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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 15:34

Les apparatchiks. On aimerait penser qu’ils réfléchissent. Et bien, non ! C’est trop attendre d’eux. En bons petits rentiers, ils gèrent leur capital. Leur capital ! Quelle ironie ! Eux qui ont toujours prétendu lutter contre, à l’heure du trépas, à celle des soins palliatifs, ils s’accrochent à défendre, non la cause humaine et commune mais leur sort personnel, habillant avec habilité leur babillage de mots dont ils ont perdu le sens, d’idées qu’ils ne comprennent plus. Quant au squelette la chair et le muscle viennent à manquer que reste-il à l’humain pour tenir debout ? Ainsi, ils meurent ; le sachant, plutôt que de se régénérer, de passer la main, de s’effacer, ils préfèrent voir disparaître tout ce qu’ont porté aux temps héroïques leurs prédécesseurs.

A mes amis et camarades, à ceux d’hier et d’aujourd’hui, je demande de marcher sans se retourner sur ces usurpateurs, de se défaire de ces guignols comme on le fait d’une vieille dépouille, de garder à l’esprit qu’il n’est pas de maison qui vaille sans esprit et sans raison pour l’animer, qu’on n’est pas là pour défendre le sort de quelques uns mais celui de tous, qu’il n’est pas d’alliance à faire pour le plaisir de celle-ci mais pour l’objectif que l’on a choisi de partager, qu’il vaut mieux être seul que malencontreusement accompagné, qu’à cet instant -pas plus qu’avant- il n’est à faire de compromis tant ce mot conduit à cet autre : la compromission.

La politique est affaire de longue haleine, cela même lorsqu’on souhaite le changement plus proche ; il n’est nullement obligé de se contraindre à l’échéance imposée par les circonstances lorsqu’on n’a rien à y gagner. Qu’importent les sièges du jour lorsqu’ils sont éjectables !

Il faut avancer sans état d’âme. Sans nostalgie. S’attacher à convaincre plutôt que contraindre et pour cela prendre leçon auprès de Podemos. http://www.politis.fr/Cadeau-la-lecon-de-communication,29504.html. A cet instant, le peuple a besoin qu’on parle de lui, avec lui.

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Il Rève 03/01/2015 07:24

En avant. Marche. Changeons.
Mais si le Chauve (cf article de Tatiana Ventôse sur médiapart) vivait que dirait il pour parler au peuple, aux masses, aux gens, aux autres, ici et maintenant. Et là ça devient difficile à résoudre comme problème. Le Chauve avait face à lui une situation paradoxalement très favorable marquée par la guerre et la famine. Rien de tel aujourd'hui. Point de guerre en nos murs et l'assiette est bien remplie. Cependant que nous nous accoutumons à vivre ensemble avec 21 000 000 de chômeurs. 21 000 000 de citoyens exclus du procès du travail. Exclus de la reconnaissance sociale. De l'apport économique de leur force de travail. 21 000 000 qui représentent en même temps la menace permanente pour ceux dont l'assiette est pleine et qui mangent en paix. Alors. Que faire? a dit le Chauve en son pays ravagé. "Que faire ?" répétons nous. On peut toujours marcher. Marcher. Marcher encore. Se pose alors la destination de la marche. Et pour ne pas confondre marche et déambulation, les objectifs politiques doivent être clairement identifiés. Alors marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons . . . Décalage. Contre temps. Le Chauve n'est plus là, et la hache de guerre est profondément enfouie et gardée par tous les vigiles du système. Nous n'avons cependant pas le choix. Il nous faut marcher. La seule façon de rester debout.

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