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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 19:28

Concernant les pronostics aux élections les sondages ne sont guère prédictifs, cependant qu’ils peuvent être source de renseignements dès lors qu’ils indiquent des tendances, raison pour laquelle on peut les observer.

Ci-dessous, vous sont proposés 2 articles. Pour le premier, je vous recommande la lecture du lien car il donne lecture de tableaux, de graphiques et camemberts, et qu’il vous sera possible de procéder à vos propres observations.

Il semble qu’on peut lire l’éclatement de l’électorat du PS. Les électeurs Vals-Macron étant appelés à brève échéance à rejoindre la droite. Les autres reconnaissant en Mélenchon celui qui représente désormais la gauche. Ainsi le paysage politique s’éclaircit quelque peu, ce qui n’est pas un mal.

Exergue

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1ier article

http://linkis.com/www.lefigaro.fr/poli/0WScl

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INFOGRAPHIES - Selon une enquête TNS Sofres OnePoint pour RTL, LCI et Le Figaro, seuls 19 % des sympathisants de gauche estiment que le chef de l'État serait le meilleur candidat pour affronter la droite en 2017.

Un nouveau sondage catastrophique. Pour François Hollande, chaque enquête apparaît comme un couteau remué dans la plaie. Notre enquête TNS Sofres OnePoint pour RTL, LCI et Le Figaro vient en effet doucher encore un peu plus les espoirs de réélection du président de la République, s'il lui prenait l'envie de se représenter.

Pour la gauche, déboussolée, la présence de Hollande à la présidentielle de 2017 pourrait passer par l'organisation préalable d'une primaire de la gauche dont le sort sera débattu samedi au cours d'un conseil national du PS. Une écrasante majorité des électeurs de gauche la réclament. Si à 72% les Français la souhaitent, ils sont encore bien plus nombreux chez les sympathisants de gauche (86%) et particulièrement chez ceux du PS (87%).

«L'intensité avec laquelle les électeurs de gauche réclament une primaire montre qu'ils ont besoin de se trouver un candidat, et surtout de répondre à ce que doit être vraiment la gauche», explique Emmanuel Rivière, directeur du pôle études politiques de TNS Sofres. Les Français de gauche ne considèrent pas François Hollande comme le meilleur candidat pour 2017. Auprès des sympathisants PS, c'est Manuel Valls qui fait la course en tête (36%) devançant François Hollande (30%) talonné par Emmanuel Macron (29%). Jean-Luc Mélenchon (18%), Arnaud Montebourg (15%) et Nicolas Hulot (15%) sont distancés.

Relégué en queue de liste

Plus intéressant: auprès de l'ensemble des sympathisants de gauche, c'est Mélenchon qui est considéré comme le meilleur candidat (35%), suivi de Hulot (23%), de Valls (21%) et de Macron (20%). Dans cet électorat, Hollande n'occupe que la cinquième place avec 19% des réponses.

Jean-Luc Mélenchon prouve ainsi qu'il existe désormais une vie politique hors du PS. À l'inverse, le parcours politique d'Arnaud Montebourg apparaît de façon moins évidente aux yeux des électeurs. Mais c'est auprès de l'ensemble des Français que le chef de l'État est jugé le moins bon des candidats de gauche. Il est même relégué, avec 7%, en queue de liste avec ce qui est communément appelé les «petits candidats»… là où Emmanuel Macron domine (31%).

François Hollande éprouve une vraie difficulté à s'imposer comme le candidat de la gauche, y compris chez les sympathisants PS. Il semble désormais que la gauche de gouvernement hésite entre Valls et Macron, tandis que la gauche mécontente se choisit Mélenchon.

Dans l'hypothèse où Hollande ne serait pas candidat, Macron est l'option préférée des sympathisants PS, qui le placent en tête (40%) devançant légèrement Valls (38%). Hulot (19%), Mélenchon (18%) et Montebourg (17%) sont distancés. Mais dès lors que l'ensemble de la gauche est interrogé, c'est Mélenchon qui prend nettement le dessus (36%), devant Macron (25%), Valls (24%), Hulot (23%).

«La gauche, estime Emmanuel Rivière, revisite le quinquennat à l'aune de deux éléments: la loi El Khomri, qui l'a profondément divisée et irritée, et la quasi-certitude que la victoire en 2017 n'est pas l'option la plus certaine. Du coup, une certaine radicalité devient fédératrice à gauche.»

