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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 18:48

La lecture du blog a explosé dès lors que le titre de l’article comportait la mention Charlie-hebdo. Qu’on en juge : le nombre des pages vues comme celui des lecteurs s’est trouvé décuplé. Puis, progressivement, tout est revenu à l’étiage. Je récidive donc pour assurer la pérennité du blog d’une part, d’autre part pour continuer à apporter ma maigre contribution à votre entendement.

Je sais bien que l’émotion était sincère à la suite du drame. Mais à voir l’intérêt suscité par les articles suivants, pourtant en corrélation étroite avec les questions conséquentielles à l’affaire Charlie-hebdo : la laïcité, le droit à la libre expression, à qui appartient au premier chef la responsabilité de ces crimes ……, il faut bien convenir que vous vous en foutez. L’important, c’est l’émotion.

L’émotion est jouissance et non point raison. Et non point raison à voir comment notre Président de la République remonte dans les sondages alors que la France, dans sa situation économique, sociale et démocratique, n’a pas changé, que les français sont toujours dans la merde. Oui, je vous le dis mes sœurs et mes frères, en vérité je vous le dis, l’important c’est de jouir. Jouissez donc du drame, il vous grandit. Il vous grandit telle que grandit la bulle avant d’exploser.

Pour jouir, vous êtes servis : de la commémoration dernière qui a eue lieu à Auschwitz et qui, au passage a négligé (souvenez vous de ce geste ancien de la main de Fabius à l’attention de Chirac) les gitans, les homos, et autres invités obligés des camps de la mort, et où naturellement notre Président s’est rendu en toute légitimé, à l’accession de Syriza au pouvoir en Grèce qui nous fait tous Syriza, vous voici voila gâtés.

Voilà à quoi se résume l’analyse (l’analyse ? le ressenti) politique des citoyens : au sensationnel. Tout le reste : oublié. Le pourquoi : oublié. De Gaulle, qui n’était pas particulièrement de mes amis, même si j’aimerais que nombre de nos politiciens aient hérité de quelques traits de son caractère et de quelques éléments de sa politique, disait : « Les français sont des veaux ». Je ne me hisserai pas à la hauteur de vue du grand homme mais tout de même, je crois comprendre ce qu’il voulait dire.

Allez ! Encore quelques attentats et voici voilà notre Président de la République réélu. Dans ces conditions, à quoi bon se casser le cul, s’il suffit de quelques saloperies telles que les attentats, quelques guerres ici ou là, pour exister politiquement !

Mes biens chères sœurs, mes biens chers frères, en vérité, je vous le dis, quand l’émotion vous envahit au point de vous faire perdre l’entendement, tirez un coup, ça fait baisser la tension, ça dégage la cervelle pour en faire un cerveau.

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commentaires

Il Rève 30/01/2015 22:48

Non Exergue, non. Ne vous fâchez pas. Ne tombez pas dans le pathos face à autant d'indifférence apparente. Laissez le peuple jouir de sa force muette. En France. Laissez le peuple jouir de sa victoire en chantée. En Grèce. Ne tombez pas dans l'émotionnel qui fait dire aux plus grands hommes les plus grandes bêtises. Le Général compris. Non. Monsieur Exergue. Vous qui quasi quotidiennement tentez l'éveil des consciences de vos concitoyens ne vous laissez pas aller au premier regard superficiel sur la surface des êtres et des choses. Nous n'étions que 4 millions, seulement, dans les rues du 11 Janvier. Et nous étions silencieux. Presque. Comme baillonnés. Quelques mains qui se frappent en applaudissements. Quelques Charlie puis Marseillaise. Timides. Recueillis, osa quelqu'un. Mais tsunami de tweets. Raz de marée de mails. Expressions contemporaines de la dépression désocialisée. Chacun doit reprendre son travail projeta un leader. Et personne ne put reprendre ses occupations. Trop de douleur. Pas assez de perspectives. La liberté a perdu ses contours. Tout le monde le sait. Seul l'ensemble du 11 Janvier peut lui permettre de retrouver ses couleurs. Mais personne ne relance l'appel. Personne. Ces jeunes bordelais avaient compris qu'il devait y avoir des lendemains qui marchèrent de Gironde en Capitale. Pas de relève pour charlie-liberté. Un vide non souhaité. Un arrêt impossible. Alors au delà des frontières le temps des cerises a beau sonner à la porte de quelques pays, c'est ici et maintenant que chacun des marcheurs le souhaite, l'espère, y travaille en profondeur, à l'abri des regards et des oreilles. Isolément. Puisqu'il faut attendre d'être 51 contre 49. Attendons. Départementales cette année. Présidentielles en 2017. Chacun à son travail. Attente. Attendons. Attendre. Aaaaaaaaaaaaah.

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