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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 15:27

………c’est ainsi que commençait un article de France-soir en date du 21 mai 2012, titré : « Le PS refuse de recevoir le Mélenchon grec », article qu’un besoin irrépressible m’oblige à vous donner en lecture à cette heure où il n’en manque pas un, de la droite de la gauche à la droite et même jusqu’à l’extrême-droite, pour se porter au secours de la victoire de la gauche.

Exergue

http://archive.francesoir.fr/actualite/politique/le-ps-refuse-de-recevoir-le-melenchon-grec-228619.html

Encart : Le chef du parti grec de gauche Syriza, Alexis Tsipras, de passage à Paris, n'a pas été reçu par le PS mais a tenu conférence de presse commune avec son homologue Jean-Luc Mélenchon.

***

Son nom ne vous dit certainement rien. Mais à la tête du parti grec de gauche Syriza, Alexis Tsipras a réussi l'exploit de décrocher la seconde place aux élections législatives du 6 mai, dépassant les socialistes du Pasok. De passage à Paris avant Berlin dans l'espoir de rencontrer des dirigeants européens, celui qu'on surnomme le « Mélenchon grec », en référence au leader du Front de gauche, n'a pourtant trouvé oreille attentive ni auprès du nouveau gouvernement français ni même au Parti socialiste.

"Le Parti socialiste est le parti de Papandreou"

Outré que ses anciens camarades n'aient pas dénié rencontrer son homologue grec, Jean-Luc Mélenchon a tiré lundi après-midi à boulets rouge sur le PS. « Les dirigeants socialistes ont commencé une ardente carrière de godillot : le président ne reçoit pas, donc eux non plus. C'est lamentable », a-t-il déploré près de l'Assemblée nationale en marge d'une conférence de presse commune avec Alexis Tsipras. « Nous comprenons le message : le Parti socialiste est le parti du mémorandum et de l'alliance avec le Pasok, le parti de Papandreou, le parti qui s'accroche au passé », a fustigé l'ex-candidat du Front de gauche à l'Elysée.

« Je déplore de voir Laurent Fabius, qui a été engagé avec moi pour la bataille du non (au référendum européen en 2005, NDLR) parler sur ce ton aux Grecs en leur disant maintenant il va falloir vous soumettre au mémorandum », a-t-il ajouté, faisant allusion aux propos tenus par le nouveau ministre des Affaires étrangères sur les nouvelles élections législatives qui doivent se tenir le 17 juin en Grèce. Lundi, Laurent Fabius a affirmé que les Grecs, s'ils veulent rester dans la zone euro, « ne peuvent pas se prononcer pour des formations qui les feraient sortir de l'euro », tout en soulignant que la France « n'a pas de leçons à leur donner ».

Se disant au passage « interloqué » par la déclaration finale du G8, qui, selon lui, est « contraire » à « ce qui était écrit » dans le programme de François Hollande, Jean-Luc Mélenchon ne s'est donc pas privé d'une petite pique à l'intention du nouveau Président. « Mais une semaine après son élection, on ne va pas commencer à le charger. Nous ne sommes pas impatients, mais nous ne sommes pas naïfs », a-t-il toutefois tempéré.

"Hollande deviendra Hollandreou"

Evoquant le fait qu'il n'avait pas été reçu par des membres du gouvernement français, Alexis Stipras a estimé que François Hollande devrait « comprendre qu'il lui faudra répondre à des questions cruciales. Si le peuple français a voté pour lui, c'est pour faire une autre politique que celle de Nicolas Sarkozy », a-t-il lancé. Plus tôt, il avait même ironisé en rapprochant le président français de l'ex-Premier ministre socialiste grec : « François Hollande ne pourra renier facilement ses promesses sinon il deviendra Hollandreou ».

Fort de son exploit électoral du 6 mai, Alexis Stipras s'était vu confier - sans succès - la lourde tâche de former un gouvernement. Pour peser lors des nouvelles élections du 17 juin et battre Antonis Samaras, chef du parti conservateur (Nouvelle Démocratie) arrivé devant lui, le « Mélenchon grec » défend une ligne offensive vis-à-vis de Berlin. Lors de cette conférence de presse commune avec Jean-Luc Mélenchon, il a notamment fait valoir que « Mme Merkel doit comprendre qu'elle est un partenaire comme les autres (...) dans une eurozone sans locataire ni propriétaire ».

Par C.D. (avec AFP)

Et pour la belle photo Tsipras-Mélenchon, ouvrir le lien.

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