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2ième article

http://linkis.com/huffingtonpost.fr/26CzZ

Interdiction de manifester, une rupture de plus qui va doper la candidature Mélenchon

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PRESIDENTIELLE 2017 - Le feu gagne désormais les rangs du Parti socialiste. La menace brandie par François Hollande d'interdire les manifestations anti-loi Travail faute de pouvoir éviter les débordements des casseurs aggrave encore un peu plus la fracture qui mine la gauche. Au risque d'atteindre un point de non-retour dont pourrait profiter la campagne de Jean-Luc Mélenchon pour la prochaine élection présidentielle.

Depuis l'avertissement du chef de l'Etat, l'aile gauche du PS, où les candidats potentiels à une hypothétique primaire de la gauche rongent leur frein, n'hésitent plus à monter au créneau. "Nous sommes en face de la politique du coup de force permanent. Vous avez un problème parlementaire, on sort le 49-3. Vous avez une motion de censure sur le point d'être déposée par des parlementaires de la majorité, fait exceptionnel, on sort la machine à sanctionner. Vous avez un problème avec les organisations syndicales, les pétitions, vous leur interdisez de manifester", s'est désolé ce jeudi l'ancien ministre Arnaud Montebourg sur France Culture.

Le chantre du Made in France, qui devrait dévoiler ses intentions présidentielles à la fin de l'été, rappelle que "le droit de manifester est un droit constitutionnel, acquis de haute lutte" par la gauche. Une manière de souligner le fossé qui oppose désormais l'exécutif et le corps social qui l'a élu en 2012.

Le flou sur la primaire paralyse les frondeurs

"La liberté de manifester n’est pas négociable. Jamais, depuis 1958, une telle menace n’a pesé sur elle", s'est alarmé la veille dans un communiqué le député frondeur Christian Paul. "Je pense que cet entêtement est mauvais pour la démocratie française", a renchéri l'ancien ministre Benoît Hamon, autre candidat potentiel à une primaire de la gauche.

Mais si la surdité du gouvernement aux exigences des adversaires de la réforme El Khomri devrait théoriquement donner des ailes aux socialistes qui rêvent de contester à François Hollande l'investiture du PS en 2017, ceux-ci se heurtent à un mur de taille: personne ne sait encore si une primaire ouverte sera bien organisée avant la fin de l'année.

Le scrutin a beau être inscrit dans les statuts du parti, les discussions entre les partis de gauche sont au point mort. D'autant que Jean-Luc Mélenchon a décrété d'office qu'il ne participerait pas à l'exercice. Pour ne rien arranger, la justice a débouté ce mercredi trois adhérents du PS qui lui demandaient de contraindre le PS à respecter ses propres règles internes.

Mélenchon fait jeu égal avec Hollande

En attendant, c'est donc le seul candidat déclaré à gauche de la gauche qui profite du désarroi provoqué par l'intransigeance du gouvernement. Premier pourfendeur de la loi Travail, Jean-Luc Mélenchon est aujourd'hui l'unique personnalité officiellement en campagne pour porter la lutte contre l'austérité libérale imputée au Parti socialiste. Et il mise sur la marginalisation du président de la République pour s'imposer comme la meilleure candidature alternative en 2017.

Une stratégie qui ne lui réussit pas trop mal. Selon un nouveau sondage BVA en partenariat avec Orange et la Presse Régionale publié ce mercredi, François Hollande et Jean-Luc Mélenchon font désormais jeu égal au premier tour de l'élection présidentielle avec 14 à 15% d'intentions de vote. Des projections très insuffisantes pour leur permettre de se hisser au second tour mais qui témoignent de la dynamique engrangée par le cofondateur du Parti de Gauche, dont la cote de popularité repart aussi à la hausse alors que celle du président s'effondre.

Un récent sondage Ifop -Fiducial pour Paris Match et Sud Radio marquait un net recul de François Hollande, de Manuel Valls et d'Emmanuel Macron, preuve que le courant social-libéral de l'exécutif traverse une mauvaise passe. A l'inverse, Jean-Luc Mélenchon y gagnait 5 points et Arnaud Montebourg 3.

Preuve qu'au-delà de l'élection présidentielle, c'est bien le leadership de la gauche antilibérale qui se joue aujourd'hui. Chacun misant sur l'effondrement de l'exécutif pour incarner la relève.

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