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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 02:57

Tel est le titre d’un chapitre du livre Podemos de l’historien Christophe Barret.

« Pour Inigo Errejon (chercheur en sciences politiques, dirigeant de Podemos), la désignation d’un chef s’avère être ‘une composante centrale de l’opération politique’ », peut-on lire p72 du même livre.

C’est qu’il faut quelqu’un pour incarner. Pas un sauveur. Quelqu’un avec suffisamment de talent oratoire, suffisamment d’analyse, suffisamment de perspicacité pour distinguer dans l’affaire du jour ce qu’elle contient de demain, surtout quelqu’un de suffisamment reconnu pour faire se lever, fédérer et entrainer.

Bien sûr, il faut un programme longuement et collectivement réfléchi. Celui-ci a été fait avec les militants, avec ceux qui ne le sont pas et qui ont cependant consenti et consentent encore à réfléchir à L’Humain d’abord.

Le leader n’est pas le programme, il ne peut l’être. Toutefois si nous pouvions faire l’expérience de donner le même à porter à différents candidats, on s’apercevrait, malheureusement, qu’il ne recueille pas le même nombre de suffrages selon que c’est l’un qui l’anime ou selon que c’est l’autre. Alors, il faut choisir, quelle que soit la variété de gauche à laquelle on appartient, si on entend naturellement changer le pays, le débarrasser du libéralisme, celui des candidats dont le gain électoral pour la gauche radicale est le plus certain.

Qu’elles ne se considèrent pas comme des leaders en raison des mouvements horizontaux auxquelles elles ont appartenu, Ada Calau, fondatrice et porte-parole de la plateforme des victimes du crédit hypothécaire, élue maire de Barcelone, comme Manuela Carmona, aux multiples engagements reconnus, élue maire de Madrid, sont vécues comme des figures représentatives, et c’est à ce titre qu’elles ont coagulé les électeurs. De la même manière si tout le monde connait Podemos, nul n’ignore que son ‘lider’ Pablo Iglésias porte la parole de Podemos.

Le leader a une telle importance en l’absence d’une structure politique enracinée qu’on doit craindre sa disparition si le travail n’a pas été fait d’implanter les idées collectivement émises et dont la charge lui a été un instant confiée. Raison pour laquelle l’éducation populaire est plus que jamais nécessaire.

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commentaires

Il Rève 05/02/2016 07:41

Comment peut on concilier l'idéal du bien général commun avec sa représentation par UN seul. Telle est la question que l'on peut se poser. Et comme possibilité de réponse nous pourrions engager un processus de socialisation des responsabilités dans lequel la décision n'est plus le choix d'un seul mais la détermination de plusieurs. Ainsi le leader, prenons par exemple, mais ce n'est qu'un exemple, Jean Luc Mélenchon, ne pourrait plus dire "je", mais "nous". Cela oblige bien évidemment à un ralentissement décisionnel. Mais ce que le choix perdra en vitesse il le gagnera en force. Et la démocratie directe a besoin de puissance, moins de "grenadier voltigeur".
On aurait pu prendre comme exemples, Juppé, Sarkozy, qui "sortent" chacun un livre très personnel, mais cela est une autre affaire politique. Là où l'individualisme est de règle et la hiérarchie descendante la structure. Relisons Cynthia Fleury et ce modèle politique "d'individuation".

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