les bornes à leur place, ou si les habitants, une fois la Justice déclarée défunte, étaient retournés, tête basse et l’âme en berne, à leur triste vie quotidienne. Il est bien avéré que l’Histoire ne nous raconte jamais tout…

Je suppose que ce fut la seule fois où, en un endroit quelconque du monde, une cloche, un bourdon de bronze inerte, après avoir tant sonné pour la mort d’êtres humains, pleura la mort de la justice. On n’entendit plus jamais ce glas funèbre du village de Florence, mais la Justice continua et continue à mourir tous les jours. Aujourd’hui même, en cet instant où je vous parle, loin ou près d’ici, à la porte de notre maison, quelqu’un la tue. A chaque fois qu’elle meurt, c’est comme si finalement elle n’avait jamais existé pour ceux qui avaient eu confiance en elle, pour ceux qui attendaient d’elle ce que nous avons tous le droit d’attendre de la Justice : la justice, simplement la justice.

Non point celle qui se drape dans des tuniques de théâtre et nous entortille avec des fleurs de vaine rhétorique judiciaire. Non point celle qui a permis qu’on lui bande les yeux et que l’on falsifie le poids de la balance ; non point celle dont l’épée coupe plus d’un côté que de l’autre, mais une justice humble, une justice compagne quotidienne de l’homme, une justice pour laquelle juste serait exactement, rigoureusement synonyme d’éthique ; une justice qui réussirait à être aussi indispensable au bonheur de l’esprit que l’est la nourriture du corps pour la vie. Une justice exercée par les tribunaux, sans doute, dans tous les cas prévus par la loi, mais, aussi et surtout, une justice qui soit l’émanation spontanée de la société elle-même agissante ; une justice dans laquelle se manifeste, comme un impératif moral incontournable, le respect pour le droit à l’existence qui est celui de tout être humain.

Mais les cloches, heureusement, ne sonnaient pas seulement pour pleurer ceux qui mouraient. Elles sonnaient aussi pour indiquer les heures du jour et de la nuit, pour appeler les croyants à la fête ou à la dévotion ; et il y eut une époque, pas si lointaine, où c’était le tocsin qui avertissait la population en cas de catastrophes, d’inondations ou d’incendies, de désastres ou de tout autre danger qui aurait menacé la communauté. Aujourd’hui, le rôle social des cloches se trouve limité à l’accomplissement des obligations rituelles, et l’acte illuminé du paysan de Florence serait considéré comme l’œuvre démente d’un fou, ou, pire encore, comme une simple affaire de police. Ce sont d’autres cloches, bien différentes, qui, aujourd’hui, défendent et affirment la possibilité, enfin, de l’implantation dans le monde de cette justice compagne de l’homme, de cette justice qui est la condition du bonheur de l’esprit et même, pour aussi surprenant que cela puisse nous paraître, la condition de la nourriture même du corps.

Cette justice existerait-elle, qu’il n’y aurait plus un seul être humain mourant de faim ou de toutes ces maladies guérissables pour les uns, mais pas pour les autres. Cette justice existerait-elle, que l’existence ne serait plus, pour plus de la moitié de l’humanité, la condamnation terrible qu’elle a été jusqu’à présent. Ces cloches nouvelles, dont l’écho se répand, chaque fois plus fort, à travers le monde entier, ce sont les multiples mouvements de résistance et de mobilisation sociale luttant pour l’avènement d’une nouvelle justice distributive et transformatrice que tous les êtres humains puissent parvenir à reconnaître comme intrinsèquement leur justice ; une justice protectrice de la liberté et du droit, et en aucune façon de ce qui les nie.

J’ai dit que, pour cette justice, nous disposons déjà d’un code d’application pratique à la portée de tout entendement, et que ce code se trouve consigné depuis cinquante ans dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, ces trente droits de base essentiels dont on ne parle plus aujourd’hui que vaguement, quand on ne les passe pas systématiquement sous silence. Ils sont plus méprisés et souillés de nos jours que ne le furent, il y a quatre cents ans, la propriété et la liberté du paysan de Florence. Et j’ai dit aussi que la Déclaration universelle des droits de l’homme, telle qu’elle est rédigée, et sans qu’il soit nécessaire d’en modifier ne serait ce qu’une virgule, pourrait remplacer avantageusement, en ce qui concerne la rectitude des principes et la clarté des objectifs, les programmes de tous les partis politiques de la Terre.

