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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 10:40

Faut-il quitter l’Euro ou pas ? L’Europe ou pas ? Ces questions maintes fois entendues ces derniers mois, prononcées par des militants ou des citoyens non encartés, surgissent dans le débat. Les réponses apportées par les intervenants dépendent de la position qu’ils occupent, les uns observateurs de la vie politique, les autres acteurs. Les réponses ne sont pas également pertinentes, car il y a une différence entre l’analyse théorique d’une question puis sa solution dans le monde réel plein de contraintes. Tandis qu’Emmanuel Todd affirme l’objectif, Jacques Généreux décrit aussi le cheminement. Au final, ils sont d’accord. Aux militants toujours en procès d’intention, qui après avoir lu tel journal ou tel autre, il faut dire qu’il ne suffit pas de connaître l’objectif, encore faut-il se préoccuper du chemin pour l’atteindre, ajouter que, comme en montagne, la sente la plus raide n’est ni la plus sûre ni la plus efficace. Ou encore, dire qu’il est plus difficile de construire que de casser, et ceci tandis qu’il s’agit toujours de construire.

Il est aussi question dans le débat des hommes politiques du jour, et de ceux d’hier, qui nous gouvernent, qui sont, comme le dit Emmanuel Todd « des gens épuisés » qui n’ont « pas de projet ». Il est question, en autre versant, des « populations qui ont encore le droit de vote (et) qui ne sont pas à un niveau de militantisme et de révolte élevé ». Observations quotidiennes alors que nous souhaiterions « le surgissement des peuples sur la scène de l’histoire ». Là encore il est question de militantisme, activité éminemment et étymologiquement militaire, qui consiste en divers actes et réflexions, mais surtout qui consiste à bouger le cul du fauteuil au lieu de se gargariser de commentaires sur le dernier article paru.

Faut-il voter ou pas ? Emmanuel Todd répond : non ! Il prône l’abstention. Il est dans cette attitude « des gens épuisés » qu’il dénonce, et attend, assis au bord du chemin, comme le dit Jacques Généreux, que l’Histoire passe, ce qui est une bien curieuse attitude lorsqu’on entend être maître de son avenir, ceci d’autant qu’il en sera toujours à la manœuvre pour nous contraindre à celui qu’ils envisagent pour nous. François Ruffin, quoique plein d’incertitude, votera car voter c’est ne pas laisser aux autres la possibilité de choisir pour nous. Certes, voter ce n’est pas être assuré de la victoire, mais c’est s’engager à changer progressivement le rapport des forces pour rapprocher au plus vite un demain victorieux. Si le peuple de gauche s’était abstenu tout au long de l’Histoire que les conditions de sa victoire soient remplies, il attendrait encore.

http://www.dailymotion.com/video/x1uf0pk_faut-il-faire-sauter-bruxelles_webcam

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commentaires

Il Rève 15/05/2014 19:56

Exergue a écrit : "Si le peuple de gauche s’était abstenu tout au long de l’Histoire que les conditions de sa victoire soient remplies, il attendrait encore". Décidément l'abstention en devient obsédante. Attention le soir du 25 il risque d'y avoir beaucoup de gens du peuple épuisés . . . Mais ma grand mère m'a toujours dit qu'il fallait se méfier de ceux qui n'en peuvent plus, qu'ils pouvaient être prêts à tout pour changer d'état (d'Etat, pourquoi pas).

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