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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 14:57

A l’expression éducation populaire celle d’éducation politique parait préférable.

Il est dans populaire un sens qui reste à définir car on ne sait à qui on s’adresse. Au peuple tel qu’il constitue la population d’un pays (usité dans : le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple) ou bien a une partie de celui-ci comme il en existe dans les bals populaires où, il faut bien le dire, personne ne verra jamais s’encanailler ceux qui nous gouvernement et dont on dit qu’ils sont l’élite ; élite : terme qu’il conviendrait également de définir car il n’est pas sûr que nous soyons d’accord sur son sens.

Education politique semble donc préférable car nous pouvons être éduqués dans bien des domaines sans pour autant l’être dans celui de la politique.

Education et non formatage car il s’agit d’ouvrir à la réflexion critique.

***

L’éducation politique est un travail de longue haleine. Et de tous les instants.

Ne pas se préoccuper de conduire une telle action, c’est en méconnaître l’importance. C’est laisser le champ libre à des émissions comme C’est dans l’air qui pilonnent jour après jour les esprits pour les réduire à n’envisager et à ne penser que d’un point de vue : celui du libéralisme indépassable. C’est se condamner à perdre la bataille des idées sans jamais l’avoir conduite.

Il ne suffit pas d’avoir des idées différentes, voire penser qu’on a de bonnes raisons, encore faut-il que celles-ci pénètrent la conscience des citoyens qui ne le sont qu’avertis de la multiplicité des possibles : analyses possibles, choix possibles.

Qu’il soit question des gaz de schistes (ou d’autre chose) le discours libéral s’en empare et le phagocyte, si bien que ce qui nous paraît être un cheval de bataille évident, la pierre angulaire sur laquelle s’appuyer et offrir à réfléchir différemment, est dissous, disparait comme disparaissent les choses dans des sables mouvants.

Il faut reconstruire des esprits soucieux de dialectique.

Tant qu’on n’aura pas compris qu’une révolution se prépare de longue date par un travail patient la révolution n’adviendra pas.

Ce ne sont pas les conditions que vivent les individus qui font la révolution mais leur état d’esprit qui l’autorise. A ce jour l’état d’esprit du grand nombre est au libéralisme et à l’individualisme, faute d’être éduqué à la réflexion politique.

S’il convient d’être pressé pour changer le sort auquel nous sommes contraints, il convient tout autant de ne pas l’être si on veut y réussir.

N’oublions pas que la révolution française à longuement été précédée de la fermentation proposée par le Siècle des lumières.

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