Je pense notamment à ceux de ce que l’on appelle la gauche, ankylosés dans des formules caduques, non concernés ou impuissants pour affronter les réalités brutales du monde actuel, fermant les yeux aux menaces déjà évidentes et redoutables que le futur nous prépare contre cette dignité rationnelle et sensible qui est, nous l’imaginons, la suprême aspiration des êtres humains. J’ajouterai que ces mêmes raisons qui me conduisent à me référer aux partis politiques en général, je les retiens de la même manière pour les syndicats de chaque pays, et, en conséquence, pour le mouvement syndical international dans son ensemble. D’une manière consciente ou inconsciente, le syndicalisme docile et bureaucratisé qui nous reste aujourd’hui, est, en grande partie, responsable de l’assoupissement social qui découle du processus de globalisation économique en cours. Cela ne me réjouit pas de le dire, mais je ne saurais le taire.

Et même, si l’on m’autorise à ajouter quelque chose de mon crû aux fables de La Fontaine, je dirai alors que, si nous n’intervenons pas à temps, c’est à dire tout de suite, la souris des droits de l’homme finira par être implacablement dévorée par le chat de la globalisation économique.

Et la démocratie, cette invention millénaire d’Athéniens ingénus pour lesquels elle devait signifier, dans le contexte social et politique particulier de cette époque, et selon l’expression consacrée, un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ? J’entends souvent des personnes sincères, dont la bonne foi est prouvée, et d’autres qui ont intérêt à simuler cette apparence de bonnes dispositions, soutenir ceci : bien que l’état catastrophique dans lequel se trouve la majeure partie de la planète soit une évidence indéniable, ce sera précisément dans le cadre d’un système démocratique général que nous aurons le plus de probabilités d’arriver à faire respecter pleinement, ou tout au moins de manière satisfaisante, les droits de l’homme.

Rien de plus sûr, à condition que soit effectivement démocratique le système de gouvernement et de gestion de la société qu’actuellement nous appelons démocratie. Et il ne l’est pas. C’est vrai que nous pouvons voter, c’est vrai que nous pouvons, par délégation de souveraineté que l’on nous reconnaît comme citoyens électeurs et normalement par la voie des partis, choisir nos représentants au parlement. C’est vrai enfin que, de l’importance numérique de telles représentations et de combinaisons politiques que la nécessité d’une majorité viendrait imposer, sortira toujours un gouvernement. Tout ceci est vrai, mais il est vrai également que la possibilité d’action démocratique commence et finit là.

L’électeur pourra renverser un gouvernement qui ne lui plaît pas et le remplacer par un autre, mais son vote n’a jamais eu, n’a pas, et n’aura jamais un quelconque effet visible sur l’unique force réelle qui gouverne le monde, et par conséquent son pays et sa personne : je fais allusion, évidemment, au pouvoir économique, en particulier au secteur en augmentation constante, qui est géré par les entreprises multinationales selon des stratégies de domination qui n’ont rien à voir avec ce bien commun auquel, par définition, aspire la démocratie. Nous savons tous qu’il en va ainsi et, malgré cela, par une sorte d’automatisme verbal et mental qui ne nous permet pas de voir les faits dans leur nudité sans fard, nous continuons à parler de démocratie. A en parler comme s’il s’agissait de quelque chose de vivant et d’efficace, alors qu’il ne nous reste guère autre chose d’elle que cet ensemble de formes ritualisées, les passes inoffensives et les gestes d’une sorte de messe laïque. Et nous ne nous apercevons pas, comme si pour cela il ne suffisait pas d’avoir des yeux, que nos gouvernements, ceux-là mêmes que, pour le meilleur et le pire, nous avons élus et dont nous sommes par conséquent les premiers responsables, se transforment chaque jour davantage en simples “commissaires politiques” du pouvoir économique, avec la mission objective d’élaborer les lois qui conviennent à ce pouvoir. Ensuite ces lois, enveloppées dans les édulcorants de la publicité intéressée, officielle ou privée, seront introduites sur le marché social sans provoquer trop de protestations, si ce n’est celles de certaines minorités éternellement mécontentes…

Que faire ? De la littérature à l’écologie, de la fuite des galaxies à l’effet de serre, du traitement des déchets aux embouteillages, tout se discute en ce monde. Mais le système démocratique, comme s’il s’agissait d’une donnée définitivement acquise, intouchable par nature jusqu’à la consommation des siècles, cela ne se discute pas. Alors, si je ne suis pas dans l’erreur, si je ne suis pas incapable d’additionner deux et deux, alors, parmi tant d’autres discussions nécessaires ou indispensables, il est urgent, avant qu’il ne soit trop tard, de promouvoir un débat mondial sur la démocratie et les causes de sa décadence ; sur l’intervention des citoyens dans la vie politique et sociale ; sur les relations entre les États et le pouvoir économique et financier mondial ; sur ce qui consolide et sur ce qui nie la démocratie ; sur le droit au bonheur et à une existence digne ; sur les misères et les espoirs de l’humanité, ou, pour parler de façon moins rhétorique, des simples êtres humains qui la composent, pris individuellement ou dans leur ensemble. Il n’est pas de pire erreur que celle de celui qui se trompe lui-même. C’est pourtant ainsi que nous vivons.

