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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 19:27

Dénoncées par Xavier Mathieu et Mickael Wamen (voir articles précédents), les violences policières sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus dures, pour ne pas dire davantage.

C’est bien à un gouvernement aux abois que nous avons affaire. Un gouvernement qui se raidit. Un gouvernement qui pète les plombs. Un gouvernement assuré que les prochaines élections lui seront fatales comme elles le seront au parti dont il se réclame. Un gouvernement qui sait que ses jours sont comptés et qui s’interroge peut-être même, allez savoir, sur sa capacité à aller jusqu’au bout.

Rien de pire que cela.

Il n’y a rien à attendre des Thiers et Clémenceau qui le composent et qui pointent leur nez, si ce n’est le grabuge et le lit fait au FN, si ce n’est une loi anticasseurs comme au temps nauséabond d’Alain Peyrefitte.

J-L Mélenchon a bien raison d’avertir que toute violence se retourne invariablement contre le peuple. Aussi faudra-t-il, autant que faire se peut, garder la tête froide et ne pas répondre aux provocations, ce qui ne signifie pas la fin des mouvements de toutes sortes, des grèves, voire l’impossibilité d’une grève générale.

Il faut cependant tenir jusqu’aux élections prochaines où la révolution, si le peuple-citoyen y consent, se fera par les urnes. Il faut tenir, politiquement, syndicalement, socialement, ‘générationnellement’, unis et pas dispersés. Des jonctions doivent se faire, par delà les humeurs, les virgules qui ergotent.

Exergue

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30 Avril 2016

Communiqué au nom du PG

Depuis plusieurs jours, le gouvernement met la pression sur les organisateurs des manifestations contre sa loi travail au sujet des violences dont elles ont été le théâtre.

Le PG refuse les violences, d’où qu’elles viennent. Elles nourrissent le système en lui permettant de jouer de la division et de reléguer au second plan la légitimité et le succès des mobilisations. Personne ne peut se satisfaire que des manifestations se terminent par des blessés graves.

Mais aujourd’hui, c’est au gouvernement, et plus précisément à son Ministre de l’Intérieur, que nous demandons des comptes.

De nombreuses vidéos de journalistes et des témoignages montrent que, aussi bien lors des manifestations que pendant les rassemblements Nuit debout, les forces de police utilisent des moyens extrêmement violents et disproportionnés, la plupart du temps à l’encontre de manifestants non violents : matraquage en règle de foules pacifistes, tirage de cheveux, tirs tendus (pourtant interdits) de grenades, voire de flash ball, ce qui a certainement occasionné la perte de l’oeil d’un manifestant à Rennes. Plusieurs fois les cortèges « officiels » ont été chargés, coupés en deux et gazés de façon massive. Le système du « nassage » devient une règle ce qui complique les dispersions pacifiques. Tout parait fait pour créer la panique du plus grand nombre.

Cela parait tellement systématique que nous refusons de croire à des « bavures ». Les forces de police, déjà exténuées par l’état d’urgence imposé par le gouvernement, obéissent forcément à des ordres politiques pour procéder ainsi.

Aujourd’hui, cette escalade de la violence nous inquiète. Doit-on rappeler au Ministre de l‘Intérieur la mort de Rémi Fraisse et, en d’autres temps, de Malik Oussékine ?

En conséquence, le PG demande fermement au Ministre de l’Intérieur et au gouvernement de ne plus utiliser les forces de police dans le but évident d’intimider et casser le mouvement contre une loi déjà illégitime. L’usage de l’ordre public doit redevenir proportionnel aux types de manifestations en cours, et effectué en concertation étroite avec les organisateurs.

Avant les manifestations du 1er mai, nous demandons notamment que cessent immédiatement l’utilisation de flash ball et de tous tirs tendus dans les manifestations, ainsi que les interventions de policiers en civil (type BAC) qui ne sont absolument pas formés pour les opérations d’ordre public.

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