Je n’ai rien à ajouter. Ou plutôt si, un seul mot, pour demander un instant de silence. Le paysan de Florence vient de monter une fois de plus au clocher de l’église, la cloche va sonner. Écoutons-la, s’il vous plaît

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José de Sousa Saramago s'est imposé en quelques années comme l'un des auteurs majeurs du Portugal, grâce à ses grands romans polyphoniques qui revisitent l'histoire portugaise, avec une ironie subtile, proche du ricanement voltairien. Son oeuvre, puissamment imaginative, forte d'une vingtaine de titres dont certains traduits en plus de vingt langues, l'écrivain l'a fait connaître tardivement. Après un premier roman Terra de pecado (Terre du péché) paru en 1947, l'écrivain attendra 1966 pour publier son deuxième livre, un recueil de poèmes (Os Poemas possiveis), puis les années 80 pour connaître la célébrité. Né en 1922 dans le petit village d'Azinhaga (centre du Portugal), ce fils de paysans sans terre émigrés à Lisbonne, abandonne le lycée pour des raisons financières pour suivre une formation de mécanicien-serrurier. Il s'essaye à divers métiers dans l'administration publique, travaille douze ans dans des maisons d'édition, puis dans des journaux, notamment en tant que rédacteur en chef adjoint à Diario de Noticias, un emploi qu'il doit quitter à la suite des événements politiques de novembre 1975. "Bienheureux licenciement. Il m'a permis de me consacrer totalement à ce que j'aime le plus: écrire", a l'habitude de dire le seul écrivain portugais qui réussit à vivre uniquement de ses droits d'auteur. De 1975 à 1980, Saramago gagne sa vie comme traducteur, pour se consacrer aprés ses premiers succès littéraires entièrement à son métier d'écrivain. Pendant quinze ans, considérés comme sa période de mûrissement, il publie poèmes, chroniques, pièce de théâtre et nouvelles, ainsi qu'un long roman Manual de Pintura y Caligrafia (1977). La parution en 1980 de Levantado do chao, un récit épique sur la révolte des gens pauvres de l'Alentejo (est du Portugal), ouvre une seconde période dans son œuvre. Couronné du Prix de la ville de Lisbonne, il marque le début de la carrière d'écrivain célèbre de Saramago, qui s'impose alors avec trois titres, publiés en six ans. Memorial do convento (1982), prix Pen club du Portugal et premier roman traduit en français (Le Dieu manchot, 1987), est une fable baroque et anachronique, un roman d'amour blasphématoire et humoristique, qui se déroule dans le Portugal du 18ème siècle. L'Année de la mort de Ricardo Reis (1984) est un voyage dans le Portugal des années 30 à travers la vie de l'un des hétéronymes de Fernando Pessoa. Le Radeau de pierre (1986) imagine la péninsule ibérique détachée de l'Europe et voguant entre Afrique et Amérique. Génie ludique, style original et torrentiel, où le flot de la phrase est libéré par une ponctuation réduite, richesse sonore de la langue, mode narratif qui crée une relation intime avec le lecteur, expliquent le renom du romancier. Celui-ci a ensuite publié un roman historique, Histoire du siège de Lisbonne (1989), puis L'Évangile selon Jésus-Christ (1992), un roman touffu et iconoclaste qui provoqua un tollé à sa sortie, et enfin Essai su la cécité (1995), une métaphore sur l'aveuglement contagieux qui frappe une société dominée par l'absurde. José Saramango, qui se dit "incroyant mais pas athée", et qui a adhéré en 1969 au parti communiste portugais, en adoptant pourtant toujours une attitude critique, a reçu en 1995 le "Prix Camoes", le plus important prix littéraire décerné au Portugal. Depuis 1992, il vit presque en ermite à Lanzarote, la plus septentrionale des îles de l'archipel des Canaries. Il s'y est installé après son mariage avec son épouse actuelle Pilar, une journaliste espagnole qu'il a connue alors qu'elle était correspondante au Portugal. La production littéraire de José Saramago s'élève à une trentaine d'ouvrages et comprend non seulement de la prose, mais aussi de la poésie, des essais et des pièces de théâtre. Dans son dernier roman, Tous les noms (Todos os nomes), publié en 1997, il parle d'un petit fonctionnaire employé à un service de l'état civil aux dimensions quasi-métaphysiques. Obsédé par l'un des noms, il suit cette piste jusqu'à sa fin tragique.

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